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Jouez-vous aux jeux vidéo ?

Le premier ver informatique dans un fichier audio !

256 commentaires # Par Craw, le 29/07/2008 à 05:54:30
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Kaspersky Lab, qui est l'éditeur d'un antivirus, vient de découvrir le tout premier ver de l'histoire du virus capable d'infecter les fichiers audio (.mp3, .wav...). Ce dernier représenterait un danger majeur pour les utilisateurs d'un système d'exploitation comme Windows qui téléchargent régulièrement de la musique ou encore des sons sur les serveurs peer-to-peer (P2P). En effet, les serveurs P2P seraient un excellent moyen de contamination, car les fichiers stockés en ligne ne sont pas toujours sans virus (on rencontre même plusieurs fichiers infectés ou erronés).

Le virus en lui-même



Le fameux virus aurait pour nom Worm.Win32.GetCodec.a et se propagerait rapidement une fois présent sur votre ordinateur.
Et pour cause, le ver va aller chercher tous les fichiers audio au format .mp3 et va les convertir en un format .WMA, format plus pratique pour son intrusion dans le système. Les fichiers convertis sont ensuite placés dans un container ASF, format utilisé dans la lecture des vidéos en streaming par Microsoft.
Le fichier étant maintenant convertit au format ASF, le ver informatique va pouvoir plus facilement ajouter dans celui-ci un lien conduisant vers une page web qui s'ouvrira sur le navigateur annexe du client. Le client ne se rendra compte de rien, le fichier gardera en effet son extension (.mp3) malgré tout !
L'utilisateur va donc être ensuite amené de force sur cette page web sur laquelle le téléchargement d'un codec lui sera proposé (bizarre, bizarre...).
Ainsi, si ce dernier est téléchargé, un Cheval de Troie (programme permettant la prise de contrôle d'un PC à distance) sera présent sur la machine de l'utilisateur, ce qui peut causer de graves dégâts !

L'avis de Kaspersky Lab



Face à ce problème, l'entreprise affirme que c'est la première fois qu'un ver infecte des fichiers audio.
Kaspersky a également précisé que :

Citation : Kaspersky Lab
Le format WMA n'était utilisé par les chevaux de Troie que pour masquer leur présence dans le système, les objets infectés n'étaient pas des fichiers audio.


Pour terminer, ce ver se serait facilement étendu sur le réseau via les serveurs P2P.
Ils avertissent les utilisateurs de P2P de bien faire attention à ce qu'ils téléchargent et de se connecter sur des serveurs de téléchargement sûrs.

Conclusion



C'est la première fois qu'un ver infecte des fichiers audio d'après Kaspersky Lab. Ce ver, une fois sur votre ordinateur, modifie le format de vos fichiers .mp3 en .wma puis .asf puis vous conduit sur une page web proposant le téléchargement d'un codec, installant un cheval de troie sur votre machine.

Liens complémentaires



(en) Site officiel de Kaspersky Lab.
(fr) L'article sur CNETFRANCE.FR

L' iPhone 3G arrive en France

142 commentaires # Par Michacke et Vinchz, le 26/07/2008 à 20:00:34
Comme vous le savez certainement, Apple avait sorti l'iPhone le 29 Juin 2007. De par son écran généreux et sa manière novatrice de concevoir l'Internet de poche, l'iPhone eut un succès immédiat et foudroyant. De plus, l'iPhone combine plusieurs appareils en un seul, ce qui n'est pas sans intérêt. Ainsi, vous bénéficiez à la fois :
  • d'un téléphone portable,
  • d'Internet via le navigateur Safari,
  • et d'un iPod.

Malgré ses nombreuses qualités, son prix n'est malheureusement pas à la portée de tous. En effet, l'iPhone se vendait aux alentours des 300€ à ses débuts, ce qui, vous en conviendrez, reste très cher. Par ailleurs, au vu du succès de ce premier iPhone et compte tenu des nombreuses attentes des utilisateurs qui réclamaient davantage de fonctionnalités (GPS, envoi de MMS, etc.), il était prévisible qu'Apple mette une nouvelle version de son téléphone portable sur le marché.

Quoi de neuf ?



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L'iPhone 16Go sera également
disponible en couleur blanche.
De l'extérieur, la différence entre un iPhone d'ancienne et de nouvelle génération se fait subtile. Le téléphone d'Apple garde en effet le même design général bien qu'il ait quelques différences avec son grand frère. Ainsi, ses formes sont plus arrondies et sa taille plus fine. L'arrière en métal brossé qui était tant la proie de micro rayures et de traces de doigts cède désormais sa place à un revêtement en plastique brillant, qui laisse apparaître une pomme plus visible. Autre particularité visuelle, l'apparition d'un nouveau coloris : le blanc (qui n'est pas sans rappeler le design de la souris d'Apple). Outre l'effet visuel, cet iPhone blanc est porteur d'une bonne nouvelle puisqu'il est désormais disponible en version 16Go (en coloris noir ou blanc). Notez également qu'Apple signale une augmentation de l'autonomie de l'iPhone (pour les caractéristiques détaillées de la batterie, reportez-vous au site d'Apple). Par ailleurs, la prise jack de l'iPhone est désormais standard (3,5 mm) ; le téléphone pourra donc accueillir votre paire d'écouteurs préférée si ceux fournis par défaut ne vous conviennent pas. Toujours pour rester dans l'audio, les haut-parleurs de l'iPhone se seraient, selon Apple, nettement améliorés.

Mis à part ces quelques changements de look certes appréciables, le plus intéressant de l'iPhone 3G réside à l'intérieur de sa coque. Nous en parlions plus haut, les utilisateurs réclamaient quelques fonctionnalités manquantes au premier iPhone, notamment la connexion 3G. C'est désormais chose faite puisque, vous l'avez certainement vu dans le nouveau spot télévisé, le nouvel iPhone permet une connexion à Internet plus rapide grâce à la 3G. Apple annonce en effet un gain de vitesse non négligeable par rapport à l'EDGE : la 3G serait 2,4 fois plus rapide !


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Livré avec le firmware 2.0, l'iPhone 3G serait, selon Apple, totalement multitâche (au même titre qu'un ordinateur). En effet, la grande vitesse permise par la technologie 3G permettrait à l'utilisateur d'entretenir une conversation téléphonique tout en surfant sur Internet et en regardant ses emails ou un plan. L'intérêt de l'iPhone est de ce fait renouvelé puisque la vitesse offre des performances plus importantes (un affichage plus rapide des plans par exemple, ou le téléchargement quasi immédiat d'un fichier joint à un mail). Apple rappelle également la synchronisation avec MobileMe (consultez cette news pour plus d'informations) qui permet de maintenir à jour toutes les données de votre iPhone : vos photos, vos musiques mais aussi et surtout dans le cadre d'une utilisation professionnelle vos calendriers, vos contacts etc.
Les utilisateurs de logiciels Microsoft ne sont pas mis à l'écart concernant la synchronisation de leurs données avec leur iPhone. Bien que MobileMe assure une parfaite compatibilité de par son interface entièrement intégrée dans votre navigateur, les utilisateurs de Microsoft Exchange pourront parfaitement synchroniser leur iPhone. Il était d'ailleurs quasi obligatoire pour Apple d'intégrer cette fonction dans l'iPhone 3G lorsqu'on sait que MS Exchange est très utilisé dans le milieu professionnel et que l'entreprise présente l'iPhone comme étant autant adapté pour une utilisation particulière que pour une utilisation professionnelle.

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L'autre grande nouveauté de cet iPhone 3G est, comme précédemment, matérielle et ravira sans aucun doute les utilisateurs puisqu'un GPS a été intégré. Alors que les anciens modèles devaient auparavant se contenter de Google Maps, les utilisateurs disposent maintenant d'une réelle localisation de leur téléphone. Un cercle bleu apparaît en effet autour du point qui indique votre position : plus il est près de ce dernier, plus votre localisation sera fine et précise.

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Souvenez-vous, nous vous parlions il y a quelques mois de l'AppStore, un iTunes Music Store like pour applications. Depuis, l'AppStore s'est très bien développé et de nombreuses applications sont désormais disponibles. Cerise sur le gâteau, beaucoup sont disponibles gratuitement ou à bas prix (e.g. le logiciel Twitterific pour envoyer des messages directement sur votre compte Twitter, ou un logiciel pour le réseau social musical Last.fm).

iPhone dans les rayons !



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Comme vous le savez tous, l'iPhone 3G est sorti en France Jeudi 17 Juillet et a eu un succès immédiat. En effet, aussitôt était-il mis sur le marché que le téléphone d'Apple a vu tous ses stocks pour la version 16 Go s'écouler. On compte environ 1 million d'appareils vendus partout en France.

Avec ce succès, on pourrait se demander quel est le réel prix de l'iPhone. En fait, le prix de fabrication de l'iPhone 3G revient à 175$ par appareil pour Apple. L'entreprise a d'ailleurs voulu mettre l'iPhone sur le marché à un prix un peu plus abordable en le commercialisant aux alentours des 200€. Cependant, le prix de l'abonnement téléphonique et Internet par les opérateurs est vraiment disproportionné, ce qui masque totalement l'effort d'Apple. On espère donc une baisse des forfaits afin de faire de l'iPhone un produit réellement grand public, et non un produit exclusivement réservé aux passionnés de technologie.

Le streaming en Peer to Peer, enfin une réalité ?

67 commentaires # Par wgmpgp, le 25/07/2008 à 21:26:47
Une petite révolution vient d’avoir lieu dans le monde du streaming vidéo et du Peer to Peer (aussi appelé P2P). En effet, le groupe de chercheurs de P2P-Next vient de créer un lecteur de vidéo, le Swarmplayer, capable de lire des vidéos en streaming sans serveur, en peer to peer. Expliquons tout d’abord ce que veulent dire ces termes « streaming » et « peer to peer », avant de s’intéresser réellement à l’innovation technologique que cela représente et les avantages que l’on peut en tirer.


Le streaming, un moyen efficace d’accèder à du contenu



La plupart du temps, le contenu auquel un utilisateur d’Internet accèder est téléchargé en entier, et peut ensuite être utilisé normalement. Cette approche est effectivement la meilleure pour de nombreuses ressources, telles que par exemple les logiciels ou les documents très légers : dans le premier cas, l’intégralité du logiciel est nécessaire pour pouvoir l’exécuter, et dans le deuxième, le temps de téléchargement est tout simplement négligeable. Le streaming est une deuxième approche d’accès à du contenu sur Internet, notamment utilisé pour la musique et les vidéos. En effet, pour regarder le début d’une vidéo ou écouter le début d’une chanson, en connaître la fin est tout bonnement inutile pour l’ordinateur. On peut ainsi commencer à regarder le début de la vidéo pendant que le reste se télécharge.


Les apports du streaming sont tout bonnement considérables. Imaginez une vidéo pesant 700 mégaoctets, comme c’est le cas la plupart du temps pour les films. Si l’on téléchargeait le film, il faudrait un temps considérable sur une connexion ordinaire (laissons les fibres optiques de côté :-° ), jusqu’à plusieurs heures voire même une journée pour les plus lentes connexions. On peut après ce téléchargement regarder le film comme on le voulait. Avec le streaming, le téléchargement s’effectue pendant le visionnage du film : ainsi, le temps d’attente avant le début du film est moindre, et même souvent inexistant. C’est par exemple ce qui est utilisé par Youtube, Dailymotion et tous les autres sites du genre : vous pouvez d’ailleurs observer le téléchargement en direct dans une barre de progression lors de la lecture d’une vidéo.


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La barre de progression de Youtube, où l'on peut distinguer la position de la lecture et du téléchargement


Un des inconvénients du streaming est qu’il oblige à recevoir les informations du serveur dans l’ordre : en effet, si on commence par télécharger la fin du film, il y a peu de chances de voir le début en même temps :p . Cela a posé un problème aux chercheurs de P2P-Next, pour une raison venant des fondements même du Peer to Peer que je vais maintenant vous expliquer.


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Le fonctionnement simplifié du streaming, en un schéma.


Le Peer to Peer, un système de communication décentralisé



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On dit trop souvent que le Peer to Peer est illégal, même parfois dans les journaux télévisés. Cependant, cette affirmation est fausse : le Peer to Peer en lui-même est quelque chose de tout à fait légal et très utilisé dans le monde du libre. C’est le téléchargement via le Peer to Peer de fichiers illégaux ou sujets aux droits d’auteurs qui est illégal et réprimandé. Cependant, pour contrer le téléchargement illégal, certains FAI (Fournisseurs d’Accès Internet, dont les plus connus sont par exemple Free, Orange ou Neuf) brident le téléchargement en Peer to Peer, empêchant ainsi son utilisation aussi bien pour des choses légales qu’illégales.


En réalité, le Peer to Peer est une méthode de téléchargement qui s’oppose à ce que l’on appelle le direct download (en français, « téléchargement direct »). Alors que dans le cas du direct download (aussi appellé DDL), le téléchargement se fait directement du serveur central à votre ordinateur, le Peer to Peer permet de décentraliser la source de données.


En effet, utiliser un unique serveur central a un inconvénient très simple : la bande passante est très limitée et coûte plutôt cher : pour un serveur limité à 100 mégabits par seconde (soit 12,5 mégaoctets par seconde), comme c’est souvent le cas, il est difficile que 15 personnes téléchargent à pleine vitesse : comme tout le monde se connecte au même endroit pour récupérer les données, le serveur gère toutes les connexions et tous les envois de données.

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Les trois clients téléchargent depuis le serveur en direct download


Pour contrer ce problème, il y a deux solutions. La première, la plus utilisée, est le BWB, plus communément appellé Bandwidth Balancing. Il permet de répartir les connexions entre plusieurs serveurs, de manière optimale, pour éviter de tout concentrer sur un serveur central. Cette solution est néanmoins très coûteuse car elle nécessite un nombre de serveur suffisant pour gérer tous les téléchargements.


La deuxième est ce que l’on appelle le Peer to Peer : en gros, aucun serveur (ou presque) n’est utilisé pour le téléchargement, tout se déroule entre les gens qui veulent accèder au fichier. En effet, imaginons qu’un client A et un client B ont déja téléchargé la vidéo, et qu’un client C la veuille également. Le client C va demander à un serveur central « Peux-tu me dire chez qui je peux télécharger ? », et le serveur central lui donnera les informations pour se connecter chez A et B en même temps, répartissant ainsi la connexion. C’est le principe de base du Peer to Peer. Après, de nombreuses choses sont mises en place pour par exemple augmenter la vitesse de téléchargement, vérifier l’intégrité des données téléchargées, etc.

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Les trois clients se répartissent les connexions


Le protocole (c’est à dire l’ensemble de règles de communication) le plus utilisé actuellement pour le Peer to Peer est le protocole Bittorrent. Il est utilisé notamment par de nombreux projets Open Source pour diffuser leurs nouvelles versions sans surcharger leurs serveurs, dont par exemple Ubuntu (dont les mises à jour surchargent les serveurs), ou pour des jeux gratuits tels que Savage ou Urban Terror.


Un des inconvénients du Peer to Peer est qu’il est cependant impossible de réaliser du streaming : en effet, le principe du P2P est ce qu’on appelle le rarest-first : les premiers morceaux du fichier qui seront téléchargés seront ceux que l’on trouve le moins chez les gens, pour éviter une situation de bloquage où des bouts de fichiers ne peuvent être trouvés chez personne. De plus, la vitesse de téléchargement en P2P est souvent trop variable pour cela. C’est pour cela que le projet de P2P-Next, Swarmplayer, qui permet de lire des vidéos en streaming en utilisant Bittorrent, s’annonce comme une vraie révolution dans le domaine.


La combinaison de Bittorrent et du Streaming : SwarmPlayer



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Plusieurs lecteurs de vidéo utilisent déja du Streaming diffusé par Peer to Peer. On peut notamment citer Joost, Vuze ou Octoshape (qui a notamment été utilisé récemment par Blizzard pour diffuser la vidéo du trailer de Diablo 3). Cependant, les protocoles utilisés par ces trois logiciels sont fermés et non libres. Ainsi, aucune intéropérabilité n’est possible et un seul lecteur est disponible. De plus, du contenu diffusé par Octoshape ne marchera pas avec Joost par exemple. C’est pour cela que P2P-Next, au fil de ses recherches, s’est basé sur le protocole Bittorrent pour la partie Peer to Peer : en effet, il a plusieurs avantages. Tout d’abord, c’est le protocole le plus utilisé actuellement, et celui qui possède le plus de clients (citons par exemple µTorrent, KTorrent, Bitcomet, Azureus, etc.). C’est également un protocole ouvert et documenté, ce qui permet à de nombreuses personnes de le modifier à leur guise.


Le SwarmPlayer est le client Bittorrent de P2P-Next, permettant donc le streaming de vidéos. Il est actuellement en période de test, et n’a donc pas encore énormément de fonctionnalités. Il se base sur deux composants distincts : le client Bittorrent Tribler, programmé en langage Python, et le lecteur de vidéo VLC. Ces deux composants sont donc intimement liés dans le SwarmPlayer, qui téléchargera et fournira les données à VLC.


Pour réaliser ce streaming en Peer to Peer, de nombreuses modifications ont été apportées à la gestion du protocole Bittorrent dans le SwarmPlayer. Tout d’abord, on utilise la méthode du « Give to Get » pour forcer les gens à rediffuser la vidéo : plus l’utilisateur envoie de données, plus il en recevra en retour ;) . Cette méthode est d’ailleurs déja utilisé par de nombreux clients Bittorrent.


Ensuite, la vérification de l’intégrité des données est modifiée, passant d’un système de hash des différentes parties du fichier à un système plus évolué de cryptographie par courbe elliptique : en effet, cette modification était nécessaire pour gérer le cas où les images arrivent par exemple d’une caméra, et qu’on ne peut pas savoir à l’avance ce qui arrivera.


Enfin, les développeurs utilisent ce qu’ils appellent une « sliding window » pour permettre d’outrepasser la limite de Bittorrent qui empêche d’avoir un nombre illimité de paquets. C’est pourtant le cas pour un flux vidéo récupéré d’une caméra. Pour cela, SwarmPlayer va simuler un nombre de paquets fixes, qui seront retéléchargés ensuite avec des données différentes.


Liens et références




Voilà qui conclut cette news plutôt longue, mais qui relate un fait qui va probablement bouleverser le monde du Peer to Peer, et qui permettra à des gens de diffuser leurs vidéos facilement sur un réseau décentralisé, pour ainsi ne pas dépendre de sites comme Youtube. Cependant, il est légitime de se demander l’impact qu’auront ces recherches sur le téléchargement illégal en Bittorrent, qui ne sera ainsi que facilité.


Bonne visite sur le Site du Zéro ;) .

Une faille de sécurité dans Microsoft Word 2002 SP3.

103 commentaires # Par Yzu, le 25/07/2008 à 11:01:03
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Microsoft a publié ce jeudi 10 juillet un bilan de sécurité, informant d'une faille dans Microsoft Word 2002 SP3.
Elle permettrait l'exécution de code à distance.

Microsoft Word



Microsoft Word est un logiciel de traitement de texte sorti par Microsoft. Sa première version est disponible depuis 1983. Elle n'était, à l'époque, compatible qu'avec Xenix, un système d'exploitation UNIX anciennement développé par Microsoft. Depuis 1989, il est compatible avec Windows. Renommé Microsoft Office Word depuis qu'il fait partie de la suite bureautique Microsoft Office, il est disponible dans la suite Microsoft Office 12, en version 2007.

Microsoft Word 2002



Sorti en octobre 2001, il est disponible dans la suite Microsoft Office XP réservée à Windows. Ressemblant en tous points à Word 2000, toutes les caractéristiques de la version 2003 sont déjà présentes. On notera la disparition du Compagnon Office, désactivé par défaut dans les précédentes versions.

Une faille de sécurité



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La faille consiste à ce qu'un fichier .doc, format d'un document Word, soit ouvert, pour ainsi permettre l'exécution de code à distance. C'est donc ce fichier qui porte la faille, un peu comme un fichier téléchargé qui porte un virus caché. Le pirate pourrait alors fermer le programme, ouvrir un nouveau document, bloquer le processus en cours... et toutes sortes d'autres actions non désirables.
D'après Microsoft, seule cette version 2002 combinée avec l'utilisation du SP3 serait dangereuse.
Toutefois, l'utilisation d'un anti-virus, du pare-feu et une certaine prudence lors de l'ouverture d'un document peuvent déjà modérer les risques ; votre pare-feu vous indiquera si le programme tente d'accéder au Web et vous mettra la puce à l'oreille.

Les pirates ayant découvert cette faille l'auraient annoncée volontairement le lendemain du bilan de sécurité mensuel de Microsoft. Ils laissent ainsi la faille ouverte durant le mois qui nous sépare du prochain bilan, là où cette faille sera certainement corrigée.
Si vous êtes utilisateurs de cette version, vous pouvez toujours utiliser la visionneuse Word.
Elle permet d'ouvrir, d'imprimer des fichiers générés avec Microsoft Word.
De plus, elle est gratuite et ne nécessite pas de posséder la suite bureautique. Pourquoi s'en priver ? :)

Conclusion et liens relatifs à la news



Cette faille sera certainement comblée avec le prochain bilan de sécurité de Microsoft, qui est mensuel rappelons-le.
La visionneuse s'avère être la plus sûre des solutions ; elle ne serait pas touchée par cette faille, seule cette version et ce Service Pack 3 de Windows le seraient.
Une prudence vis-à-vis des fichiers Word (.doc) inconnus peut également éviter tout risque.

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Les micro-revenus du net bientôt taxés ?

379 commentaires # Par knel, le 23/07/2008 à 19:10:27
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Vous êtes sûrement très nombreux à avoir déjà acheté quelque chose sur un site marchand tel qu'ebay ou leboncoin. Il est en effet courant de faire de bonnes affaires en rachetant parfois du matériel presque neuf.
Vous tenez peut-être également un blog ou un site et vous essayez de le rentabiliser ou tout au moins de payer l'hébergement de celui-ci en insérant des bannières de publicités (non intrusives bien sûr ! :D ) sur vos pages telles que celles du service Google Adsense par exemple.

Malheureusement, ce bon temps est peut-être bientôt fini...

L'origine de l'idée...


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Cela faisait un an que le Club Sénat, un groupe d'experts dans différents domaines, formé en 2001, travaillait sur le sujet de la législation des revenus générés grâce à des sites marchands ou à vos bandeaux publicitaires.
Le 3 juillet dernier, celui-ci a rendu un premier rapport qui résulte de cette année de travail et de la rencontre avec des grands sites français tels que 2xMoinsCher ou encore PriceMinister.

Les auteurs de ce rapport se disent soucieux de donner un statut social et fiscal à cette activité sans les forcer à créer une entreprise. En effet toute personne gagnant de l'argent doit payer des impôts sur le revenu, des charges sociales ou encore signer des accords sur le commerce à distance.
Dans ce rapport, nous pouvons donc lire différentes idées pour "légaliser" cette activité ; le Club Sénat et plus précisément Isabelle Galy et Jérôme Bouteiller, les co-auteurs du rapport, proposent notamment la "rédaction d'une charte, en concertation avec les plate-formes de services et les pouvoirs publics et la création d'une association pour la création d'activité en ligne". Il ne s'agit cependant que de petites mesures, l'idée phare étant une taxe à taux unique de 13% prélevés à la source lors de la transaction couvrant ainsi les charges sociales et les impôts.

... et leurs justifications



Ils apportent plusieurs arguments afin de justifier cette taxe.Tout d'abord et je vous en ai déjà parlé précédemment, le fait de donner un statut social à cette activité, qui comme toutes les activités en rapport avec de l'argent, doit avoir une valeur juridique.

Le deuxième argument est que même s'il ne s'agit que de quelques euros gagnés par mois, cela représente déjà l'équivalent d'un treizième mois. « Un chiffre loin d'être négligeable quand on connaît l'importance de la question du pouvoir d'achat » ajoute Cécile Moulard, Vice Présidente de Club Sénat. D'après eux, les revenus générés seraient actuellement de l'ordre de quelques dizaines de millions d'euros, mais pourraient atteindre les 5 milliards d'ici 2015 selon les prévisions...

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En contre-partie, le Club Sénat propose que les internautes comptabilisent ces revenus pour leurs retraites.

Conclusion



Comme je l'ai dit précédemment, il ne s'agit que d'un premier rapport et ce rapport ainsi que ses propositions seront débattues sur le site du Club Sénat et présentées à un groupe de sénateurs ainsi qu'aux autres plates-formes de services internet.

Aucune date n'est donc prévue et rien n'est encore fait, mais il faut déjà dire que cela a provoqué les vives réactions de certains blogueurs qui ne voient qu'une nouvelle initiative pour encadrer les différentes activités du net après la taxe sur les FAI...

Affaire à suivre...

Liens relatifs



De Gentoo à Mont-de-Marsan, quatre brèves d'actualité

75 commentaires # Par wgmpgp, le 21/07/2008 à 19:25:58
Les news sous forme de recueil de brèves sont de plus en plus fréquentes sur le Site du Zéro. Elles sont notamment très pratiques pour relater différents événements, liés ou non, ne pouvant pas (par manque de contenu par exemple) faire l'objet d'une news complète. Je vous propose ici quatre brèves relatant des informations diverses et variées, fraîches ou un peu plus vieilles, et qui (je l'espère) vous intéresseront ;) .

Gentoo 2008.0, une nouvelle mouture de la célèbre distribution GNU/Linux



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Gentoo est une distribution GNU/Linux très utilisée dans le monde du libre, qui s'est fait connaître par sa gestion des paquets plutôt différente de celle des distributions comme Ubuntu ou Debian, et par ses capacités avancées de personnalisation du système de base. En effet, contrairement aux distributions que l'on peut qualifier de binaires, Gentoo est une distribution source : alors que dans le premier cas le gestionnaire de paquet télécharge une version compilée des programmes, les distributions sources préfèrent elles distribuer le code source des logiciel et compiler le code source directement sur l'ordinateur de l'utilisateur. Cela permet ainsi d'activer ou de désactiver des fonctionnalités des logiciels directement à la compilation, ce qui n'est pas possible avec des distributions binaires où les programmes sont compilés avec les options par défaut. Cependant, ces capacités ont un prix : l'installation d'un logiciel est souvent beaucoup plus longue qu'avec une distribution binaire, à cause du temps nécessaire pour compiler le logiciel.

En moyenne, deux versions de Gentoo sortent par an. Avec un retard assez conséquent, la version 2008.0 de Gentoo est sortie le 6 juillet 2008. De nom de code « It's got what plants crave », elle apporte de nombreuses améliorations, notamment au niveau de l'installation.

Tout d'abord, de nombreux paquets sont mis à jour. On peut par exemple citer le gestionnaire de paquets Portage qui passe à la version 2.1.4.4, le compilateur C GCC mis à disposition des utilisateurs dans sa version 4.1.2, et la bibliothèque standard glibc qui est elle mise à jour en version 2.6.1. Le noyau Linux a lui aussi été mis à jour vers la version 2.6.24. Cette mise à jour du noyau permet un support de beaucoup plus de matériel pour le LiveCD Gentoo permettant d'installer la distribution facilement. L'installateur a lui aussi été mis à jour pour permettre les installations sans Internet en utilisant les paquets disponibles sur le LiveCD, et corrige de nombreux bugs présents dans les précédentes versions. Le LiveCD voit également son interface graphique modifiée, passant de Gnome par défaut à XFCE, plus lèger et plus réactif, permettant ainsi d'économiser de la place précieuse sur les 700mo disponibles.

Enfin, signalons quand même que malgré ces nouvelles versions annuelles, Gentoo est une distribution Linux en constante évolution et proposant souvent les dernières versions des logiciels : ces releases ne sont donc que mineures pour les utilisateurs ne voyant souvent pas le changement entre les différentes versions.
Merci à rz0 pour sa relecture de la brève


Le noyau Linux passe en version 2.6.26



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Pour rester dans le cadre du logiciel libre, parlons maintenant de la nouvelle version du noyau Linux ;) . Tout d'abord, expliquons un peu le rôle d'un noyau de système d'exploitation dans la vie de tous les jours, avant de parler des nouveautés apportées par la nouvelle mouture de Linux.

Un ordinateur est composé de deux parties communiquant ensemble : le software, qui est tout ce qui est logiciel, et le hardware, regroupant tout le matériel. Le noyau est la brique de base des logiciels, gérant l'interaction entre un programme et le matériel. Il a plusieurs rôles, comme par exemple gérer les écritures sur les disques durs, mais aussi gérer l'horloge interne de l'ordinateur ou permettre de faire du multitâche (c'est à dire faire tourner plusieurs logiciels en même temps). C'est aussi au niveau du noyau, aussi appellé kernel, que se trouvent les pilotes matériels, permettant au noyau de communiquer avec différents types de matériel : en effet, une carte graphique Nvidia ne suit pas le même protocole qu'une carte graphique ATI par exemple.

Il existe de nombreux noyaux actuellement, les plus utilisés sont tout d'abord ceux basés sur celui de Windows NT, utilisé par toutes les versions récentes de Windows (XP, Vista, par exemple). Ces noyaux étant majoritaires actuellement, ils sont rarement sujets à des problèmes de pilotes non existants. Ensuite viennent les noyaux basés sur BSD : on peut par exemple citer le plus utilisé, Darwin, qui est la base du système d'exploitation Mac OS X. On peut enfin bien sûr citer Linux, qui est lui aussi un noyau de système d'exploitation, mais qui est cependant plus sujet à des problèmes de pilotes non existants que Windows par exemple, pour la simple et bonne raison que les constructeurs ne fournissent que rarement des drivers pour Linux.

Linux 2.6.26 est comme je le disais une nouvelle version de Linux. Voyons maintenant une liste non exhaustive des améliorations apportées par cette nouvelle mouture :) .
  • Un nouveau pilote fait son apparition, permettant d'utiliser toutes les webcams conformes à la norme USB Video Class. Ainsi, un grand nombre de webcams de marque fonctionnent maintenant parfaitement avec Linux. Une liste des webcams conformes à USB Video Class testées avec Linux est disponible ici.
  • Une variante de l'outil memtest86+, permettant de tester la mémoire vive pour y trouver des problèmes matériels, a été intégrée au noyau Linux, et est disponible en ajoutant l'option « memtest » aux options de démarrage du noyau. Cela évite de devoir installer un outil supplémentaire pour cela.
  • Un déboggeur a été créé pour le noyau Linux, permettant de traquer plus facilement et plus efficacement les bugs. Nommé KGDB, il fonctionne sur les architectures x86 et Sparc, et nécessite deux ordinateurs pour effectuer le déboguage, qui se fait ainsi par le réseau.
  • KVM, permettant la virtualisation directement dans le noyau Linux, est maintenant supporté par de nombreuses architectures supplémentaires qui sont tout d'abord IA64, très utilisé pour les serveurs, S390, et PowerPC.
  • Et plein d'autres choses...


Toshiba lance le premier ordinateur portable muni d'un processeur Cell



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Toshiba a lancé à la date du mardi 15 juillet un nouvel ordinateur portable de sa fabrication en vente. Ce portable, répondant au doux nom de Qosmio G55-Q802, a une spécificité : c'est le premier ordinateur muni du processeur Cell, développé pour la Playstation 3. Dédié au multimédia, cet ordinateur permet grâce à la puissance du Cell de réaliser de l'encodage vidéo HD extrèmement rapidement, tout en gardant une consommation exemplaire.

Le processeur Cell, conçu en collaboration par Toshiba, Sony et IBM, est un processeur qui équipe actuellement notamment la Playstation 3, mais qui a une visée bien plus grande que les jeux-vidéo. En effet, il est également capable de réaliser du traitement de signaux sonores, de l'encodage/décodage vidéo et même via le projet Folding@Home de prêter sa puissance de calcul à la recherche. C'est un processeur doté d'une architecture hors du commun et changeant beaucoup des processeurs Intel actuels. En effet, il est doté de 9 coeurs : 8 SPE chargés de réaliser les calculs, et le PPE, coeur principal du processeur, sorte de chef d'orchestre, chargé de synchroniser le travail des SPE.

Cependant, cette originalité le rend inutilisable avec Windows Vista. Pour garder la compatibilité avec le système d'exploitation de Microsoft, Toshiba a en fait pourvu son ordinateur portable de deux processeurs : le Cell, bien entendu, et un processeur plus conventionnel Intel Core 2 Duo. Signalons tout de même que Linux supporte nativement le processeur Cell depuis la version 2.6.16, datant du 20 mars 2006.

Passons maintenant aux caractéristiques techniques du Qosmio G55-Q802. Tout d'abord, il est doté comme expliqué au dessus de deux processeurs : un processeur de type Cell, et un Intel Core 2 Duo P7350 cadencé à 2,0 GHz. Il est ensuite muni de 4 Gio de mémoire vive (RAM), et d'une carte graphique NVIDIA GeForce 9600M GT. Son écran a une diagonale de 18,4 pouces et permet d'afficher une résolution de 1680x945 pixels. Il possède également deux disques durs internes de 250 Go, capacité plutôt impressionnante pour un ordinateur portable. Ces caractéristiques impressionnantes sont disponibles au prix de 1549 dollars.

Au niveau des développeurs, le Cell apporte également de nombreuses innovations avec son architecture originale. IBM a récemment ouvert un espace sur son site proposant des outils ou des implémentations d'algorithmes Open Source pour le processeur Cell.

Les premières vidéos des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre



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Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, souvent abrégées en RMLL, se déroulent chaque année au mois de juillet. Depuis juillet 2000, les RMLL sont une occasion pour les utilisateurs de logiciel libre du monde entier de se rencontrer, mais également de découvrir de nouvelles choses par le biais de nombreuses conférences. Son caractère international attire beaucoup de gens chaque année : alors qu'ils n'étaient que 1000 en juillet 2000, ils étaient 4000 à Mont-de-Marsan du 1er au 5 juillet 2008 pour la 9ème édition des RMLL. Les prochaines rencontres se dérouleront du 7 au 11 juillet 2009.

Ces RMLL sont donc orientées autour de conférences techniques permettant d'échanger des techniques et de faire découvrir des domaines aux autres. Ces conférences sont chaque année filmées et redistribuées ensuite pour les gens n'ayant pu se rendre sur place. Free-Electrons vient de mettre à la disposition du public pas moins de 17 vidéos traitant pour 13 d'entre elles des systèmes embarqués, et les 4 dernières de sujets divers.

C'est en tout plus de 13h de conférences informatiques qui viennent donc d'être rendues disponibles sous licence libre CC-by-sa. Cette licence vous permet de redistribuer les vidéos, ou même d'en vendre une compilation, sous obligation de citer les auteurs et de redistribuer toute oeuvre dérivée sous cette même licence ;) . Toutes ces vidéos sont disponibles sur le site de Free-Electrons.


Voilà qui conclut cette news qui change un peu des précédentes par sa forme ;) . Bonne journée à tous sur le Site du Zéro :) .
Merci à A-dream et Dark-Side pour leurs relectures et leurs conseils avisés.

Laconica, un twitter-like libre

70 commentaires # Par Haveo, le 20/07/2008 à 13:40:50
Après l'apparition des blogs qui a permis une plus grande participation des internautes à la construction du net, on assiste aujourd'hui à l'apparition du microblogging, un concept à mi-chemin entre les blogs et la messagerie instantanée.

Jusqu'à récemment, l'univers du microblogging était, comme celui de la messagerie instantanée d'ailleurs, dominé par plusieurs grands acteurs comme Twitter ou Jaiku qui forment des systèmes fermés. Mais l'arrivée de Laconica dont la version 0.4.1 est sortie le 2 juillet pourrait changer la donne. Distribuée sous licence libre, cette plateforme de microblogging est donc librement installable par n'importe qui. De plus, il est basé sur des spécifications libres, OpenMicroBlogging. N'importe qui peut donc créer une nouvelle implémentation du protocole qui sera interopérable avec les autres implémentations (dont Laconica).



Le microblogging



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Twitter, un des plus gros
sites de microblogging
Le principe majeur du microblogging c'est de conserver à la fois la capacité d'archivage et la facilité d'accès des blogs traditionnels et le format court des messages instantanés. Sur la plupart des sites de microblogging les messages sont limités à environ 140 caractères et aucun titre n'est autorisé. Autant dire qu'on ne va pas y écrire un roman, le but original est plutôt de maintenir ses connaissances au courant de ce que l'on est en train de faire à chaque instant. D'ailleurs, sur Twitter, on ne poste pas de billets, on « met à jour son statut ».

Il faut aussi voir que, à la différence des blogs qui proposent peu d'options communautaires (on pourra citer les backtracks et autres liens amis mais ça ne va guère plus loin), ces nouveaux sites offrent une multitude de fonctionnalités dites sociales : possibilité de suivre les billets de ses amis ou d'y répondre et de finalement en faire naître une discussion (qui, toujours dans l'optique d'un système beaucoup plus éphémère que les blogs, ne dure généralement pas plus de quelques heures).

Il est possible de publier des messages d'un nombre impressionnant de façons. On peut tout simplement les publier depuis le site via des formulaires (généralement enrichis par l'utilisation de la technologie AJAX), par messagerie instantanée via un bot (surtout via Jabber), e-mail, par un logiciel préalablement installé sur son propre ordinateur ou encore par des applications intégrées dans d'autres sites comme Facebook ou encore Netvibes. Pour rappel, Jabber est un protocole de messagerie instantanée tout comme le protocole MSN Messenger à la différence que Jabber est un protocole ouvert, il existe donc une multitude de clients permettant de discuter avec ses contacts, et décentralisé, il existe de nombreux serveurs Jabber et vous pouvez, bien sûr, discuter avec des contacts inscrits sur un autre serveur. Ainsi, si un serveur tombe, tout le réseau ne tombe pas. Cet exemple de protocole ouvert et décentralisé ayant fait ses preuves nous permettra par la suite de mieux appréhender les qualités de Laconica.

Ce nouvel outil de communication est un des fers de lance du mouvement dit Web 2.0. Il est largement apprécié par certains bloggeurs qui saluent son dynamisme mais il connaît également ses détracteurs. Selon eux, le microblogging est un véritable productivity killer consommant une quantité incroyable de temps pour une utilité finale contestable. Un dessinateur, François Conte a fait remarquer que si l'on écrit réellement ce que l'on est en train de faire sur Twitter, alors on devrait y écrire que l'on est sur Twitter, une boucle sans fin destinée à montrer l'inutilité de ce microblogging.



Laconica, un système de microblogging libre



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identi.ca, premier site
à utiliser Laconica
Commençons par les détails techniques, Laconica est codé en PHP et utilise le SGBDR (Système de Gestion de Base de Données Relationnelle) MySQL. Il est la première implémentation d'OpenMicroBlogging, une spécification visant à unifier les sites de microblogging par la présence de fonctionnalités d'interopérabilité communes. Le premier site à l'avoir installé est identi.ca.

Ses fonctionnalités sont pour l'instant réduites puisqu'il est toujours en phase de développement mais il est d'ores et déjà utilisable. Laconica fournit un bot Jabber/XMPP permettant de poster des messages sur le site et un flux RSS par compte. Il supporte ainsi l'authentification via le protocole OpenID (qui permet une authentification et un partage de données personnelles entre plusieurs sites Web, plus d'informations ici). Cette décision de supporter OpenID apparaît comme une évidence puisque OpenMicroBlogging et OpenID semblent avoir la même philosophie : fonctionnement décentralisé, implémentation libre, etc.

En effet, le code de Laconica est sous licence GNU AGPL (Affero General Public Licence), une variante de la GNU GPL (General Public Licence) spécialement adaptée aux sites Web (le site grenouille.com qui fournit des informations sur la qualité des réseaux des FAI l'utilise depuis sa sortie). Elle reprend, en gros, les caractéristiques de la GNU GPL, liberté d'utilisations, liberté d'étudier le code, liberté de modifier le code et de le redistribuer modifié sous la même licence que l'original. Le texte complet de cette licence est disponible sur le site de la Free Software Foundation. Notons aussi que Laconica encourage l'utilisation de la licence libre Creative Commons Attribution 3.0 pour les contenus utilisateurs.

Il est clair que ni la base d'utilisateurs ni les fonctionnalités de Laconica ne sont pour l'instant à la hauteur des poids lourds du microblogging bien que le support des SMS, la récupération de messages et le cross-posting pour Twitter, Pownce ou encore Jaiku, l'intégration à Facebook, la réduction d'URL, l'insertion d'images et de vidéos ou encore une interface multilingue soient d'ores et déjà prévus. Il se pourrait toutefois que des entreprises ou des petites communautés soient attirées par la possibilité de l'installer en local en restant fermé au monde extérieur ou encore que le système décentralisé (tout comme l'est le système d'acheminement des e-mails et Jabber/XMPP) se révèle une solution efficace aux problèmes de fiabilité que rencontre par exemple Twitter.

Pour plus d'information, vous pouvez suivre les divers liens ci-dessous :

Samba 3.2 publié... avec discrétion.

37 commentaires # Par knel et Linktim, le 19/07/2008 à 19:18:15
Le 1er juillet dernier, l'équipe qui développe Samba : Samba Team a été fière de nous présenter la nouvelle mouture du très célèbre protocole d'échange de données. Au programme, des nouveautés, plus de sécurité, plus facile à configurer. ;)
La sortie de cette nouvelle version a aussi été l'occasion de changer de licence en adoptant la GPL 3 (je détaillerai ce point à la fin de cette news).

Samba, c'est quoi ?



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Détrompez-vous, quand on parle de Samba, on ne parle pas de la danse ^^ , mais bien comme je l'ai dit précédemment, d'un logiciel. Le nom Samba est issu de l'ancien système de partage et d'impression de fichiers d'IBM, il s'appelait SMB. On y a juste ajouté deux voyelles pour former SaMBa, un protocole plus récent qui a vu le jour et a donc remplacé doucement le protocole SMB ; il s'agit du protocole CIFS, mais bon, il faut seulement savoir que ces deux protocoles sont supportés par Samba. :p
Samba est donc un logiciel permettant l'échange de ressources comme des fichiers ou des périphériques entre des ordinateurs sous Windows, mais également entre des ordinateurs sous Windows et des ordinateurs sous UNIX. Cet "échange" peut être effectué dans les deux sens.

À l'époque où la première version de Samba fut publiée, les ordinateurs sous Windows devaient installer une "pile" appelée TCP/IP, étant tous les deux des protocoles de "transport", afin d'échanger les ressources, mais il fallait également que l'on installe des logiciels de l'univers UNIX. Les ordinateurs de l'époque étant moins fiables que ceux de nos jours, c'était assez pénalisant pour les PCs et leurs utilisateurs...
Samba sert donc à faire l'inverse, allégeant ainsi le travail des ordinateurs sous Windows.
Le développement de Samba a commencé en 1991 avec Andrew Tridgell, mais la première version publique de ce logiciel, la version 1.9.17, n'est sortie qu'en 2000. Actuellement, ce sont une vingtaine de développeurs du monde entier, toujours sous la direction du créateur de Samba, qui contribuent à ce projet, il s'agit de la Samba Team. Enfin, nous pouvons dire que Samba est bien plus rapide que le protocole SMB de Windows serveur 2003, ce qui est un précieux avantage. ;)

Les nouveautés



Cette dernière mouture apporte son lot d'améliorations :
  • Cette version de Samba rend le logiciel compatible avec Windows Vista SP1 et Windows Server 2008 ;
  • La bibliothèque ctdb de la branche 4.0 a été mise à jour, Samba 3.2 peut donc fournir des fichiers clusterisés pour les serveurs ;
  • Samba 3.2 permet un paramétrage plus simple qu'autrefois. En effet, Samba a intégré la prise en charge de la configuration de type registre. Autrefois, il fallait parcourir et modifier un fichier de configuration ;
  • Image utilisateur
    L'ancienne version de Samba avec la dernière version de Internet Protocol, la version 6, c'est désormais réglé, cela est dû à la réécriture complète d'une partie du code ;
  • Avec Samba 3.2, il est désormais possible de faire du partage chiffré, notamment grâce à l'utilisation de l'API GSSAPI qui propose une interface pour gérer diverses authentifications d'utilisateurs. Seul le logiciel Samba propose ce partage grâce à l'extension de protocole CIFS, le protocole qui a remplacé le SMB ;
  • Enfin, il y a une optimisation de l'empreinte mémoire réalisée grâce à l'utilisation de la bibliothèque talloc.

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Pour finir, je vais vous parler de quelque chose qui n'est pas directement lié au logiciel, il s'agit de la licence GNU GPL 3. Jeremy Allison, un des responsables de Samba, avait ainsi déclaré : "Nous avons décidé d'adopter la GPL 3 et les versions LGPL 3 pour les futures versions de Samba". Comme je vous en ai parlé dans l'introduction, le logiciel Samba 3.2 a été publié sous cette licence, il faut donc savoir que c'est celui-ci qui est le premier utilisateur de taille de cette nouvelle version de GPL, alors que celle-ci avait été critiquée par Linus Torvalds, qui préférait rester avec la licence 2.

Liens relatifs



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