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Voici le blog de : jmulans

L'Univers, et le Reste

Ceux qui savent faire font, les autres critiquent

The Towel Day - Le Jour de la Serviette

The Towel Day - Le Jour de la ServietteN'oubliez pas votre serviette.

Aujourd'hui 25 mai est célébré le Towel Day, ou Jour de la Serviette en français. Si vous connaissez la série H2G2 (si ce n'est pas le cas c'est très mal, allez immédiatement vous renseigner), vous savez parfaitement qu'un bon voyageur galactique ne se déplace jamais sans sa serviette. La serviette est l'objet le plus utile de la galaxie (voir citation en bas d'article), elle mérite alors largement qu'un jour lui soit consacré.











Le Towel Day est un évènement rendant hommage à Douglas Adams et à son univers si riche. Il a été célébré pour la première fois en Angleterre l'année de sa mort, en 2001. Ce jour-là, tout le monde porte sa serviette en permanence sur soi comme un bon auto-stoppeur galactique. L'idée a été lancé par un groupe d'amis, ils fondèrent le site towelday.org afin de le communiquer au monde entier.

Douglas Adams

En France, le Towel Day est relayé par le Grand Ordre de la Serviette (GOS), une association dont le but est de faire découvrir le fameux humour anglais. Cette année, en collaboration avec l'association Don't Panic, ils ont élaboré un programme sur toute la journée :

11h : Diffusion du film H2G2 en anglais sous-titré français
13h : Conférence sur le H2G2
14h : Scènes Théâtrales improvisées, Cosplay (passage libre), Concours de la plus belle serviette
15h : Conférence sur le 42
16h : Goûter Anglais
18h : Les Jeux Olympiques de la Serviette

Ford Perfect The Towel Day - Le Jour de la Serviette

Une exposition d'objets dérivés d'H2G2 sera accessible toute la journée, ainsi que la vente de produits dérivés. Le programme complet est disponible ici. Toute l'organisation est gérée par l'école EPITECH, dont vous trouverez toutes les coordonnées ici.

Malheureusement pour moi, je ne pourrais être présent. Mais n'hésitez pas à y faire un tour, que vous soyez fan de Douglas Adams ou pas. Enfourchez votre serviette et c'est parti !

The Towel Day - Le Jour de la Serviette

"La serviette est sans doute l'objet le plus vastement utile que puisse posséder le routard interstellaire. D'abord par son aspect pratique : vous pouvez vous draper dedans pour traverser les lunes glaciales de Jagran Bêta ; vous pouvez vous allonger dessus pour bronzer sur les sables marbrés de ces plages irisées de Santraginus V où l'on respire d'entêtants embruns ; vous pouvez vous glisser dessous pour dormir sous les étoiles, si rouges, qui embrasent le monde désert de Karafon ; vous en servir pour gréer un mini-radeau sur les eaux lourdes et lentes du fleuve Mite ; une fois enfilée, l'utiliser en combat à mains nues ; vous encapuchonner la tête avec afin de vous protéger des vapeurs toxiques ou bien pour éviter le regard du hanneton glouton de Tron (un animal d'une atterrante stupidité : il est persuadé que si vous ne le voyez pas, il ne vous voit pas non plus - con comme un balai, mais très très très glouton) ; en cas d'urgence, vous pouvez agiter votre serviette pour faire des signaux de détresse et, bien entendu vous pouvez toujours vous essuyer avec si elle vous paraît encore assez propre.

Plus important, la serviette revêt une considérable valeur psychologique : si pour quelque raison, un rampant (= non routard) découvre qu'un routard a sur lui une serviette, il en déduira illico que ce dernier possède également brosse à dents, gants de toilette, savonette, boîte de biscuits, gourde, boussole, carte, pelote de ficelle, crème à moustiques, imperméable, scaphandre spatial, etc. Mieux encore, le rampant sera même heureux de prêter alors au routard l'un ou l'autre des susdits articles (voire une douzaine d'autres) que ledit routard aurait accidentellement pu "oublier"; son raisonnement étant que tout homme ainsi capable de sillonner de long en large la galaxie en vivant à la dure, de zoner en affrontant de terribles épreuves et de s'en tirer sans avoir perdu sa serviette ne peut être assurément qu'un homme digne d'estime.
"
Douglas adams, H2G2 Tome 1 

Liens
Towelday.orghttp://towelday.org/
Le Grand Ordre de la Serviettehttp://www.gos-uk.fr/site/
Don't Panichttp://dontpanic.paysdu42.fr/

[Cinéma] Dark Shadows - la critique

[Cinéma] Dark Shadows - la critiqueVampires Sucks.

Barnabas Collins est à la tête d'une puissante fortune et règne en maître sur la ville qui porte son nom. Mais une jeune femme amoureuse va lui jeter une malédiction : il sera un vampire et ne se réveillera que 200 ans plus tard, alors que son héritage familial tombe en ruine.








Dark Shadows c'est le genre de film qu'on attend parce que c'est Tim Burton, l'un des grands maîtres du ciné contemporain, qui est aux manettes. Même si cela fait un petit moment qu'il ne fait plus rêver grand monde on espère son réveil, on se dit que cette fois c'est la bonne. Mais manque de bol, c'est encore raté.

Comment peut-on avoir un si gros casting et des personnages si haut en couleurs et ne rien en faire ? Michelle Pfeiffer, Helena Bonham Carter, mais surtout Chloë Moretz voient leurs personnages passer totalement à la trappe au profit d'un Johnny Depp qui, il faut bien l'admettre, n'est plus que la caricature de lui-même depuis de nombreuses années. Seule Eva Green surnage dans son rôle de sorcière bien barrée, c'est la seule qui nous maintienne un peu dans l'histoire.

Eva Green [Cinéma] Dark Shadows - la critique
Bien que talentueuse je n'ai pas réussit à sauver le dernier Burton de la noyade, je suis je suis...

Entre cette mauvaise gestion et des blagues éculées sur le mec venu du passé qui découvre une époque nouvelle, Dark Shadows est un beau ratage. Il est bien loin le temps des Ed Wood où Johnny Depp flirtait avec le titre de meilleur acteur du monde, ou celui des Big Fish où Burton nous faisait voyager. Aujourd'hui le vieux couple n'a plus de dent et ne sert que de la soupe.


2/10

[Cinéma] Avengers - la critique

[Cinéma] Avengers - la critiqueEpic success !

Le Tesseract, un puissant cube cosmique récupéré par le SHIELD, est activement recherché par Loki. Pour défendre la Terre face à l'armée de ce dernier, Nick Fury tente de réunir une équipe de héros pour former une équipe : les Avengers.








Dire que Avengers était l'un des films les plus attendus de ces dernières années est un euphémisme. Marvel a procédé à un plan teasing exceptionnel puisqu'il consistait à réaliser des films présentant chacun des héros avant de les réunir dans son grand projet Avengers. Malheureusement ces films d'introduction ont été d'une qualité inégale et même parfois franchement mauvais. Si Iron Man a été une franche réussite, Iron Man 2 a été vraiment nul. Thor était une belle surprise alors que Captain America était gentiment niais. Bref on ne savait pas vraiment à quoi s'attendre pour la grande réunion de héros, à part un nom qui faisait saliver : Joss Whedon.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Whedon est le papa de Buffy contre les vampires, série que je considère tout simplement comme la meilleure de tous les temps. Un sens de l'écriture hors du commun et une gestion parfaite de la personnalité des protagonistes : voilà la patte du monsieur qu'on souhaitait retrouver dans Avengers. La tâche est loin d'être facile, car un rassemblement du genre implique de devoir gérer un max de personnages ultra-charismatiques, en s'assurant qu'ils aient chacun leur place et qu'aucun ne prenne le pas sur les autres.

Scarlett Johansson [Cinéma] Avengers - la critique

Hé bien mes aïeux pardonnez-moi l'expression, Avengers est une putain de réussite. C'est un pur divertissement, sans prise de tête. Mais attention, dire "sans prise de tête" c'est souvent pour parler d'un film totalement niai, vide de sens, avec trois ou quatre explosions pour satisfaire le spectateur en manque de sensation. Ici il s'agit d'un divertissement intelligent, avec des dialogues léchés (même si on y perd certainement énormément en VF), un style, une progression... Bref tout ce qui fait du grand et bon ciné. Au-delà du divertissement c'est aussi un excellent film d'action. Quand on sort d'un film d'action qu'on a trouvé nul, on entend souvent dire "tu t'attendais à quoi ? c'est qu'un film d'action". Comme si le genre était forcément mauvais par essence, qu'il ne s'agissait que d'une suite d'explosions et de courses poursuites entrecoupées de dialogues plats et sans consistance. Pas du tout, un film d'action pure peut être réfléchi, "chorégraphié". Et côté castagne, on peut dire que ça dépote avec les Avengers. On en prend pleins les yeux, et les personnages hauts en couleurs y sont sans doute pour quelque chose.

Iron Man [Cinéma] Avengers - la critique

Une des grosses victoires de Whedon a d'avoir réussi à trouver une place pour chacun. Trop de protagonistes auraient pu tuer le film mais le mélange subtil a fonctionné. Mis à part Thor que je trouve un peu en retrait par rapport à l'immensité de ses pouvoirs, tous les super-héros sont importants. Mais il y a le cas Hulk que je trouve un peu bâclé. Dans la majeure partie du film on nous fait bien comprendre qu'il est incontrôlable, et ce par tous les moyens. Sauf que quand le grand méchant est là, il devient soudainement très docile et maître de ses actes. Si on ajoute à ça la fait que Banner soit arrivé tranquillou au beau milieu du champ de bataille à moto alors que la ville est à feu et à sang, on obtient une fin envoyée un peu à la va-vite. J'ai presque envie de dire que ce n'est pas grave, tant la scène de bataille finale envoie des ballons.

J'ai souvent entendu dire que l'humour était trop présent, notamment par le biais de Tony Stark. Pourtant, contrairement à un Iron Man 2 très lourd, j'ai trouvé que l'humour ici est bien dosé, même parfois discret. J'adore les mini-blagues du genre le mec en arrière-plan qui joue à Galaga, ou Steve Rogers qui file 10 Dollars à Nick Fury.

Chris Evans [Cinéma] Avengers - la critique

Même si quelques incohérences se font sentir, Avengers est un grand film, un divertissement d'action qui fait s'envoler la saga Marvel à un haut niveau d'excellence. Maintenant j'espère que les films suivants (Iron Man 3, Captain America 2, Thor 2, et surtout Avengers 2) seront du même acabit. Une énorme réussite, un film à voir absolument. Merci M. Whedon.


9/10

[Cinéma] Cheval de guerre - la critique

[Cinéma] Cheval de guerre - la critique"- Regarde, un chevaux !
- un cheval.
- Avoue que ça ressemble vachement à un chevaux."

Albert vit et travaille à la ferme avec son père. Le jour où ce dernier ramène un cheval pour labourer son champ, Albert décide de le dresser lui-même et le nomme Joey. Mais la guerre éclate et Joey est réquisitionné par l'armée britannique. Les deux amis vont alors tout faire pour se retrouver.





Après le fabuleux Tintin, Steven Spielberg revient très vite sur nos écran avec Cheval de guerre, adapté de la pièce du même nom, elle-même adaptée d'un bouquin. Le pitch fait très "film familial", mais avec Spielberg c'est toujours plus ou moins le cas, c'est même sa patte. Cheval de guerre raconte une histoire d'amitié entre un fils de cultivateur et un cheval, et les deux heures et demie laissent présager une longue fresque.

Je sais bien que l'expression "cul-cul la praline" ne se dit plus depuis un petit moment, mais elle convient parfaitement ici. Cette avalanche de bons sentiments et de démonstrations d'amitié sincère pèsent lourd. Le manque total de charisme du personnage principal, le jeune Albert, nous envoie directement dans une atmosphère de conte de fées. On sait dès le départ que le réalisme n'a pas sa place ici et que l'histoire va sentir l'eau de rose à des kilomètres. Cette crainte est confirmée ensuite par l'humanisation extrême de Joey le cheval. Ce ne serait pas forcément gênant si le scénario n'avait pas placé ce conte de fées au beau milieu de la première guerre mondiale, il s'opère alors une distance pas tellement plaisante entre cette histoire d'amitié et son décor.

[Cinéma] Cheval de guerre - la critique

Dans le scénario, le cheval se fait réquisitionner par l'armée britannique pour la guerre. Le lieutenant (ou un autre grade je ne sais plus, vous croyez que je retiens ce genre de truc ?) qui le récupère va alors promettre à Albert d'en prendre soin. Dans nos têtes on se dit qu'évidemment ce sont des paroles en l'air, qu'un mec qui part faire la guerre n'en a rien à secouer de ramener un cheval en vie. Pourtant il y apporte une attention telle qu'il semble plus se soucier du canasson que de la guerre en elle-même. C'est bien trop en dehors des réalités. On n'est même plus dans le conte de fée, on est un peu dans la connerie. C'est un exemple parmi tant d'autres, et c'est bien dommage d'avoir insisté à ce point sur le bon sentiment.

[Cinéma] Cheval de guerre - la critique

Cheval de guerre a donc tout ce qu'il faut pour faire un mauvais film, une vieille chose qu'on montre aux enfants un dimanche après-midi et qu'on oublie très vite. Pourtant, il y a ce petit quelque chose, cette patte Spielberg qui fait qu'on se prend totalement au jeu, et j'en ai été le premier surpris.

Steven Spielberg est certainement le plus grand conteur d'histoire que le monde ai porté, car malgré toute la niaiserie de ce qu'il raconte, on est dedans du début à la fin, on vibre pour ce cheval et son maître, on prie pour qu'ils soient réunis, on a peur pour eux. Je ne saurais définir exactement ce qu'il se passe, et j'ai même envie de ne pas essayer de le savoir. Un peu comme on n'essaye pas de deviner le truc d'un magicien pour conserver le côté magique du tour, on n'essaye pas de décortiquer un Spielberg, on se laisse simplement emporter. Cet homme est le magicien du 7ème art.

[Cinéma] Cheval de guerre - la critique

C'est un film bourré de défauts, niais, improbable, édulcoré. On peut allonger la liste longtemps comme ça. Mais on tombe dans le panneau, on se faire avoir comme des bleus par le génie de son réalisateur. Bien sûr le film ne restera pas dans les annales, il ne rentre pas dans le "Top 10 Spielberg", loin de là. C'est simplement un bon film, qui aurait été une sombre bouse si un autre que lui s'en était chargé. Et rien que pour ça, je dis bravo.


7/10

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[Cinéma] My week with marilyn - la critique

[Cinéma] My week with marilyn - la critiqueGoodbye Norma Jeane.

1956, Laurence Olivier débute la réalisation du film où lui et Marilyn Monroe tiendront les premiers rôles. Cette dernière, ingérable, va se lier au jeune Colin, alors troisième assistant réalisateur. 









My week with Marylin est adapté des mémoires de Colin Clark, qui avant d'être un brillant économiste a été l'obscur troisième assistant réalisateur sur le film Le prince et la danseuse et aurait vécu une amourette avec Marilyn Monroe. C'est sur cette histoire que se base ce film, et c'est un peu maigre. L'histoire en elle-même n'est pas intéressante, c'est un fait. Une histoire d'une semaine avec trois bisous n'a pas de quoi soulever les foules. Le seule vrai intérêt réside dans le fait qu'une de ces deux personnes soit la mythique Marilyn Monroe, la plus grande star féminine de tous les temps.

C'est à la talentueuse Michelle Williams qu'incombe la lourde tâche de porter tout le film, car on ne peut pas dire que les autres rôles soient réellement développés. Colin Clark, incarné par Eddie Redmayne, est totalement transparent, bien que l'histoire soit centrée sur lui. Kenneth Branagh relève un peu le niveau des seconds rôles et apporte un peu d'animation dans cet ennui. La seule vraie bonne prestation est finalement celle de Michelle Williams qui, sans toutefois être grandiose, parvient à donner ce côté "mythique" à son personnage. Tout s'arrête quand elle entre dans la pièce, on est suspendu à ses lèvres quand elle parle, c'est une star.

Michelle Williams [Cinéma] My week with marilyn - la critique

Sans être complètement mauvais, My week with Marilyn n'est pas intéressant. On n'entre jamais dans l'histoire, et la raison en est toute simple : celle-ci n'est pas passionnante. Un jour j'ai serré la main de Daniel Auteuil, vous pensez qu'on pourrait en tirer un film ?


5/10

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[Cinéma] Cloclo - la critique

[Cinéma] Cloclo - la critiqueEn tout cas j'ai plus d'appétit qu'un barracuda.

Claude François, l'idole des jeunes puis des vieux, une carrière incroyable, une mort tragique. Revivez l'ascension fulgurante d'une des plus grandes stars françaises.









Il y a des films comme ça que l'on sent grand. Rien que le teaser et l'annonce de la durée du film (2h28) laissent présager du très bon, de plus j'adore Jérémie Renier. Sa présence et son charisme lui permettent de tout faire et surtout de captiver. Capable d'être grave dans Le gamin au vélo ou extrêmement drôle dans Philibert, du haut de ses 31 ans il est pour moi l'avenir du ciné français. C'est peu dire qu'il porte le film sur ces épaules, puisque les seconds rôles ne sont souvent que de passage dans sa vie : ses femmes ou les membres de sa famille qui restent en retrait, du moins en temps de présence à l'écran.

Beaucoup de biopics ont l'affreuse manie de vouloir raconter l'histoire dans un ordre non chronologique. Je prends pour exemple récemment J. Edgar ou La dame de fer, qui commencent par nous montrer leurs héros âgés, pour revenir progressivement sur leurs vies. Ce sont au départ des bonnes idées, mais leur réalisation laisse souvent à désirer, et on a souvent l'impression de voir un documentaire sur la vieillesse et sa déchéance. Dans un style un peu différent, La Môme racontait la vie d'Edith Piaf de manière désordonnée, avec de nombreuses allées et venues à travers les époques, pour un résultat bien moyen.

Jérémie Renier [Cinéma] Cloclo - la critique

Si je vous parle de tout cela, c'est parce que Cloclo suit une ligne purement chronologique pour une réussite totale. Les réalisateurs qui auraient peur d'ennuyer leur public en restant "bloqué" par la ligne temporelle devraient d'urgence voir le dernier Florent Emilio Siri, car c'est un petit bijou dans la construction de son récit.

On découvre comment Claude François est devenu le connard qu'il était bien aidé par l'héritage de son père, beau connard un beau connard. Il paraît que les chats ne font pas des chiens, mais des chatons, ou plutôt des chanteurs à minettes. Contrairement à moi le film ne porte aucun jugement sur l'homme ni sur sa carrière. Il se contente de montrer et c'est très bien comme ça. Siri (le réalisateur, pas l'appli iPhone) fait des allers-retours entre l'intimité de Claude François à sa carrière sous le feu des projecteurs. Plutôt que se concentrer uniquement sur a sa vie privée ou sa vie publique, il mixe le tout avec une aisance rare bien aidé il est vrai par le fait que Cloclo n'a jamais vraiment fait cette différence, à part bien sûr le traitement horrible qu'il a imposé à ses enfants.

Jérémie Renier [Cinéma] Cloclo - la critique

Alors bien sûr le film à ses points faibles, et celui qui saute le plus aux yeux est Benoît Magimel. Physiquement méconnaissable, on se demande pourquoi il a été choisit pour ce rôle tant il se force à jouer différemment de d'habitude. Il force son accent et sa gestuelle, ça se voit et ça sonne vraiment faux. Le reste du casting est impeccable, mais Magimel c'est la grosse tache d'encre au milieu. Ensuite il y a un type de scène que je n'aime pas, ce sont les scènes où l'on voit quelqu'un en train d'inventer quelque chose que tout le monde connaît. Par exemple pour reparler de La Môme, il y a ce moment où Depardieu trouve le nom "La môme Piaf". On sait déjà tous le nom qu'il va trouver, et forcément ce moment devient absurde, grotesque, presque gênant pour le spectateur tellement cela sonne faux. Si Depardieu s'en sort pas trop trop mal, c'est en général totalement ridicule mais tous les réalisateurs du monde s'acharnent à filmer ces scènes sans grande réussite. Ici il s'agit du moment où Cloclo créé Comme D'habitude, l'une de ses chansons phares : ce n'est pas crédible.  J'ai vu peu de comédiens capables de jouer l'inspiration, de jouer ce moment où un mec a une idée de génie. Alors s'il vous plaît messieurs, arrêtez de mettre ces scènes dans vos biopics.

Jérémie Renier [Cinéma] Cloclo - la critique

Cloclo est un excellent biopic et un excellent film. Siri a saisi toute la grandeur de cette histoire et réussit à nous la communiquer, grâce à un casting parfait (à un Magimel près) et une réalisation au poil, avec notamment des plans-séquences de toute beauté. C'est le film Français de ce début d'année.


8/10

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[Cinéma] La dame en noir - la critique

[Cinéma] La dame en noir - la critiquePaint it black.

Arthur Kipps est un jeune notaire sous pression. S'il veut conserver son emploi il va devoir vendre une ancienne maison perdue dans un village reculé. Mais il va découvrir que ce manoir cache un gros secret.








Il faut savoir qu'à la base je ne suis pas un grand fan de films d'horreur, c'est loin d'être mon genre favori. D'ailleurs quand mes collègues d'Il a osé m'ont demandé mon top 10 des films d'horreur pour un grand dossier, j'ai été bien embêté. Mais il me semble que mon top 3 était Les Autres / Battle Royale / L'Orphelinat (pour voir le dossier en question c'est par ici). Bref, tout ça pour dire que mon impression sur La dame en noir est loin d'être celle d'un spécialiste.


Daniel Radcliffe [Cinéma] La dame en noir - la critique

On commence de manière très classique, en posant le décor et en faisant s'abattre une pression de tous les diables sur le héros. On nous fait comprendre que sa femme est morte et qu'il ne s'en est jamais remis, que son fils le voit comme un homme triste et qu'il va perdre son job s'il ne réussit pas à vendre une vieille maison hantée perdue au fin fond de nulle part. Pour un mec qui vient de fighter Voldemort ça fait un peu beaucoup. C'est donc avec un bagage très lourd à porter qu'Arthur Kipps (Daniel Ratcliffe donc) se pointe dans ce village paumé. L'arrivée au village en elle-même est également très classique, à commencer par l'accueil très froid des habitants. Comme dans 99% des films dans ce cas, les habitants n'aiment pas les étrangers et le leur font bien savoir, la palme revenant  au mec qui tient l'hôtel, dont le rôle à la base est de recevoir les étrangers, enfin bref... Après évidemment on a droit au "taxi" qui refuse de transporter notre héros jusqu'à la maison parce qu'il en a peur, mais qui accepte quand même contre une grosse somme d'argent.

Tout cela ressemble à un condensé de tout ce qui a pu se faire dans le film de maison hantée depuis la nuit des temps. Alors les spécialistes vont dire que ce sont les "codes" du genre, mais si ces codes impliquent de refaire encore et toujours les films il serait temps de faire travailler son imagination afin de les renouveler, ces fameux codes.

Daniel Radcliffe [Cinéma] La dame en noir - la critique

La maison hantée respecte elle aussi scrupuleusement les codes, puisque chaque "phase de peur" est accompagnée de sa corde de violon, qui indique les moments où il faut commencer à flipper. Forcément quand le fameux moment arrive on était déjà préparé et on sursaute beaucoup moins, même si certains de ces effets sont réussis. En revanche l'ambiance globale est vraiment très bonne, même si le terme "bonne" n'est pas vraiment adéquat. L'ambiance y est pesante, lourde, et malgré tout on a du mal à anticiper ce qu'il pourrait arriver. Même si elle finit par peser un peu, la longueur relative de certaines scènes sert l'atmosphère, donc on pardonne.

J'ai trouvé le personnage principal un peu fade, sans expression. Mais que voulez-vous on ne s'improvise pas acteur du jour au lendemain. Les seconds rôles sont plus réussis, notamment ceux de Ciarán Hinds, et Janet McTeer.

Daniel Radcliffe [Cinéma] La dame en noir - la critique

La dame en noir est un film de maison hanté très ordinaire, mais pas raté. Une bonne ambiance générale, de beaux décors et quelques frissons mais une originalité réduite à néant. On enchaîne banalement la découverte du lieu, celle du fantôme, du pourquoi de son désarroi, puis de comment l'apaiser. Un bon style mais un manque flagrant d'idées.


5/10


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Films-Horreur : 3 / 5
Lyricis : 2 / 5
Critique Film : 3,5 / 5

[Cinéma] La dame de fer - la critique

[Cinéma] La dame de fer - la critiqueA cup of tea ?

Margaret Thatcher, ancien Premier ministre Britannique très controversé, est désormais à la retraite dans sa maison Londonienne. Qui est-elle, quels sont ses réseaux, à qui profite ce business ?









Comme souvent dans les biopics, La dame de fer commence par montrer son héroïne vieille, sénile, et à moitié folle, pour ensuite nous montrer sa vie sous forme de souvenirs. C'est du déjà vu et ça rappelle furieusement le moyen J. Edgar, pas une référence. En voulant faire original est raconter une vie de manière non-chronologique, Phyllida Lloyd a fait du grand classique. C'est dommage car on assiste toujours à la même chose, la même façon de raconter, la même prise de recul. La dame de fer n'est pas un film historique, une biographie de Margaret Thatcher, il s'attarde plutôt sur la femme, sur sa personnalité. Une approche donc un peu plus fine, qui n'essaie pas de juger la femme politique très controversée, mais de la montrer sous un autre jour.

[Cinéma] La dame de fer - la critique

Voilà, ça c'est dans l'idéal ce qu'on aurait aimé avoir, enfin ce que l'on s'attendait à avoir. Car le problème c'est qu'une bonne moitié du film s'attarde sur une Thatcher vieille discutant avec son défunt mari. Sans aller jusqu'à dire que c'est chiant, c'est simplement long et un peu répétitif. Ces scènes sont tellement importantes qu'on se demande si ce n'est pas un film sur la vieillesse ou la sénilité. Excusez-moi, mais si les maisons de retraite existent c'est pour ne pas avoir à supporter les petits vieux à longueur de temps. Pas la peine de nous en resservir en plus au ciné. Bon cette phrase est peut-être un peu méchante pour eux, les pauvres ils sont gentils. En même temps il y a bien cette petite vieille dans mon immeuble à qui je dis bonjour à chaque fois que je la croise, et qui ne me répond jamais à part par un regard plein de méfiance et de mépris. Mais là je m'égare je crois.

Ce documentaire sur la vie des personnes âgées dans leur milieu naturel s'estompe un peu dans la deuxième partie du film, où Phyllida Lloyd fait la part belle à la Thatcher Premier ministre. On voit la montée en puissance de la dame, ses prises de positions difficiles, et surtout sa façon de voir le monde, son caractère. C'est plutôt bien amené et agrémenté d'images d'archives, même si l'incrustation de ces dernières est parfois grossière, surtout lors des raccords entre la vraie Thatcher et la fausse (Meryl Streep), mais ce sont des détails.

Tout cela est donc bien sympathique, mais globalement ça ne vole pas très haut. La prestation tant louée de Meryl Streep est pour moi quelconque. Elle fait son numéro habituel de gros yeux et de tête penchée pour avoir l'air sérieuse. C'est moyen, d'autant que les seconds rôles n'ont pas tellement de place.

[Cinéma] La dame de fer - la critique

La dame de fer raconte de belle manière la vie politique de Margaret Thatcher, mais on se perd dans une description sans intérêt de sa vieillesse. Le film ne décolle vraiment jamais et la cause en est peut-être sa forme en elle-même : un biopic basé sur les souvenirs d'une vieille femme, où chaque moment est ramené à sa vision à elle. Un film qui ne marquera pas les esprits.


=""/
5/10


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[Cinéma] Chronicle - la critique

[Cinéma] Chronicle - la critiqueI believe I can fly.

Andrew était un ado timide et mal dans sa peau. Mais c'était avant qu'il découvre, avec deux amis, une grotte mystérieuse de laquelle ils ressortent avec d'incroyables pouvoirs. Ils s'en amusent jusqu'à ce que leurs petits jeux tournent mal.








Chronicle fait partie de ces films qui sont tournés par les personnages eux-mêmes, avec leur caméra perso, un peu à la manière du Projet Blair Witch ou Cloverfield plus récemment. Ce n'est pas qu'un simple gadget, cela donne une profondeur supplémentaire, une intimité plutôt intéressante dans ce cas. De plus la scène finale prend une dimension supérieure grâce à cette méthode, mais j'y reviendrai.

[Cinéma] Chronicle - la critique

Chronicle commence comme un film pour ados classique, à grand coups de clichés sur le lycée américain : la petite brute qui martyrise le héros, les cheerleaders, les fêtes... Bref on sait où on met les pieds. Mais Josh Trank a décidé de faire un film de super-héros réaliste, il s'est posé la question suivante : "Que ferait des ados en possession de super-pouvoirs ?". C'est simple, ils joueraient avec, il ferait les cons, bien avant de penser à sauver le monde. À travers ces pouvoirs et leur maîtrise se profile la métaphore complète de l'adolescence : l'émancipation, la prise de confiance en soi. Ainsi Chronicle se détache du simple film de super-héros pour être une vraie fresque du passage à l'âge adulte, de la prise de responsabilité.

Les scènes où les trois ados apprennent à dompter leurs pouvoirs sont simplement géniales, à mille lieues de celles d'autres films du même genre comme Spiderman par exemple. Ici on sent clairement l'irresponsabilité des héros, la recherche des limites. La première scène de vol est juste splendide, on sent la vitesse, l'impression de hauteur, une espèce de surpuissance qui illustre à merveille les nouvelles capacités des trois amis.

[Cinéma] Chronicle - la critique

Le film ne dure qu'à peine 1h30, mais Josh Trank parvient à nous raconter une grande histoire à la progression parfaitement dosée. La montée en compétence d'Andrew touche à son paroxysme lors de la scène finale, où l'on assiste à la naissance d'un super-vilain en même temps qu'à celle d'un super-héros. Cette scène se déroule en plein Seattle, elle est filmée par de nombreuses sources (caméra d'Andrew, téléphone et caméscopes des citadins, caméras de surveillance), et l'énorme bataille est retranscrite à tour de rôle par tout ce petit monde. C'est extrêmement dynamique et ça apporte une touche d'originalité pas désagréable.

[Cinéma] Chronicle - la critique

Chronicle est un film sur l'adolescence sur fond de super-pouvoirs. Bien loin d'un simple teen-movie ou d'un film de super-héros à grand spectacle, il nous livre une réflexion sur l'adolescence avec ce qu'il faut d'originalité et surtout une grosse dose de dynamisme. Assurément un film incontournable du moment et le meilleur film de super-héros depuis bien longtemps.


8/10


How I Met Your Blogger Awards - Le palmarès

How I Met Your Blogger Awards - Le palmarèsDes récompenses et des tweets.


Voilà les amis, les HIMYB Awards ont rendu leur verdict ! Pour savoir qui sont les grands gagnants de cette soirée, suivez le guide.















La première édition des HIMYB Awards a eu lieu vendredi dernier, et c'est avec un retard non dissimulé que je vous communique les résultats. Les voici sans plus attendre :

Le nom le vainqueur est en gras et précédé d'un chevron >

How I Met Your Blogger Awards - Le palmarèsFilm de l’année
Black Swan
> Drive
Intouchables
J’ai Rencontré le Diable
Melancholia
Shame
The Artist
The Tree of Life

Acteur de l’année
Colin Firth – Le Discours d’un Roi
Jean Dujardin – The Artist
Michael Fassbender – Shame
Omar Sy – Intouchables
Ryan Gosling – Drive

Actrice de l’année
Carey Mulligan – Shame
Jessica Chastain – The Tree of Life
Kirsten Dunst – Melancholia
Marina Foïs – Polisse
Natalie Portman – Black Swan

Réalisateur de l’année
Brad Bird – Mission : Impossible Protocole Fantôme
Darren Aronofsky – Black Swan
Lars Von Trier – Melancholiati
Nicolas Winding Refn – Drive
Terrence Malick – The Tree of Life

Film d’animation de l’année
Happy Feet 2
Le Chat Potté
Les Aventures de Tintin - le Secret de la Licorne
Rango
The Prodigies

Révélation de l’année
Brit Marling – Another Earth
David Michod – Animal Kingdom
Elle Fanning – Somewhere
Hailee Steinfeld – True Grit
Jessica Chastain – The Tree of Life

Direct-to-Video de l’année
Blood Island
Black Death
Stake Land
Super
Triangle

Le mauvais film de l’année
Dream House
Green Lantern
La Conquête
Les tribulations d’une caissière
Mon père est une femme de ménage

La scène la plus marquante de l’année
Black Swan – le ballet final
Drive – l’ascenseur
Le Discours d’un Roi – le discours du roi
Les aventures de Tintin le Secret de la Licorne – poursuiste à Bagghar
Melancholia – la fin

La BO la plus entêtante de l’année
Black Swan
Drive
Happy Feet 2
Sucker Punch
Tron l’Héritage

Le scénario de l’année
Black Swan
Drive
La Piel que Habito
Polisse
Source Code

La plus belle affiche de l’année
Black Swan
Drive
Minuit à Paris
The Artist
Tron l’Héritage

-----

Évidemment je suis un peu déçu par l'absence de Black Swan pour le film de l'année, de Tron pour la musique, mais c'est le jeu. 160 blogueurs étaient présents et 300 votants ont été enregistrés.

Pour plus d'informations vous pouvez bien sûr aller faire un tour sur le site officiel himyb.fr. Vous y trouverez les photos de la soirée ainsi qu'une sélection des meilleurs tweets du grand wall exposé pour l'occasion.


How I Met Your Blogger Awards - Le palmarès

[Cinéma] Les infidèles - la critique

[Cinéma] Les infidèles - la critiqueRépublique Dominiquaine.

Deux amis, deux hommes mariés, deux infidèles. Voici sept histoires racontant leurs aventures.










Les infidèles est ce que l'on appelle un film à sketchs, c'est-à-dire qu'il compile plusieurs petites histoires sur le même thème. En général ce type de film est de qualité assez inégale selon les sketchs, c'est ici largement le cas et la balance penche plutôt du côté du mauvais que du bon.

La bande-annonce promettait une comédie, un moment de franche rigolade, un humour peut-être un peu balourd mais fun. Mensonges ! Les infidèles n'a rien à voir avec une comédie. Sans que cela soit un mauvais point, mais le film est du coup très mal vendu. Repartons donc sur de bonnes base : ceci est un film sur l'infidélité, pas une comédie. C'est bien dommage parce que c'est horriblement chiant.

Jean Dujardin Gilles Lellouche [Cinéma] Les infidèles - la critique

On retrouve Jean Dujardin et Gilles Lellouche dans différents rôles, et chacun à tour de rôle va se trouver dans une situation d'infidélité. Le problème est que ces morceaux de vie sont terriblement longs et inintéressants. On se fait passablement chier, au point de regarder sa montre toutes les dix minutes.

Seules deux histoires échappent à ce calvaire. La première est celle réalisée par Emmanuelle Bercot et dont le nom est La Question. Des dialogues très bien écrits et surtout une vraie complicité entre Jean Dujardin et sa damoiselle Alexandra Lamy font de cette histoire un petit bijou d'une force qui contraste largement avec le reste. Le second sketch qui mérite l'attention est celui intitulé Les Infidèles Anonymes. Réalisé par Alexandre Courtès, il reprend avec humour plusieurs personnages aperçus dans le reste des histoires. C'est le seul moment du film où l'on rigole de bon coeur, avec une Sandrine Kiberlain fabuleuse, un Manu Payet complètement pervers et un Guillaume Canet à mourir de rire en petit bourgeois coincé.

Jean Dujardin Alexandra Lamy[Cinéma] Les infidèles - la critique

Deux petits moments de bonheur dans une fresque bien terne, voilà ce qu'est Les infidèles. C'est donc une grosse déception, surtout quand on s'attend à de la grosse déconnade comme la promo autour du film a pu nous en promettre. Passez votre chemin.


4/10

Pour avoir un autre avis

[Cinéma] John Carter - la critique

[Cinéma] John Carter - la critiqueÇa ne mars pas.

John Carter, chercheur d'or et ancien officier, est envoyé sur la planète Mars au milieu d'une grande guerre. Affublé de super-pouvoirs, il va vite se trouver au centre de la bataille.








La bande-annonce de John Carter ne sentait déjà pas très bon. Ça puait le gros blockbuster bien naze dans le genre du Choc des Titans. Manque de bol, le film commence un peu comme Cowboys et Envahisseurs, soit un des plus gros ratages de l'an dernier, mais là s'arrête la ressemblance.

John Carter raconte donc l'histoire d'un homme, chercheur d'or, qui va se retrouver propulsé sur Mars au beau milieu d'une guerre. Notre homme va mettre une plombe à prendre parti dans cette bataille. Enfin pas vraiment. Il va prendre parti dès le départ, à la première scène de bataille, quand il va apercevoir la princesse. Parce que oui, il y a une princesse, mais pas n'importe laquelle. Elle est donc fille d'un roi, mais aussi ninja et surtout diplômée de physique-chimie. Elle se bat toute seule contre une armée complète, et est le seul espoir de son peuple pour découvrir le secret de l'arme au laser bleu qui fait la puissance de l'ennemi. Une princesse super balèze, je vous dis.

L'engagement de John dans la guerre est la ridicule thématique d'une grosse partie du film. On sait très bien qu'il va finir par se battre pour la bonne cause, mais on nous fait tourner en bourrique. Faire lambiner le spectateur à ce point sur quelque chose qu'il sait déjà pertinemment c'est le signe d'un grand manque d'idée monsieur Andrew Stanton. De plus cette hésitation donne droit à des scènes de discussions plutôt grotesques entre la princesse-ninja et son prince charmant. Car oui, le film étant un Disney, c'est une bête histoire de prince charmant.

[Cinéma] John Carter - la critique

L'autre point qui m'a bien fait rire (de pitié) : les flashbacks qui racontent la vie de John. Ce sont les flashbacks les plus mal amenés de l'histoire, en particulier celui monté en parallèle d'un gros massacre de bestioles à 6 bras, qui se termine par une incrustation risible du John Carter "du passé" dans la bataille du présent. Cette dernière image m'a laissé dans un état entre le dépit et le WTF.

C'est long, niai, ridicule. Heureusement que l'humour, plutôt efficace, est là pour rattraper le tout et nous éviter une purge mémorable. C'est d'ailleurs le gros point fort du film, celui qui réussit presque à nous tenir en haleine. Le personnage de John Carter est plein d'autodérision, et l'espèce de gros clébard martien est bien fun.

On a également droit à de bons effets spéciaux, sans non plus casser 7 bras à un thark. La 3D est plus réussie qu'à l'accoutumée, elle n'est pas dérangeante mais continue de ne rien apporter. C'est d'ailleurs la seule chose que puisse faire la 3D : ne pas être "trop gênante". Vive la révolution.

[Cinéma] John Carter - la critique

John Carter est une belle bouse, un peu sauvée par son humour et quelques scènes de bataille pas désagréable. Mais ses 2h20 paraissent une éternité, et si le ridicule ne tue pas, il a quand même le don de gâcher un film.


2/10


Pour avoir un autre avis

Filmosphère : 3,5 / 5
Critique Film : 4,5 / 5
Cineshow : 2 / 5

How I Met Your Blogger Awards - c'est ce soir !

How I Met Your Blogger Awards - c'est ce soir ! Tonight is your night.

Oubliez les Césars, les Oscars et autres cérémonies de récompenses de secondes zones. Ce soir ce sont de vrais passionnés de cinéma qui remettront leurs récompenses.














Petit rappel, les soirées HIMYB rassemblent des blogueurs cinéma et séries de la France entière, cette édition sera la 6ème et sera un peu spéciale car elle accueillera les HIMYB Awards.

Vous trouverez un rappel des films nommés par ici, la liste d'invités par là, et un teaser ci-dessous pour patienter jusqu'au verdict de ce soir.


Vous pourrez bien évidemment suivre la cérémonie qui sera massivement livetweetée (#HIMYB6). Vous pouvez suivre le compte twitter de @himyb ou la page facebook officielle.




Tant que vous y êtes, suivez-moi aussi.



How I Met Your Blogger Awards - c'est ce soir !

[Cinéma/Livre] Le Prestige - la critique croisée

[Cinéma/Livre] Le Prestige - la critique croisée"Abracadabra".

En cette fin de XIXème siècle, deux magiciens de renom se livrent une guerre sans répit. Si au départ cette rivalité s'apparente à une saine compétition, elle va vite se révéler dangereuse.








Christopher Priest est un génie. Voilà le constat qu'il est aisé de faire après la lecture de ce petit chef-d'oeuvre de littérature moderne. Dès le départ il nous emmène dans un univers dans lequel on tombe sans s'en apercevoir. Le livre regroupe les journaux intimes de deux grands magiciens de la fin du XIXème siècle : Alfred Borden et Rupert Angier. Le premier présenté est celui de Borden, très troublant. Il commence à peu près comme ça :

Le magicien avance vers les feux de la rampe et fait directement face au public. "Regardez mes mains, elles sont vides" dit-il, les paumes bien en vues, les doigts écartés pour prouver qu'il n'a rien coincé là. (...) Enfin il en fait sortir comme par magie un éventail, une colombe, ou un lapin vivant. C'est un paradoxe, une impossibilité ! Le public, émerveillé par le mystère, éclate en applaudissement. (...) Considérez alors que je vous présente mes mains, les paumes bien visibles, les doigts écartés et que je vous dis : "Le moindre mot de ce calepin décrivant ma vie et mon travail est vrai, sincère et précis."

Le magicien cherche ici à nous présenter sa vie comme il nous présenterait un tour, en nous indiquant seulement ce qu'il a envie de nous faire connaître. C'est alors à nous, lecteur, de découvrir ce qu'il se cache derrière. Ce genre de discours est terriblement accrocheur et donne envie d'aller plus loin. Je cherche mais je ne trouve pas de roman dans lequel je sois si vite rentré, qui m'ait rendu accroc aussi tôt dans le récit. Priest, via son personnage, se sert du format papier pour tromper le lecteur. Borden, dans son journal, ne nous raconte que ce qu'il veut et surtout comme il le veut.


On se dit alors que cette histoire est impossible à porter au cinéma, que les spécificités du livre sont inadaptables pour la simple raison qu'elles dépendent du format en lui-même. Il serait nécessaire de tout réécrire et potentiellement perdre la "magie" de l'oeuvre. Mais c'est sans compter sur le génie de Christopher Nolan, j'y reviendrai. Après le journal de Borden, c'est celui d'Angier, plus classique, qui nous est proposé. Il va nous permettre de comprendre une partie des énigmes posées par Borden. Il est très intéressant d'avoir la vision des deux hommes, comment chacun voit l'autre. Ce procédé permet l'étalage de la mauvaise foi des deux ennemis, chacun nous décrivant l'autre comme un affreux jojo, si bien qu'on ne peut finalement pas choisir un camp. Après Le Monde Inverti et La Fontaine Pétrifiante, Priest confirme sa faculté à jouer avec la perception du monde et des personnes.

Comment Nolan pourrait-il s'y prendre pour adapter une telle histoire, alors qu'elle est tellement liée au papier ? Le film allait forcément perdre tout le charme du bouquin : sauf que. Sauf que les frères Nolan ont réécrit le scénario en l'ayant bien digéré avant, en changeant pas mal d'élément mais en conservant l'esprit initial, et le résultat est fabuleux.


Les éléments modifiés lors de l'adaptation sont importants dans l'histoire, mais restent minimes par rapport au concept global. La rivalité des deux magiciens est toujours au centre du récit. Le secret de Borden et l’obsession d'Angier restent présents. Christian Bale et Hugh Jackman ont vampirisé leurs rôles respectifs, en particulier le premier qui a su saisir toute la profondeur et l'ambiguïté de son personnage.

L'adaptation est tellement forte que l'on pourrait la considérer comme un complément à l'oeuvre originale. Non seulement elle retranscrit parfaitement l'esprit du livre, mais en plus elle y apporte quelque chose. C'est rare et c'est grandiose.

Depuis Le Prestige, j'ai l'impression d'avoir gagné en compréhension de la magie, que je suis capable de trouver les secrets des tours grâce aux conseils du journal de Borden. C'est bien sûr totalement faux, je ne sais toujours pas comment un magicien arrive à faire flotter sa potiche son assistante dans les airs ou comment il fait pour la couper en deux, séparer les morceaux, puis les remettre ensemble. Mais toujours est-il que j'essaye de trouver, de regarder là où il souhaite que nous ne regardions pas, dans l'espoir de voir quelque chose. Ce roman a clairement changé ma vision de la magie.


Christopher Priest, un des plus grands auteurs SF vivant, adapté par Christopher Nolan, un des tous meilleurs réalisateurs actuels, cela donne une double-oeuvre absolument exceptionnelle. Le Prestige nous propose un univers addictif, mystérieux, complexe, abracadabrantesque (Jacques, si tu nous regardes). À lire, relire, voir, et revoir.


Livre : 10/10

Film : 9/10 


Pour avoir un autre avis

Scifi-Universe (livre) : 4 /5
Fluctuat (film)
Fin de séance (film) : 2 / 4

Tous ensemble aidons les Restos du Coeur

Depuis 2008, Carrefour et Danone s'associent aux Restos du Coeur pour offrir des repas aux plus démunis. Et toi petit internaute au grand coeur, tu peux participer sans même bouger de ton fauteuil.


Tous ensemble aidons les Restos du Coeur

"Sans même bouger de son fauteuil, mais comment ?" me direz-vous. C'est simple, il suffit de faire la promotion de l'opération. Qu'on possède un blog, un compte twitter, ou un compte facebook, on peut participer. Plus il y a des personnes qui partagent, plus les partenaires (Carrefour et Danone, merci à eux) offrirons de repas, selon la règle suivante :

Tous ensemble aidons les Restos du Coeur

On récapitule :
  • 1 billet de blog : 10 repas offerts.
  • 1 dessin de blog : 15 repas offerts.
  • 1 tweet #RESTOS2012 : 1 repas offert.
  • 1 partage sur facebook : 1 repas offert.

Le partage facebook c'est par ici. Et pour tweeter, il suffit de cliquer sur ce gros bouton :


--------

Maintenant c'est à vous d'enflammer le net, en communiquant ceci par tous les moyens possibles : facebook, twitter, blog, lettre postale, ménestrel, pigeon voyageur (oh wait, on s'égare). Pour faire de cette opération une réussite et offrir un maximum de repas aux bénéficiaires, à vos claviers !

Pour plus d'infos, je vous invite à visiter le site dédié : http://www.ensemble-pour-les-restos.fr, et à regarder ce petit clip.




PS : si vous souhaitez devenir un Enfoiré de blogueur et participer en faisant un don, c'est toujours possible : 
http://enfoiresdeblogueurs.fr

[Cinéma] The descendants - la critique

[Cinéma] The descendants - la critiqueÎles était une fois.

La vie d'une famille hawaïenne se retrouve bousculée quand la mère se retrouve dans le coma à la suite d'un grave accident. Le père va alors tenter de se rapprocher de ses enfants dont il ne s'est jamais vraiment occupé.







The descendants raconte le parcours de rédemption pour une famille après la perte de l'un de ses membres (une personne, pas un bras). Le père, interprété par un Georges Clooney d'une magnifique sobriété, est au centre de l'histoire. Lui qui n'a jamais vraiment élevé ses enfants va se retrouver seuls avec eux, et va tenter de reprendre son rôle de père dans ce contexte difficile. Au départ on pense que sa fille cadette Scotty jouera un rôle important, car c'est par elle que ses lacunes de parents sont le plus visible. Mais c'est un leurre car l'importance du personnage va s'estomper, et c'est dommage car non seulement la petite était intéressante, mais cela met d'autant plus en valeur le côté "dispersé" du film.

Alexander Payne ne donne pas vraiment de fil conducteur à son film. On pense d'abord que le thème central sera le rapprochement du père et de sa petite fille, mais on a tort. Ensuite l'ado rebelle est de retour à la maison, mais ce n'est pas cela non plus. Finalement L’obsession du père à retrouver l'ancien amant de sa femme prendra le dessus, et il emmènera toute la famille avec lui, y compris un pauvre mec sortit de nulle part qui prendra part à toutes leurs histoires de famille. On sent que ce personnage n'est placé là que pour donner une touche d'humour à un thème que l'on pourrait qualifier de grave, mais qui n'est pas traité tel quel. Et c'est tant mieux.

George Clooney Shailene Woodley [Cinéma] The descendants - la critique

Le personnage dont je parle est d'ailleurs loin d'être mauvais d'ailleurs. Très bien joué par Nick Krause, il est drôle et irritant puis se découvre finalement sensible. L'ensemble du casting est du même niveau : parfait. C'est ce qui fait la force du film selon moi. Comme je le dis plus haut Clooney est excellent. Il a parfaitement saisi le rôle. Là où certains en feraient des tonnes à coup de larmes et d'émotions surjouées, lui sait rester sobre et mesuré face à l'extravagance de sa fille aînée Shailene Woodley.

Les décors et la bande-son contrastent énormément avec le reste, et cela donne un aspect tout à fait singulier. Un tel drame dans un lieu paradisiaque renforce la solitude des personnages face à cette épreuve.

George Clooney [Cinéma] The descendants - la critique

The descendants est un bon film, qui malgré son histoire un peu diffuse réussi à nous captiver. Sa grande force reste évidemment ses interprètes qui subliment chaque scène. Même s'il parle de choses difficiles, ce film est résolument optimiste. À voir.


7/10

Pour avoir un autre avis

[Cinéma] Palmarès Interblogs des films - bilan 2011

[Cinéma] Palmarès Interblogs des films - décembre 2011Publié par Écran Miroir, le Palmarès Interblogs réunit les notes de plusieurs blogs ciné.

Voici le classement bilan de l'année 2011.









64 contributeurs et 674 films notés, centralisés par Vance, retrouvez toutes les infos sur la page du Palmarès Interblogs de 2011.


Progression
Titre
Moyenne sur 5
Ecart type
Votants
1
=
4,29
0,69
32
2
=
4,27
0,58
24
3
=
4,17
0,53
26
4
+1
4,12
1,03
41
5
+5
4,04
0,68
26
6
+6
4,00
1,11
18
7
+4
3,98
0,62
7
8
+1
3,97
0,76
28
9
-1
3,96
0,64
14
10
+11
3,89
0,86
12
11
+3
3,87
0,75
39
12
-5
3,86
1,06
26
13
+2
3,85
0,71
18
14
+2
3,82
1,01
8
15
-2
3,81
0,88
25
16
+1
3,80
0,51
6
17
-11
3,79
0,57
7
18
=
3,75
0,60
27
19
=
3,74
0,84
26
20
+2
3,71
0,70
7
21
+2
3,70
0,97
5
22
+21
3,69
0,60
8
23
+1
3,69
0,82
6
24
+1
3,68
1,11
7
25
+1
3,67
0,65
14
26
+1
3,66
0,74
27
27
+1
3,66
0,63
16
28
+1
3,65
0,74
23
29
-9
3,65
0,52
7
30
+9
3,64
0,81
19

[Cinéma] Des vents contraires - la critique

[Cinéma] Des vents contraires - la critiqueMistral gagnant.

La vie de Paul s'arrête lorsque sa femme disparaît mystérieusement. Après une période de recherche, il décide de tenter de refaire sa vie en sa rapprochant de sa famille et de sa région d'enfance.








Des vents contraires est un film qui commence mal. Pas forcément pour les héros, mais pour nous. C'est long, lent, faiblard. J'ai eu peur que le film soit centré sur la relation père-enfants avec des enfants aussi amorphes que ceux-ci. Mais heureusement cela évolue vite.

Le film raconte la reconstruction d'un homme après un drame, la reconstruction de sa vie de famille et celle de ses enfants. Là où Jalil Lespert est fort, c'est qu'avec seulement quelques plans il arrive à nous faire comprendre toute l'intensité de la relation entre cet homme et sa femme, bien aidé par le talent d'Audrey Tautou. On ne la voit que quelques minutes dans tout le film, mais ces quelques minutes nous font ressentir tout le vide laissé derrière elle. On comprend alors la situation à laquelle Paul doit faire face.

Benoît Magimel [Cinéma] Des vents contraires - la critique

Il s'agit ici d'un parcours initiatique. Si les différents évènements que vont vivre Benoît Magimel et sa famille n'ont que peu de rapport avec le thème principal, ils vont servir à (re)construire le personnage. C'est un peu confus, mais on se sent touché par cette histoire. Les enfants amorphes que je cite plus haut se révèlent finalement très important car ce sont par eux que l'on ressent l'émotion finale.

J'ai bien aimé le rôle d'Isabelle Carré, complètement à contre-emploi dans ce personnage de flic. Mais globalement, tous les personnages secondaires sont là de l'ampleur au rôle principal et le font très bien, qu'il s'agisse de l'excellent Bouli Lanners, du très bon Antoine Duléry ou de la surprise Ramzy Bedia.

Isabelle Carré [Cinéma] Des vents contraires - la critique

Des vents contraires est un bon film, mais qui ne restera pas inoubliable. La qualité de la distribution en fait un drame efficace et touchant. Dommage qu'il se perde parfois dans ces petites histoires "à côté" et délaisse son thème principal pourtant très fort.


7/10


Pour avoir un autre avis

La Bonne Humeur du Lundi Matin - Cubed

La Bonne Humeur du Lundi Matin
Tous les lundis matins, 10 heures, découvrez la bonne humeur de la semaine. 

Parce que le lundi matin c'est le début de la semaine de travail, on traîne des pieds, il fait gris dans nos têtes. 

Voici un peu d'humeur et de fraîcheur afin de bien commencer la semaine.

Cette semaine : Cubed.




Cette semaine je vous propose de vous dégourdir les doigts avec un petit jeu entièrement réalisé en HTML5. Vous prenez le contrôle d'une balle et allez devoir la faire naviguer entre les obstacles gvec les flèches de votre clavier. Différents pouvoirs sont à votre disposition pour vous aider, en attrapant des petits carrés de couleurs sur votre parcours. C'est très simple et ça détend, vous pourrez même partager vos scores.

Pour jouer : http://rappdaniel.com/experiment/cubed
D'autres expériences du même auteur : http://rappdaniel.com


Bonne semaine à tous.

La Bonne Humeur du Lundi Matin - Cubed

[Cinéma] J. Edgar - la critique

[Cinéma] J. Edgar - la critiqueFausse Bonne Idée.

John Edgar Hoover est le premier directeur du FBI, il l'a façonné et y a laissé son empreinte indélébile. Regard sur un des hommes les plus puissants des États-Unis. 








Clint Eastwood est, selon les dires, en perte de vitesse. Je n'ai pas vu Au-delà mais l'infâme Invictus me fait suivre cette idée. Il a choisi de faire un film sur le directeur historique du FBI, John Edgar Hoover. Pratique car pas besoin d'imaginer une histoire, donc moins de risque de se planter. À ses côtés nous retrouvons Leonardo DiCaprio. Les premiers échos du film ne peuvent s'empêcher d'associer les mots-clés "DiCaprio" et "Oscars", comme si ce film n'était qu'un prétexte à l'acteur pour décrocher l'inutile statuette. Quelque part je trouverai ça malsain qu'un acteur choisisse des rôles selon s'ils ont une chance de lui rapporter la récompense. C'est le même principe que de bien travailler à l'école dans le but d'avoir des bonnes notes, alors qu'en principe c'est pour s'instruire (mais ça fait bien longtemps que l'école ne sert plus à ça).

John Edgar Hoover est un personnage emblématique des USA du XXème siècle, c'est pratiquement lui qui a inventé le FBI tel qu'il est aujourd'hui (oui, c'est sa faute pour Megaupload) et est à l'origine de plusieurs lois. Comme beaucoup trop de films, J. Edgar commence par la fin. On nous présente l'homme vieux, proche de la retraite, faisant rédiger ses mémoires. La rythmique du début est assez intéressante, avec des flashbacks bien ficelés. Mais finalement cela s’essouffle quand ceux-ci deviennent moins nombreux. La grosse deuxième partie du film se focalise sur Hoover vieux et c'est à se moment-là que le récit devient pénible et qu'on en vient à regarder sa montre un peu trop souvent.

Leonardo DiCaprio Naomi Watts [Cinéma] J. Edgar - la critique

Comme l'indique le titre du film, Clint Eastwood a centré le récit sur l'homme et non sur sa carrière. Cela est en plus accentué par le fait d'utiliser seulement son prénom dans le titre et pas son nom complet. Dès le départ on sait qu'on plonge dans l'intimité du personnage. Après coup je me demande si c'était un bon choix, car les passages les plus réussis, du moins les plus intéressants à suivre, sont ceux sur la genèse du FBI. Clint tente la psychanalyse à 2 dollars de notre homme, de ses obsessions, de son homosexualité ultra-refoulée. Mais c'est mal amené, trop lourd. On sent que le roi du western essaye de faire grand, de rendre cette histoire le côté historique qu'elle mérite. Mais à force il a rendu son film trop solennel et empâté.

Alors Oscar ou pas pour Léo ? Ce rôle pue évidemment la récompense à cent lieues. Jouer un personnage historique, à travers les âges, tout en bouffant 90% des dialogues du film, c'est typiquement le genre de truc que ces autistes d'académiciens aiment. Ça aurait pu le faire si la médiocrité du film en lui-même ne s'en était pas mêlée. Comme d'habitude DiCaprio joue bien, très bien. Son maquillage "de vieux" est un peu limite mais son jeu le fait oublier. En revanche rien à faire pour le déguisement de son collègue Armie Hammer, ça ressemble à un très épais masque en plastique. C'est tellement ridicule qu'on en rigole.

Leonardo DiCaprio [Cinéma] J. Edgar - la critique

J. Edgar part très bien mais s'essouffle doucement. Une impression de gâchis et surtout une grosse déception sont les sentiments qui m'assaillent après ce film. Clint Eastwood chercher à analyser un homme de pouvoir mais reste beaucoup trop en surface pour que cela devienne intéressant. L'histoire avait pourtant un grand potentiel.


5/10


How I Met Your Blogger Awards - les nominations

Blogueurs, à vos votes !


How I Met Your Blogger, c'est la fameuse soirée de rassemblement des blogueurs ciné dont le nom a inspiré la célèbre série How I Met Your Mother. Ou est-ce l'inverse? Je ne sais plus.


Cette année, HIMYB organise une grande cérémonie de récompenses dédiée au cinéma de 2011. Et devinez qui va voter ? C'est vous.









How I Met Your Blogger rassemble depuis déjà 5 éditions des blogueurs ciné, mais également des journalistes et des professionnels du cinéma. Cette soirée est organisée par des blogueurs eux-mêmes.

Pour sa 6ème édition, HIMYB organise un grand vote dont les blogueurs sont les héros. Les HIMYB Awards sont nés. Un jury de spécialistes vous a concocté une liste de films nommés dans chaques catégories ci-dessous, dont voici la liste :


Film de l’année
Black Swan
Drive
Intouchables
J’ai Rencontré le Diable
Melancholia
Shame
The Artist
The Tree of Life

Acteur de l’année
Colin Firth – Le Discours d’un Roi
Jean Dujardin – The Artist
Michael Fassbender – Shame
Omar Sy – Intouchables
Ryan Gosling – Drive

Actrice de l’année
Carey Mulligan – Shame
Jessica Chastain – The Tree of Life
Kirsten Dunst – Melancholia
Marina Foïs – Polisse
Natalie Portman – Black Swan

Réalisateur de l’année
Brad Bird – Mission : Impossible Protocole Fantôme
Darren Aronofsky – Black Swan
Lars Von Trier – Melancholia
Nicolas Winding Refn – Drive
Terrence Malick – The Tree of Life

Film d’animation de l’année
Happy Feet 2
Le Chat Potté
Les Aventures de Tintin – le Secret de la Licorne
Rango
The Prodigies

Révélation de l’année
Brit Marling – Another Earth
David Michod – Animal Kingdom
Elle Fanning – Somewhere
Hailee Steinfeld – True Grit
Jessica Chastain – The Tree of Life

Direct-to-Video de l’année
Blood Island
Black Death
Stake Land
Super
Triangle

Le mauvais film de l’année
Dream House
Green Lantern
La Conquête
Les tribulations d’une caissière
Mon père est une femme de ménage

La scène la plus marquante de l’année
Black Swan – le ballet final
Drive – l’ascenseur
Le Discours d’un Roi – le discours du roi
Les aventures de Tintin le Secret de la Licorne – poursuite à Bagghar
Melancholia – la fin

La BO la plus entêtante de l’année
Black Swan
Drive
Happy Feet 2
Sucker Punch
Tron l’Héritage

Le scénario de l’année
Black Swan
Drive
La Piel que Habito
Polisse
Source Code

La plus belle affiche de l’année
Black Swan
Drive
Minuit à Paris
The Artist
Tron l’Héritage



Retrouvez sur le blog mon Bilan Ciné 2011, ainsi que quelques critiques des films en compétition :




Les votes sont ouvert depuis le 16 janvier 2011, la soirée de remise des prix se déroulera quand à elle le 2 mars 2011. Vous pouvez participer dès l'instant où vous possédez un blog qui parle ciné.

Pour suivre toute l'actu des HIMYB Awards, vous pouvez liker la page facebook, suivre le compte twitter @himyb ou le hashtag #himyb6.




Pour toutes infos complémentaires, visitez le site officiel : http://www.himyb.fr

[Cinéma] La délicatesse - la critique

[Cinéma] La délicatesse - la critiqueUn krisprolls ?

Nathalie était heureuse. Mais depuis la mort de son mari elle n'a plus goût à la vie. Apparaît alors dans sa vie Markus, collègue pas franchement séduisant mais qui va peu à peu lui redonner le sourire.








C'est avec un relatif retard que j'écris cette critique sur La délicatesse, le film datant de l'année dernière (mais j'ai une vie aussi faut pas déconner). Il y a plusieurs raisons qui me donnaient furieusement envie d'aller le voir, la première étant la musique d'Émilie Simon. Cette artiste à qui je voue un culte quasi infini ne peut que sublimer une histoire qui à la base me semblait déjà très bonne. Ensuite il y a François Damiens. J'aime ce mec, il a un potentiel comique énorme et il s'en sert bien. Évidemment savoir qu'il va interpréter ce type de personnage surprend un peu au début, mais on sait d'après le théorème de Pythagore que sous la plupart des grand rigolos on trouve une personnalité très sensible, alors ce rôle semble tout naturel.

La délicatesse porte magnifiquement bien son nom. Il se dégage de ce film un univers, une ambiance douce et délicate. À l'instar de Nathalie, on va peu à peu tomber sous le charme de Markus après l'avoir trouvé quelconque au départ. Cela est dû au grand talent de François Damiens, qui n'en finit pas d'être bon partout où il passe. Son humour et l'improbabilité totale de son couple avec Audrey Tautou font de cette comédie romantique une vraie réussite et un bon bol d'air frais.

François Damiens [Cinéma] La délicatesse - la critique

Le film des frères Foenkinos tire son épingle du jeu car il commence par raconter un drame. L'héroïne va perdre l'amour de sa vie et le reste du film raconte sa reconstruction. En cela La délicatesse se détache des comédies romantiques classiques, et l'originalité ça paye. Alors oui, il y a quelques ratés, certains dialogues sont un peu lourds et le rythme laisse parfois à désirer. Mais j'ai presque envie de dire qu'on s'en tape tellement l'ambiance globale est bonne. Une comédie romantique doit parler à notre coeur et pas à notre raison. La délicatesse touche ce dernier au plus profond et nous attendrit.

Le choix des Foenkinos brothers pour la bande-son s'avère payant. Leur choix était arrêté sur Émilie Simon bien avant qu'elle rejoigne ce projet, ils savaient ce qu'ils voulaient et surtout quel type de musique pourrait correspondre à leur film. Ces morceaux, écrits avant le début du film, collent parfaitement puisque le thème est le même. La chanteuse signe ici quelques-unes de ses plus belles mélodies (à écouter sur Deezer ou Spotify)

Audrey Tautou François Damiens [Cinéma] La délicatesse - la critique

La délicatesse est une excellente comédie romantique. Son couple atypique pique d'abord notre curiosité avant de nous faire littéralement fondre. Mention à François Damiens qui confirme tout le bien qu'on pensait de lui, et à Émilie Simon qui ne cesse de nous surprendre.


8/10


Pour avoir un autre avis

La Bonne Humeur du Lundi Matin - Supercalifragilisticexpialidocious

La Bonne Humeur du Lundi Matin
Tous les lundis matins, 9 heures, découvrez la bonne humeur de la semaine. 

Parce que le lundi matin c'est le début de la semaine de travail, on traîne des pieds, il fait gris dans nos têtes. 

Voici un peu d'humeur et de fraîcheur afin de bien commencer la semaine.

Cette semaine : Supercalifragilisticexpialidocious.





Si vous aussi vous considérez que Mary Poppins est un énorme trip de drogués, alors vous ne resterez pas insensible à cette reprise du fameux Supercalifragilisticexpialidocious par Brookers il y a fort fort longtemps.


Bonne semaine à tous.



[Cinéma] Hugo Cabret - la critique

[Cinéma] Hugo Carbet - la critiqueMéliès moi tranquille.

Dans le Paris des années 1930, Hugo Cabret est un jeune orphelin vivant à l'intérieur d'une gare, remontant les horloges. Sa passion est de réparer les objets, et surtout un vieil automate que lui avait offert son père.







Hugo Cabret commence avec un pseudo plan séquence dans lequel on commence par avoir une vision globale de Paris, puis on zoome sur une gare, on longe les quais à une allure folle, et on finit par apercevoir le visage du héros à travers les chiffres d'une horloge. Ce plan nous plonge d'emblée dans l'horrible univers esthétique qui va nous pourrir le film pendant plus de deux heures. C'est une question de goût, c'est totalement subjectif, mais je trouve ça à vomir. Trop de couleurs, de fumée, c'est caricatural à l'extrême, et surtout la 3D est vraiment dégueulasse.

Mais la 3D est un sujet controversé sur ce film, du moins pour moi. En effet, j'ai beaucoup entendu dire que la 3D d'Hugo Cabret était nickel et vraiment bien foutue. Moi ce que j'en ai vu c'est un flou général, un mal de crâne, les contours des objets en double quand ils sont en gros plan, et une constante impression de "faux" partout. De là ma question : est-ce dû au projectionniste, à l'équipement de la salle, où à ma vue défaillante ? Si c'est la faute du projectionniste, moi je peux vous le projectionner votre film si vous voulez. Ben oui parce que moi je voulais faire du cinéma alors mon père il voulait que je sois acteur, mais moi je voulais être projectionniste parce que moi je suis pas vraiment acteur ("aaaah"). En revanche si c'est de la faute des équipements de la salle, je trouve un peu pas très gentil de nous faire payer 2€ en plus en plus pour une salle mal équipée. Mais la vraie question c'est de savoir si, comme moi on a la malchance d'avoir une forte myopie, on n'est pas désavantagé face à la 3D ? Je porte mes lunettes 3D par-dessus mes lunettes de vue, mais peut-être qu'avoir ce genre de problème de vue empêche de bien voir le relief au cinéma. Si c'est le cas, cela expliquerait mon aversion pour ce procédé, mais ça doit aussi toucher pas mal de monde. Il faudrait se pencher sur le problème messieurs du cinéma. Ou alors la 3D de ce film est merdique, c'est une possibilité.

Cette 3D omniprésente et donc franchement horrible contribue au malaise visuel. Mais s'il est impossible de dire dans quelles proportions, je doute fortement que le seul relief soit la cause de la laideur du film. Le problème est que Scorsese s'appuie trop sur le visuel aux dépens de tout le reste. Et quand comme moi on n'accroche pas visuellement, on est complètement en dehors de l'histoire.

Asa Butterfield [Cinéma] Hugo Carbet - la critique

Martine Scorsese (il fait un film que se passe en France, je francise son prénom) a donc décidé de faire un film pour enfants. Comme c'est son premier et qu'il ne savait pas trop comment s'y prendre, il a consulté "Les films pour enfants pour les nuls". Dedans on explique que pour que ces saletés de mioches comprennent quelque chose, il faut des personnages parfaitement identifiables et très caricaturaux. C'est chose faite avec les deux enfants (Hugo et Isabella) et surtout cette espèce de gendarme très irritant. Les personnages ainsi que toute l'histoire sont pensés un peu comme si les enfants n'étaient capables d'apprécier aucune nuance, qu'ils ne voyaient que tout noir ou tout blanc. Il faut des méchants très méchants, des gentils très gentils, des tristes très tristes et des rigolos très rigolos. Il en résulte un récit très convenu, très plat et sans aucune surprise. Même si parfois on essaye de nous faire des faux suspenses ridicules comme "Va-t-elle bien vouloir lui prêter sa clé ?", on s'ennuie.

Il faut rajouter à cela qu'Asa Butterfield, le gamin qui joue Hugo, est plutôt mauvais. Certes l'infâme VF ne l'aide pas, mais je me souviendrai longtemps de cette gestuelle improbable quand il croit ne pas avoir réussi à réparer l'automate. C'est tellement drôle de le voir surjouer la colère à ce point. Martine a dû lui dire "Il faut vraiment que tu aies l'air très très énervé, tape du poing sur la table et rumine dans ta barbe pour être plus crédible".

Ben Kingsley Asa Butterfield Chloë Moretz [Cinéma] Hugo Carbet - la critique

On commence à rentrer un peu dans l'histoire au bout d'une heure, quand Georges Méliès arrive sur le tapis. Avant cela c'est une simple histoire d'orphelin du niveau d'un téléfilm M6, les effets spéciaux en plus. Ensuite on passe donc à un documentaire sur Méliès, ni plus ni moins. C'est sympathique mais on se demande ce que ça vient faire là.

Pour passer le temps, j'ai tenté de découvrir dans quelle gare parisienne se situe l'histoire. Le 1er plan fait penser à la gare Montparnasse à cause de sa relative proximité avec la Tour Eiffel, seulement on sait que les Américains aiment bien jouer avec la localisation des monuments de Paris. Pour eux, tous les appartements de Paris ont vue sur la Tour Eiffel, évidemment. Deuxième indice en faveur de Montparnasse : le rêve avec le train, qui s'inspire fortement d'un accident ayant eu lieu dans cette gare en 1895 (voir image ci-dessous).

Accident train gare montparnasse 1895 [Cinéma] Hugo Carbet - la critique
Voilà ce qui arrive quand tout le monde ne fait pas grève en même temps

Et enfin 3ème indice et pas des moindres, bien que je ne l'ai appris qu'après le film : Méliès aurait effectivement tenu une boutique dans la gare Montparnasse. Sauf que (retournement de situation de fou) la tour de l'horloge dans laquelle vit Hugo est exactement la même que celle de la Gare de Lyon, celle de Montparnasse ne possédant pas de tour de ce genre. Or il semble également que le film s'inspire beaucoup de la gare du Nord par certains aspects. On peut donc dire que la gare où vit Hugo est fictive, ou plutôt un mélange de plusieurs gares. Ça se voit que je me suis fait chier pendant le film ou pas ?


Hugo Cabret est donc un énorme ratage. Même en 2D et en VO, c'est à dire en excluant la 3D pourrie et une grande partie des mauvais jeux d'acteurs, le film n'aurait été qu'une histoire pour enfants bas de gamme suivit d'un documentaire sur Méliès. Pourtant, Scorsese est un mec qui a fait deux ou trois bons films dans sa carrière quand même, des films qui avaient de la gueule. Pourquoi pondre ce truc ? Je suis très désappointé. Hugo Cabret a largement sa place dans la liste des plus mauvais films de 2011. Heureusement, on l'oubliera vite.


2/10


[Cinéma] Palmarès Interblogs des films - décembre 2011

[Cinéma] Palmarès Interblogs des films - décembre 2011
Publié par Écran Miroir, le Palmarès Interblogs réunit les notes de plusieurs blogs ciné.

Voici le classement du mois de décembre 2011, en attendant le récapitulatif global de l'année passée.








64 contributeurs et 674 films notés, centralisés par Vance, retrouvez toutes les infos sur la page du Palmarès Interblogs de décembre 2011.


Drive Ryan Golsing [Cinéma] Palmarès Interblogs des films - décembre 2011
De la plus haute marche du classement, il regarde l'horizon, serein



Progression Titre Moyenne sur 5 Écart type Votants
1 = Drive 4,32 0,67 29
2 = Une séparation 4,30 0,60 22
3 +1 the Artist 4,17 0,53 26
4  E Donoma 4,13 0,63 4
5 = Black Swan 4,11 1,03 41
6 E Malveillance 4,10 0,22 5
7 -4 la Guerre est déclarée 4,01 1,03 23
8 E Shame 4,00 0,68 12
9 -3 les Aventures de Tintin : le Secret de la Licorne 3,99 0,76 26
10 -3 Incendies 3,98 0,67 24
11 -3 Boxing Gym 3,97 0,62 7
12 -2 J'ai rencontré le diable 3,94 1,11 17
13 E Hugo Cabret 3,93 0,52 15
14 -3 le Discours d'un roi 3,86 0,75 39
15 -3 Tomboy 3,85 0,71 18
16 -2 l'Etrangère 3,81 1,01 8
17 -1 Submarine 3,79 0,51 6
18 -5 X-Men : le commencement 3,78 0,61 25
19 -2 Arrietty : le petit monde des charpardeurs 3,77 0,85 25
20 -2 Toutes nos envies 3,75 0,48 6
21 -2 l'Ordre & la Morale 3,74 0,86 10
22 -1 Hara-Kiri,  mort d'un samouraï 3,71 0,70 7
23 -1 Blackthorn 3,70 0,97 5
24 = Another Earth 3,68 0,82 6
25 = Slice 3,68 1,11 7
26 -11 l'Exercice de l'Etat 3,67 0,65 14
27 -1 Minuit à Paris 3,66 0,74 27
28 -8 Habemus Papam 3,66 0,63 16
29 -2 La piel que habito 3,65 0,78 21
30 -2 la Planète des singes : les origines 3,64 0,70 27