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SVN 1.5 se montre au grand public

47 commentaires # Par bluestorm, Craw et wgmpgp, le 13/07/2008 à 17:04:07
Subversion (SVN) est un logiciel libre de gestion de versions : c'est un programme permettant à plusieurs personnes de travailler sur des documents placés sur un serveur en commun, en gérant les modifications et sauvegardant l'historique du projet. Ces logiciels sont surtout utilisés pour la conception collaborative de logiciels, quand une équipe de plusieurs programmeurs (mais aussi artistes, etc.) a besoin de mettre son travail en commun et de suivre les modifications de tous les participants.
SVN (que nous dénommerons ainsi dans la suite de cette news) est un des logiciels majeurs dans ce secteur, et une nouvelle version majeure, la 1.5, est sortie il y a deux semaines.

Quelques connaissances dans le domaine…



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L'histoire de SVN



Historiquement, le logiciel de gestion de versions utilisé par la plupart des projets libres est CVS (Concurrent Versions System). Créé dans les années 80, il a rendu de bons et loyaux services à de nombreux projets, mais son âge commençait à se montrer. SVN, lancé en février 2000 par CollabNet, une entreprise californienne, s'est constitué comme un remplaçant de CVS de nouvelle génération, en essayant d'en reprendre les principes et d'assurer une certaine compatibilité, tout en résolvant certains défauts et apportant de nouvelles fonctionnalités.



Comment fonctionne un système de gestion de versions ?



Pour comprendre la raison du passage de CVS à SVN, il faut tout d'abord comprendre un peu mieux leur fonctionnement.

Tout d'abord, l'utilisation de SVN n'est possible que si toutes les personnes du projet installent un programme supplémentaire, appelé un client SVN. Ce client se connectera au serveur commun et échangera des informations avec lui. Sous Windows, on peut par exemple utiliser le très connu Tortoise SVN. Il vous permettra en quelques clics de gérer à distance votre projet.

Subversion remplit en fait toutes les fonctions de base pour permettre aux utilisateurs de gérer un projet à plusieurs. On peut par exemple citer les suivantes :

  • Le checkout : c'est une des fonctions primordiales de SVN. Il va créer un dossier contenant les fichiers du projet, et conserve des informations supplémentaires telles que la version des fichiers, pour pouvoir ensuite mettre à jour le projet de manière très rapide. Ce checkout est nécessaire lorsque l'on commence à travailler sur un projet.
  • Le commit : lorsque quelqu'un modifie un fichier du projet, la modification n'est en fait effectuée qu'en local, sur l'ordinateur du développeur. Pour la rendre publique et visible de tous, le développeur doit effectuer un commit qui enverra tous les nouveaux fichiers sur le serveur.
  • L'update : c'est un peu l'opération inverse du commit : lorsqu'un commit a été réalisé, les autres développeurs doivent effectuer une update (mise à jour en français) pour récupérer les nouvelles versions de tous les fichiers.


Les logiciels comme Tortoise SVN simplifient grandement ces tâches. Sans eux, vous pourriez également passer par la ligne de commande pour réaliser ces fonctions (par le biais de svn checkout, svn commit ou svn update, rien de compliqué de ce côté ;) ). Le tutoriel de Dalshim sur Subversion vous expliquera toutes ces subtilités plus en détail :) .

Pour finir, signalons quand même qu'à la différence de systèmes de gestion de versions que l'on peut qualifier de décentralisés, Subversion nécessite un serveur pour fonctionner correctement, et ne permet ainsi pas de développer sans connexion internet, même s'il est tout de même possible d'utiliser son propre ordinateur comme serveur.


Tortoise SVN

L'interface de Tortoise SVN, un client Subversion très utilisé



Un changement donc justifié



SVN corrige en fait de nombreux problèmes présents dans CVS : par exemple, les commit atomiques n'étaient pas supportés, ce qui obligeait ainsi à diviser un ensemble de commits en plusieurs plus petits commits et faisant ainsi perdre un temps précieux au développeur.

Une autre fonctionnalité manquante de CVS était la possibilité de renommer ou de déplacer des fichiers tout en gardant l'historique des modifications de ces fichiers. Ainsi, tout renommage d'un fichier impliquait la perte de son historique. SVN permet maintenant cela d'une manière très facile, avec la commande svn mv [source] [destination] :) .

SVN ajoute aussi une gestion basique des droits sur les fichiers, permettant ainsi de contrôler qui peut modifier certains répertoires, via des groupes d'utilisateurs. Cela n'était pas possible avec CVS : une personne ayant accès en écriture au projet l'avait sur tous les fichiers du projet.

Les nouveautés de SVN 1.5



De nombreux bugs corrigés



Plus de 150 erreurs qui ont étés corrigées dans cette nouvelle mouture de Subversion. Cette correction massive de bugs permet une utilisation plus confortable de Subversion au quotidien : en effet, il est plutôt désagréable de voir son client SVN planter pendant un très long checkout :p .

De nouvelles fonctionnalités



En plus de ces nombreux bugs corrigés, SVN 1.5 apporte de nombreuses nouveautés au niveau des fonctionnalités. On peut par exemple citer les suivantes :
  • La gestion des copies et déplacements de fichiers ont été totalement revues et améliorées : en effet, lorsque une copie de fichier était effectuée sur le serveur via svn move puis svn commit, le comportement adopté par les précédentes versions de Subversion était le suivant : tout d'abord, on envoyait un tout nouveau fichier ayant le contenu de l'ancien fichier, puis on supprimait l'ancien fichier. Ce comportement était plus que lent avec de très gros fichiers (obligation de retélécharger le fichier en entier). Cela est maintenant remplacé dans SVN 1.5 par un déplacement direct du fichier sur l'ordinateur du développeur.
  • SVN est beaucoup plus réactif lorsque l'on veut annuler une action en cours : il fallait parfois plus de 5 secondes dans les versions précédentes pour que SVN stoppe l'action en cours.
  • Le programme a été intégralement optimisé et est ainsi plus rapide à l'exécution que dans les précédentes moutures.
  • Le sparse checkout fait son apparition et permet ainsi de récupérer uniquement une partie du projet, et pas l'intégralité. Cela était laborieusement faisable avec les précédentes versions, mais peut maintenant être réalisé très rapidement.
  • Le merge tracking permet de rendre compte de la fusion de deux branches du projet. Pour information, une branche est une version à part du projet qui permet de travailler localement sur le code, sans que les modifications affectent immédiatement les autres branches. On peut ainsi y faire des tests de nouvelles fonctionnalités expérimentales. Quand on veut intégrer ces fonctionnalités dans la branche principale (celle qui est distribuée aux utilisateurs), on réalise ce que l'on appelle une fusion de branches (ou merge en anglais), fusionnant deux branches en une seule. Avant, c'était réalisé via des déplacements de fichiers ou des patches, ce qui rendait l'opération très délicate. Cela est maintenant faisable automatiquement via la commande svn merge.


Du nouveau également du côté de Tortoise SVN



L'équipe de développement de Tortoise SVN a profité de la sortie de SVN 1.5 pour sortir leur nouvelle version de Tortoise SVN, la version 1.5.0.

Plusieurs améliorations sont au rendez-vous, dont notamment une révision de l'interface graphique permettant un plus grand confort de lecture, et l'utilisation de plusieurs nouvelles icônes s'affichant notamment sur les dossiers du projet.

Conclusion



Nous avons fait le tour des principales nouveautés de cette version de SVN, mais également de celles de la nouvelle version de Tortoise SVN. Pour plus d'informations, et pour une liste exhaustive des améliorations, je vous conseille de vous référer au ChangeLog de SVN 1.5.

SVN 1.5 est téléchargeable depuis le site officiel de Subversion :



En conclusion, Subversion 1.5 apporte de nombreuses nouveautés comblant les manques des précédentes versions, et corrigeant des bugs importants et gênants pour l'utilisateur. Des fonctionnalités comme le merge tracking n'annoncent que du bon pour l'avenir de SVN et sur les prochaines versions à venir.

Merci à vincent1870 pour la relecture. ;)

Boinc ou la meilleure façon d'aider la recherche gratuitement

75 commentaires # Par Sylvorn, le 12/07/2008 à 20:41:50
Comme vous le savez sûrement, nos ordinateurs sont des petites bêtes pas très intelligentes mais capables d'exécuter une tonne de calculs en un temps record. Or, à chaque fois que vous utilisez votre ordinateur vous n'utilisez que très peu de la puissance de cette machine. Eh bien BOINC vous propose de ne pas gâcher cette puissance et de la mettre au service de projets divers et variés afin d'aider la science.
logo de boinc

BOINC est l'acronyme de Berkeley Open Infrastructure for Network Computing. Il s'agit d'une plate-forme de calcul distribuée créée par l'université de Berkeley. En gros c'est un logiciel qui va envoyer des calculs en rapport avec les projets auxquels vous avez adhéré.

Berkeley met son programme à la disposition de toutes les autres organisations, il faut donc se méfier de certains projets ! Néanmoins, la plupart sont sérieux et les résultats des expériences seront rendus publics comme récemment avec la découverte d'un nombre premier à plus d'un million de chiffres !

Le logiciel BOINC


BOINC manager

Boinc est donc un logiciel assez léger et très discret : il ne s'active que lorsque votre ordinateur est inutilisé. Vous ne constaterez donc pas de ralentissements.
Une fois le logiciel téléchargé, l'inscription effectuée, les projets choisis et le travail commencé, vous pouvez retrouver BOINC manager dans la barre de tâches en bas à droite de votre écran. Vous remarquerez que l'icône ressemble à la lettre O de l'image ci-dessus.
Sur cette fenêtre vous pouvez voir toutes les informations utiles à savoir, les projets auxquels vous participez, l'avancement de ce projet et le temps qu'il reste avant que votre travail soit fini (bien qu'une fois fini, il recommence :D ).



Les projets BOINC



Il y a actuellement 125 projets, dont la liste est disponible ici. Ils traitent de domaines très variés tels que :
  • l'Astronomie ;
  • la Biologie ;
  • l'Écologie ;
  • les Mathématiques ;
  • la Physique-Chimie...
Certains projets visent à modéliser l'univers (Cosmology@home), à rechercher des civilisations extraterrestres (Seti@home), à lutter contre diverses maladies comme le VIH ou la malaria (Rosetta@home) ou encore à mettre en place les bases théoriques du jeu d'échec (Chess960).
Bref, il y a forcément un projet qui vous intéresse !

Liens relatifs


Le concours Sudoku avance à grands pas

38 commentaires # Par M@teo21, le 11/07/2008 à 10:49:18
Concours
Voilà quelques semaines, je vous annonçais le grand retour des concours sur le Site du Zéro. Cette section avait connu son quart d'heure de gloire il y a longtemps, mais avait été abandonnée faute de temps pour pouvoir la gérer.

Le premier concours, lancé pour l'occasion de la réouverture, est un concours C++ / Qt consistant à réaliser un Sudoku. Il est destiné à ceux qui ont appris à utiliser Qt en lisant mes cours de programmation, débutants comme confirmés.

L'objectif de ce concours est avant tout de s'amuser autour d'un thème commun, mais j'y vois aussi d'autres intérêts qu'on peut en tirer :

  • Cela vous donne un sujet précis sur lequel vous pouvez travailler, si vous n'aviez pas d'idée pour vous entraîner.
  • Le forum dédié au concours est là pour vos questions, pour vous entraider, pour discuter des algorithmes de résolution des Sudoku...
  • A la fin du concours, le jury donnera certes des notes, un classement et une liste de vainqueurs, mais tout le monde bénéficiera aussi de leurs conseils et commentaires pour savoir ce qu'ils doivent améliorer dans leurs habitudes et dans leur programme.

Quelques Sudoku en cours de réalisation



Il suffit de se rendre sur la fiche du concours Sudoku pour voir que le nombre de participants est d'environ 150 (sans compter qu'il y a parfois des équipes de 2 dans le lot). C'est un nombre conséquent, mais il faudra encore voir combien rendront leur travail dans les temps. ;)

En attendant, même s'ils ont jusqu'au 31 juillet pour rendre leurs oeuvres, certains participants ont déjà bien avancé et nous font régulièrement le plaisir de mettre à jour la fiche de leur travail. On peut y voir un descriptif des versions de leur programme, des fonctions implémentées et de celles qui restent à implémenter, ainsi que des screenshots du travail en cours.

Pour vous donner une idée de la qualité du travail et de la créativité de nos participants (qui, pour la plupart, ont tout appris sur le Site du Zéro et sur la doc), voici quelques screenshots de leurs programmes.

Attention, il s'agit d'un travail en cours, ces oeuvres sont susceptibles d'évoluer encore d'ici la fin du concours.


Sudoku Sudoku Sudoku
Sudoku Sudoku Sudoku


Pour la liste complète des participants et voir d'autres screenshots, c'est par ici !


Vous voulez participer vous aussi ?



Il est encore temps ! Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 15 juillet. Rendez-vous sur la page du concours pour vous inscrire, seul ou en équipe de 2.

Bon courage à tous !

Mozilla Weave 0.2 : sauvegarder votre profil sur le Web

41 commentaires # Par Mephisto, le 10/07/2008 à 17:48:24
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Lancé dans une première version fin 2007 par les laboratoires de Mozilla Corporation, Weave est un véritable framework sous licence MPL 1.1 qui permet de sauvegarder certaines données du navigateur Firefox (favoris, sessions, mots de passe, ...) directement sur les serveurs de Mozilla. L'intérêt est double : il vous permet de synchroniser ces nombreuses informations de navigation entre plusieurs machines et ainsi de les retrouver si vous vous déplacez et changez d'ordinateur.

Weave 0.2 : de nombreuses améliorations



Weave va permettre à l’utilisateur Firefox de garder sous la main son univers web et créer un réseau de données auxquelles il va pouvoir appliquer des droits pour permettre leur partage. :)

De nouveaux modules développés



La première version de Weave (Weave 0.1) ne permettait que de synchroniser les marque-pages et l'historique alors que cette nouvelle version apporte une liste beaucoup plus substantielle d'éléments pouvant être sauvegardés :
  • Vos cookies ;
  • Vos favoris ;
  • Votre historique de navigation ;
  • Vos mots de passe sauvegardés ;
  • Vos données des formulaires ;
  • Vos onglets.

Outre ces ajouts, Weave 0.2 a subi une complète refonte de son installation qui devient très intuitive de même qu'une toute nouvelle infrastructure de sécurisation des données qui a été mise en place :
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en effet, l'extension utilise dorénavant les clés publiques et privées RSA (algorithme de cryptographie), le protocole AES (standard de chiffrement avancé) pour le chiffrement des données côté client. Sachez également que Mozilla Weave permet cet envoi sécurisé, vers des programmes tiers et système de notification basé sur XMPP. Cet acronyme ne vous dit peut-être rien mais il est en fait très utilisé : c'est un protocole standard de messagerie instantanée que l'on retrouve dans le protocole Jabber (D'ailleurs, on dit souvent que XMPP est à Jabber ce que HTTP est au Web).

Cette version tend donc, comme vous l'avez surement remarquée, à proposer une sauvegarde plus sécurisée de vos données d'autant plus que pour la première fois, Mozilla vous permet d'uploader vos préférences non pas sur leurs serveurs, mais sur n'importe quel autre serveur sur lequel vous pouvez avoir accès(vu l'importance de celles-ci, il est bien normal que Firefox garantisse un minimum de confidentialité :p )
Par ailleurs, il sera dorénavant possible pour les développeurs de développer des API de manière à ce que certains sites puissent directement exploiter, d'une manière ou d'une autre, les données enregistrées grâce à l'extension.

Comment essayer Mozilla Weave ?



Maintenant, passons à l'inscription. Comme nous l'avons dit, celle-ci est très simple d'accès et de compréhension (presque faite pour des Zéros tiens :D ).

Pour essayer Mozilla Weave, il faut déjà télécharger l'extension sur le site mis en place pour l'occasion. Après ce téléchargement et pour une première utilisation, vous devez rentrer un nom d'utilisateur, un mot de passe, une adresse mail valide et pour finir l'interface vous demandera de confirmer votre inscription à l'aide d'un captcha (contre le spam et attaques "brute force" entre autres). Une dernière sécurité vous oblige également à entrer une phrase qui aura pour but de chiffrer toutes les communications. Enfin, vous sont proposées diverses informations à sauvegarder selon vos souhaits (attention cependant, la sauvegarde des mots de passe, par exemple, reste pour le moment expérimental).

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Place au tour de la configuration de l'extension maintenant. Vous avez normalement une icône grise en bas à droite de votre navigateur, cliquez dessus et choisissez "Sign In..." (se connecter en français). L'extension peut vous demander maintenant votre adresse email et votre mot de passe, il faut simplement utiliser les mêmes que vous avez utilisés lors de l'inscription. La sauvegarde des données se fait alors automatiquement et peut durer entre 1 et 5 minutes suivant le type de sauvegarde choisi précédemment.

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Il est important de savoir que le binaire proposé n'est pas compatible avec les distributions 64 bits. Si vous êtes dans ce cas, il est possible de télécharger une version 32 bits de Firefox, ou, pour les plus aventureux, de tenter de compiler soi-même depuis les sources.

Une alternative à Google Browser Sync, Live Mesh ou Foxmarks



Mozilla Weave n'est bien entendu pas la seule plateforme à proposer ce genre de service. Voici par exemple, trois autres framework, qui sauront peut-être vous aider lors de vos déplacements si vous avez besoin de transporter diverses données du navigateur Firefox.

Google Browser Sync



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Google Browser Sync est, comme son nom l'indique, une extension pour Firefox développé par la société de Mountain View permettant à n'importe quel utilisateur possédant un compte Google de synchroniser différentes informations du navigateur (dont certaines préférences) entre plusieurs ordinateurs reliés à Internet. Ainsi, elle vous offre la possibilité d’enregistrer sur votre compte les informations suivantes : cookies, mots de passe, marques-pages, historique de navigation, fenêtres et onglets ouverts. ;)
Sachez cependant que cette extension, toujours en version béta depuis juin 2006 sur le site Google Labs ne fonctionne qu'avec Firefox 1.5 et 2 et n'est plus compatible pour le moment avec la dernière version du navigateur, étant donné la profonde mutation du code source par rapport aux versions précédentes dû au nouveau système de Firefox 3. Toutefois, des développeurs de la société Google seraient prêts à mettre à jour Google Browser Sync (vous pouvez d'ailleurs voir le code source à cette adresse). Affaire à suivre !

Microsoft Live Mesh



Microsoft travaille actuellement sur un projet titanesque qui représente l'avenir de la plateforme Live pour la société : j'ai nommé Live Mesh.
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En effet, la plateforme est décrite comme une « approche Software + Service pour synchroniser, partager, stocker et accéder aux fichiers et dossiers depuis n’importe quel appareil » par Ray Ozzie, architecte en chef de Microsoft.
Cet outil va vous permettre de partager des fichiers (musique, photos, vidéos, documents, etc.) entre votre PC de bureau, votre ordinateur portable et éventuellement un téléphone mobile. Le principe, similaire à celui de Mozilla Weave est de centraliser vos fichiers sur un espace en ligne d’une manière automatisée et sécurisée à l'aide un logiciel assurant toute la procédure de synchronisation. L’utilisateur place les fichiers à partager dans un répertoire spécifique de son disque dur ou de sa carte mémoire (sur un mobile) qui est ensuite synchronisé avec l’espace en ligne Live Mesh accessible depuis les PC sous Windows (XP et Vista) et bientôt Mac OS X et Windows Mobile et n'importe quel navigateur internet. Ainsi, tel un serveur FTP distant, dès qu’un fichier y est ajouté, il est accessible depuis les autres machines (certaines sources parlent d'une limite de 5Go de données par utilisateur).

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Foxmarks Bookmark Synchronizer



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Enfin, sachez également qu'il existe une autre extension pour Firefox nommée Foxmarks Bookmark Synchronizer. Celle-ci est beaucoup moins lourde que les programmes et interfaces cités précédemment, car elle n'enregistre que les marques-pages du navigateur, mais peut vous être utile si vous recherchez un framework simple d'utilisation et assez léger à installer. :p

Liens relatifs à cette news



Une nouvelle version d'Eclipse, l'environnement de développement universel

51 commentaires # Par wgmpgp, le 09/07/2008 à 17:06:11
Eclipse est un environnement de développement intégré (ou IDE en anglais) très utilisé de nos jours, notamment par les programmeurs Java. cysboy le recommande d'ailleurs dans son tutoriel officiel sur le langage Java. Il vient de sortir dans sa version 3.4, de nom de code Ganymede, apportant de nombreuses nouveautés et améliorations par rapport à la version précédente. Voyons tout d'abord un petit historique de ce logiciel, avant de résumer ses fonctionnalités. :)

Eclipse, un logiciel au service des développeurs depuis 2001



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Le développement d'Eclipse a commencé en novembre 1998 dans les bureaux d'IBM, profitant de l'expérience des équipes d'OTI (un laboratoire d'IBM) dans la conception d'environnements de développement. Ce sont en effet les auteurs de la suite VisualAge, très utilisée chez IBM à l'époque. Leur but était de remplacer la suite de logiciels VisualAge en un équivalent programmé en Java, pour ainsi permettre d'utiliser leur environnement sur tous les systèmes équipés de Java. Jusque là, Eclipse reste peu connu mis à part dans le cadre de projets internes chez IBM.

Eclipse se démocratise réellement en novembre 2001, lorsque IBM prend la décision importante de libérer le code source de la plateforme Eclipse. Cette libération du code source permet aux utilisateurs de contribuer directement au développement d'Eclipse, et ainsi de l'améliorer plus rapidement. Ce choix d'IBM n'est pas vraiment innocent : en effet, cela a permi à Eclipse de tenir façe à la concurrence d'autres IDE tels que Borland JBuilder ou WebGain Visual Café et de devenir un environnement très utilisé chez les développeurs aussi bien professionnels qu'amateurs.

Cependant, certaines personnes se plaignaient de la non indépendance d'Eclipse par rapport à IBM : en effet, malgré la liberté de ce dernier, il appartenait encore à la société IBM. C'est pour cette raison que fut créée en 2004 l'Eclipse Foundation à qui appartient désormais Eclipse.

Depuis 2006, les développeurs d'Eclipse ont décidé de sortir les nouvelles versions suivant un cycle régulier, au rythme d'une version chaque année à la même date, utilisant comme nom de code le nom d'une lune de Jupiter. Ainsi, le 30 juin 2006 sortait Eclipse 3.2 (Callisto), le 29 juin 2007 était mise en téléchargement la version 3.3 (Europa), et cette année la sortie de la version 3.4 (Ganymede) a été annoncée le 25 juin 2008.

Aujourd'hui, Eclipse est l'IDE non-Microsoft le plus utilisé en entreprise pour des projets professionnels. :)

Eclipse, l'IDE universel



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Eclipse a dès le départ été pensé pour pouvoir supporter de nombreux langages de programmation et pour avoir des tonnes de fonctionnalités intéressantes sans modifier la base de la plateforme. Ainsi, Eclipse est presque en intégralité constitué de greffons (plus connus sous leur nom anglais, plugins). On pourrait d'ailleurs réduire cet environnement à un grand chargeur de plugins permettant de programmer en Java, en C++, etc.

On dit qu'Eclipse est universel pour une raison très simple : il permet de coder dans un très grand nombres de langages via ce système de plugins. Par exemple, la plateforme de base contient le plugin permettant de programmer en Java. Le plugin CDT permet d'ajouter à Eclipse le support du C et du C++. DLTK permet lui de supporter des langages interprétés tels que Ruby ou Tcl. PyDev ajoute à Eclipse le support de Python, etc.

L'autocomplétion d'Eclipse est également l'une des meilleures à l'heure actuelle, permettant de parcourir très rapidement les méthodes des objets et d'accéder à leur documentation, tout en pouvant les insérer en une touche. Elle se déclenche automatiquement lors de l'accès à un membre d'un objet ou d'une classe (par exemple lorsque l'on tape un « . » en Java ou en Python, ou un « :: », un « -> » ou un « . » en C++).

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La fameuse autocomplétion d'Eclipse. ;)

À tout cela s'ajoutent des fonctionnalités très intéressantes et peu présentes chez les autres IDE. En effet, Eclipse permet par exemple de s'interfacer avec un système de gestion de versions tel que CVS ou SVN. Il supporte également la refactorisation, permettant par exemple d'extraire du code d'une méthode pour le déplacer dans une autre méthode, ou de renommer une variable, une classe, dans tous les fichiers l'utilisant. Il est aussi doté d'un compilateur de code Java à la volée indiquant en temps réel les erreurs dans le code que vous tapez. :)

Les nouveautés d'Eclipse 3.4



La dernière version d'Eclipse apporte un bon lot de nouveautés dont les principales sont listées ici.
  • Le support de Windows 64 bits est amélioré, en permettant d'utiliser Eclipse sur une machine virtuelle Java 64 bits tout comme sur une machine virtuelle 32 bits.
  • SWT, la bibliothèque de fenêtrage utilisée par Eclipse, supporte désormais la transparence des fenêtres, permettant ainsi de réaliser des effets graphiques basés sur l'opacité des composants. :)
  • Un nouveau gestionnaire de mises à jour a été créé pour remplacer l'ancien, gérant plus proprement les dépendances pour réduire l'espace disque utilisé par les plugins.
  • Eclipse est désormais distribué en 7 éditions différentes, selon les besoins de chacun :
    • Eclipse IDE for Java EE developers, incluant les plugins pour le développement web en Java.
    • Eclipse Classic, permettant de programmer des applications simples en Java, sans fournir de plugins supplémentaires.
    • Eclipse IDE for Java developers, contenant toute une suite de plugins permettant aux développeurs Java de gagner du temps, en plus du plugin standard pour la programmation Java. On peut par exemple noter le client CVS et l'éditeur XML fournis de base.
    • Eclipse IDE for C/C++ developers, version d'Eclipse fournie sans le plugin Java mais avec le CDT, permettant ainsi de programmer en C ou C++.
    • Eclipse IDE for RCP/Plugin developers, incluant tous les outils pour créer des applications ou des plugins se basant sur la plateforme Eclipse.
    • Eclipse Modeling Tools, permettant lui de réaliser de la modélisation UML de hiérarchies de classes.
    • Eclipse IDE for Java and Report developers, qui est une version améliorée de la version pour dévelopeurs J2EE en fournissant des outils d'écriture de rapports.
  • Apparition de JSDT, l'équivalent du CDT ou du JDT pour Javascript, permettant ainsi de programmer en Javascript de manière aussi aisée qu'en Java avec Eclipse.
  • La refactorisation de code a été améliorée, avec par exemple de nouvelles modifications possibles telles que la transformation de « a + b + c » en son équivalent utilisant les classes StringBuffer, pratique conseillée en Java.
  • Le SQL Query Builder permet de construire graphiquement des requêtes SQL complexes de manière très aisée. :)
Cette liste est non exhaustive mais montre bien les principales nouveautés de cette nouvelle version.

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Pour télécharger une des déclinaisons d'Eclipse 3.4, rendez-vous sur la liste des versions d'Eclipse 3.4 et choisissez celle qui vous convient le mieux. :) N'oubliez pas que tout est histoire de plugin, donc ce choix de départ n'est en rien définitif et peut être modifié par l'installation de plugins. ;)

Pour plus d'informations, visitez le site officiel d'Eclipse sur lequel sont disponibles de nombreux tutoriels vous permettant de vous familiariser avec cet IDE.

Nokia rachète Symbian OS : la fondation Symbian est créée !

56 commentaires # Par ~Electro, le 08/07/2008 à 18:02:02
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D'un côté Nokia, une célèbre entreprise finlandaise de télécommunications, numéro un dans la création de téléphones portables. Et de l'autre Symbian, l'entreprise anglaise éditrice de Symbian OS, le système d'exploitation des téléphones portables et PDA. Le lien entre les deux sociétés est assez fort, d'une part parce qu'un téléphone portable, quel qu'il soit, a besoin d'un système d'exploitation et d'autre part parce que Nokia est le plus grand utilisateur de Symbian OS, et c'est le développeur de la plus grande série de l'OS. Eh bien Nokia a racheté Symbian OS et créé la fondation Symbian.
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Symbian OS est un système d'exploitation pour les téléphones mobiles et les PDA comme les smartphones qui sont un mélange des fonctionnalités des deux appareils. Ces appareils intelligents ont donc une meilleure gestion des fonctionnalités.
Symbian possède une part de marché de 67 % des téléphones mobiles, ce qui représente environ 206 millions d'appareils équipés de sa technologie depuis sa création. Il est loin devant Windows Mobile, développé par Microsoft qui représente 13 % des parts de marché, et devant OS X développé par Apple pour l'iPhone.

Le rachat de Symbian



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L'OS Symbian du
Sony Ericsson P990i
Nokia possédait déjà 48% de l'entreprise Symbian. Il n'a eu qu'à racheter les 52% restants, évalués à 264 millions d'euros. Ces parts appartenaient à d'autres constructeurs comme Sony Ericsson, Panasonic et Siemens, qui ont accepté de les revendre.
Nokia est le plus grand utilisateur de Symbian OS, ses principaux téléphones étant équipés de cette technologie. De plus, il a créé et développé la plus grande et plus répandue des interfaces de Symbian OS.

Symbian est donc un OS qui fournit des fonctionnalités essentielles aux mobiles. À cela, chaque constructeur développe sa propre interface pour son téléphone mobile et peut ajouter ou enlever des fonctionnalités.
Ainsi, trois "interfaces" de Symbian OS sont disponibles :
  • la Série 60, développée par Nokia. C'est l'interface la plus répandue parmi les téléphones disposant de Symbian OS. Elle est dynamique et l'écran et le clavier peuvent avoir différentes tailles et formes.
    La Série 60 est aussi l'interface phare de Nokia et a été licenciée à d'autres constructeurs de téléphones mobiles comme Siemens ;
  • UIQ : développée par UIQ Technology, cette série appartient aujourd'hui à Sony Ericsson et à Motorola. C'est l'interface utilisée pour les appareils mobiles de type PDA avec écran tactile. UIQ est la deuxième interface utilisée pour les téléphones équipés du système d'exploitation Symbian ;
  • MOAP(S) : disponible uniquement au Japon, cette plate-forme a la particularité d'être fermée. En effet, il n'est pas possible aux constructeurs d'ajouter, de supprimer ou même de modifier les fonctionnalités déjà présentes. Cependant, les associés de la fondation vont à présent pouvoir modifier cette interface.
D'autres interfaces ont été développées mais elles ne sont plus maintenues ou trop peu utilisées. De plus, seules ces trois interfaces sont disponibles sur la plate-forme.

La fondation Symbian est créée pour une unification des OS



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La fondation Symbian a été créée à la base de l'union entre Nokia, Motorola, Sony Ericsson et NTT DoCoMo. D'autres entreprises sont en collaboration avec cette fondation. On pourra citer AT&T, LG Electronics, Samsung Electronics, STMicroelectronics, Texas Instruments et Vodafone. Ces sociétés pourraient à l'avenir y jouer un rôle important.
La plateforme sera disponible pour tous les membres de la fondation dans le cadre d'une exemption de redevance de la licence dès le premier jour de fonctionnement.

La fondation Symbian a l'intention d'unir les systèmes d'exploitation Symbian OS, Série 60, UIQ et MOAP(S). Ce sont les membres de la fondation qui seront chargés de créer le système d'exploitation le plus complet, possédant le plus d'applications et de fonctionnalités en tout genre. Il faut savoir que des dizaines de milliers d'applications tierces sont déjà disponibles pour l'OS. Ce sont des applications téléchargeables et qu'il faut installer sur les téléphones. Ces applications ne sont donc pas pré-installées et ce n'est pas forcément Symbian OS qui les a développées. Tout ceci nous réserve un système d'exploitation très riche. ;) Le système sera donc une innovation pour les téléphones portables.

Grâce à cette plate-forme Open Source, toutes ces sociétés vont pouvoir créer un logiciel commun, très complet.

Un logiciel Open Source



C'est aussi dans l'esprit Open Source que la fondation Symbian a ses bases. À la fois dans la collaboration des diverses sociétés mais aussi dans l'esprit ouvert de l'unification.

Toutes les entreprises en collaboration ont le même esprit que le PDG de Nokia, Olli-Pekka Kallasvuo :

Citation : Olli-Pekka Kallasvuo
La mise en place de la fondation est une des plus grandes contributions à une communauté ouverte jamais faite. Nokia est un ardent défenseur de plates-formes ouvertes et des technologies car elles donnent la liberté de construire, d'entretenir, de faire évoluer et d'innover.

On comprend alors la volonté qu'a Nokia de créer cette fondation. C'est à la fois pour la forme ouverte, pour le contenu complet et pour l'esprit d'évolution du système de Symbian OS.

AT&T est le plus gros fournisseur de services téléphoniques de tout type. Cette société décrit aujourd'hui les téléphones mobiles comme des ordinateurs multimédias sophistiqués et intelligents. Cette entreprise, grâce à sa collaboration avec la fondation Symbian, se promet d'intégrer une technologie de pointe et un système plus développé en une plateforme unifiée pour l'ensemble de l'industrie.
De plus, cela permettra aux développeurs de construire des services différenciés pour les consommateurs. Ainsi, cela permettra aux constructeurs de fournir la meilleure expérience en terme de mobile. Une expérience nouvelle et révolutionnaire, la dernière technologie du marché. C'est véritablement astucieux de la part de la fondation Symbian, qui espère accélérer l'innovation et la disponibilité de nouveaux services. Ce sera donc la plus avancée des expériences mobiles.
La fondation espère dans les deux prochaines années, alors que le logiciel sera publié sous licence, voir 200 millions de téléphones mobiles à travers près de 235 modèles différents équipés de sa technologie.

Conclusion



Le rachat de Symbian par Nokia est une étape importante pour Symbian OS ainsi que pour la communauté du libre. En effet, grâce à cela, Symbian OS va avoir une avancée technologique très poussée. D'ici que les modifications se fassent, on peut espérer que les premiers téléphones portables équipés de la toute nouvelle technologie apparaissent en 2010. Et avec cette grande collaboration, pensez à tout ce que réservera Symbian OS. ^^

Merci aux zCorrecteurs Guillawme et ptipilou.

Deux nouveautés pour la recherche sur Internet

127 commentaires # Par Thunderseb, le 07/07/2008 à 14:29:55
Dans cette news, je vais d'abord vous parler d'un projet d'Adobe qui consiste à permettre aux deux principaux moteurs de recherche de pouvoir indexer et référencer le contenu des animations Flash. Ensuite, un petit tour par la recherche sémantique pour Live Search.


Indexer du contenu Flash, maintenant possible




Un des principaux problèmes des animations et des sites Web réalisés en Flash est une très mauvaise indexation par les moteurs de recherche. En effet, les robots d’indexation des moteurs de recherche de Google et Yahoo! ne sont pas capables de lire le contenu d’une animation Flash. Consciente de ce problème, Adobe, la société qui développe la technologie Flash a décidé d’agir.


Le problème



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Les robots d’indexation des moteurs de recherche savent parcourir et indexer du contenu texte, et éventuellement des fichiers PDF. Ce n’est pas le cas des animations Flash (fichier SWF), ce qui a toujours rendu le format Flash plutôt hermétique au référencement. Google avait bien commencé à développer des technologies pour tenter de référencer un tel type de contenu, mais ça n’a jamais semblé avoir abouti pleinement. Une solution serait que le robot puisse lire l’animation... et c’est exactement ce à quoi travaillent Adobe, Yahoo! et Google.


La solution



Adobe a fourni aux deux principaux moteurs de recherche une version spéciale du FlashPlayer, à intégrer à leurs robots d’indexation respectifs de manière à naviguer dans les animations afin de lire et donc de récupérer les textes et les liens hypertextes présents au sein d’une animation Flash et visibles par les utilisateurs.

Quelques limitations subsistent toutefois. Par exemple, du contenu Flash appelé via JavaScript ne sera pas indexé (JavaScript n’étant pas indexé), ou bien les données externes aux animations comme des fichiers HTML, texte ou XML ne seront pas non plus analysés. Il semble aussi subsister quelques petits problèmes de lecture avec les écritures qui se lisent de la droite vers la gauche comme l’arabe.


Le but du projet



Le but du projet, d’après Adobe est bien évidemment de développer les applications RIA, faites en Flash ou en Flex, en les rendant accessibles via les moteurs de recherche. Pour les webmasters désireux de réaliser un site tout en Flash, ils n’auront donc plus besoin de développer un deuxième site ou un site portail en HTML pour qu’il soit indexé.

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Un deuxième but, non avoué, est certainement de contrer la technologie Silverlight de Microsoft, qui se veut une alternative au Flash qui pourrait dans un avenir moyennement proche faire de l’ombre à Flash. Si le contenu Flash est indexé et que celui de Silverlight ne l’est pas, les webmasters seront certainement plus intéressés par Flash.
Bien sûr, les moteurs de recherche y trouvent leur compte, à part peut-être Live Search de Microsoft, qui ne fait pas partie du projet. Gageons que Microsoft sera capable d’indexer le contenu Silverlight ^^ .


Ça change quoi ?



Pour les webmasters et les designers, ça ne change strictement rien. Le développement d’applications Flash et Flex reste le même, tout le travail est fait par les moteurs de recherche.

Google a déjà mis en place ce nouveau système d’indexation, et se targue déjà de pouvoir indexer des millions de RIA et par extrapolation, tous les contenus Flash. Yahoo! pour sa part semble attendre une mise à jour de Yahoo! Search pour incorporer ce nouveau système.


Vers une recherche plus sémantique



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Mettons de côté Google et Yahoo! et parlons de Live Search, le moteur de recherche de Microsoft. Microsoft vient d'annoncer qu'il venait de racheter la start-up Powerset spécialisée dans la recherche sémantique, pour une somme avoisinant cent millions de dollars selon certaines sources.

La recherche sémantique ?



On appelle une recherche sémantique une recherche effectuée sur base d'une phrase que l'internaute entre, et non sur une série de mots clés. En clair, l'utilisateur entre une phrase, le moteur de recherche l'analyse en lui donnant un sens (d'où l'appellation "sémantique") et retourne des résultats. C'est un peu comme si on posait une question et que le moteur y répondait.

Voici d'ailleurs un exemple, avec le moteur de Powerset. La recherche est effectuée sur Wikipedia, version anglaise, et la phrase doit évidemment être écrite en anglais et si possible, bien formulée. Si la phrase ou la question n'est pas claire ou que le moteur ne la comprend pas, il effectue une recherche normale, comme si c'était des mots clés.

Image utilisateur
Image reprise sur Clubic


Et donc ?



Oui, donc Microsoft s'intéresse fortement à ce système de recherche et projette de l'utiliser pour son moteur Live Search. Ce concept de recherche sémantique est intéressant, mais pas encore vraiment abouti, et ne fonctionne bien que si le moteur est capable de lire la phrase, ce qui implique de ne pas faire de fautes. De plus, pour les grandes questions ça marche plutôt bien, mais pour des questions plus pointues, les résultats de la recherche ne sont pas toujours pertinents (mais ce n'est pas pire qu'avec une recherche normale par mots clés, les résultats cadrent quand même avec ce qui est entré).

En considérant ces derniers points, on peut donc prévoir que cette intégration à Live Search ne se fera pas dans les semaines à venir.

Une stratégie



Live Search est loin de dominer le marché de la recherche en ligne, et si ce système sémantique se révèle efficace, ça pourrait bien évidemment être un plus pour Microsoft dont les parts de marché viennent de baisser ces derniers mois, aux Etats-Unis.

L'été sera long et les news "Brèves".

58 commentaires # Par Linktim, Nelty, nopseudo et tarzoune, le 06/07/2008 à 09:08:04
Derrière ce titre qui a pu faire paniquer plus d'un zéro ( :-° ) et surtout sous ce soleil de plomb, j'aimerais vous présenter l'actualité auxiliaire à savoir quelques brèves.
Au menu aujourd'hui, deux news sur l'USB et pour finir quelque chose de très attendu : Folding@Home pour les cartes nVidia !


Envoyer un document sur plusieurs clés, c'est possible !



Qu’est ce qu’une clé USB ?



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La clé USB est un outil qui permet de stocker toute sorte de documents (fichiers, vidéos, etc). Elles sont de plus en plus utilisées par les commerciaux notamment, plus besoin des mallettes pleines de documents. :p
Mais leur principal inconvénient, est que si vous souhaitez transférer des données de votre ordinateur à plusieurs autres clés, l'opération reste assez lourde.

L'entreprise Nexcopy a donc eu l'idée de créer un outil qui permet de copier rapidement vos données à partir de votre ordinateur à plusieurs clés d'une seule manip !

Un duplicateur de clés USB



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Ce nouvel outil est nommé duplicateur de clés.
Il est capable de copier des documents sur 20 clés !
Ce duplicateur reste tout de même un appareil imposant :
  • Poids : 3 kg ;
  • Longueur : 20 cm ;
  • Largeur : 20 cm ;
  • Hauteur : 13 cm.
Notez que pour fonctionner, le duplicateur nécessite un PC sous Windows XP, il n'est pas autonome.
Son prix est assez élevé : 1 300 $, plus de 815,80 €.

Liens relatifs



Voici quelques liens en rapport avec le sujet :
  • Nexcopy - L'entreprise éditrice du duplicateur ;
  • Wikipédia - Une clé USB selon Wikipédia.

Merci à Linktim pour son aide.

L'USB sans-fil pour bientôt ?


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Selon IMS Research, le marché de l'USB sans-fil pourrait atteindre un milliard de dollars (environ 650 millions d'euros) d'ici 2013, avec des puces à 2 $.

Cependant, Fiona Thomson affirme que cette année sera décisive dans un rapport intitulé Le marché mondial de l'USB:
Citation : Fiona Thomson
L'USB sans fil doit réellement s'imposer cette année.
L'industrie a réalisé le buzz, en clamant depuis 2006, c'est là, c'est là, c'est là


Pour le moment, les objectifs en matière de transfert sont d'atteindre 480 Mbits à une distance de 3 mètres et 110 Mbits jusqu'à 10 mètres (par seconde).

Malheureusement, un grand revers a été pris alors que le Bluetooth Special Interest Group a opté pour le Wifi au lieu de l'UWB.

Malgré les appuis en provenance de différentes marques (Dell, Toshiba ou Lenovo, par exemple), le prix unitaire d'une puce est actuellement de 10 $.
La baisse de ce prix permettrait la multiplication de périphériques USB sans-fil, adieu les câbles !
par Nelty


Folding@Home disponible pour nvidia !



Depuis le 18 juin, le client tant attendu par la communauté folding@home fût annoncé sur le blog du directeur de ce projet, le professeur Vijay Pande.
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Folding@home est, pour faire simple (il existe un tutoriel bien fait dédié sur le sujet sur ce site), un projet de calcul distribué, c'est à dire qui utilise la puissance de calcul des processeurs d'ordinateurs dispersés dans le monde (voir la carte des donneurs récemment mise à jour) pour effectuer des simulations à des fins médicales (recherche contre la maladie de Parkinson , Alzheimer, la vache folle, divers cancers, etc.).

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Jusqu'à maintenant seuls les processeurs "classiques" (Intel Pentium, coreDuo, Amd Athlon, Phenom, etc.), les processeurs de certaines cartes graphiques ATI, et le processeur Cell de la PlayStation3 pouvaient effectuer les simulations. C'est donc maintenant au tour des cartes graphiques nVidia d'être mises à contribution. La sortie de ce client est un grand coup de pouce pour le projet car les cartes graphiques peuvent effectuer des calculs sur certaines protéines beaucoup plus rapidement que les processeurs "classiques", ce qui est confirmé par les statistiques du site : les processeurs graphiques (ATI et nVidia rassemblés) qui constituent moins de 2% du nombre total de processeurs fournissent plus de 20% du total des calculs. De plus, l'arrivée de ce client a fait bondir de 15% la puissance de calcul du projet en une seule journée.

Le problème de ce client est qu'il n'est disponible que pour Windows (XP et Vista), qu'il n'est compatible qu'avec les plus récentes cartes nVidia (liste complète des cartes compatibles) et surtout qu'il est instable car très jeune à l'heure où j'écris ces lignes.

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