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Jouez-vous aux jeux vidéo ?

Fin de la route pour PHP 4

112 commentaires # Par M@teo21, le 08/08/2008 à 12:29:38
PHP
Toutes les bonnes choses ont une fin, et l'histoire de PHP 4 vient de se terminer... pas plus tard qu'hier !

En effet, le site officiel de PHP vient d'annoncer la sortie de PHP 4.4.9. Un sous-numéro de version, ce n'est jamais très intéressant à part les corrections de bugs et les mises à jour de sécurité me direz-vous... Oui, mais celle-ci est particulière : PHP 4.4.9 est la dernière mise à jour de PHP 4 ! Cela signifie que, par la suite, PHP 4 ne sera plus maintenu.

PHP 4, un produit en fin de vie



PHP 4 est sorti pour la première fois le 22 mai 2000 et a continué à évoluer jusqu'en 2005. PHP 4 a notamment introduit les variables super-globales (en renforçant la sécurité à ce niveau), les références ou encore le CLI qui permet d'exécuter PHP en console et même de créer des programmes avec.

PHP 4 est donc une version majeure de PHP, celle qui aura vu l'apogée de son utilisation comme en témoigne ce graphique de Netcraft :

Stats PHP


Depuis 2005, on ne peut pas parler de déclin mais plutôt de "tassement". Les nouveaux outils tels que Ruby on Rails et Django qui permettent de développer plus vite y sont-ils pour quelque chose ? Rien n'est moins sûr car ils restent utilisés par une poignée de développeurs seulement, mais ça ne les empêche pas d'ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement de sites web dynamiques.


PHP 5 tarde à se faire un nom



Le saviez-vous ? PHP 5 est sorti il y a plus de 4 ans déjà : c'était le 13 juillet 2004. Depuis, il reste toujours moins utilisé que PHP 4 : il y a encore 60% d'utilisateurs de PHP 4 dans le monde d'après Nexen.net.

Pourtant, ce ne sont pas les arguments en faveur de PHP 5 qui manquent :

  • Un bien meilleur support de la programmation orientée objet (POO).
  • La gestion d'XML complètement refaite et une utilisation simplifiée grâce à SimpleXML.
  • Accès à la base de données en POO grâce à MySQLi.
  • Intégration du système de gestion de bases de données SQLite directement dans PHP.
  • ... et bien d'autres.


Les utilisateurs mettent donc visiblement du temps à migrer, mais cette dernière version de PHP 4 doit sonner comme une alerte pour tous les webmasters dont le site utilise encore PHP 4. Clairement, il est temps de mettre à jour votre site pour PHP 5 (on l'a fait pour le Site du Zéro, on n'en est pas mort :D ). En général, pour des sites simples cela ne demande pratiquement pas de changements, sauf si comme nous vous utilisez beaucoup XML.


Pendant ce temps, PHP 6 tarde à pointer le bout de son nez. Censé apporter d'importantes nouveautés attendues depuis longtemps (tels que le support de l'Unicode, la suppression des magic quotes et du safe_mode), il était prévu pour le début de l'année 2008. Nous n'avons toujours pas de nouvelles quant à une éventuelle date de sortie... mais nous ne manquerons pas de vous tenir informés !

Cuil : un rival au géant Google ?

91 commentaires # Par Le Zéro, Nesquik69 et Tortue facile, le 08/08/2008 à 10:05:00
Bonjour à tous :)

Image utilisateur
Le 28 juillet dernier, un nouveau venu a fait son entrée dans le cercle fermé des moteurs de recherche sur le web : Cuil (prononcez "cool"). Son nom, tiré de l'ancien Irlandais (le Gaelic pour les connaisseurs), signifie "connaissance", autant dire que le but de ce nouveau moteur de recherche est on ne peut plus clair.

Dès son arrivée, le petit nouveau a fait parler de lui en raison de son objectif : concurrencer Google, ce qui n'est pas rien. Pour cela, il mise notamment sur un nombre de pages indexées incroyablement élevé (plus de 121 milliards :waw: !) ainsi qu'une interface permettant de classer les résultats d'une recherche en fonction de certains critères.

Au commencement



Mais qui sont ces folles personnes qui ont décidé de concurrencer Google ? Eh bien, tout simplement des anciens employés de chez Google ! Tout du moins, parmi les quatre concepteurs de Cuil, trois d'entre eux ont déjà travaillé dans la firme mondialement connue. Ce ne sont donc pas des débutants et ils savent ce qu'ils font (il vaut mieux remarquez... :-° ).

Parmi ces quatre concepteurs, nous pouvons avant tout citer Anna Patterson qui a auparavant créé et vendu une technologie de recherche à Google. Ce qui n'a pas été une moindre chose : ceci a donné naissance à un nouveau système d'indexation chez ce dernier, on peut donc dire qu'Anna Patterson a joué un grand rôle pour le moteur de recherche le plus utilisé au monde.

Cela dit, la conceptrice de cette technologie de recherche voulait voir cette dernière plus puissante et c'est donc de là qu'est né Cuil. Plus tard, pour l'épauler dans son projet, son mari, Tom Costello, la rejoindra ainsi que deux autres personnes : Russell Power, ancien collègue d'Anna Patterson chez Google, ainsi que Louis Monier, un Français ayant lui aussi travaillé chez le géant américain.

Ses atouts et ses capacités



Cuil a fait une entrée remarquée dans le monde de l'informatique. Et pour cause, les dirigeants du site affirment référencer trois fois plus de pages que Google. Mais ce qui fait la force de ce moteur, c'est son système d'indexation qui se base uniquement sur le contenu et la structure de la page web sans se soucier du PageRank le rendant ainsi plus à même de donner des résultats pertinents.

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On peut "explorer" les
résultats par catégories
Autre innovation majeure du nouveau moteur, l'interface de Cuil se veut simple et sobre tout en étant originale. La page des résultats affiche bien cette originalité par sa séparation en deux ou trois colonnes et le tri de ses résultats en plusieurs catégories. De plus, le site possède quelques fonctionnalités avancées comme l'affichage d'une vignette représentant le site à coté de sa description ou une proposition de sites à la manière de "Google suggest".

Pour finir, l'équipe de Cuil a affirmé sa volonté de protéger la vie privée de ses utilisateurs. Pour se faire, le moteur de recherche n'associera pas votre adresse IP à vos recherches.
Un point qui ne manquera pas de satisfaire les associations de défense de la vie privée qui multiplient les attaques contre Google.

Google a-t-il du soucis à se faire ?



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Répartition des moteurs
de recherches selon Xiti
Bien que Cuil ait réussi une belle entrée dans le monde des moteurs de recherches, il n'en reste pas moins qu'il est encore très jeune. Son manque de pertinence ainsi que son ignorance de nombreux sites amateurs est reproché.
Mais n'oublions pas que le site est amené à évoluer. Au programme pour les prochains mois : traduction dans plusieurs dizaines de langues (dont le français), amélioration de la pertinence des résultats et correction des bugs reportés. Que de joies en perspective pour les quatre fondateurs du moteur qui ont déjà de quoi faire tressaillir les plus grands. :)



Adresse : http://www.cuil.com

Knol, l'encyclopédie de Google, ouvre ses portes

127 commentaires # Par ~Electro, Rayman3640 et Tortue facile, le 07/08/2008 à 09:25:00
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Le 23 Juillet dernier, après 7 mois de test, Knol, mot valise de knowledge et mol, ouvrait ses portes, devenant donc concurrent principal de l'encyclopédie leader : Wikipédia. L'objectif de cette nouvelle plate-forme d'échange d'informations est donc tout tracé : elle veut rivaliser avec Wikipédia et en est améliorée, grâce à certains atouts.

Entre Knol et Wikipédia



Même si les deux encyclopédies sont au même titre, celle de Knol a un esprit opposé à celle de Wikipédia. En fait, on peut dire qu'en résolvant les différents soucis de Wikipédia, Knol a pris un autre esprit, une autre philosophie pour son encyclopédie collaborative. Nous allons vous présenter les différences qui existent entre ces encyclopédies.

Des auteurs uniques



Chaque auteur qui écrit son article (appelé un Knol) est le seul maître de cet article. Lui seul (sauf s'il donne l'autorisation à d'autres) peut éditer l'article en question. Et c'est là la grande différence par rapport à Wikipédia car les articles de cette dernière encyclopédie peuvent être édités par qui le veut, sans même être inscrit, et les informations peuvent donc être tronquées.
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De plus, chaque auteur étant identifié par ses vraies coordonnées (n'espérez pas utiliser un pseudo, car ces informations sont vérifiées) et il est donc tout à fait possible de s'assurer de la véracité des informations de l'article en question grâce aux connaissances de l'auteur.
Knol affiche même, à côté de chaque article une fiche détaillée de l'auteur, et ce dernier dispose d'ailleurs d'une page où se trouve sa biographie. C'est tout le contraire avec Wikipédia qui veut que chacun puisse apporter sa contribution dans l'encyclopédie, même mineure, que chacun puisse apporter sa pierre à l'édifice. Il est donc interdit de signer les articles sur Wikipédia.

Des articles notés et commentés



Les Knols (nom donné aux articles de l'encyclopédie) ne sont pas pour autant figés. En effet, vous, lecteurs, pouvez commenter et noter ces articles (comme les tutoriels du Site du Zéro en fait), et l'auteur peut (et doit ;) ) en prendre compte pour améliorer son article.
Les notes peuvent alors servir à savoir si l'article est utile et bien construit ou non. Ils prennent alors de la valeur par rapport à d'autres qui traitent le même sujet. Eh oui, car il pourra très bien avoir plusieurs articles sur le même sujet, avec peut-être différentes connaissances en la matière.

Des auteurs rémunérés



La plus grosse différences avec Wikipédia, c'est ça : les auteurs sont rémunérés.
En effet, plus la note et les commentaires sont bons, plus la paye est élevée. :p
Autre effet, les annonces Google. L'auteur peut décider d'afficher des annonces publicitaires pour gagner encore plus.

Les atouts et la philosophie de Knol



Les atouts de Knol



Pour en revenir rapidement à ce que l'on disait précédemment, les auteurs sont les maîtres de leurs articles. Ce qui vérifie en quelques points la véracité des informations. De plus, chaque auteur est identifié, on peut regarder son profil et ses connaissances pour vérifier son article. Et c'est justement le plus gros problème dont Wikipédia se remet en cause.

Ensuite, les auteurs seront rémunérés. C'est un des principaux atouts de Knol qui risque de porter préjudice à Wikipédia. En effet, pourquoi rédiger un texte sur une plate forme où n'importe qui pourra le retoucher alors que l'écrire sur une autre permettra de garder le contrôle tout en étant rémunéré.
L'autre gros souci de Wikipédia est le référencement de ses articles. La moitié des visiteurs de Wikipédia venant de Google, une baisse de la position de ses articles au profit de ceux de Knol pourrait s'avérer désastreuse, d'autant plus que Wikipédia est maintenue en ligne grâce à des dons, dons qui pourraient diminuer en raison de la fuite des auteurs vers Knol.
Knol pourrait donc attirer de nombreux savants présents sur Wikipédia, étant donné qu'ils seront plus libres dans leurs articles. Ils pourront même choisir la licence de leur article : par défaut, les articles sont sous Creative Commons, mais ils peuvent être protégés par le droit d'auteur.

La philosophie de l'encyclopédie



La philosophie de Knol est donc très différente de celle de Wikipédia. Knol veut « mettre en lumière les auteurs » (comme le dit Udi Manber, vice-président en ingénierie de Google). Pour cela, Knol emploie diverses méthodes, comme nous l'avons vu.

En plus de cela, sur Knol, l'auteur peut apporter son propre point de vue dans l'article, et sa crédibilité peut donc être remise en jeu. Ainsi, un chercheur pourrait créer un article sur une théorie que personne ne reconnaît sans qu'il soit supprimé (si vous le voulez, vous êtes libre d'aller sur Knol et de créer un article sur les multiples façons de prendre un crayon à papier en main :-° ). Sur Wikipédia, une neutralité de point de vue est exigée, et on ne peut publier un article sur un sujet inconnu de tous, et dont la crédibilité peut être remise en cause.

Conclusion



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Knol est clairement là pour faire concurrence à Wikipédia, et cette fois-ci le challenger est de taille (on se souvient de l'encyclopédie Larousse en ligne qui connait un succès très mitigé), Google étant une multinationale qui possède le savoir et les moyens de se hisser à la hauteur de Wikipédia. Mais seul l'avenir nous permettra de savoir lequel de ces portails sera victorieux, étant donné que Google a clairement expliqué ses intentions : tuer Wikipédia.

Citation : Google
Next up: a human-generated Wikipedia and About.com (NYT) killer, Knols

Liens relatifs


PdZ : l'édition d'août !

74 commentaires # Par Craw, le 05/08/2008 à 15:05:36
Vous l'attendiez tous, vous en rêviez tous, vous en cauchemardiez tous, vous en aviez tant envie, voici enfin les PdZ d'août 2008 ! ^^
Dans cette édition mensuelle des PdZ, qui promeut des projets innovants de Zéros, je vais vous présenter trois nouveaux projets qui ont été sélectionnés.
La sélection se fait par rapport à la date d'ancienneté du projet, de sa qualité et des conditions depuis sa validation, ne vous étonnez donc pas de ne pas paraître dans cette news si votre projet a été accepté récemment, vous passerez sans doute dans une prochaine édition des PdZ.

Sans plus attendre, voici les trois projets qui vous seront présentés dans cette news :

Movie Making ;
Open Studio ;
Les profondeurs de la magie.

Commençons donc tout de suite. ;)

Movie Making




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Movie Making est un projet créé par Desolation. C'est un site qui vous permet d'apprendre à réaliser vos propres vidéos sur vos jeux préférés (Counter-Strike...). La communauté Movie Making dispose d'un forum très complet pour vous venir en aide dans vos projets de création de vidéos personnelles et pour vous conseiller dans toutes vos démarches personnelles dans le cadre de ce sujet. Counter-Strike, comme je vous l'ai dit, est plus particulièrement mis en avant sur ce site mais vous trouverez également votre bonheur pour les autres jeux en ligne. Les membres de Movie Making.fr pourront diffuser leurs vidéos en page d'accueil et les gérer dynamiquement depuis un espace personnel et entièrement adapté à leurs besoins.
Si vous voulez contacter le staff de ce site, Movie Making nous a conseillé cette page prévue à cet effet. Vous pourrez donc facilement prendre contact avec l'équipe du site.

Vous l'aurez compris, Movie Making est une communauté liée au cinéma et au montage qui vise à promouvoir le Movie Making et à le diffuser sur le web. Un bon site qui vaut donc le coup pour tous les amateurs de cinéma.



Open Studio



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Voici un projet complètement orienté "webradio". Ce site, créé par The Only One vous permet d'être tenu au courant de l'actualité informatique 24h/24 grâce à la radio !
Eh oui, et c'est là qu'Open Studio innove, il propose aux internautes qui en ont marre de lire d'écouter pour être à la page du jour !
Open Studio dispose donc d'un podcast, des émissions sont proposées aux internautes dans tous les domaines informatiques. Certaines émissions sont diffusées en podcast et d'autres en direct en shoutcast.
Tous les mardis et jeudis vous aurez le droit à toutes les dernières actualités, le meilleur de Jamendo vous sera proposé le vendredi et quelques émissions mensuelles sur la création de sites web et sur le web design vous seront également proposées.



Les profondeurs de la magie



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Les profondeurs de la magie est un site créé par deux webmasters, dont un Zéro qui est Karlitos_sf.
Vous l'aurez compris, ce site est en rapport direct avec le monde de la magie.
Le site se présente sous la forme d'un wiki : c'est-à-dire que les visiteurs peuvent facilement modifier le contenu des pages du site sans s'inscrire, un peu à la manière de Wikipedia en fait. ;)
Le site est donc classifié en plusieurs parties pour être plus pratique, comme : Personnages, Lieux, Créatures, Livres, Auteurs, Mythologie, Films et Jeux Vidéo.
Le site est également équipé d'un forum pour toutes vos remarques, suggestions ou encore questions.

Bref, un site complet qui s'adresse à tous les fans de la magie et à tous les petits magiciens du SdZ. :magicien:



Conclusion



Et c'est ainsi que cette édition se conclut !
J'espère que cette news a calmé votre soif intense de projets ! ^^
Nous vous donnons rendez-vous le mois prochain pour la prochaine édition des PdZ.

Proposer son projet aux PdZ



Vous aussi vous souhaitez proposer votre projet aux PdZ ? Pour cela il suffit de se rendre sur cette page, de placer le tag [PdZ] devant le titre de son projet, de choisir la bonne catégorie de news et de nous décrire rapidement votre projet, et d'y laisser un lien s'il s'agit d'un site web, sinon votre projet sera systèmatiquement refusé ! Les fautes d'orthographe sont aussi éliminatoires, soignez donc bien votre écriture et présentez bien votre projet. Attention : les PdZ ne sont pas là pour promouvoir des projets qui ne sont pas créés par un Zéro.

Linux : créer des liens et rechercher des fichiers

74 commentaires # Par M@teo21, le 03/08/2008 à 14:43:05
Un chapitre Linux, ça faisait longtemps !

Comme promis, je continue à compléter le cours Linux que j'avais mis de côté le temps de terminer Qt, ce qui m'avait permis d'être plus efficace.
Pour être tout à fait exact, vous avez droit à 2 nouveautés aujourd'hui : une sous-partie ajoutée à un ancien chapitre, et un tout nouveau chapitre !


Nouveauté n°1 : nouvelle sous-partie sur les liens



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Le chapitre "Manipuler les fichiers", que vous connaissez déjà, a été enrichi à la fin d'une nouvelle sous-partie sur la commande ln permettant de créer des liens entre fichiers et dossiers. J'avais en effet mis cette commande de côté, mais après avoir réorganisé le plan de mon cours (avec l'aide de Natim que je remercie au passage), j'ai finalement décidé qu'il était préférable et plus logique de placer ces explications dans ce chapitre-là, bien qu'il soit déjà un peu gros.

Vous découvrirez le principe de la création de liens physiques et dynamiques qui vous permettront de gagner en souplesse et de créer des raccourcis vers des fichiers. Je profite de l'occasion pour vous apprendre quelques détails théoriques croustillants sur la façon dont un OS tel que Linux gère ses fichiers, avec la notion d'inode.




Nouveauté n°2 : nouveau chapitre sur la recherche



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Enfin, la plus grande nouveauté aujourd'hui est l'apparition d'un tout nouveau chapitre qui sera normalement le dernier de la partie II du cours. Ce chapitre traite de la recherche d'un fichier, avec l'étude des commandes locate et find. Il y avait beaucoup à dire sur find en particulier, je me suis concentré sur l'essentiel mais cela devrait déjà vous convaincre d'utiliser cette commande très puissante ! ;)



Bonne lecture !

Le prochain chapitre qui apparaîtra inaugurera la partie III du cours Linux, toujours sur la console, avec un thème qui portera cette fois sur... heu, surprise. :D
Non parce que si je me mets à parler de redirections de flux ici... je veux pas que vous preniez peur avant d'avoir vu !

Dotclear 2 est dans les bacs

43 commentaires # Par DeadPixel, le 02/08/2008 à 13:05:50
Aujourd'hui je vais vous présenter Dotclear 2, qui vient tout juste de sortir en version finale.

Un logiciel de blog à la française



Logo de Dotclear
Dotclear est un script PHP qui permet de créer et tenir son blog, un peu comme Wordpress. Il était assez utilisé en France, et pour cause : l'équipe de développement est française, donc tout était francisé (pas de messages en anglais ou mauvaise traduction, y compris pour la documentation). Son développement a commencé en 2002, et la version 1 était très populaire jusqu'en 2006. À partir de ce moment, l'équipe qui développe Dotclear a commencé à développer la version 2, et la version 1.2 est restée telle quelle, sans grosses nouveautés, seulement des corrections mineures. De nombreuses personnes ont alors choisi un autre système de blog qui avait alors déjà plus de fonctions ; Wordpress, Nucleus, etc.
En fait, la première bêta de Dotclear 2 date de juin 2006 (elle portait le nom de code Aoraki) ; elle contenait alors la base du Dotclear 2 actuel, à un point déjà assez avancé. Mais l'une des qualités de Dotclear, c'est que son développement est toujours poussé au maximum : tout est testé de A à Z, on ajoute toutes les fonctionnalités nécessaires, et le code est toujours le plus optimisé possible. C'est pourquoi le cycle de développement a été assez long : en deux ans, sept bêtas et deux "Release Candidates" successives ont été rendues disponibles.

Un tas de nouvelles fonctions



Dotclear 2 apporte de nombreuses nouveautés par rapport à ses concurrents. Tout d'abord, il supporte plusieurs types de bases de données : en plus du traditionnel MySQL, il peut également se servir de PostgreSQL et SQLite.

Thèmes de Dotclear 2

Des thèmes personnalisés



Autre avantage : sa simplicité d'utilisation. Il peut être utilisable par tous, que vous soyez totalement débutants ou experts en PHP. Le meilleur exemple pour cela, ce sont les thèmes : pour les débutants, il existe de très nombreux thèmes déjà faits. L'un des gros avantages des thèmes, c'est d'être personnalisables. Vous n'avez même pas à connaître le CSS ou un logiciel d'édition graphique (GIMP, Photoshop) : vous choisissez les couleurs et les styles que vous voulez (voir capture d'écan ci-contre), et basta ! Ainsi, tout le monde peut avoir un blog qui ne ressemble à aucun autre, sans pour autant avoir besoin de mettre les mains à la pâte.
Mais pour ceux qui veulent un thème vraiment personnalisé, pas de problème : DC2 dispose d'un système de templates, qui permettra à ceux qui connaissent le HTML et le CSS de créer des thèmes uniques. Les plus débrouillards pourront même utiliser du code PHP ou Javascript dans leurs thèmes si besoin, mais ce n'est pas nécessaire ; le code des templates est un dérivé du XML (syntaxe du XHTML). On obtient donc du code similaire à ceci :
Code : XML
1
2
3
<tpl:EntryIf has_category="1">
    - <a href="{{tpl:EntryCategoryURL}}">{{tpl:EntryCategory encode_html="1"}}</a>
</tpl:EntryIf>

Qui est plus simple que :
Code : PHP
1
2
3
4
<?php if($_ctx->posts->cat_id) : ?>
    - <a href="<?php echo context::global_filter($_ctx->posts->getCategoryURL(),0,0,0,0,0); ?>">
    <?php echo context::global_filter($_ctx->posts->cat_title,1,0,0,0,0); ?></a>
<?php endif; ?>


Extensible à souhait



Un des autres avantages de Dotclear, c'est sa capacité à accueillir des plugins. Et cela est une aubaine pour les développeurs : Dotclear 2 vous offre une API de développement très complète et très bien documentée (en français qui plus est), vous pourrez donc développer très rapidement de nouveaux plugins sans avoir à passer des dizaines d'heures dessus. :-°
Et si vous n'êtes pas développeurs, pas de soucis, l'installation d'un plugin déjà existant est très simple : un simple fichier Zip à envoyer, même pas besoin d'ouvrir votre logiciel de FTP !

La fin du spam



Parmi ces autres nouveautés, et pas des moindres, citons notamment les filtres antispam. En effet, beaucoup de blogs sont les cibles privilégiées des spammeurs dans les commentaires ou les rétroliens. Dotclear 2 pallie à ce problème en offrant de nombreux filtres : liste noire, filtres bayésiens, détection de mots, et systèmes centralisés (tels qu'Akismet, utilisé dans Wordpress). Tous ces filtres combinés permettent de bloquer pratiquement tout commentaire indésirable, tout en conservant les messages légitimes sans fautes. Les plug-ins peuvent aussi servir à rajouter de nouveaux filtres, plus efficaces ou dans un autre but (par exemple, le plugin "Kikoolol", un filtre anti-langage SMS).

Autres nouveautés



Image utilisateur
On peut également citer l'interface d'administration très intuitive (voir capture à droite), la gestion des "widgets" nativement et facilement, un gestionnaire de médias complet, un éditeur visuel...
Autre avantage de Dotclear, ce qui a également été un des autres points forts de la version 1.x : il est très respectueux des standards du Web (XHTML/CSS), et est totalement accessible aux personnes ayant un handicap visuel, ou ayant désactivé Javascript.

La liste est encore longue, si vous voulez tout savoir je vous invite à regarder cette page qui récapitule toutes les fonctions de Dotclear 2.

À vos marques... prêts... installez !



C'est donc plus de deux ans après la première bêta que la version finale de Dotclear 2 pointe le bout de son nez, en étant totalement stable et la plus sécurisée possible. Envie de l'essayer, voire de l'adopter ? Alors vérifiez que votre hébergeur supporte PHP 5 et une base de données compatible (MySQL 4.1 ou plus, PostgreSQL 8 ou SQLite), et courez le télécharger. ;)

Si vous étiez déjà blogueur et que vous vouliez passer sur cette plate-forme, pas de soucis, Dotclear 2 intègre déjà ce qu'il vous faut. Lisez ce guide si vous venez de Wordpress, ou celui-ci si vous utilisiez la version 1.2 de Dotclear.

Notez que le support de Dotclear 1.x ne s'arrête pas là pour ceux qui ne veulent pas encore sauter le pas ou qui n'ont pas PHP5 sur leur hébergement. Le forum reste ouvert, les bugs seront corrigés et une version 1.3 est même prévue.

Liens relatifs à la news



Motion-Twin publie la version 2.0 de haXe

85 commentaires # Par bluestorm et wgmpgp, le 01/08/2008 à 13:22:47
La société Motion-Twin, éditrice de nombreux jeux en lignes ou mini-sites tels que les très connus MiniVille, La Brute ou Hordes, a dévoilé hier la dernière version de son langage de programmation haXe, utilisé pour le développement de sites web. Il permet de créer efficacement et intelligemment des pages web dynamiques, et vient tout juste de sortir dans sa version 2.0, apportant le support de nombre de fonctionnalités intéressantes pour les développeurs webs. Parlons tout d’abord un peu plus précisément de Motion-Twin, la société à l’origine de ce langage, pour ensuite faire un tour d’horizon de haXe 2.0 et de ses nouveautés.

À l’origine de haXe : les jeux vidéos Motion-Twin



Image utilisateur
haXe est un projet qui a été lancé en octobre 2005 à l’initiative de Nicolas Canasse, un des employés de la société Motion-Twin, basée à Bordeaux, et spécialisée dans les jeux vidéos en ligne, dans le navigateur web du client. Ce genre de jeux vise un très grand public du fait de leur simplicité d’utilisation et de leur portabilité, c’est ce qui fait leur renommée aujourd’hui.

L’aventure Motion-Twin commence réellement en septembre 2002 avec le lancement sur la toile du site communautaire de jeu nommé Frutiparc. C’est le premier vrai succès de la société, qui rassembla de nombreux joueurs.

Frutiparc était entièrement programmé en Flash. Les développeurs Motion-Twin ont visiblement essayé de trouver un langage plus général pour créer leurs sites webs, et c'est ainsi que haXe a vu le jour : c'est un langage moderne, qui intègre à la fois la programmation côté client et côté serveur, et qui reste compatible avec les technologies en place sur le net.

Le succès de l'approche de haXe s'est rapidement fait sentir, puisque depuis quelques années, tous les jeux Motion-Twin sont développés dans ce langage. On peut citer le très connu MiniVille : ce site a pour but de créer sa ville et de récolter les clics d’autres joueurs pour en augmenter la population.
Image utilisateur
Le succès a été tout simplement énorme, si bien que Motion-Twin lança peu de temps plus tard le site AntiVille, basé sur le même principe, mais proposant cette fois de détruire les MiniVille d’autres joueurs. D’après les statistiques données par Motion-Twin, plus de 200 millions de visualisations de pages ont été effectuées sur le site MiniVille.

Un autre succès plus récent est le maintenant très connu LaBrute. Ce jeu, basé comme MiniVille sur un système de liens à distribuer pour faire évoluer sa « Brute », prend le relais de MiniVille qui commence ces derniers temps à s’essouffler. Ce système de liens provoque d’ailleurs de nombreux floods sur différents forums (même sur le Site du Zéro !) de personnes voulant faire cliquer d’autres joueurs vers leur lien. La technologie haXe, libre, s'est aussi répandue sur le web : on peut citer par exemple l'éditeur de jeux flash Prizee, qui utilise exclusivement haXe pour ses dernières productions.

Motion-Twin est également connu pour un de ses développeurs principaux : Nicolas Canasse. Ce programmeur est l'auteur de nombreux outils libres permettant de programmer en Flash, technologie très prisée par Motion-Twin car adaptée aux jeux vidéos sur le net. En particulier, le compilateur MTASC (Motion-Twin ActionScript Compiler), qui est la référence des compilateurs ActionScript2 libres, est un de ses projets. haXe, le successeur de ce compilateur ActionScript, a été lancé en octobre 2005 par ce même développeur, et devient de plus en plus utilisé (tout comme le fut MTASC). On peut relier le succès de MTASC et de haXe à la profonde connaissance des techniques liées aux langages de programmation (compilation, machines virtuelles), et notamment à l'utilisation du langage fonctionnel OCaml, particulièrement adapté à ce genre d'applications, qui a eu une grande influence sur le langage haXe.


Le langage de programmation haXe



Un développeur de sites webs comme ceux de Motion-Twin doit en général connaître au moins trois langages de programmation pour arriver à ses fins :
  • PHP, nécessaire à la génération des pages webs côté serveur, et permettant ainsi la programmation de forums, et de toutes sortes de choses.
  • Javascript, permettant de rendre plus dynamique le site en y rajoutant une dose de code s’exécutant au niveau du navigateur web. On l’utilise notamment pour de nombreux effets graphiques, ou pour ce que l’on appelle l’AJAX, permettant de recharger partiellement des pages webs.
  • Flash, très utile pour tout ce qui est animation lourde, pour lequel on programme en langage ActionScript.

Image utilisateur
Le but de haXe est de fournir un langage unique permettant de générer au choix un de ces trois langages clés utilisés par Motion-Twin : le développeur écrit un programme haXe, qui est ensuite transformé en plusieurs parties dans les différents langages, et peut donc être directement mis en place sur un site web, en s'intégrant avec les technologies Web déjà existantes (PHP, Apache...). Un pari brillamment relevé grâce aux efforts de Nicolas Canasse, qui a créé ce langage à partir de zéro. En moins de trois ans, ce projet est devenu suffisamment mature pour être utilisé dans de nombreux jeux de la société, tel que Hordes, un RPG communautaire en ligne se jouant dans le navigateur web, et utilisant habilement un mélange des trois langages évoqués plus haut, tout en étant programmé uniquement avec haXe.

haXe est de plus un langage de programmation très moderne : orienté objet, et à la syntaxe proche de celle de l'ECMAScript/Javascript, il met en oeuvre de nombreuses fonctionnalités avancées provenant des langages de programmation fonctionnels, comme un typage statique fort, avec inférence, ou les types algébriques.
Il offre aussi d'excellentes performances : le Flash (version 9) produit par haXe est souvent plus rapide que ce que produit le compilateur officiel d'Adobe à partir d'un code ActionScript3 équivalent.

Le compilateur et les outils haXe sont entièrement libres, disponibles sous licence GPL. Cela contraste avec les outils Flash habituels, en particulier les programmes d'Adobe, qui peinent à apporter de l'ouverture à ses propres logiciels propriétaires. Cette caractéristique a permis à haXe de se constituer une communauté grandissante d'utilisateurs et de contributeurs, créant et partageant des bibliothèques et des applications dans de nombreux domaines (plugins pour éditeurs, moteur de modélisation physique, streaming ...).

En un mot, haXe est un langage de niche qui a tout pour réussir : il répond à un besoin de certains développeurs webs par un langage extrêmement poussé et ouvert. Cette combinaison de connaissances théoriques profondes et de considérations pragmatiques efficaces en fait un acteur très intéressant dans le monde de la programmation Web, qui n'a pas fini de nous surprendre.

Un petit exemple de code source écrit en haXe, qui permet de dessiner un carré dans une scène Flash :
Code : Autre
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class Test {
    static function main() {
        var mc : flash.MovieClip = flash.Lib.current;
        mc.beginFill(0xFF0000);
        mc.moveTo(50,50);
        mc.lineTo(100,50);
        mc.lineTo(100,100);
        mc.lineTo(50,100);
        mc.endFill();
    }
}


La version 2.0 de ce langage apporte des tonnes de nouvelles choses intéressantes pour les développeurs d'applications web. Par exemple, avec haXe 1.x, il était tout simplement impossible de demander à haXe de générer du PHP en plus du Flash et du Javascript. Cette nouveauté très intéressante permet d'utiliser un langage de programmation unique aussi bien pour la programmation côté client que côté serveur. Elle ajoute également de nouvelles fonctionalités au langage même, avec par exemple la possibilité de spécifier des valeurs par défaut aux arguments facultatifs, et plein d'autre choses. On peut aussi noter l'apparition (ou plutot la restructuration) du module haxe.remoting permettant de faire communiquer des applications développées avec haXe entre elles, comme par exemple échanger des données entre Javascript et Flash très facilement.

Une liste complète des nouveautés de cette version 2.0 est disponible sur le wiki de haXe. L'annonce de cette version a été faite sur le blog dédié au langage haXe (lui même programmé avec haXe, d'ailleurs :p ), qui publie régulièrement des billets sur haXe et la communauté qui l'entoure.

Conclusion



haXe est un langage de développement web permettant avec la même syntaxe de programmer en PHP, en Flash ou en Javascript. Il est notamment utilisé par la société qui l'a conçu, Motion-Twin, pour réaliser des sites webs de jeu en ligne comme Hordes, MiniVille ou LaBrute. Sa syntaxe très claire lui permet d'être abordé sans difficultés, même malgré le manque de tutoriels le concernant. Je vous invite grandement à l'utiliser dans le cadre du développement de vos sites webs ;) .

Sources et liens externes





Bonne visite à tous sur le Site du Zéro ;) .

L'environnement de bureau KDE passe en version 4.1

92 commentaires # Par wgmpgp, le 29/07/2008 à 19:29:26
L’équipe en charge du projet KDE vient aujourd’hui de dévoiler la dernière version de l’environnement de bureau bien connu des utilisateurs de GNU/Linux. Apportant de nombreuses améliorations et corrigeant de nombreux défauts de la précédente version, KDE 4.1.0 est une version plus mature et plus utilisable pour le grand public que KDE 4.0.

Commençons tout d’abord par les critiques émises envers KDE 4.0 ces derniers mois, pour nous intéresser ensuite aux nouveautés de KDE 4.1 corrigeant les problèmes rapportés par les utilisateurs.

KDE 4.0 : un échec pour les utilisateurs



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La sortie de la version 4.0 de KDE il y a maintenant plus de 6 mois a été très médiatisée. En effet, la dernière version majeure de cet environnement de bureau datait du 22 mars 2002, avec la sortie de KDE 3.0. Ce fut donc un événement majeur dans le monde du libre, d’autant plus que KDE 4.0 s’annonçait comme une révolution dans le monde des environnements de bureau.

Cependant, cette version a déçu plus d’un utilisateur : en effet, les composants de KDE étaient souvent défectueux, de nombreuses fonctionnalités étaient manquantes, certaines applications de KDE 3.5 manquaient à l’appel dans la version 4.0, et l’instabilité rendait parfois l’environnement totalement inutilisable. Le composant le plus critiqué a notamment été Plasma, le nouveau bureau unifié de KDE 4.0 (qui remplace KDesktop et Kicker de la version 3.5), qui était selon les gens pas assez mature pour être intégré dans une version disponible pour le grand public : en effet, Plasma est tout simplement la partie la plus visible de KDE.

Certains ont à ce moment émis la suggestion de forker KDE : cela signifie reprendre le code de KDE pour le faire évoluer d’une autre façon, indépendante du but des développeurs officiels. En effet, ces gens trouvaient pour la plupart (et trouvent encore, pour certains) que KDE 4.0 était largement inférieur à KDE 3.5, notamment au niveau des fonctionnalités et de l’ergonomie. La communauté de KDE a été grandement divisée durant cette période, même si des discussions avaient souvent lieu dans les commentaires de blogs des principaux détracteurs de KDE 4.0, ou sur les mailing-list de KDE.

Cependant, une citation résume à elle seule la position des développeurs de KDE sur l’échec de KDE 4.0 pour le grand public : « KDE 4.0 is NOT a failure; it is a place to start » (source). En effet, même si KDE 4.0 est une version stable et utilisable par des librairies de base de KDE, les applications ne sont pas forcément au rendez-vous, tout comme les capacités de personnalisation. Les bases étant maintenant posées, les développeurs de KDE peuvent enfin programmer des applications en étant sûrs qu’elles seront compatibles avec les versions suivantes de KDE, sans devoir en modifier le code.

On peut également noter que le même genre de critiques avait été émis lors du passage de KDE 2 à KDE 3 : en effet, KDE 3.0 était comme KDE 4.0 une mise en place des fondations plutôt qu’une mise en place d’un environnement utilisable. Cependant, la médiatisation intense autour de KDE 4.0 a masqué le but réel de cette version.

KDE 4.1 : une version de l’environnement plus utilisable



C’est donc sur les fondations établies par KDE 4.0 que le projet KDE a continué sa route, malgré les critiques émises par de nombreuses personnes. La nouvelle version 4.1 corrige de nombreux défauts et bugs reportés par les utilisateurs de la version 4.0. Elle apporte également un bon lot d’améliorations pour faciliter la vie des utilisateurs. Voyons un peu en quoi KDE 4.1 diffère de la version précédente, et les nombreuses améliorations qui y ont été apportées.

Quelques statistiques



Commençons tout d’abord par les chiffres officiels donnés par l’équipe du projet KDE. Entre KDE 4.0 et 4.1, il y a eu :
  • 20803 commits, qui sont en gros des modifications du code sur le serveur central du projet KDE. Ce nombre est tout simplement énorme par rapport à ce qui se fait dans les projets amateurs où l’on dépasse rarement les 1000 commits par an ;
  • 15432 modifications de fichiers de traduction : en effet, KDE est traduit dans de nombreuses langues (50 au total), et chaque modification d’une application nécessite souvent des modifications dans les traductions ;
  • 166 nouveaux comptes de développeurs pour le projet KDE créés par l’équipe des administrateurs systèmes de KDE. Ce nombre est également considérable et montre bien l’interêt du modèle de développement Open Source utilisé par KDE.


Le retour de KDE-PIM



Le module PIM de KDE, signifiant Personal Information Management, réunit de nombreuses applications ayant pour but de gérer la vie de tous les jours de l’utilisateur, et notamment les contacts avec d’autres personnes. La wikipédia anglophone nous en dit plus sur PIM, et je vous invite grandement à la consulter si vous ne savez pas exactement de quoi il s'agit.

Lors de la sortie de KDE 4.0, tout le module KDE-PIM n’avait pas encore été reprogrammé. La possibilité d’utiliser des applications KDE 3 avec KDE 4 permettait toutefois d’utiliser les applications de PIM de l’ancienne version. Ainsi, les développeurs ont décidé d’exclure KDE-PIM de la version 4.0 officielle et d’attendre la version 4.1 pour le réintégrer. Toutes les applications telles que KMail (client mail), KAddressBook (le carnet d’adresse), Kopete (client de messageries instantanées comme MSN, AIM, Jabber ou IRC), KOrganizer (gestionnaire d’emploi du temps) sont maintenant disponibles avec KDE 4.1, ce qui permet de profiter d’un environnement totalement unifié.

En effet, l’avantage de KDE-PIM est que toutes les données sont centralisées et réutilisables dans tous les programmes. Un contact rentré dans KAddressBook peut être réutilisé comme contact MSN dans Kopete, pour envoyer un mail via KMail ou même pour planifier un rendez-vous dans KOrganizer. C’est dire la puissance de toutes ces applications, qui sont d’ailleurs réunies dans un outil centralisé : Kontact, qui vous permet d’utiliser toutes les applications (ou presque) de KDE-PIM dans une interface unifiée.

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De nouvelles applications pour KDE



La sortie de KDE 4.1 est également l’occasion de découvrir de nombreuses nouvelles applications intégrées dans KDE. Je vous propose une petite liste de ces nouveaux-nés de l’environnement KDE :
  • Step, un logiciel qui plaira à tous les physiciens, permettant de simuler des expériences de mécanique. Il permet par exemple de simuler les mouvements de solides en translation, l’utilisation d’un ressort, les frottements, etc. Son utilisation est très intuitive, et permet à n’importe qui de l’utiliser très facilement.

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  • KsCD est un lecteur de CD de musique très basique, mais ainsi très simple à utiliser et à intégrer dans une autre application. Avec son interface simpliste, il permet de changer et lire les pistes, de mettre en pause, de gérer le volume, et plein d’autres choses.

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  • Okteta remplace KHexEdit dans la nouvelle version de KDE. Cet éditeur héxadécimal très évolué permet d’éditer très facilement des fichiers binaires, et même de réaliser des opérations complexes dessus. Il peut aussi s’intégrer dans les autres applications (via le système des KParts).

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  • Lokalize remplace l’outil KBabel de KDE 3.5, et permet la traduction d’applications utilisant l’outil libre gettext (comme le fait le projet KDE et de nombreux autres projets Open Source). Il gère tout ce que son ancêtre KBabel gérait, comme les dictionnaires de traductions communs (permettant d’uniformiser la traduction d’un mot dans une équipe de traduction), et est utilisé par l’équipe du projet KDE pour traduire les applications de KDE 4.1.

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  • Dragon Player est un lecteur de vidéos simpliste utilisant les nouvelles technologies de KDE 4.0, comme par exemple Phonon. Son interface est elle aussi très simple et dénuée de fonctionnalités inutiles, permettant simplement (et efficacement) la lecture de vidéos, ce qui est tout de même le rôle principal de cette application.

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  • Enfin, des nouveaux jeux font leur apparition dans le projet KDE. Il s’agit de KDiamond (un jeu où vous devez échanger des blocs sur une grille pour marquer des points), Kollision (où vous devez déplacer la balle bleue pour éviter les balles rouges qui parcourent l’écran), KBreakOut (un casse-briques pour KDE) et Kubrick (un simulateur de Rubick’s Cube).

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Les composants déja existants mûrissent



La plupart des bugs constatés dans les composants de KDE 4.0 tels que Plasma (le gestionnaire unifié de bureau / barre des tâches "Tableau de bord") ou KWin (le gestionnaire de fenêtres) ont étés corrigés dans la version 4.1, ce qui a permis aux développeurs de se concentrer sur de nouvelles fonctionnalités pour toutes ces applications plus vieilles mais beaucoup plus importantes pour l’utilisateur. Voyons quelles ont été ces modifications :
  • Konqueror, le navigateur web de KDE, ajoute à sa liste de fonctionnalités la capacité de réouvrir des fenêtres ou onglets fermés récemment, et le smooth scroll, fonctionnalité déja existante dans Firefox, qui adoucit le défilement des pages web avec la roulette pour le rendre moins brusque et moins mécanique.
  • Dolphin, l’explorateur de fichiers, a maintenant un nouveau mode d’affichage permettant de voir l’arborescence des répertoires dans la fenêtre. L’équipe des développeurs de KDE a également rajouté un moyen d’ajouter un fichier à la sélection : en plus du très connu Ctrl+Clic, un petit bouton « + » est maintenant affiché sur chaque fichier ou dossier survolé par la souris. De plus, il supporte maintenant les onglets.

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  • KWin, le gestionnaire de fenêtres, gère depuis la version 4.0 les effets de composition, comme par exemple la transparence des fenêtres, la 3D, et pas mal d’autres choses que seul Compiz Fusion gérait auparavant. La version 4.1 rajoute à ces fonctionnalités les très connues fenêtres en caoutchouc (qui se déforment quand vous les bougez), et un nouveau gestionnaire de Alt+Tab utilisant des effets 3D.

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  • Plasma, le gestionnaire de bureau, supporte maintenant des options très intéressantes pour les utilisateurs, comme le fait de pouvoir mettre plusieurs panels à la place d’un seul, et de pouvoir modifier facilement le contenu des panels. Un nouveau plasmoïde (composant qui se place sur le bureau) voit son apparition, permettant d’afficher le contenu d’un répertoire sur le bureau en utilisant le composant de Dolphin.

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Conclusion



Au final, KDE 4.1 corrige les nombreux défauts de la version précédente en écoutant les points de vue des utilisateurs mécontents. Les capacités de personnalisation s’approchent de plus en plus de ce qui était disponible dans la version 3.5, tout en permettant une plus grande flexibilité avec la nouvelle architecture de KDE (Plasma est par exemple plus évolué que le trio KDesktop/Kicker/SuperKaramba précédemment utilisé).

Pour installer cette nouvelle version, le plus simple est d’attendre que les mainteneurs de votre distribution créent les paquets appropriés. Cela prendra peut-être plusieurs semaines selon les distributions. Si vous êtes impatients, vous pouvez également compiler le code source de KDE 4.1 en utilisant les instructions du site officiel.

Même si KDE 4.1 semble s’approcher de plus en plus de ce que les utilisateurs veulent, certains composants imaginés au début du développement ne sont toujours pas présents dans cette version. On peut notamment citer le menu Raptor, censé remplacer le menu K, toujours en développement à ce jour, mais qui semble être très prometteur et qui sera probablement une des fonctionnalités-clé de KDE dans le futur.

La prochaine version de KDE, KDE 4.2, est elle prévue pour la fin du mois de janvier 2009. Je vous conseille donc de bien profiter de la version 4.1, qui restera la version actuelle pour un bon moment. Bonne visite sur le Site du Zéro.
Merci à bluestorm pour sa relecture et ses conseils avisés sur ma news.
Merci également à Tizz qui a accepté de zCorriger ma news en urgence ce matin.
Tout comme l'équipe KDE, je dédie cette news à Uwe Thiem, un contributeur de longue date à KDE, mort récemment.

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