Douglas Adams l’avait souligné il y a déjà plus d’une trentaine d’année[1], les dauphins sont sans conteste l’espèce la plus intelligente de l’univers. On les savait déjà capable de se repérer grâce aux ultrasons, mais il semblerait en fait que les dauphins nous cachent bien des choses et possèdent des dons bien utiles, tel l’électro-sensitivité et le pouvoir de guérir régénérer certaines parties de leur corps.

En effet, une récente étude de la Royal Society montre la présence chez les dauphins de petits poils, disposés dans des pores présents sur la partie supérieure de leur "nez" et sensibles au champ électrique environnant. Ce dispositif, bien que déjà connu chez certains amphibiens, est unique chez un mammifère. Les dauphins obtiennent ainsi la capacité de capter des très faibles champs électriques, de l’ordre de 4,6 microvolts par cm², leur permettant ainsi de localiser des proies enfouies sous le sable.
Une autre de leurs particularités, encore plus intéressante que la précédente, est leur faculté de régénération. Si un dauphin se fait attaquer par un requin, il semblerait que celui-ci puisse guérir ses blessures sans douleur et en régénérant ses tissus sans aucune déformation. Ils fabriquent des cellules souches qui permettent de remplacer le tissus à l’endroit de la morsure. De plus, sa graisse comportant des composants agissant comme des antibiotiques naturels, le dauphin blessé ne subira aucune hémorragie ni ne sera victime d’une infection d’aucune sorte.
Ces nouvelles découvertes ont de quoi réjouir les scientifiques, puisque la compréhension de tels phénomènes biologiques sont d’autant de pistes pour développer de nouveaux médicaments et de nouveaux traitements à assimiler aux personnes blessées. Décidément, les dauphins ont encore beaucoup à nous apprendre… 
Source : Popsci
[1] Sa théorie est développée dans le quatrième tome de la trilogie en 5 volumes H2G2 intitulé Salut, et merci bien pour le poisson
Le charme de la Suède est indéniable. Son petit côté traditionnel et patriote mêlé à une population jeune et dynamique lui donne un parfum bien singulier qui dénote franchement avec celui de la France.
Certes, la proximité géographique fait que nous avons beaucoup en commun avec les suèdois. Cependant, le rapport aux gens, à la nature et à la vie est quelque peu différent du notre. Cela est certainement dû au climat exigeant auquel ils sont soumis.
Des journées longues en été, très courtes en hiver, saison qui, du haut de ses 4h d’ensoleillement par jour, parait d’ailleurs interminable. Résultat : au moindre rayon de soleil, les suèdois envahissent plages et pelouses, dégainant les barbecues et peaufinant un bronzage qui laisserait nombre cannoises pantoises.
La communication est simple puisqu’ici, comme dans la plupart des pays du nord, la quasi majorité des gens parlent un anglais à faire pâlir un rosbif et qui nous fait passer, pauvres minorité française baragouinant tant bien que mal dans la langue de Shakespeare, pour des incultes socialement inaptes.
Heureusement que leur gentillesse et leur sens de l’hospitalité est là pour nous mettre en confiance et nous introduire leur culture des plus intéressantes, au détour d’un petit verre d’aquavit, cette eau de vie légèrement aromatisée aux herbes.
Si le temps le permet, une petite balade en bateau sur un des nombreux archipels ou un détour près de l’un des nombreux lacs ponctuant le pays n’est jamais à refuser. Prochaine étape : le grand nord. On va voir si on peut y construire des igloos ! 
Voila une nouvelle qui va réjouir les amateurs de photos : Microsoft a développé un codec permettant la lecture native du format RAW par sa visionneuse d’images ainsi que l’explorateur sur les systèmes Windows 7 et Vista.
Pour ceux qui ne sont pas photographes pour deux sous ou qui n’ont jamais entendu parlé de ce fameux format RAW, il s’agit d’un format de fichier pour les images numériques, tout comme le JPG ou le PNG par exemple. Mais au contraire de ces derniers, il conserve les données directement en sortie de capteur sans aucune compression ou perte d’informations.
En gros, c’est un peu l’équivalent d’un négatif pour la photographie argentique. Parmi ses avantages : une meilleur qualité d’image et un plus grand nombres de paramètres enregistrés, ce qui permet de modifier plus facilement l’image (par exemple, il est possible de corriger la balance des blancs directement sur le fichier RAW comme on le ferait avant la prise de vue).
L’inconvénient de ce format, c’est qu’il n’est pas unique. En effet, il s’agit d’un format propriétaire et donc chaque marque a son propre format, avec son extension qui va bien. En conséquence, cela signifie qu’il faut implémenter un traitement différent des données par constructeur, ce qui explique que le support de ce genre de fichier dans un OS n’aille pas forcément de soi.
Sans données constructeur, la gestion de ses fichiers n’est pas possible à implémenter. C’est dans ces cas là qu’on est content d’avoir affaire à des formats ouverts et standardisés pour la plupart des usages actuels. Jusqu’à présent, il fallait donc user de logiciels spécifiques pour pouvoir lire et manipuler ce genre de fichiers sous Windows.
Bref, si vous voulez savoir si votre appareil photo est supporté et si vous voulez télécharger le codec en question, ça se passer sur le Microsoft Download Center. 
Source : SlashGear
Ce site a traversé momentanément une zone de perturbations. Nous avons frôlé la catastrophe mais le pire a été évité. Désolé pour le dérangement dans vos agrégateurs et pour les pages blanches. Une petite mise à jour logicielle a suffi à tout remettre en ordre. Veuillez m’excuser pour la gène occasionnée.
Votre commandant de bord.
Depuis 1839, la photographie fait son bout de chemin, du daguerréotype au numérique, de la photo en noir et blanc à la photo en couleurs, elle permet chaque fois de figer un instant. Malgré les évolutions technologiques, le procédé est toujours resté plus ou moins le même en projetant l’image d’un monde en 3 dimensions sur un support en 2D. Mais contre toute attente, la nature de la photographie est peut être sur le point de changer…
En effet, un concept vieux de quelques centaines d’années et remis au goût du jour vient désormais changer la donne : le concept de champ lumineux ("light field" en anglais). Ce champ permet, en grossissant les traits, de définir la dynamique de la lumière sur une scène donnée, c’est à dire comment cette dernière se propage (absorptions, réflexions, etc). Les images ainsi capturées ne se contentent plus de caractériser un unique plan, mais les données enrichies qu’elles contiennent permettent d’effectuer des manipulations un peu plus complexes.

Plus besoin de faire le focus en prenant une photo ! Il suffit d’appuyer sur le déclencheur et le champ lumineux est instantanément capturé. L’analyse et le traitement de ce champ permettant de restituer la photo finale permet ensuite de régler le focus a posteriori comme on le désire… Terminés également les problèmes d’exposition, les difficultés de capture liées aux basses luminosités, etc. Il est même possible, et c’est d’ailleurs ça le plus bluffant, de modifier la perspective ou encore d’effectuer des légères modifications 3D de la scène ! Bref, vos photos ne seront plus jamais ratées (à part si vous cadrez comme un pied, mais là, la science ne peut plus rien pour vous…
)…
La miniaturisation de cette nouvelle génération de capteurs permet désormais d’envisager des applications grand public de cette technologie. C’est ainsi que l’un des doctorants de l’université de Standford a eu l’idée de créer Lytro, la première société à commercialiser d’ici peu des appareils photo d’un nouveau genre. La société a déjà levé 50 millions de dollars lors de son premier tour de table, ce qui prouve que de nombreux espoirs se fondent sur cette technologie
Il est à parier que les premiers modèles de ce genre d’appareils se vendront à prix d’or, mais si la mayonnaise prend, il est possible de voir émerger dans les prochaines années une nouvelle tendance technologique qui pourrait bel et bien révolutionner la photographie. Soyons rassurés, ce n’est pas encore demain la veille que les clichés de Mme Michu seront élevés au rang de ceux de Willy Ronis. Cependant, c’est une affaire à suivre, et de très près…
Pour en savoir plus :
La vision est l’un des cinq sens qui nous ont été donnés dès notre naissance. Malheureusement, l’usage quotidien de ce sens nous éloigne peu à peu d’un émerveillement permanent face aux choses qui se produisent devant nous. La photographie est l’art de la mise en perspective du quotidien : mettre en exergue et sublimer des instants qui, sans y porter une quelconque attention, pourraient paraître banals. L’exercice est certes difficile, mais lorsqu’il est réussi, l’émotion transparaît et le regard diverge de son indifférence initiale pour s’écarquiller et réveiller en nous la conscience d’une beauté immanente.
Prendre goût à la photographie, c’est devenir un junkie, un marginal drogué de la composition, à la recherche du cliché parfait, de l’instant insaisissable. On finit par s’en vouloir de ne pas avoir son appareil sur soi au bon moment, on finit par composer à l’oeil nu au détour de chaque rue, de dévisager chaque scène du quotidien. On devient un peu voyeur, spectateur du monde qui nous entoure par le prisme de l’objectif méticuleusement choisi en fonction des situations. L’oeil est neuf, curieux et le regard amusé : on prend goût à redécouvrir la vie sous un autre angle.
La composition est la manière pour le photographe d’apporter de la subjectivité dans une scène où il se pose en tant qu’observateur. L’angle de vue, le cadrage, l’ouverture, l’exposition, autant de paramètres qui vont permettre au manipulateur d’images de faire transparaître la vérité telle qu’il la perçoit, telle qu’il veut la transmettre. Une fois figée, il s’approprie ce morceau de vie qui devient alors sa vérité, prête à être déshabillée par le regard des autres.
A ce jeu deux issues sont possibles : soit on a du talent et l’on gagne souvent, soit on prétend en avoir et l’on gagne rarement. A l’ère du numérique, la frénésie du déclencheur est reine et peut permettre de compenser quelque peu ce manque de talent. On shoote encore et encore, les clichés s’amoncèlent sur les disques durs et parfois une photographie se démarque et sort un peu du lot. Une seule élue parmi des centaines d’autres vouées à l’oubli. La rareté de ces clichés réussis s’explique facilement :
La composition doit être l’une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier, elle ne peut être qu’intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.
Ainsi Henri Cartier-Bresson nous explique-t-il, au détour de cette citation, que le photographe est toujours confronté à un dilemme entre instantanéité et composition. C’est ce même dilemme qui donne d’ailleurs très probablement à cet art ses lettres de noblesses et qui fait naître des vocations…
Petit moment de recentrage sur soi. Le calme avant la tempête, avant de se laisser aller, avant de donner le meilleur de soi. Un bref bilan avant d’aller de l’avant et recorriger la trajectoire. Atteindre son but, atteindre ses but voilà la seule et unique motivation qui vaille.
Prochaine étape, la Suède. 3 mois d’immersion en Scandinavie et l’occasion de découvrir une nouvelle culture, de nouveaux horizons. L’occasion également de réanimer ce blog un peu mort avec des photos et des récits de cette aventure.
Retour à l’émerveillement permanent. Le plus dur étant de réveiller et de dérouiller le semblant de plume qui sommeille en moi depuis un temps certain. Retrouver l’inspiration, l’écriture instantanée, non commanditée. Le sentiment de liberté de commencer un écrit sans savoir comment celui-ci va se terminer, laisser divaguer l’esprit vagabond sur les terres fertiles de l’imagination.
En attendant le grand départ, je mets de l’ordre dans mes affaires, je classe certains dossiers, je dépoussière ce blog et je vous dis à très bientôt ! 
Cela fait bien longtemps que je n’ai pas souillé ces pages de mes mots, aussi impurs soient-ils. Pouvez-vous croire que cela me manquait particulièrement ? L’écriture est un exutoire qui procure chez moi plus de plaisir encore que d’être lu. Mais si ces dernier temps je n’ai pu m’adonner au plaisir de l’écriture, c’est que mes préoccupations se sont recentrée sur une tout autre thématique que la thématique geek habituellement abordée en ce lieu : la vie étudiante.
J’ai eu l’occasion au cours des 6 dernières années de faire de l’associatif principalement centré sur l’évènementiel, avant de découvrir, il y a presque un an, une toute autre forme d’associatif totalement différente, bien que tout aussi importante et dynamique (si ce n’est plus) : la représentation étudiante au sein de l’enseignement supérieur.
Les valeurs que nous défendons au sein des associations étudiantes dont je fais partie, sont basées sur trois critères somme toute audacieux, sans pour autant relever de la chimère : nous faisons la promotion d’associations apolitiques, asyndcalistes et aconfessionnelles au sein d’un modèle ascendant qui prône la subsidiarité, l’indépendance et le pluralisme. Armé de ces valeurs et de nos convictions, la représentation étudiante a pour rôle de défendre au mieux les intérêts des élèves ingénieurs sur de nombreuses questions ayant principalement trait à la formation ou à la vie étudiante.
La richesse d’un tel modèle provient de la spécificité et de l’interaction entre les différentes strates auxquels auxquels il est appliqué : au sein des écoles via le Bureau Des Élèves (BDE), au sein de la localité, au sein des établissement fédérateurs ainsi que du Bureau Régional des Élèves Ingénieurs (BREI) et au niveau national à l’aide du Bureau National des Élèves Ingénieurs (BNEI).
La promiscuité entre les différents niveaux d’application du modèle associatif ingénieur est renforcée le principe de subsidiarité, indispensable au concept de modèle ascendant. Chaque décision est d’abord prise au niveau local avant d’être portée et soutenue par les acteurs du niveau national, ce qui résulte en une grande cohérence et une unité nationale autour des thématiques défendues.
Ces fonctions associatives, que j’ai choisi d’exercer au sein de 3 des 5 principaux niveaux de représentation étudiante en place sur le site Bordelais et national, sont de plus très enrichissantes en de nombreux points, qu’il s’agisse de comprendre le fonctionnement de l’enseignement supérieur, ou bien des rencontres effectuées au sein des différentes missions et formations, parfois au sein de ministères ou d’écoles d’ingénieurs situées partout en France. La force de ces rencontres est faite d’une forte mutualisation des expériences et de nombreux échanges, permettant de faire face à des situations parfois délicates dans lesquelles nous nous retrouvons au premier abords en situation de faiblesse.
La participations à des projets transversaux entre la filière ingénieur et les filières universitaires est également très formatrice de par les divergences fonctionnelles des deux types d’institutions. Les missions de la représentation étudiante va de la simple intervention en conseil afin de modifier un règlement ou de voter un budget, à l’élaboration de statuts d’un grand établissement dont les prérogatives correspondent aux besoins étudiants, en passant par des interventions en conseils consultatifs du ministère, se positionnant sur les questions de formations ou de recherche.
Le défense de la vie étudiante à court, moyen et long terme est une chose complexe qui n’est permise que part la complexité et la complémentarité d’un système démocratique et rodé. Les aspects politiques et stratégiques des différents acteurs de l’enseignement supérieur ne sont jamais loin, ce qui rend d’autant plus complexe la communication et l’agissement des représentants étudiants, dont le principal intérêt surgit dans l’expérience acquise à travers le caractère très formateur des diverses missions qu’ils ont à exercer.
Ce billet s’est fait attendre, mais il a le mérite d’être là. Je vous en parlais le mois dernier, les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre on repris place à Bordeaux il y a un mois désormais pour une 11ème édition sur le thème "Esprit Libre". J’ai eu l’occasion de participer pour la première fois à cet évènement qui attise ma curiosité depuis bien des années et bien plus d’ailleurs, puisque j’ai même pu prendre place (de manière assez fortuite) dans la team organisatrice au dernier moment. Récit sporadique d’une semaine riche en rebondissements…
Si vous avez croisé un hurluberlu dans l’enceinte de l’ENSEIRB avec un badge aux couleurs de l’orga et avec pour drôle de titre celui de "Môman des bénévoles", ne cherchez pas plus loin, c’était moi. Mais commençons par le commencement, trois semaines avant le début des hostilités, donc fin juin dernier. Abonné depuis plusieurs mois à la mailing list dédiée aux bénévoles, j’attendais en vain des nouvelles concernant les tâches à effectuer. Tant et si bien d’ailleurs que j’ai décidé un soir de me rendre à une réunion du coeur de l’orga pour tâcher d’un savoir plus…
C’est là qu’on m’a dit que la précédente maman des bénévoles avait lâchement fuit après avoir trouvé un job[1] et que le poste avait été laissé vacant. On m’expliqua rapidement en quoi cela consistait : s’assurer du bien être des bénévoles, les gérer quelque peu, etc. Soit, je me proposais alors quelques temps plus tard à ce poste sans savoir réellement dans quoi j’allais m’engager. La liste des choses que j’allais devoir gérer s’allongea par la suite un peu plus chaque jour…
Puis vinrent le temps des préparatifs et le premier jour de la manifestation approchait à grands pas. Heureusement rejoint au dernier moment par Axel, un valeureux collègue qui viendra me prêter main forte pendant tout le reste de la manifestation, je commence à douter des effectifs de bénévoles disponibles en recevant peu à peu les besoin des différents pôles de l’orga. Je commence alors à comprendre que ma tâche ne sera pas de tout repos et qu’il va falloir se préparer au mieux afin d’improviser le moins possible le jour J.
J-3, on tombe en pleine immersion dans le monde du libre. On commence à courir partout et à se rendre compte que les imprévus vont faire partie de notre quotidien dans les prochains jours. Si je devais résumer cette semaine et demie de préparatifs et de manifestation par un seul mot, ce serait le suivant : des rencontres. Oui, des rencontres, toutes les plus intéressantes et les plus magnifiques les unes que les autres. Des gens dévoués, des bénévoles prêts à tout faire, même les tâches les plus ingrates sans rien en retour d’autre qu’un "merci", d’autant plus chaleureux qu’il était très sincère car sans eux rien n’aurait été possible.
Des ratés, on en a connu : quelques manques de bénévoles, une alerte météo qui a compromis une scène, des soucis de réseau, des problèmes avec les logements du CROUS, j’en passe et des meilleures. Mais chaque fois une solution s’est profilée, chaque fois on y a fait face comme on pouvait et au final ça a donné une manif qui, je pense, était de qualité. Les 300 conférences et ateliers étalés sur la semaine ont tous eu lieu et dans des conditions honorables. Le village des asso s’est plutôt bien porté et le thème entreprises a roulé tout seul !
Oui, je confirme, l’organisation des RMLL, c’est un beau bordel organisé. Il a fallu courir un peu (beaucoup ?), utiliser le système D à de maintes reprises, mais dans l’ensemble tout (ou presque) a bien roulé grâce à la force de l’orga qui s’est donnée corps et âme dans cette extraordinaire aventure. Comparé à eux, j’avais la tâche facile et je suis admiratif du travail qui a été abattu. Je ne citerai aucun nom de peur d’en oublier, mais les souvenirs sont gravés en mémoire, et les bons moments partagés avec ces gens venus des quatre coins du globe ne sortiront pas de si tôt de ma tête de linotte.
Certes, mon job à (presque) temps plein m’a conduit à écourter mes nuits et à louper les quelques conférences qui m’intéressaient, mais je suis content d’avoir pris part à cette grande machinerie. Strasbourg me tend les bras pour l’édition 2011 mais cette fois-ci je cède ma place de "môman" à d’autres. Non pas que je ne chérisse pas mes quelques dizaines de gamins, mais je serai sans doute aussi très bien dans la peau d’un bénévole ordinaire. Comme disaient certains après que je me sois engagé : "on n’est maman des bénévoles qu’une fois dans sa vie", mais on le reste probablement un peu pour toujours. 
[1] Gaël, si tu me lis… 
Je m’en serais voulu si je n’avais pas abordé le sujet sur ce blog en perdition : les RMLL, c’est le rassemblement incontournable des libristes et curieux en tous genres, passionnés d’informatique, d’art ou de tous les domaines, si nombreux soient-ils, listés sur la page du programme de l’édition 2010. Après plusieurs années à sillonner la France de Nantes à Amiens en passant par Mont-de-Marsan, les RMLL sont enfin de retour sur Bordeaux, ville qui les a vu naitre…

Le programme est riche et dense avec de nombreux thèmes variés :
Vous pouvez bien évidemment passer quelques heures; une journée ou la semaine en notre compagnie, puisque l’évènement s’étale du 6 au 11 juillet. Mais libre à vous de venir donner un coup de main si le coeur vous en dit. A ce sujet, je m’occupe avec l’aide d’un copilote dénommé Axel, de la coordination et la gestion des bénévoles sur les différents sites : n’hésitez donc pas à me contacter au besoin !
Alors au plaisir de vous croiser dans notre belle contrée du sud-ouest… 
S’il est une marque technologeek qui ne fait pas s’émoustiller que les geeks mais bien la ménagère lambda, c’est Apple. La marque à la pomme d’argent qui vend de l’électronique en guise de rêve se démocratise de plus en plus à travers ces dernières années. L’iPod, l’iPhone, l’iSlate… heu, pardon, l’iPad, voilà tout autant d’outils qui ont su conquérir le grand public et redorer l’image de la marque. Cependant, le virage stratégique de l’entreprise a été amorcé et l’on sent le vent tourner.
Le plus grand atout d’Apple : son inventivité. La souris traditionnelle ou encore l’iPhone sont deux grands exemples qui montrent à quel point Apple sait être innovant et peut révolutionner une industrie en y ajoutant sa touche en terme d’interface et d’ergonomie. Cet esprit créatif, allié à un perpétuel désir d’esthétisme a longtemps donné à Apple une image d’acteur de l’industrie de luxe, ce qui lui a permis l’augmentation tarifaire de ses produits afin de continuer à vivre correctement malgré des ventes limitées.
Aujourd’hui, Apple a connu un énorme succès avec l’iPhone et est maintenant connu de toutes les ménagères. La cible n’est plus la populace des geeks, des personnes les plus exigeantes ou aux besoins spécifiques, prêtes à mettre le prix dans du matériel de qualité qui réponde à leurs besoins, mais bien monsieur et madame Toutlemonde. Pourtant, la politique de prix d’Apple n’évolue guère, avec des prix toujours au dessus de la moyenne du marché et une marge plus que raisonnable pour l’entreprise.
Ce qui évolue désormais, c’est la politique d’ouverture de l’entreprise. Steve Jobs l’a bien compris, pour conquérir le marché de la ménagère, il faut du beau, du simple et de l’efficace. Et aux yeux du dirigeant de la marque à la pomme, ceci est synonyme de fermeture. On n’ajoute que les réponses aux besoins exprimés dans l’instant en fermant tout accès aux développeurs tiers pour qu’ils ne viennent pas combler les besoins futurs des utilisateurs d’une manière qui ne serait pas approuvée par Apple. Garder le contrôle à tout prix, voilà le nouveau moto de la marque qui contrôle jusqu’aux applications qui sont soumises sur l’iTunes store.
L’iTunes Store est une autre des grandes vitrines mettant en exergue les revirements de politiques de la société qui s’axe désormais sur la vente de contenu. Des films, des MP3 et même, avec l’arrivée de l’iPad, des revues numériques enrichies. Tout contenu qui transite par une machine Apple doit être monétisé pour en tirer un maximum de bénéfices.
Seul problème, à force de vouloir trop simplifier, cela ne nuirait-il pas à l’inventivité d’Apple ? L’iPhone en est un bel exemple. Trop restrictif (bien qu’étant initialement une révolution ergonomique), il a fallu attendre les versions successives (espacées d’un an minimum entre chaque) pour le voir se doter de fonctionnalités basiques telles le copier coller ou encore la capture de vidéos. L’utilisateur est pris aux piège et vit au dépends du bon vouloir d’Apple concernant l’implémentation de telle ou telle technologie : certains en font d’ailleurs déjà les frais concernant la politique de Jobs envers la technologie Flash.
Un petit tour du coté de l’annonce de l’iPhone 4 nous révèle l’absence de tout "Wow effect" auquel Apple nous avait jadis habitué. Le "One more thing" perd de son attrait lorsqu’Apple annonce vouloir ressusciter la visio qui a été déclaré morte depuis un bon moment par tous les experts des usages mobiles. L’iPad est, pour avoir joué avec, une belle machine certes impressionnante au premier abord, mais qui manque clairement d’ouverture pour combler des lacunes qui permettrait de lui trouver un usage quotidien et durable au sein d’un foyer moyen.
L’égérie des geeks est-elle encore vivante ? Cette marque qui les aura fait rêvé et vibré les regarde-t-elle encore et les reconnait-elle comme ses premiers clients ou les ignore-t-elle désormais définitivement ? Il semblerait que le manque d’ouverture d’Apple marque le point d’orgue des dissensions entre sa clientèle geek et elle même, la coupant désormais d’une bonne part d’inventivité que cette première aurait pu lui insuffler. Mais que Steve se rassure, il aura toujours derrière lui quelques aficionados de la première heure qui sont peut regardants sur les concepts d’ouverture et de bidouillabilité. 
Quelques éléments de réponse en photo qui expliquent mon dernier week end et un petit lien qui va bien…

CDMGE 2010 - Les pompoms au RDV

CDMGE 2010 - Oh, un lion de Lyon !
Bilan de la journée : des tympans en feu et deux prix dont le premier prix supporters avec une jolie prime de 3000€. Rendez-vous l’année prochaine au CDMGE pour défendre notre titre (et être meilleurs aux épreuves sportives). 
Ce post a été rédigé suite aux échanges ayant eu lieu lors de l’atelier sur l’ouverture des données publiques lors de la première édition du Barcamp Bordeaux.
L’ouverture des données est une notion à la fois claire et complexe. Claire dans le sens où l’on imagine bien le potentiel d’innovation que peut donner l’ouverture des données en l’assimilant à la dynamique générée par exemple par l’ouverture du code dans le domaine du logiciel libre, et complexe dans le sens où son côté novateur et abstrait, ainsi que son immense potentiel ne nous permettent difficilement d’imaginer ce à quoi cela va ou peut nous mener.
Pour expliquer sommairement le fonctionnement de l’ouverture des données, on peut prendre l’image d’un silo où serait stocké tout un ensemble de données accessibles, exploitables et modifiables par tout un chacun. Chacun peut à son tour croiser les données, les enrichir, en créer de nouvelles à partir d’existantes ou simplement les mettre à jour et les repartager à nouveau. C’est un partage démocratique des moyens et outils nécessaire à la création de nouvelles applications.
La première des questions que vous vous posez certainement doit être "A quoi ça sert" ? Pour donner des exemples concrets, on peut citer les sites iBordeaux ou iRennes qui sont la mise en forme de données libérées qui offrent un service de proximité d’utilité indéniable. Difficile également de parler de ce sujet en éludant OpenStreetMap, carte du monde modifiable de manière participative par n’importe quel internaute. Ajouté à la collecte des positions GPS de chaque personne par triangulation, on peut également mettre en place la mise à jour en temps réel et la cartographie des flux de déplacements et ainsi permettre de nous avertir de la présence de bouchons, etc.
On peut tout aussi facilement étendre le catalogue des possibles grâce à l’avènement du web mobile et de la réalité augmentée. La création d’un Street View-like alimentée par les photos utilisateurs, la cartographie des cépages et châteaux bordelais, la comparaison en temps réel des prix du carburant dans les différentes stations essence sont tout autant de possibilités qui peuvent s’offrir à nous si l’ensemble des données sont rendues publiques.
Cependant, de nombreuses questions restent encore non résolues :comment formater les données ainsi libérées ? Ou encore : comment garantir leur intégrité ? Car si n’importe qui peut accéder et modifier et créer de l’information, il est tout aussi simple d’insérer des informations erronées, ce qui dans le cas de données de travail peut se révéler embêtant. Pour éviter cela, on peut mettre en place un historique des modification des données sur le même principe que Wikipédia. L’autorégulation par la communauté ainsi que le recoupement des données permet également de limiter ce risque.
Une autre solution consisterait à faire coexister deux modèles de données : l’un ouvert à tous et modifiable par tous sans restriction et l’autre certifié par les collectivités, principalement pour les informations sensibles. Les modifications apportées à celles-ci ne seraient alors prises en compte qu’après approbation, assurant ainsi l’exactitude de celles-ci mais nuisant fortement à l’un des principaux intérêts des données libres qui est la fraicheur des informations partagées grâce à la réactivité de la communauté.
Certes, l’enthousiasme généré par l’ensemble des possibles offerts grâce à cette technique peut effrayer quelque peu : l’impression d’être fiché rend les gens très réfractaires à certaines applications. Attention toutefois à l’amalgame qui tenterait de mélanger données publiques et nominatives. Toutes les données publiques doivent être non-nominatives et l’état doit également statuer sur les différents types d’informations dites sensibles qui ne devrait pas faire l’objet d’une ouverture. Qui souhaiterait par exemple rendre public les casiers judiciaires afin qu’ils soient accessibles par tout le monde ?
La finalité est réellement de permettre à chacun d’utiliser des données d’utilité publique de manière à innover en créant de nouveaux services et usages gratuits comme payants (qui peuvent avoir de réels modèles économiques motivés par l’ajout de valeur par rapport aux données brutes) mais conçus par et pour la communauté donc répondant à des besoins réels et spécifiques. On peut également miser sur la mise à disposition de boites à outils libres exploitant ces données et d’API permettant d’utiliser plus facilement ces données et de faciliter le développement de services autour d’une problématique donnée.
Le mouvement de collecte et de partage des données détenues par les collectivités a d’ores et déjà commencé en particulier sur les ressources environnementales pour lesquelles une directive a rendu nécessaire cette collecte de manière à rester en conformité autour de la loi étatique. L’enjeu est désormais de rassembler, de libérer et de croiser les données détenues par les collectivités, les entreprises privées et les particuliers de manière à avoir un contenu le plus large possible, voire même si possible redondant pour permettre de vérifier la véracité des informations.
Qui sait ensuite ce que que ce mouvement d’ouverture nous réserve pour demain ? L’inventivité de l’homme n’a aucune limite; reste à lui fournir les moyens de réaliser ce qu’il a en tête et l’ouverture des données lui donne les moyens de concrétiser des idées qui peuvent au départ paraitre utopiques. A partir de cette conclusion, l’univers des possibles s’étend grandement et peut donner naissance à des applications que vous n’imaginez pas encore aujourd’hui mais qui demain vous paraitront indispensables…
Pour en savoir plus je vous conseille de faire un tour sur le site web de la FING.
Tout dire et ne rien dire à la fois, mélanger les saveurs et les couleurs pour servir l’information aussi éclectique soit-elle : c’est le retour d’un genre inauguré il y quelques mois de cela et qui mérite encore d’être rodé. Peu importe le temps dont on dispose, peu importe l’intérêt qu’on porte à l’information, elle mérite avant tout d’être traitée; c’est donc le but de cette petite digression bloguesque.
Pour commencer ce petit tour d’horizon, tournons nos regards vers la technologie, qui mène peu à peu ses révolutions dont la plus flagrante reste celle du tout tactile. Certains détestent, d’autres adorent, mais toujours est-il qu’il va falloir s’y faire, les bonnes vielles touches sont peu à peu vouées à disparaître. Et ce n’est pas Apple qui risque de me contredire puisque la sortie de l’iPad (autrefois nommée iSlate par les fanboys) s’est accompagnée d’un bruit assourdissant dans la technosphère et partout ailleurs. L’occasion de faire le tour de la bête et de découvrir ce qu’elle nous réserve. Mais rassurez-vous, l’honneur est sauf car la réponse à la question que l’on attendait tous est affirmative : oui, tout comme l’iPhone, l’iPad se mixe aussi !
La probabilité que le nouveau bébé de Steve Jobs fasse un flop reste cependant non nulle, même pour un as du branding comme lui. Seul l’avenir nous dira si oui ou non les tablettes tactiles réussiront à se frayer un chemin vers nos salons. En parlant de probabilités d’ailleurs, il s’avèrerait (et c’est la meilleure !) que le jeu du pile ou face n’est pas si équitable que ça. Et dire que depuis des siècles, des hommes jouent leur argent, voire leur vie à un jeu qui n’est pas si hasardeux qu’il y parait… Désormais je vais me mettre à la roulette russe, ça me parait plus équitable… 
Ca aurait pu être une blague du premier avril, mais non, le nouveau site de notre président, tout comme sa facture d’un montant de 100 000€, est bel et bien en ligne. Les critiques furent rudes et acerbes. Tandis que certains ne supportent pas qu’un écusson aux allures royalistes soit arboré en lieu et place des symboles traditionnels de la République, d’autres trouvent l’auteur de ce site drôlement inspiré par nos cousins d’outre-atlantique. Même les amoureux de la typographie y retrouvent à dire : c’est vrai quoi, écrire "ELYSEE" sans accents pour un site proclamé 100% français, c’est la honte ! Heureusement, certains tentent de rétablir la vérité et de souligner les qualités d’un site (peut être) un peu trop décrié. Mais bon on s’en fout parce que ce malgré tout, on aura eu le droit à un joli easter egg en ce premier avril. Mort de lol, tiens.
Parce qu’il ne faut pas oublier qu’en avril, c’est la fête des petits farceurs que les webmasters sont des grands gamins dans l’âme. Imaginez-les entrain de comploter en secret pendant 365 jours pour concourir à cette course aux poissons. Des gros, des fins, des salés, des laconiques, des sophistiqués, il y en a pour tous les goûts. Et les geeks sont prolifiques : la preuve ! Et puis on ne va pas s’en cacher, le plus marrant et de loin, c’est de voir certaines personnes relayer les intox comme des infos en y croyant dur comme fer. Nous, c’est pas pareil, on ne dit pas qu’on n’ose même plus relayer une info un 1er avril de peur qu’elle soit en carton. La léthargie de l’info drainée par la peur de l’intox, mais le relayage en masse de l’intox motivé par la crise de rire, y a pas à dire l’homme est un drôle de poisson, surtout au mois d’avril… 
C’est le débat du moment : la liberté de parole dans notre état citoyen. L’affaire Zemmour/Guillon a relancé le débat : peut on réellement tout dire dans notre pays démocratique ? Vaste question que celle de la liberté d’expression et de ses limites au quotidien qui mérite d’être posée et discutée sans pour autant virer à l’amalgame. Doit-on toujours tourner sept fois sa bouche dans sa langue avant de parler ou devons-nous réellement laisser libre court à la pensée qui est notre ? C’est la question que je me suis posée.
Le débat mené hier soir sur France 3 par Frédéric Taddéï a l’audace de soulever la question et tente d’y répondre ou du moins d’apporter des éléments de réponse. En cela, il mérite d’être visionné. Pour ma part, si je n’ai pas choisi le nom de ce blog au hasard. La liberté d’expression est un droit inaliénable qui est absolument nécessaire à la démocratie. Ses seules limites sont celles imposées par la loi.
Cependant la mentalité française est selon moi bien trop imprégnée de jugement moral qui ne cesse de nous brimer. Le regard et le jugement des autres empêche nombre de personnes de s’exprimer librement, sous peine d’être exclus de leur environnement social ou d’être catégorisé définitivement pour des opinions qui sont parfois tout aussi légitimes que d’autres.
Les idées les plus folles sont souvent rejetées au même titre que celles qui s’éloignent un peu de cette norme, s’apparentant de près ou de loin à une forme de pensée unique dont le jugement moral est la première pierre. Osez penser différemment, vous serez vite écarté du débat, que vos idées soient justes ou non, pour autant qu’elles sortent du cadre de normalité défini par arbitrairement la majorité bien pensante.
Certes, toutes les idées ne sont pas bonnes à prendre. Mais toutes sont bonnes à dire, car c’est en se propageant silencieusement que les pires idées sont le plus sournoises et deviennent les plus dangereuses. Le silence ne laisse aucunement place à la discussion ou au débat, il laisse doucement s’installer une pensée figée et immature qui tente de s’imposer telle qu’elle.
Quant à l’humour, quel que soit sont degré et son genre, peut importe le public visé, il est l’un des principaux rempart contre ces idées absurdes. La caricature et l’exagération des failles d’un discours idéologique, politique ou bien d’un ordre totalement divergeant permet parfois une prise de conscience à l’aspect ludique. La colère ou l’indignation qu’ils peuvent entrainer chez certaines personnes n’est que le reflet de leur étroitesse d’esprit et de de leur irrespect envers des modes de pensée autres que le leur.
Alors certes il est nécessaire parfois de légiférer sur certaines problématiques engendrées par le dépassement de la marge de manœuvre autorisée par la loi. Mais en aucun cas une divergence d’idées ou de perception des évènements ne doit donner lieu à la censure et au silence, qu’ils soient imposés par quelqu’un ou qu’ils soient auto-infligés. Cette liberté est bien trop importante pour qu’on s’autorise à la limiter au nom d’une quelconque moralisation du discours tenu, bien que cette pratique entre malheureusement chaque jour un peu plus dans les mœurs.
Et bien oui, pour l’ardennais que je suis, la vie Bordelaise ressemble peu ou prou à des vacances sous les tropiques ! 20°C en plein milieu du mois de mars, qui l’eut cru ? Alors pendant que je range mon manteau à la penderie, je continue à m’activer, certes principalement en dehors du Web ces derniers temps, mais la reprise d’activités est imminente.
Alors certes, il y a les cours, mais pas que. En effet, s’il y a bien une chose que l’école d’ingé me permet de faire plus que la prépa, c’est de m’investir dans l’associatif. Et croyez-mois, c’est revigorant. Bon, ok, je n’ai pas attendu l’école d’ingé pour faire de l’associatif puisque ça fait plus de 5 ans que je suis engagé là dedans, mais ça me permet d’étendre mes horizons.
En quittant ma contrée perdue, j’ai quitté le poste de trésorier que j’occupais alors dans une association locale centrée sur l’évènementiel. Alors vous imaginez bien qu’il m’a fallu trouver un palliatif. Et ce palliatif, il prend en fait plusieurs formes à travers les associations et clubs de l’école : cours d’oenologie, club cuisine, association centrée autours des évènement 4L Trophy et Course Croisière EDHEC, j’en passe et des meilleures.
Mais ce qui me motive réellement, c’est actuellement ma place en tant que représentant élu au Conseil des Etudes de l’Institut Polytechnique de Bordeaux (ou IPB pour les intimes). Voir et participer aux rouages d’un établissement tout neuf (sa création est datée de moins d’un an) et regroupant 4 des écoles d’ingénieur de Bordeaux est très motivant et intéressant. Prochaine étape, rejoindre l’un des groupes de travail lancés sur des problématiques internes à l’établissement.
Et puis il y a aussi l’associatif pour les associatifs. Kezako ? Les évènements organisés par le BNEI ou le BREI (Bureau National (resp. Régional) des Elèves Ingénieurs) tels des week-ends de formation et de rencontres entre associatifs qui permettent d’échanger, de s’informer et d’apprendre beaucoup sur les rouages de l’enseignement supérieur ou de l’associatif en général.
Bref, tout ça pour dire que le temps passe à une vitesse V, ce qui explique le manque de news dans les parages. Mais ne vous inquiétez pas, je suis toujours vivant, même si je n’ai même pas pris le temps de fêter le 4ème anniversaire de ce blog. J’observe régulièrement l’actu tech du coin de l’oeil et je surveille que vous ne fassiez pas s’écrouler le Web en mon absence.
Tiens, d’ailleurs j’ai pas mal de liens sympa à partager. Ca sera certainement l’objet d’un (très) prochain billet. 
La question est récurrente et la réponse parfois difficile à comprendre pour le commun des mortels : mais bon sang, qu’est-ce donc que ces fameux trous noirs dont on parle sans pour autant savoir les définir ? Je vous propose une petite vidéo de vulgarisation qui assouvira, je l’espère, en partie votre curiosité.
Via Pierre Thomas
J’ai adoré cette petite citation glanée dans un commentaire, au hasard de mes pérégrinations sur le Framablog. Elle vaut son pesant de cacahuètes :
L’informatique c’est comme faire des croque-monsieur, c’est effectivement extrêmement compliqué.
Il faut retourner un bout de terre, semer du blé, l’arroser, moissonner, battre le blé, le moudre, ajouter de l’eau du sel et du levain à la farine, pétrir la pâte, la faire lever, re-pétrir, cuire le pain, couper des tranches… Et là on a juste abordé la question de la confection du pain de mie…
L’informatique, c’est un jeu de Lego perpétuel. Quand on me dit que je m’y connais en informatique et que l’on me demande des conseils pour des choses basiques (auxquelles je n’ai pas toujours de réponse à apporter), je me demande toujours en quoi je suis plus qualifié que les autres pour y répondre. Si on fait abstraction de la technologie et que l’on regarde simplement les outils qui nous sont fournis en tant qu’utilisateur final, quoi de plus simple que l’informatique ? Quoi de plus facile que d’installer un logiciel et que de faire joujou avec pour en découvrir les fonctionnalités ?
Vous n’avez pas besoin de comprendre comment est fait le pain de mie pour faire des croque-monsieur, vous n’avez pas besoin de savoir programmer pour utiliser un logiciel. Mais si ce logiciel est libre, vous disposez de sa recette, et si ça vous tente, rien ne vous empêche de faire cuire votre propre pain de mie. Mais en cuisine comme en informatique, le principal moteur est la curiosité et l’envie d’essayer voire d’innover.
Arrêtez donc de dire que vous n’y connaissez rien en informatique : tel un enfant de 5 ans qui sait casser des oeufs pour faire un gâteau, vous savez télécharger et installer un logiciel les yeux (presque) fermés. Ben voilà, vous vous y connaissez en fait plutôt bien en informatique, hein. Si si, je vous jure ! Prochaine étape : rajouter de la farine, vous pensez pouvoir le faire ? 
Lire l’article duquel est issue cette citation de JosephK.
Coelio, voilà un nom qui vous semble inconnu. Pour ma part, je l’ai en tête depuis environ deux ans : c’est le nom d’un projet Web avorté par deux fois pour manque de main d’oeuvre bénévole ou de fonds. Pourtant, dans mon esprit, il concrétise l’outil idéal de consommation de l’information en ligne qui peut peut-être prendre vie grâce à vous !
Je peux vous faire un pitch formel sur l’information en ligne, les difficultés liées à sa consommation, mais si vous suivez un peu ce blog, vous êtes déjà un minium au fait de ces problématiques[1]. Le fait est qu’actuellement, on consomme principalement l’information de 3 manières différentes :
Maintenant, si on regarde les modes de consommation de l’information on a alternativement :
Mais aucune de ces solutions ne permet de naviguer clairement et efficacement entre toutes les sources, tous les types d’informations et d’avoir une expérience de navigation unique. C’est l’ambition de Coelio :
Bref, voici quelques unes des principales fonctionnalités de cette application. __Seulement, pour espérer mener à terme ce projet qui me tient à cœurs, j’ai besoin de moyens humains et financiers._ C’est pour ça que j’ai décidé de participer au concours organisé par FriendsClear dont le but est de faire émerger un projet pro et de lui faire gagner 10 000€. Une somme non négligeable qui permet de louer un serveur dédié, de mettre en place une structure légale et de commencer les premiers développements pour que ce projet prenne enfin vie !
Oui, je sais, le système de vote est contraignant car il nécessite une inscription préalable, mais cela ne vous prendra que quelques secondes et permettra peut-être de donner naissance à un nouveau service que je pense prometteur. Alors s’il vous plait, si vous pensez que ce projet n’est pas une si mauvaise idée, prenez 2 minutes pour voter pour Coelio. On a encore du chemin à parcourir pour rattraper la tête de liste !
Merci d’avance ! Et n’oubliez pas, j’ai besoin de vous ! 
[1] Je peux vous suggérer quelques lectures sur ce blog, ici et là.
[2] Parmi lesquels on peut citer Google Reader ou encore Netvibes par exemple.
[3] Valable également sur les réseaux sociaux.
C’est au détour d’une application Android, dont je salue par cette même occasion la réalisation, que je suis tombé sur un article du Monde concernant des probables quotas de boursiers imposés aux Grandes Ecoles membres de la CGE. Intrigué, j’ai décidé d’en savoir plus en lisant la totalité de l’article. Pour une fois je n’en ai pas contre le journaliste qui a rédigé l’article mais plutôt contre le ramassis de conneries que l’on peut y lire et ce, dans l’argumentaire des deux partis.
Ainsi je me permettrais d’énoncer une vérité générale : les boursiers qui, je me permet de le mentionner, ne disposent pas d’un QI plus limité que la moyenne, n’ont pas besoin qu’on diminue le niveau des concours d’entrée aux Grandes Ecoles pour avoir une chance d’y rentrer. Dieu merci, en France nous avons la chance d’avoir un cursus scolaire homogénéisé et basé sur l’égalité des chances.
Laissez-moi vous conter une histoire… Il y a encore un an de ça, j’étais en CPGE (prépa ou taupe pour les intimes). Issu d’une famille moyenne, dont l’éducation des parents n’a jamais excédé le bac et dont le revenu moyen est très moyen dans laquelle je n’ai jamais manqué de rien sans ne jamais avoir vécu dans l’opulence, ce n’est que lors de la réforme boursière de février dernier que j’ai été déclaré boursier à l’échelon zéro.
Ce statut ne me donne pas droit aux aides financières du gouvernement, mais simplement (et c’est déjà beaucoup) à l’exonération des frais de scolarité et de sécurité sociale. Ainsi, ma scolarité à l’ENSEIRB-MATMECA ne me coûte que quelques dizaines d’euros par an. Ma scolarité en classes prépa ne m’a guère coûté plus cher et s’est révélée tout du moins aussi coûteuse que la scolarité que j’ai pu suivre dans mon petit lycée public de province.
L’accès à certaines formes de culture qui ne sont pas accessible pécuniairement par certaines personnes peut certes favoriser l’ouverture d’esprit et enrichir la culture générale. Son absence peut probablement se révéler être handicapante dans le cas où l’on souhaite intégrer l’une des écoles les plus prestigieuses de France, telle Polytechniques (l’X pour les intimes) ou encores les Mines ou Centrale Paris, mais la Commission des Grandes Ecoles représente également une toute autre catégorie d’écoles (celles comptant pour la majorité de ses membres) pour lesquelles cela ne constitue pas un frein.
Dire qu’il n’existe aucune embuche à l’intégration d’une Grande Ecole par les personnes moins aisées serait faux. N’étant pas encore déclaré boursier, j’ai du m’affranchir du prix des concours à hauteur de 700€ (après une sélection difficile et limitée par le coût total des frais engendrés). Une fois accepté aux écrits, j’ai dû me déplacer sur Paris et m’y loger pendant plusieurs jours pour y passer mes oraux, encore une fois à mes frais. Une fois l’école intégrée, reste à trouver un logement et à s’installer dans une ville étudiante totalement inconnue, avec les frais que cela comporte…
Bref, s’il y a quelque chose qui doit être remanié dans ce système, ce n’est pas l’épreuve d’accès aux Grandes Ecoles pour lesquelles la prépa est censée nous préparer et ce, de manière identique, que l’on soit ou non boursier. Le plus grand écueil auquel on puisse faire face est dû au manque d’accompagnement et d’assistance pour tous les frais annexes qui semblent minimes, mais qui mis bout à bout représentent une somme ma foi conséquente.
Enfin, pour augmenter le nombre d’élèves boursiers en école d’ingénieur, il faut communiquer sur le coût réel de ces études souvent à tort considéré comme extravagant et essayer d’abaisser au minimum les barrières financières restantes. Personnellement, je sais que si je n’avais pas eu un jour l’occasion de faire les bonnes rencontres au bon moment, ni moi, ni mes parents ne se seraient aventurés à imaginer un jour de telles études. Non seulement la prépa est considérée comme non-diplômante et à l’issue incertaine pour des parents qui souhaitent mettre entre les mains de leur enfant un métier stable et sûr, mais ces études sont également considérées comme étant très coûteuses.
L’instauration d’une méthode de recrutement "à deux vitesses" ne pallierait non seulement pas à ces problèmes, mais dévaloriserait certainement le diplôme que nous nous apprêtons à obtenir. La baisse de niveau dont ont peur les Grandes Ecoles est dors et déjà effective et visible dans les prépa (les plus élitistes mises à part) ce qui, chaque année, conduit à un aménagement du barème de notation des épreuves. Elle est générale et directement liée à la baisse globale de niveau de l’enseignement secondaire, aucunement à l’origine sociale des élèves. Mais merci pour eux, les élèves, qu’ils soient boursiers ou non, on la même capacité de résolution d’équations de maths à n dimensions : elles restent pour tous deux passablement insolubles. 