Changez vos flux RSS, je déménage. La raison principale étant que Free, c’est pas si terrible que ça comme hébergeur. Enfin si, c’est gratuit, on a des bases de données avec, tout ça, mais dernièrement ce qui m’a le plus gêné c’est l’impossibilité de télécharger par FTP (pour les non-informaticiens : c’est tout pourri, ça rend les sauvegardes beaucoup plus difficiles à faire). Et comme l’abonnement chez Free a été résilié, j’ai peur que l’espace de stockage soit supprimé sans prévenir.
Donc mon ami angenoir m’a prêté un bout de son serveur, avec un nom de domaine qui est mieux que mon ancienne adresse (monftpamwa, c’est quand même pas génial — mais peut-être pas pire que l’adresse Gmail que je me traîne depuis 2005. Si j’avais su qu’elle me servirait autant…).
En bonus : des liens intéressants que je trouve (enfin je dois en ajouter trois par semaine).
Comme il y a deux ans, j’ai passé le Nouvel An à une rencontre d’espéranto en Pologne. Dernièrement je parle surtout d’espéranto ici. Je pourrais raconter d’autres choses, mais des blogs qui parlent d’informatique, il y en a des millions. Au moins ça a le mérite de sortir de l’ordinaire, et ça ne m’intéresse pas spécialement d’être lu par des milliers de personnes (je ris à chaque fois que je lis l’expression « blogueur influent »).
Bref, ladite rencontre a eu lieu à Gdańsk, sixième ville du pays, au bord de la mer Baltique. J’y suis de nouveau allé en train, comme l’année dernière et il y a deux ans (à force je commence à connaître les trains allemands). Gdańsk est une ville assez jolie, contrairement à d’autres coins de la Pologne que j’ai vus pendant le trajet (n’allez pas à Krzyż Wielkopolski, c’est très moche). Je regrette de ne pas être allé voir la mer.
Je commence à m’habituer à ces rencontres : des gens de toute l’Europe, des concerts, des excursions, des conférences diverses, des expériences insolites (j’ai passé la nuit dans un squat douteux à Strasbourg, je me suis promené à Francfort-sur-l’Oder et j’ai traversé la frontière polonaise à trois heures du matin)… Mais je ne m’en suis pas encore lassé.

Eh oui, on peut jouer au Scrabble en espéranto. La flexibilité de l’espéranto permet de construire des mots dont l’emploi réel est douteux (d’ailleurs je ne suis pas convaincu par l’un des mots figurant sur cette photo).
L’un des événements les plus inhabituels de cette semaine a été une rencontre avec Lech Wałęsa, président de la Pologne de 1990 à 1995 et lauréat du prix Nobel de la paix en 1983. Pendant une heure, il nous a fait un discours et certains ont pu poser des questions (l’un des organisateurs interprétait entre le polonais et l’espéranto).
En résumé, c’était bien.
Ce blog est en train de mourir peu à peu, si tant est qu’il ait été un jour vivant. Mon dernier article date d’il y a trois mois, tout comme le dernier commentaire (en excluant le spam bien entendu). Pourtant, j’ai fait plein de choses intéressantes, cet été. Je vais donc les résumer pour les trois personnes qui doivent me lire.
J’étais donc en Slovaquie pour un stage, et j’ai passé une semaine en Ukraine. Deux jours après mon retour à Partizánske (la ville slovaque où je faisais mon stage), je suis reparti en Hongrie, pour rendre visite quelques jours à une amie espérantiste près de Győr (une ville du nord-ouest de la Hongrie, donc assez proche de là où j’étais). Je crois d’ailleurs m’être fait entuber dans le car entre Bratislava et Győr, parce qu’il était beaucoup plus cher que les autres cars en Slovaquie, et qu’il ne m’a pas déposé à la gare routière de Győr comme je m’y attendais, mais dans une station-service avant la ville. (Je m’en suis sorti en partageant un taxi avec deux autres passagers aussi perdus que moi, on a dû se comprendre en allemand.)
J’ai donc visité la région : Győr, l’abbaye de Pannonhalma et le palais de la famille Esterházy (ça ressemble à Versailles en plus petit). Ce qui était aussi intéressant, c’est que la famille qui m’a hébergé parle espéranto : c’est la langue maternelle des deux enfants. Bien sûr, ils parlent aussi hongrois (plus souvent qu’espéranto d’ailleurs), mais comme j’étais là ils ont parlé espéranto plus souvent pour que je comprenne.
À la fin de la semaine, je suis allé directement à une rencontre d’espéranto (encore une), un peu différente des autres : Somera Esperanto-studado, soit « cours d’espéranto d’été ». Vu que c’est organisé par l’association chez qui je travaillais, j’ai dû y participer pour aider. C’était en Slovaquie, à Nitra. Dans le bus entre Bratislava et Nitra (qui était bondé), j’étais à côté d’un espérantiste qui allait à la même rencontre, et aucun de nous ne le savait. Il m’a même demandé en sortant si je savais où était le bus nº 2 et j’ai répondu que je ne savais pas — tout ça en slovaque. On a été assez surpris en se retrouvant après.
Cette rencontre n’était pas tout à fait comme celles auxquelles j’avais participé : moins de jeunes, moins de gens que je connaissais, plus de débutants. Et j’ai dû trimballer des photocopies et des vidéoprojecteurs. Il y avait des cours le matin, des conférences et des excursions l’après-midi et des concerts le soir. Et plusieurs dégustations de vin — une activité apparemment appréciée pendant les rencontres d’espéranto, et j’ai du mal à comprendre parce que je les trouve tous aussi dégueu les uns que les autres.

Des bisons européens dans un bled qui s’appelle Topoľčianky
Après cette semaine-là, je suis revenu à Partizánske pour travailler (c’était ça le but du séjour, à la base). J’ai donc touché à plusieurs projets : j’ai notamment fini la traduction en français de Slovake.eu, site pour apprendre le slovaque et s’informer sur la Slovaquie. Je traduisais quand je pouvais à partir de l’original slovaque (en m’aidant au besoin de la traduction déjà faite en espéranto ou anglais), ce qui m’a beaucoup aidé à apprendre la langue. J’ai aussi commencé un nouveau projet de site Internet en espéranto : un site de recettes végétariennes (ce qui aurait sûrement du succès en Espérantie). Malheureusement depuis mon départ de Slovaquie je n’y ai pas touché et mes anciens collègues ne m’ont pas demandé le code pour que quelqu’un le continue. C’est dommage, j’espère que le projet n’est pas mort, parce que c’est intéressant et je suis plutôt content des résultats que j’ai réussi à atteindre.
Et puis la troisième semaine d’août, je suis allé à une troisième rencontre d’espéranto. Pourquoi pas ? J’avais le temps et l’argent (ça revient beaucoup moins cher quand le trajet coûte une dizaine d’euros et qu’il n’y a pas besoin de prendre l’avion). C’était en Hongrie, dans un village qui s’appelle Búbánatvölgy (il paraît que ça veut dire « la vallée du malheur »), à côté d’Esztergom — une ville au bord du Danube et reliée à la Slovaquie par un pont.
De Partizánske, à vol d’oiseau, ça faisait 100 km mais le trajet m’a pris plus de six heures. Les trains slovaques ne sont pas chers, mais ils sont lents. J’ai dû changer une fois pour aller à Štúrovo, la ville slovaque en face d’Esztergom. Je me suis retrouvé assez perdu quand le bus que j’avais l’intention de prendre n’est pas arrivé. J’ai fini par demander au guichet de la gare comment faire pour y aller, on m’a conseillé le taxi (j’étais plutôt content d’arriver à expliquer mon problème et à comprendre ce qu’on me racontait en slovaque). À ce moment-là deux espérantistes tchèques ont débarqué d’un train et nous avons pris un bus pour le centre-ville de Štúrovo et nous avons traversé le pont et la frontière à pied.
Esztergom est une très jolie ville, avec une belle cathédrale au sommet d’une colline d’où on voit bien le Danube (le côté hongrois est d’ailleurs plus beau que le côté slovaque).

Une partie de la vue qu’on a du haut de la cathédrale
Cette rencontre était, elle aussi, différente de celles auxquelles j’avais participé avant. Il y avait moins de monde, l’ambiance était plus familiale, quoi que ça puisse vouloir dire. J’ai aussi eu des cours de hongrois, et les Hongrois étaient impressionnés par mon accent (même si je sais juste répéter des phrases et je ne connais que peu de mots). Ça doit venir du fait que j’arrive à prononcer tous les sons hongrois sans beaucoup de difficultés et que je pense savoir imiter la mélodie assez particulière des phrases hongroises.
Bref, après ce séjour, je suis rentré à Partizánske pour les deux dernières semaines où il n’y a pas eu grand-chose de particulier. Et puis à la fin des douze semaines de mon stage, je suis rentré en France, où j’ai enfin pu parler normalement en français (et pleurer en voyant le prix des transports en commun). En somme, ça a été un très bon été. Je ne pouvais pas espérer mieux pour ma mission à l’étranger, obligatoire pour l’école. D’un point de vue professionnel, certes, ce n’était peut-être pas extraordinaire (j’ai quand même appris des trucs en développement web), mais le but du stage à l’étranger est surtout de savoir s’adapter à un nouvel environnement et à connaître une autre culture, et de ce côté-là j’ai été servi. J’ai passé plusieurs semaines d’affilée sans voir personne qui comprenne le français, j’ai rencontré plein de gens de divers pays, j’ai appris une nouvelle langue — à un niveau certes assez basique, mais c’est plus enrichissant que pour mes camarades qui ont fait leur stage à l’étranger au Viêt Nam ou en Thaïlande et qui, au bout de deux mois, ne savaient dire que « bonjour », « riz » et « poulet » dans la langue locale. Et puis je me suis habitué à quelques éléments de la culture locale (même si j’ai souvent déjeuné au restaurant chinois…) — où est-ce que je peux trouver du Kofola en France ? Et il faudrait que j’essaie un jour de faire des šúľance au pavot…
Pendant ces trois mois, j’ai presque oublié à quel point c’est extraordinaire d’avoir des contacts avec des gens de plein de pays, de parler à un Hongrois ou un Russe sans avoir l’impression que c’est un étranger. Pendant une bonne partie de mon stage, dans le bureau où je travaillais nous étions cinq d’autant de pays différents, avec cinq langues maternelles différentes (bon, quatre et demie, il y avait un Tchèque et un Slovaque), on se comprenait sans problème et ça nous paraissait à tous parfaitement normal (je ne suis pas sûr qu’à Partizánske ils aient l’habitude de voir autant d’étrangers d’un seul coup).
Ceux qui disent « L’espéranto, personne le parle et ça sert à rien » n’imaginent pas à quel point ils se trompent. Quand je me suis dit il y a presque cinq ans « Tiens, si j’apprenais l’espéranto ? », j’étais très loin de me douter où ça me conduirait. Et je suis certain que mes aventures sont loin d’être terminées.
Je n’ai pas raconté la suite de mes aventures en Slovaquie, mais en résumé : je suis maintenant à Partizánske et j’ai deux collègues de stage (un Tchèque et un Espagnol).
Je viens de rentrer d’une rencontre d’espéranto (IJK) en Ukraine, à Kiev. J’y suis allé en train avec d’autres espérantistes qui ont organisé une caravane qui passait par Bratislava.
Je n’ai pas envie de faire un résumé détaillé, alors voici quelques anecdotes en vrac.

La monastère Saint-Michel-au-Dôme-d’Or
Tiens, sinon, ça fait dix jours que je suis en Slovaquie.
Mon école impose que tous les étudiants fassent un stage à l’étranger (au moins huit semaines, ou quatre si c’est une mission humanitaire). Et je fais le mien en Slovaquie pendant douze semaines (c’est la durée minimale pour avoir une bourse Erasmus).
Et je fais ledit stage chez une association d’espéranto qui s’occupe de projets sur Internet (notamment le site lernu!). Je ne pensais pas que ma vie espérantiste rejoindrait un jour ma vie scolaire/professionnelle, mais c’est bien le cas. Au programme : travail (programmation en PHP et traductions), tourisme, apprentissage du slovaque, rencontres d’espéranto (une organisée par l’association en Slovaquie, et si j’ai de la chance, j’irai en Ukraine et peut-être en Hongrie).

Une partie du château de Devín, situé au confluent du Danube et de la Morava. L’arrière-plan à gauche est en Autriche.
Pour le moment je suis hébergé à Bratislava par un couple d’espérantistes (un Slovaque et une Lituanienne), mais en juillet je déménagerai dans une autre ville où je serai rejoint par deux autres stagiaires.
Ça fait quelques mois que j’ai commencé à apprendre le slovaque. Il n’y a pas beaucoup de ressources (et presque pas en français), mais j’ai réussi à me débrouiller. C’est moins compliqué que le polonais (il paraît même que c’est la plus facile moins difficile des langues slaves) et je commence à me débrouiller (en tout cas à l’écrit) ; je n’ai pas l’impression d’être analphabète devant les panneaux et les enseignes. Je m’en sors plutôt bien avec les déclinaisons, mais certaines choses me donnent mal à la tête (les prépositions, l’aspect des verbes, les nombres, le vocabulaire qui a l’air infini).
Les Slovaques et les Tchèques se comprennent sans problème, et on trouve énormément de produits tchèques en Slovaquie (emballages au supermarché, logiciels, programmes à la télé…). Je suis allé dans une librairie et la moitié des livres étaient en tchèque.
J’ai craqué : je me suis acheté Minecraft.
Minecraft est un jeu vidéo en trois dimensions aux graphismes volontairement rudimentaires dans lequel le joueur explore un monde constitué de cubes de matériaux différents (comme des gros pixels en 3D) : sable, roche, bois, eau… En utilisant ces ressources, on peut se fabriquer des outils et des objets divers pour construire ce que l’on veut et se protéger des monstres qui rôdent dans les endroits sombres (comme le montre cette bande annonce non officielle). Il n’y a pas de but précis et on ne peut pas finir le jeu, mais il y a une infinité de manières de jouer : explorer le monde à pied ou en bateau, creuser profondément et explorer des grottes pour trouver des minerais rares, et surtout construire tout ce dont on a envie. On trouve facilement des galeries ou des vidéos impressionnantes (quoique vraisemblablement difficiles à concilier avec une vie professionnelle et sociale normale).
Le monde est généré au fur et à mesure qu’on l’explore par le jeu et est potentiellement infini. (Enfin pas exactement : j’ai lu que si on part du principe qu’un bloc fait un mètre de côté, la surface totale possible est supérieure à la surface de la Terre. On est limité par la place du disque dur bien avant.) Et même s’ils sont composés de cubes, je trouve les paysages beaux.

J’emmerde la gravité. (Les paysages générés ne sont pas tous aussi tordus.)
Minecraft est développé en Java par un Suédois, Markus Persson. C’est donc un jeu portable (mais un peu lourd) : on peut y jouer sous Linux, Mac et Windows (mais je trouve que la version Linux, en tout cas chez moi, est un peu lente). Ce n’est pas un jeu terminé : la version actuelle est une version bêta (mais tout à fait jouable) et coûte 15 €. Quand le jeu sera terminé, il en coûtera 20. Ceux qui ont acheté le jeu en version alpha ou bêta ont droit à toutes les mises à jour, et donc au jeu final. C’est donc une bonne affaire, quand on pense aux jeux à 60 € bourrés de DRM et de protection anti-copie qui traitent de pirate des joueurs qui les ont pourtant achetés légitimement.
Ce jeu rend rapidement dépendant : il y a une semaine, Mugetsu m’a prêté son compte et boum, je me suis retrouvé à casser du caillou virtuel à une heure du matin. Et je me suis acheté mon propre compte quelques jours après. Ce que j’aime dans Minecraft, c’est que les possibilités sont illimitées (il n’y a qu’à faire un tour sur les forums pour avoir de l’inspiration) ; il peut être parfois drôle ou effrayant (je vous jure, entendre des grognements de zombie quand on creuse, c’est stressant). Et il y a encore énormément de choses que je n’ai pas essayées : jouer en ligne, me faire un serveur local, construire une base sous-marine, faire un portail…

Ma base actuelle, avec une statue en cours de construction.
J’ai mis en ligne quelques captures d’écran de mon monde et j’ai fait une vidéo de mes exploits.
Comme l’année dernière, je suis allé fêter le nouvel an à une rencontre d’espéranto, JES. Au lieu de la Pologne, c’était cette fois en Allemagne, dans une petite ville appelée Burg (Spreewald) (la parenthèse semble faire partie du nom officiel), dans le Brandebourg (donc à l’Est), à 15 km au nord-ouest de Cottbus, et à peu près à mi-chemin entre Berlin et Liberec.
J’y suis encore allé en train, par une caravane qui permettait de profiter d’un tarif de groupe vraiment pas cher. Il y a eu des retards à cause de la neige, mais pas autant que l’année dernière où j’ai dû traverser plusieurs pays.
Je dois dire que de des quatre rencontres espérantistes que j’ai faites pour le moment, c’est celle-ci qui a eu lieu dans le plus joli coin (il y avait de la neige partout), même s’il était un peu paumé et que ça caillait (je n’ai pas l’habitude qu’il fasse aussi froid en France).
Pendant la rencontre, il y a eu pas mal de concerts : des groupes locaux qui font mal aux oreilles, mais aussi des musiciens qui chantent en espéranto, certains dont je n’aime pas vraiment la musique (comme Kim, qui est très célèbre en Espérantie, mais je n’aime qu’une seule de ses chansons), d’autres que j’apprécie beaucoup. C’est par exemple le cas de La Perdita Generacio, un groupe suédois qui a fait la plupart des musiques en espéranto qui me plaisent. J’ai d’ailleurs acheté un de leurs albums.
On m’a encore dit que je ressemblais à un Russe. Je ne comprends pas : à chaque fois que je vais à une rencontre d’espéranto, quelqu’un me demande si je suis russe ou me dit que je ressemble à un Slave. Pourtant, à ma connaissance, il n’y a aucun Slave dans ma famille. C’est peut-être à cause de mes yeux bleus et de mon accent quand je parle espéranto — je n’ai pas vraiment d’accent français reconnaissable et je sais rouler les R. Au début j’avais un peu de mal et je disais [ɾ] (pour les non-linguistes : comme le R simple en espagnol, battu mais pas roulé), maintenant je dis le plus souvent [r] (un R roulé comme en russe). Par contre il est possible que j’utilise parfois des tournures françaises : j’ai dit « Ce n’est pas une mauvaise idée » (et pas simplement « C’est une bonne idée ») et on m’a fait remarquer que c’était très français.
Cette année, j’ai encore assisté à quelques cours de langues, d’abord sur le néerlandais. Je ne connaissais pas grand-chose à cette langue, mais ça ressemble pas mal à l’allemand avec un vocabulaire plus proche de l’anglais et une grammaire qui semble plus simple. Par contre c’est moins beau. Il y a aussi eu une introduction au swahili (faite par une Allemande). Je connaissais cette langue-là encore moins que le néerlandais, mais ça m’a l’air très intéressant.
Pour rester sur le thème des langues, il faut que je mentionne que Burg se trouve en Lusace, une région d’Allemagne où vit une minorité de langue slave, les Sorabes. Ils parlent en fait deux langues, le haut-sorabe et le bas-sorabe, qui sont très proches du polonais (quoique le haut-sorabe m’a l’air un peu plus proche du tchèque phonétiquement). Malheureusement, la première est parlée par moins de 20 000 personnes, la deuxième par moins de 10 000. Burg se trouve dans le coin où on parle bas-sorabe. J’ai eu peu d’occasion d’en entendre, mais je trouve que ça ressemble à du polonais parlé avec un accent allemand.

La plupart des panneaux de la région sont bilingues. Ici, des rues à Cottbus.
On a d’ailleurs eu une conférence à ce sujet (en moyenne les espérantistes s’intéressent beaucoup plus aux langues minoritaires que la population générale). C’était assez intéressant bien qu’un peu long — celui qui parlait s’exprimait en allemand puis était traduit en espéranto (mais j’étais content parce que je comprenais à peu près ce qu’il disait en allemand). La situation du sorabe (surtout le bas-sorabe) est assez comparable à celle de beaucoup d’autres langues en danger : la plupart des gens qui le parlent sont vieux, et pendant une époque le gouvernement avait essayé de l’exterminer et les enfants qui parlaient sorabe à l’école étaient frappés (exactement comme en France…). J’ai aussi visité le musée sorabe à Cottbus.
En oubliant les langues slaves, même en allemand, les gens de la région ont un accent particulier. La principale caractéristique que j’ai entendue est qu’ils arrondissent certaines voyelles : pour « onze », ils disent ölf au lieu de elf, et pour « église », ils disent Kürche au lieu de Kirche. Les dialectes allemands me semblent bien plus variés que les dialectes français.
Un fait que peu de gens savent à propos de l’espéranto est qu’il y a des gens dont c’est la langue maternelle. Pourtant, contrairement à la plupart des langues, il est difficile de les reconnaître : ils ne parlent pas nécessairement mieux qu’un espérantiste qui a un bon niveau (j’ai relevé des fautes de vocabulaire chez certains) et n’ont pas tous le même accent : certains n’ont pas d’accent reconnaissable, d’autres légèrement, et Kim (le chanteur mentionné plus haut) a un accent danois épouvantable (je dois m’accrocher pour suivre ce qu’il dit). Pour tous les espérantophones de naissance que je connais, je n’ai pas deviné qu’ils l’étaient, il m’a fallu qu’on me le dise.
Une chose qui m’a surpris dans la communauté espérantiste est la proportion élevée de végétariens et végétaliens, alors que dans ma vie de tous les jours je n’en connais pas. Quand on s’inscrit à une rencontre d’espéranto on peut généralement choisir sans problème si on est végétarien (c’est parfois plus difficile pour les végétaliens, mais pas cette fois-ci).
Mais assez de choses sérieuses. Je suis aussi allé là-bas pour m’amuser. C’est toujours aussi extraordinaire de parler avec des Russes, des Allemands ou des Italiens sans avoir l’impression que ce sont des étrangers. La soirée du nouvel an était très réussie (d’ailleurs j’ai appris à dire « Bonne année » en pas mal de langues pour l’occasion). Les Russes puis les Ukrainiens ont commencé à fêter le nouvel an à 22 et 23h (puisqu’il était minuit chez eux avec le décalage horaire) (et encore, l’année dernière, quelques uns s’étaient amusés à faire le nouvel an néo-zélandais à midi). Et c’est amusant de chanter des chansons en espéranto au karaoké à 4 heures du matin. (Et avant que quelqu’un demande, non, je n’ai pas pris le micro, je suis resté dans le public.)
Comme la dernière fois, j’ai noté toutes mes dépenses et le voyage m’est revenu à 384,74 €, ce qui en fait la rencontre la moins chère à laquelle j’ai participé. J’aurais pu économiser encore plus en :
Bref, encore une bonne expérience. En plus, je suis rentré à peu près en bonne santé (dans ces rencontres, tout le monde finit généralement par attraper la crève à cause du manque de sommeil, du froid et des contacts rapprochés ; l’année dernière j’étais revenu avec une otite), j’espère que ça va durer.
Cet été j’aimerais bien aller à l’IJK en Ukraine, mais ça me semble peu probable parce que j’aurai un stage à faire (c’est pour la même raison que je n’ai pas pu faire de rencontre l’été dernier). En 2012 ça sera à Okinawa, il ne faudra pas que je rate ça. En attendant je pourrai certainement aller à la prochaine édition de JES l’hiver prochain, vraisemblablement en Pologne (à force je commence à bien connaître l’Europe centrale).
J’avais déjà montré quelques images et vidéos que j’avais faites avec Blender. En voici des nouvelles que j’ai faites pendant les derniers mois.
J’ai essayé de modéliser un iPod shuffle de deuxième génération de la manière la plus réaliste possible, et je suis assez satisfait du résultat. J’ai fait le rendu avec YafaRay.
Le voilà d’abord éteint et vu d’en haut.
Allumé et vu de devant.
Allumé avec une batterie faible (d’où la lumière orange) et vu de derrière.
J’en ai un gris comme celui-là, mais l’iPod shuffle a été commercialisé en plusieurs couleurs.
J’ai aussi fait deux vidéos cet été (rendues avec le moteur interne de Blender).
La première est une chute de dominos qui m’a permis de continuer à explorer le simulateur de physique de Blender, ainsi que l’éditeur de nœuds (ce n’est pas vraiment flagrant, mais il y a du flou dû à la profondeur de champ).
L’autre est un essai avec le simulateur de fluide. Ce n’est pas vraiment difficile à faire, seulement très long. (J’ai laissé tourner l’ordinateur une partie de la nuit pour faire la simulation, puis pour faire le rendu.)
Hier, je suis allé voir Harry Potter et les Reliques de la Mort, première partie. J’avais peur que la salle soit bondée, mais en fait non, peut-être parce que je l’ai vu en anglais sous-titré.
Scinder le film en deux parties, même si on pourrait penser que c’est pour faire deux fois plus de fric (ce n’est peut-être pas tout à fait faux, d’ailleurs) me semble être une bonne idée. Ça permet d’éviter ce qui s’est passé pour la quatrième film : l’histoire a dû être mutilée pour tenir en deux heures et demie, et j’ai été plutôt déçu. Il me semble que c’était mieux pour les cinquième et sixième films, mais à vrai dire j’ai trouvé ces tomes-là moins marquants.
Ce film est assez fidèle au livre (et à ce que j’imaginais en le lisant). Comme dans le roman, l’ambiance est bien plus sombre que dans les premiers épisodes. Quelques éléments ont été ajoutés histoire de faire des effets spéciaux, d’autres ont été omis, mais rien d’important ne manque. Comme on ne revoit pas Poudlard dans cette première partie, les décors changent des premiers films, et on voit davantage le monde réel. J’avais beau déjà connaître l’histoire, je ne me suis pas ennuyé, même pendant les séances de camping qui, dans mes souvenirs, occupaient une bonne partie du livre (mais finalement pas tant que ça). Même si je connais la suite, j’ai hâte de voir la deuxième partie, prévue pour juillet 2011.
Un petit point négatif : j’ai commencé à devenir impatient vers la fin des 25 minutes de pub avant la séance…
Je viens de finir de lire Abysses de Frank Schätzing, un roman de science-fiction (et d’écologie et de politique) qui n’a rien à voir avec le film du même nom (son titre original allemand est Der Schwarm, « l’essaim »). Il est paru en 2004 (2008 pour la traduction française).
L’histoire est divisée entre plusieurs personnages principaux qui constatent de plus en plus d’anomalies dans la mer : des baleines attaquent les touristes au Canada, des vers d’une espèce inconnue grouillent au fond de la mer de Norvège, des bateaux coulent mystérieusement, des catastrophes se produisent et menacent l’humanité. Bien sûr, tout est lié, et les personnages finissent par se rejoindre pour découvrir le problème et essayer d’y remédier.
Le livre fait 1 200 page, mais ce n’est pas trop long. Je le trouve un peu lent à démarrer, et la fin est un peu courte, mais dans l’ensemble, ça m’a beaucoup plu. Au début, on ne sait pas où on va aller, mais à chaque page l’intrigue se met en place, les personnages se dessinent, le tout avec beaucoup d’explications techniques et scientifiques (l’auteur a dû passer pas mal de temps à faire des recherches en océanographie, biologie marine, géographie, etc.), et à partir de la deuxième moitié, on est de plus en plus dans la science-fiction. L’auteur traite le thème écologique sans tomber dans le « les humains c’est tous des vilains ».
En plus, ça ferait un bon film (après avoir raccourci un peu l’histoire), avec plein d’effets spéciaux, des trucs qui explosent et du sang. D’ailleurs, il y en a un de prévu pour 2011. J’espère que le résultat sera à la hauteur du roman.
Quand on y pense, le système international d’unités, c’est bien fichu. Mais beaucoup d’unités possibles ne sont pas utilisées, comme le décavolt, le piconewton ou le pétagramme.
Par exemple, la Terre tourne sur elle-même avec une fréquence de 11,57 microhertz, et autour du Soleil à 31,69 nanohertz. Je mesure 56,7 attoparsecs, soit 5,84 nanosecondes-lumière (à cent ou deux cents millions d’ångströms près). (D’accord, celles-là ne font pas vraiment partie du système international d’unités.) Et j’ai vécu environ 634,89 mégasecondes.
En parlant d’unités de mesure, vous saviez que les unités employées en informatique sont incorrectes ? On considère généralement qu’un kilooctet vaut 1 024 octets. Mais le préfixe « kilo- » indique une multiplication par mille, et il n’y a pas de raison pour que l’informatique soit une exception. Et pourtant, quand un ordinateur indique la taille d’un fichier, c’est à partir de ces multiples de 1 024. Il existe depuis 1999 des préfixes binaires qui correspondent aux unités utilisées en informatique, afin d’être plus précis et d’éviter les confusions. Il y a ainsi les préfixes « kibi- » (210), « mébi- » (220), « gibi- » (230), etc., abrégés respectivement Ki, Mi et Gi. Ces abréviations sont utilisées dans certains logiciels, notamment sous Linux (Nautilus, l’explorateur de fichiers de GNOME, m’indique que j’ai 45,8 Gio d’espace libre).
Ça peut faire une différence notable : la différence entre 1 000 et 1 024 n’est pas énorme, mais un gibioctet (donc ce qui est appelé « gigaoctet » par la plupart des ordinateurs) fait 1 073 741 824 octets, soit plus de 73 Mo (ou 70 Mio) de plus qu’un gigaoctet au sens strict. Les vendeurs de matériel informatique le savent : imaginez que vous achetez un disque dur de 160 Go. Une fois branché, vous vous apercevez que votre ordinateur vous indique « 149 Go ». Vous ne vous êtes pas fait arnaquer de 11 Go : 160 gigaoctets, ça fait bien 149 gibioctets.
Et tant que je suis dans les mesures inhabituelles : j’ai découvert deux échelles de mesure amusantes sur Wikipédia. La première, l’échelle de Scoville, sert à mesurer la force des piments, en fonction de leur teneur en capsaïcine (la molécule qui donne la sensation de chaleur). L’autre, inventée par l’entomologiste américain Justin O. Schmidt, mesure la douleur des piqûres d’hyménoptères (guêpes, abeilles, fourmis). Et comment s’y est-il pris ? C’est très simple : il s’est piqué avec un grand nombre d’espèces d’insectes, dont les pires horreurs de la planète, comme la fourmi d’Amérique du Sud Paraponera clavata, qui n’a pas de nom vernaculaire en français, mais qui est appelée en anglais bullet ant (« fourmi-balle »), parce que sa piqûre a été comparée à une blessure par balle.
Ces derniers temps, en explorant des sites Internet américains, je me suis intéressé au créationnisme. Comme vous le savez peut-être, le créationnisme est la croyance selon laquelle la vie, l’Univers et le reste ont été créés tels quels par un être surnaturel, et que par conséquent, certaines théories scientifiques (dont principalement la théorie de l’évolution) sont fausses.
Pour l’instant — en tout cas dans le monde occidental — le créationnisme est un problème principalement américain (bien que j’aie peur qu’il finisse par débarquer également en Europe). Si j’en crois un sondage trouvé sur Wikipédia, 40 % des Américains n’acceptent pas l’idée que l’homme se soit développé à partir d’espèces d’animaux (40 % l’acceptent et 20 % ne sont pas sûrs), contre 15 % en France (et 80 % des Français acceptent cette idée), ce qui est certainement lié au fait que les États-Unis sont bien plus religieux que les autres pays occidentaux.
Je vais présenter les types de créationnisme, les énergumènes qui les soutiennent et les « arguments » qu’ils utilisent. Je trouve ça à la fois assez intéressant et effrayant, et bien souvent je ne sais pas comment réagir (j’hésite entre rire, pleurer, avoir peur et taper ma tête contre un mur). La plupart des liens que je donnerai sont en anglais (puisque c’est un sujet présent aux États-Unis mais presque inexistant en France), donc si vous ne comprenez pas cette langue, en l’occurrence c’est peut-être mieux pour votre santé mentale.
Avant de commencer, je vais citer la loi de Poe : « Sans une émoticône ou un autre signe d’humour flagrant, il est impossible de créer une parodie de fondamentalisme que quelqu’un ne prendra pas pour du vrai fondamentalisme. » Le corollaire est que le véritable fondamentalisme est parfois tellement délirant qu’on croit que c’est une parodie, comme c’est le cas des types qui croient que la Terre est plate dont j’ai déjà parlé. Souvent, en lisant des propos créationnistes, on se demande s’ils sont vraiment sérieux. Il arrive que ce soit effectivement une parodie, mais j’ai bien peur que tout ce que je vais présenter soit sérieux.
Certains créationnistes reconnaissent l’âge de la Terre (4,5 milliards d’années), d’autres croient littéralement ce que dit leur religion. Certains essaient de l’enseigner dans les écoles en le faisant passer pour une science, arguant que l’évolution est « seulement une théorie ».
Les principaux arguments des créationnistes sont :
Un bon exemple est ce débat (tout en anglais est assez long) entre Wendy Wright et Richard Dawkins. Wendy Wright est une activiste chrétienne et l’auteur de la phrase « La pilule du lendemain est la meilleure amie du pédophile. ». Richard Dawkins est un professeur et biologiste britannique spécialisé dans l’évolution et un ardent défenseur de la pensée scientifique et de l’athéisme ; il est souvent accusé d’être arrogant et de faire du prosélytisme, mais dans le cas présent on peut admirer son calme (en tout cas j’aurais du mal à rester calme devant quelqu’un qui critique l’objet de mon travail sans rien y connaître). Mais ça m’étonne un peu qu’il ait fait ce débat, j’avais lu qu’il refusait de débattre avec les créationnistes parce que ce serait les prendre au sérieux, et « ça ferait bien sur votre CV, pas sur le mien ». Quoi qu’il en soit, la moitié du débat peut être résumée de cette manière :
— Il n’y pas de preuves en faveur de l’évolution.
— Mais si, il y en a énormément, il suffit de regarder les faits.
— Alors montrez-les moi.
— Par exemple il y a X et Y.
— Il n’y a rien qui prouve l’évolution.
— Je viens de vous dire qu’il y a X et Y, et il y a aussi Z.
— Peut-être, mais où sont les preuves ?
Elle raconte aussi que les scientifiques censurent ceux qui contredisent l’évolution, que l’évolution est une croyance et que le communisme est basée sur la « croyance athée » de l’évolution. (Parce que pour certains créationnistes, « athéisme » est un synonyme d’« évolutionnisme ». Et personnellement je trouve l’expression « croyance athée » légèrement contradictoire.) J’ai d’ailleurs trouvé une citation assez amusante : « Débattre de l’évolution avec un créationniste, c’est un peu comme jouer aux échecs avec un pigeon : il dégomme les pièces, chie sur le plateau et retourne dans son troupeau en criant victoire. »
Cependant, ce débat n’illustre pas parfaitement ce que j’ai dit sur les arguments créationnistes (la bonne femme ne prétend pas connaître quelque chose à la science). Pour ça, reportez-vous à cette satire, très drôle mais aussi en anglais.
Mais poursuivons. Je voudrais mentionner le « dessein intelligent » (intelligent design). Ses avocats prétendent qu’il s’agit une théorie scientifique qui n’a rien de religieux et qui n’a rien à voir avec le créationnisme et militent pour qu’elle soit enseignée dans les écoles avec l’évolution. Leur devise est « Teach the controversy » : enseigner la controverse. C’est vrai que présenter plusieurs points de vue d’une controverse aux élèves n’est pas une mauvaise idée, mais là, la controverse est dans la tête des créationnistes, elle n’existe pas chez les vrais scientifiques.
Il est évident que le dessein intelligent n’a rien de scientifique et que c’est du créationnisme avec « un concepteur » au lieu de « Dieu ». Même si on pouvait prouver que la théorie de l’évolution est fausse, rien ne prouverait le dessein intelligent. Leurs arguments sont du genre « L’œil est trop compliqué pour être apparu par hasard, donc il a été conçu. » La raisonnement sous-jacent est le suivant :
D’autres créationnistes n’hésitent pas à revendiquer le caractère religieux de leur croyance et croient littéralement la Bible (ou éventuellement le Coran, mais aux États-Unis il y a beaucoup plus de chrétiens). Oui, au XXIe siècle, il y a des gens qui croient que le monde a 6 000 ans et que Noé a transporté des animaux dans son arche pendant le déluge. Ils n’ont pas froid aux yeux, parce que ça contredit quelques siècles d’astronomie, de géologie, de biologie, de paléontologie et d’archéologie.
Par exemple, Ken Ham est un Australien qui a fondé Answers in Genesis, une organisation qui soutient une interprétation littérale de la Genèse, et qui affirme que si quelque chose contredit les écritures, alors c’est faux. Rien que ça. Mais ce qui est bien pire — tenez-vous bien — c’est que ce type a aussi fondé un musée de la création dans le Kentucky. Dans ce monument à la connerie de 27 millions de dollars, on apprend que les dinosaures ont vécu avec les humains (et qu’ils étaient tous herbivores avant le péché originel), jusqu’à ce qu’ils soient tués dans le déluge qui est aussi responsable du Grand Canyon, des couches de sédiments et des fossiles (si si, regardez ces photos, ou bien ce reportage en français). J’aimerais que ce soit une blague, mais malheureusement ce « musée » est bien réel.
Moins effrayants mais plus drôles, Ray Comfort est un évangéliste néo-zélandais et son pote Kirk Cameron est un acteur américain. Ils ont plusieurs fois montré leur grande inculture scientifique. Ray Comfort s’est notamment illustré en présentant le « cauchemar de l’athée » : la banane. Elle a la bonne taille et la bonne forme pour tenir dans une main humaine, elle est pourvue d’un système d’ouverture facile et sa couleur indique quand elle peut être consommée, ce qui est la preuve qu’elle a été conçue par un être intelligent (qui aurait d’ailleurs pu étendre son système à la noix de coco). C’est dommage, parce que la banane est un bon exemple de sélection artificielle.

C’est à ça que ressemble une banane sauvage. Ça ne me donne pas très faim.
Encore plus fort, Kirk Cameron a sérieusement affirmé que si l’évolution était vraie, on devrait trouver des espèces intermédiaires, par exemple entre le crocodile et le canard. Comme personne n’a trouvé de fossile de crocoduck, l’évolution est impossible, CQFD.
Montons en grade en idiotie et surtout en malhonnêteté avec Kent Hovind. Pour vous donner une idée de la bête, Answers in Genesis (ceux avec les dinosaures) a fait une liste d’arguments qui ne devraient pas être utilisés par les créationnistes, et la plupart ont été utilisés par Kent Hovind. Ce type est d’une stupidité tellement exceptionnelle qu’un blogueur s’est amusé à inventer l’échelle Hovind pour mesurer les propos des créationnistes. Mais, après tout, vous me direz peut-être que les gens peuvent croire ce qu’ils veulent et qu’il n’y a pas de loi contre la connerie. Si Hovind n’était qu’un malheureux type qui vit dans un monde parallèle et qui a besoin d’aide, ça ne me gênerait pas vraiment, mais le problème est qu’il tente de convaincre les gens : il a passé des années à donner des conférences sur l’évolution (on peut en voir sur YouTube). Il fait preuve d’une totale incompréhension de la science, n’hésite pas à mentir (ou alors, s’il est sincère, il a un sérieux problème) et, bien sûr, est adepte de théories du complot (parce que si ses thèses sont justes alors que la science dit le contraire depuis des décennies, ça demande un bon complot mondial). Il a aussi mis en place un défi : 250 000 $ pour celui qui arriverait à prouver l’évolution. Malheureusement, tout indique que ce défi est impossible à gagner : il demande des preuves de choses qui n’ont rien à voir avec l’évolution et personne ne sait comment il examine les preuves.
Mais ce n’est pas tout : il insiste pour se faire appeler « Dr. Hovind ». Il a en effet obtenu un doctorat dans une université bidon. Là où c’est drôle (ou triste), c’est que sa thèse de doctorat (si on peut l’appeler ainsi) s’est retrouvée sur WikiLeaks. C’est inouï : le contenu est une insulte à l’intelligence humaine et la forme est tellement indigente que n’importe quel professeur digne de ce nom lui aurait fait bouffer son torche-cul. La thèse date de 1991, et il n’a manifestement pas changé de disque depuis 20 ans. Cependant, Kent Hovind s’est un peu calmé récemment, vu qu’il est en prison pour une affaire de fraudes. Pourtant, son blog est encore mis à jour. Soit il a accès à Internet dans sa cellule, soit c’est son fils qui écrit. Car Kent Hovind a un fils, Eric, qui poursuit son travail, en donnant des conférences et faisant des vidéos. On peut en voir quelques unes sur YouTube où il reprend les arguments de papa, par exemple celles où il explique que l’évolution est une religion ou que l’évolution concerne le Big Bang et la formation des étoiles.

Et enfin, je dois mentionner Ben Stein, qui a participé à l’écriture du film Expelled: No Intelligence Allowed, un « documentaire » qui parle des pauvres gens qui veulent enseigner le dessein intelligent qui sont persécutés par les méchants darwinistes. D’ailleurs, le darwinisme contribue au fascisme, à l’Holocauste, à l’avortement et à l’athéisme (« athée » semble être un gros mot pour certains Américains). Et dans une interview, il prononce les phrases suivantes :
J’ai toujours questionné le darwinisme, parce que le darwinisme signifie le darwinisme social, la croyance que certaines races sont supérieures aux autres races et que les races supérieures ont pour devoir moral d’éliminer les races inférieures. […] Il n’aurait pas pu y avoir d’Holocauste sans darwinisme.
[…]
Le darwinisme explique tellement peu. Il n’explique pas comment la vie a commencé. Il n’explique pas comment la gravité fait pour maintenir les planètes sur leurs orbites. Il n’explique pas comment marche la thermodynamique. Il n’explique pas comment la physique et les lois du mouvement fonctionnent.
Il faut l’entendre pour le croire. C’est stupéfiant. Il faut un niveau extrême de stupidité ou de malhonnêteté pour tenir des propos pareils (et je pense qu’il est plus malhonnête qu’idiot).
Vous aurez sûrement remarqué que je ne mâche pas vraiment mes mots. Ça me sidère que des guignols comme Hovind soient pris aux sérieux et qu’ils passent à la télé alors qu’ils ne méritent que d’être ignorés. Ça pourrait aller s’ils déliraient tout seuls, mais ils bourrent le mou à beaucoup de gens, et je peux comprendre que certains arguments créationnistes puissent convaincre des personnes crédules et qui connaissent peu de choses à la science. Moi-même, je ne pourrais pas réfuter tous leurs arguments, n’étant pas un spécialiste de l’évolution.
Le fait que 40 % d’Américains ne croient pas à l’évolution est alarmant (mais je ne doute pas qu’un grand nombre d’Américains intelligents en aient honte). C’est déplorable que le niveau scientifique soit si bas dans un pays moderne, surtout à notre époque où nous sommes entourés d’objets issus de progrès scientifiques et technologique (pensez à toutes les découvertes et avancées qui ont dû être faites en mathématiques, physique, électronique, informatique, ingénierie, etc. pour que vous puissiez lire ces mots sur votre écran). Même si les créationnistes sont quasi-inexistants en France, je ne sais pas si la situation est bien meilleure (après tout, on a bien l’astrologie…). Je redoute que le créationnisme finisse par débarquer en Europe. Pour l’instant, je n’ai entendu parler que de quelques rares affaires en Pologne ou au Royaume-Uni. Le pire, pour le moment, est qu’un Turc, Harun Yahya, a envoyé des dizaines de milliers d’exemplaires de son Atlas de la création à des écoles et des instituts dans toute l’Europe. Le Conseil de l’Europe a publié une résolution sur les dangers du créationnisme dans l’éducation.
Après m’être mis à Blender, j’ai essayé YafaRay, un moteur de rendu libre. Le moteur de rendu est la partie du logiciel qui s’occupe de transformer la scène en image en simulant le parcours des rayons lumineux (par exemple en faisant du lancer de rayon). YafaRay, bien qu’un peu plus compliqué que le moteur de rendu interne de Blender, donne des résultats plus réalistes, mais beaucoup plus longs à calculer.
YafaRay s’intègre à Blender : je modélise toujours avec Blender, mais je règle certains paramètres dans YafaRay : éclairage, matériaux (couleur, transparence, reflets, etc.) et rendu.
Je suis loin de maîtriser toute les subtilités du logiciel, mais j’ai déjà réussi à obtenir des résultats satisfaisants. J’ai modélisé une cuisine en suivant ce tutoriel.
Je dois dire que je suis plutôt content du résultat. Le rendu de l’image finale a duré 2 heures, 27 minutes et 12,02 secondes (et dire que je trouvais que cinq minutes avec le moteur de rendu interne, c’était long). J’aurais pu réduire un peu ce temps en ne touchant pas à l’ordinateur en même temps, mais ça resterait quand même très élevé. Et comme je ne connais pas très bien le logiciel, je ne sais pas si j’ai choisi les meilleurs paramètres. J’aurais peut-être pu avoir un rendu de qualité équivalente pour un temps moins long.
Il y a quand même quelques défauts. L’image est globalement un peu sombre. C’est notamment dû à la vitre, qui assombrit l’éclairage, même si je mets la transparence au maximum. J’ai essayé d’augmenter la luminosité du ciel, mais ça rendait la fenêtre trop lumineuse et on ne voyait plus de reflets dans la vitre (c’est déjà un peu limite ici). Je trouve la forme du grille-pain et de sa prise un peu bizarre. Le torchon n’est pas très visible. J’ai mis deux poignées aux placards du bas (ça m’a sauté aux yeux quand j’ai fait un rendu sous un autre angle). Et j’ai oublié la plinthe du mur de derrière. (Là, c’est un peu du pinaillage : ce mur est derrière la caméra, et ça ne se voit que dans le reflet dans le côté de la porte du frigo.) J’aurais pu corriger certains de ces défauts, mais vu le temps de rendu, je me suis dit que ce n’était pas la peine.
Un nouvel angle. Le rendu a duré 2:37:27,11. (D’ailleurs, je me demande si ma nouvelle passion ne pompe pas trop d’électricité… Les deux cœurs qui tournent à 100 % pendant des heures, ça doit consommer.) J’en ai profité pour supprimer les poignées en trop des placards. J’ai aussi supprimé la vitre, vu qu’on ne la voit pas ici (elle aurait allongé le temps de calcul), ce qui rend cette image un peu plus claire que la première. On peut voir la lumière du soleil sur le sol dans le reflet du four dans le reflet du frigo, je trouve ça assez amusant. Par contre, sous cet angle, on voit que l’évier n’a pas de bonde. Et on voit que le mur derrière la caméra n’est pas fermé — il y a un grand trou dans ce mur pour que la pièce soit plus éclairée. Mais là encore c’est du pinaillage, ça ne se voit que dans le reflet sur la partie verticale de la hotte (le carré bleu pâle tout à droite, c’est le ciel).
Bref, je suis content de mes images. (Je les ai juste retouchées très légèrement avec GIMP, mais rien de bien méchant : il y avait seulement quelques pixels trop clairs sur la fenêtre et l’évier.) Je trouve le résultat plutôt réaliste, quoiqu’un peu trop propre pour être vrai.
Ça a l’air très compliqué comme ça, mais en fait ça ne l’est pas tant que ça. Modéliser des meubles tout rectangulaires, c’est plutôt simple, il faut juste avoir de la patience. (J’ai eu un peu plus de mal avec le grille-pain et la prise.) D’ailleurs, vu le temps que ça prend (que ce soit la modélisation ou le rendu), j’admire ceux qui font des films en images de synthèse.
Maintenant, j’ai bien envie d’essayer de faire la même chose avec ma chambre. Ce sera un poil plus compliqué que pour cette cuisine (surtout si je m’amuse à faire le matériel informatique ou tous les livres).
Il y a deux mois, je me suis mis à Blender, un logiciel de modélisation en trois dimensions. Voici quelques unes des créations que j’ai faites depuis.
J’ai fait une animation d’une tour qui tombe, comme j’en faisais en vrai avec des Kapla. (La vidéo est aussi disponible au format AVI (9,1 Mio).)
Je suis content du résultat, et ça m’a permis de tester le moteur de physique de Blender. La seule chose qui me gêne est que le ciel reste fixe alors que la caméra tourne.
C’est une coupe qui n’a rien d’extraordinaire.
Un jeu d’échecs. Je suis content du pion, du roi et de la dame, mais la tour et le fou ont quelques défauts (pas trop visibles sur l’image), et le cavalier est simpliste parce que je ne sais pas encore sculpter ce genre de formes.
Le même sous un angle différent.
J’aime bien le résultat. Temps de rendu : huit minutes. Il faudrait que je trouve de l’inspiration pour l’arrière-plan.
Hier, j’ai présenté mes premières images créées avec Blender. Aujourd’hui, j’ai fait ma première animation : un cube de Rubik animé en trois dimensions. La vidéo dure 14 secondes, et il a fallu 26 minutes pour faire le rendu. Elle est disponible sur YouTube.
Pour ceux qui n’ont pas Flash, vous pouvez également la télécharger au format AVI (14,1 Mio).
Il y a une semaine, je me suis mis sérieusement à Blender, un logiciel libre de modélisation en trois dimensions. J’ai utilisé le tutoriel du Site du Zéro, ainsi que diverses autres pages que j’ai trouvées en cherchant de l’aide.
Je vais montrer quelques une des images que j’ai réalisées. Je suis très loin d’être un pro, mais je suis assez content de ce que j’arrive à faire après seulement une semaine. (Cliquez sur les images pour agrandir.)
Une salle à manger. J’ai juste poursuivi l’exemple donné dans le cours du Site du Zéro (une table, une chaise et des murs). Je ne suis pas très satisfait des chaises, mais j’aime bien les verres (on voit bien la réfraction avec la paille plongée dans l’eau). Temps de rendu : 6′35″ (dont plus de cinq minutes pour les verres : dès qu’on met des reflets et de la transparence, le temps de calcul augmente très vite).
Des verres.
Des dés, que j’ai modélisés grâce à ce tutoriel. Il y a quelques défauts, mais je trouve le résultat joli.
Des Poké Balls. Là, je suis vraiment content du résultat (je me demande juste si les reflets ne sont pas un peu excessifs).
Je n’utilise qu’une petite partie des possibilités de Blender. Il permet entre autres de réaliser des animations et de simuler des phénomènes physiques (particules, fluides, collisions, etc.), comme on peut le voir sur cette vidéo. Je pense que cet exemple-là n’est pas très difficile à réaliser — le plus gênant, c’est que pour pondre la vidéo, il faut certainement laisser tourner l’ordinateur toute la nuit. Et même en faisant simplement des images, on peut arriver à des résultats très impressionnants, comme cette image-ci et cette image-là qui ressemblent à des photos. (Je ne sais pas avec quel logiciel elles ont été modélisées, mais on peut avoir des résultats similaires avec Blender.)
J’ai découvert il y a un moment (en 2008) la disposition de clavier BÉPO, conçue pour être ergonomique. J’essaie de m’y mettre sérieusement. Je vais tenter d’expliquer à quoi ça peut bien servir d’apprendre à taper avec un clavier différent.
Regardez votre clavier. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les touches des claviers sont disposées dans cet ordre ?
L’histoire des claviers peut être trouvée sur Internet (par exemple cette bande dessinée — disponible en français en PDF ici — ou Wikipédia), je ne vais donc en faire qu’un bref résumé.
Christopher Sholes inventa la machine à écrire en 1868. Comme on peut s’y attendre, il plaça les lettres par ordre alphabétique. Mais il remarqua que quand on appuyait sur deux touches contiguës, les tiges de la machine se coinçaient souvent. Pour éviter cela, le meilleur moyen était de ne pas appuyer sur deux touches contiguës. C’est pourquoi il fit en sorte de séparer les digrammes les plus fréquents de la langue anglaise. Et, pour déconner, il décida que la rangée du haut contiendrait les lettres nécessaires pour taper le mot typewriter (« machine à écrire »), ce qui donna la disposition QWERTY (du nom des six premières lettres du clavier). Même si cela ne réglait pas le problème entièrement, c’était suffisant pour que son invention fût utilisable.
En 1878, un nouveau type de machine à écrire plus performante fut conçu. Entre autres, elle n’avait plus de problème des tiges qui se coinçaient. La disposition QWERTY n’avait plus de raison d’être, mais c’était trop tard : on n’allait pas changer l’emplacement des touches, les utilisateurs (pourtant peu nombreux) y étaient déjà habitués.
Certains pays, pour des raisons mystérieuses, changèrent la place de quelques touches (comme pour l’AZERTY français), mais ce sont des changements assez mineurs : au xxie siècle, on tape sur un clavier qui a été conçu pour respecter des contraintes techniques qui n’existent plus depuis 130 ans, sans considérations ergonomiques.
Pourtant, en 1932, August Dvorak avait créé une meilleure disposition (la disposition Dvorak, dont vous avez peut-être entendu parler) : il a étudié la manière dont tapaient les utilisateurs de machine à écrire, et a fait des recherches sur la fréquence des lettres et des digraphes en anglais. En gros : les touches les plus utilisées sont les plus accessibles. Malheureusement, cette disposition a eu le succès que l’on connaît.
(Mon résumé n’est pas si bref, finalement…)
La méthode de placement de Dvorak dépend fortement de la langue utilisée, puisqu’elle se base sur l’analyse fréquentielle des lettres. Il y a eu plusieurs essais pour le français, et celui qui a retenu mon attention est le clavier BÉPO. Le résultat est le suivant.
Vous pensez probablement : « Pourquoi je m’embêterais à changer de clavier ? » Après tout, vous pouvez écrire avec ce que vous voulez, ça ne me dérange pas. Mais personnellement, bien que je n’en sois qu’au début de l’apprentissage du BÉPO, je pense que ça peut valoir le coup.
Regardez à nouveau votre clavier. Le clavier français (en tout cas sur un PC – les claviers d’Apple ont quelques caractères placés différemment) est vraiment très mal fichu, même en oubliant la disposition des lettres elles-mêmes (qui est presque aléatoire, pour les raisons qu’on a vues plus haut).
Le principe de base de la disposition BÉPO (tout comme la disposition Dvorak), c’est que l’utilisateur bouge les mains le moins possible. Quand on met les doigts en position de repos (sur la rangée du milieu, et les touches qui ont une encoche sous les index), en AZERTY, on a les touches QSDF à gauche et JKLM à droite. J’ai du mal à trouver des mots qui contiennent uniquement ces lettres-là. En BÉPO, sous les doigts, j’ai AUIE et TSRN, ce qui fait que pas mal de mots peuvent être tapés sans déplacer les doigts. D’après le wiki de BÉPO, quand on tape en français, 69 % des caractères sont sur la rangée du milieu, contre 23 % en AZERTY.
D’autre part, les dispositions de type Dvorak sont conçues pour maximiser l’alternance droite-gauche. Essayez de taper rapidement sur votre table avec un doigt, puis avec un doigt de chaque main : on va nettement plus vite en alternant les mains. C’est pour ça que toutes les voyelles sont du côté gauche sur un clavier BÉPO, puisqu’on est sûr que chaque mot contient au moins une voyelle.
Bref, les avantages sont nombreux.
Bien sûr, changer de disposition a aussi des inconvénients.
D’ailleurs, il existe des claviers ergonomiques avec les touches alignées (contrairement aux claviers habituels où les rangées sont décalées). Ça doit être plus pratique pour changer de disposition, puisque le clavier physique est lui aussi différent.
Premièrement, il faut l’installer. Pour Ubuntu et Debian, il y a des dépôts. Pour Windows et Mac OS X, j’avais déjà essayé, et ce n’est pas bien compliqué.
Pour l’apprentissage, le wiki du projet BÉPO explique ça très bien. Personnellement, je fais des exercices avec le logiciel Klavaro (dont le nom signifie « clavier » en espéranto), qui permet de connaître sa progression en vitesse et en précision, et j’ai imprimé la carte complète que j’ai affichée devant moi.
Il y a quelques jours, j’ai testé ma vitesse en AZERTY : environ 70 mots par minute (Klavaro considère qu’un mot fait six caractères en moyenne). La dernière fois que j’ai essayé en BÉPO, j’en ai fait 14, d’où ma réticence à changer définitivement. Ce n’est pas encore gagné, mais j’espère que je ne vais pas laisser tomber (ce que j’avais fait quand j’ai découvert ce clavier).
Je vais continuer à m’entraîner, et je verrai mes progrès dans quelques semaines.
La semaine dernière, j’ai participé à ma troisième rencontre d’espéranto : JES (Junulara E-Semajno, que je ne sais pas traduire correctement en français — « Semaine E de la jeunesse » ?). C’était en Pologne, à Zakopane, une ville tout au sud du pays (à 80 km de Cracovie et 10 km de la Slovaquie).
Je ne vais pas faire de résumé détaillé comme la dernière fois, mais mettre en vrac quelques souvenirs ou observations.

C’est gentil de traduire en français les panneaux dans les trains polonais, mais…

C’est quand même plus gai que dans les églises françaises.

La chapelle souterraine à Wieliczka
En conclusion : encore une bonne expérience qui me confirme que j’ai très bien fait d’apprendre l’espéranto.