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Voici le blog de : Raghnarok

Le Faketeur

Sport, montagne, photo, politique, écologie...

Peerpartage : Les dessous des majors

J'ai retrouvé dans mon bordel cet interview, je vous le met ici histoire que tout le monde en profite.

Bonne lecture


Les contrats tiroir
PEERPARTAGE : Bonjour à vous. Tout d'abord, nous tenons à vous remercier de bien avoir voulu témoigner pour Peerpartage sur les pratiques internes des majors. Peut-être pouvez-vous commencer par nous dire pourquoi vous avez fait le choix de témoigner sous X ?
J'ai fait ce choix parce que suis actuellement employé par Universal Music France et que j'ai peur des répercussions que mes révélations pourraient avoir pour moi et mes proches. Cela dit, je suis à la recherche d'un autre emploi et dès que j'aurais quitte Universal, je compte bien m'exprimer à découvert.
Pour commencer, que vous pensez de la politique actuelle d'Universal et des autres majors qui se sont lancées dans des vagues de procès contre les Internautes qui téléchargent de la musique ?
Je pense que c'est une erreur monumentale. Sans même parler de tout le débat sui est né autour de ça, c'est un choix catastrophique en termes de markteing. Ca nous fait une terrible publicité négative auprès du public des jeunes, qui utilise énormément Internet.
Comment vous expliquez qu'une major comme Universal Music ait pu en arriver là ?
Nous payons le prix de nos erreurs, c'est tout. Nous avons voulu tout contrôler, et maintenant, nous ne contrôlons plus rien.
Comment ça, tout contrôler ?
Tout. A l'heure actuelle, quand un artiste signe avec une major, il rentre dans un système où il ne va plus lui rester la moindre liberté de manoeuvre. Dans la façon dont sont faits les contrats, dont l'artiste est managé, dont les oeuvres sont produites et enfin distribuées, c'est un fait qu'on le dépossède complètement de son autonomie.
Par quels types de procédés ce contrôle s'instaure. Pouvez-vous nous donner un exemple ?
Et bien pour vous donner un exemple, je peux vous parler du contrat-tiroir.
Pour passer un contrat-tiroir, vous prenez un jeune artiste à qui vous faites miroiter des rêves de gloire. Ensuite, une fois que vous lui avez fait signer un contrat, vous lui faites enregistrer ces morceaux en studio.
Toutefois, au lieu d’aboutir à un lancement commercial, la musique qu’il aura produite passera directement dans la bibliothèque de la maison de disque...
Lié par son contrat qui dure souvent un minimum de 8 ans, l’artiste n'a plus le choix et il doit dès lors produire sur commande et sans la moindre chance de voir son nom reconnu. De façon tout à fait légale, vous en avez fait un larbin à votre service...
Mais quel est l'intérêt d'un tel procédé ? Le but d'une maison de disque n'est-il pas de faire de l'argent en faisant connaître ses artistes ? A quoi sert un artiste qui reste tout le temps dans l'ombre ?
En fait, les contrats-tiroirs présentent de nombreux avantages pour les maisons de disque :
Par exemple, lorsque qu’une vedette est en panne de voix ou d’inspiration, le fait d'avoir des contrats-tiroir permet de pallier facilement au problème en faisant appel à un "artiste-tiroir" qui a un style semblable.
Ensuite, lorsque le son produit par un groupe ou un musicien ne convient pas à ce que les producteurs jugent comme étant commercial, il peuvent utiliser celui produit par un artiste ayant passé un contrat-tiroir. C’est comme ça que dans le morceau « Smell like Teen Spirit », Nirvana a repris un son des Pixies, qui avait alors signé un contrat-tiroir avec le label Greffen Records.
Vous voyez, la maison de disque s'engage à produire de la musique, pas à assurer le succès de l'artiste. A partir de là, il suffit de faire passer à l'artiste un contrat qui repose essentiellement sur les royalties, et s'arranger pour qu'il n'ait jamais aucun succès public. Vous avez dès lors l'équivalent d'un contrat de travail particulièrement avantageux pour la maison de disque.
A quel point ce procédé est répandu dans le monde des maisons de disque ?
Disons que ça représente quelque chose de tellement pratique qu'à l'heure actuelle, toutes les majors disposent à présent d’un stock de musiciens et de chanteurs qui sont forcés à produire sur commande une musique formatée, sans possibilité de voir leur œuvre reconnue...
Mais à votre avis, qu'est-ce qu'il faudrait faire pour mettre fin à ces pratiques ?
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à l’heure actuelle, même si les droits des artistes sont théoriquement assurés par la loi, la réalité est toute autre en pratique.
Il faut voir comment ça se passe lors de la signature des contrats...
D'un côté, vous avez la major avec ses contrats maison bourrés de petites lignes et de mentions illisibles. Ensuite, vous avez le manager de l'artiste qui est censé le défendre mais qui travaille le plus souvent en collaboration avec le producteur. Et enfin, vous avez un pauvre mec naïf à qui on a promis la lune et qui n'y connaît absolument rien...
Il n’existe aucun organisme pour défendre réellement les artistes en tant que profession. Le producteur, le manager, tout les intermédiaires servent la maison de disque, et en pratique, cette dernière à tout pouvoir. Il n'y a que très peu de producteurs et de directeurs artistiques qui sont assez honnêtes pour ne pas en abuser.
De toute façon, les sociétés qui managent tous les grands groupes de la planète sont essentiellement des sociétés qui appartiennent à des majors comme Universal ou Sony. Comme the Firm, qui est censée défendre les droits des artistes, mais qui défend en réalité les intérêts des majors…
C’est un système très bien fait, qui assure une impunité presque totale au gens qui le contrôlent. Et même si toutes sortes de pressions et de manipulations sont intervenues pour aboutir au fait qu’un musicien soit totalement exploité, ce qui compte aux yeux de la loi, c’est le contrat et rien d’autre...
Je pense qu’il faut des organisme de défense, des syndicats, et surtout une plus grande conscience des artistes. Le système fait tout pour les infantiliser. Qu’ils apprennent à se défendre !

Je contrôle donc je suis
PEERPARTAGE : Qu'est ce que vous entendez par l'expression "infantiliser les artistes" ?
Et bien, pour répondre à ça, il faut comprendre la hiérachie qui entoure l'artiste...
Les gens ne s'occupent que de ce qu'il y a sur la couverture des journaux et les pochettes de Cd : ils ne voient que la face visible de l'iceberg. Mais derrière, il y a tout un système bien rôdé.
Pour commencer, il y a le manager. En principe, il gagne 30 à 60% sur l'argent que rapporte l'artiste. Ca peut sembler beaucoup, mais ça se justifie en principe par le fait que c'est lui qui gère l'essentiel de sa carrière.
Comment décrire son rôle ? Je dirais que c’est le père, la mère, le frère et la sœur de l’artiste. Si l’artiste à faim, il lui prépare son 4 heures, s’il a soif, il lui presse son jus d’orange et s’il a besoin de chier, il lui apporte sa cuvette emballée dans du papier doré…
Ensuite, vient le producteur, qui touche 30 à 40%. C’est lui qui enregistre l’album et le rend commercial. En pratique, cela se traduit essentiellement par le fait de formater le style propre d’une musique pour qu’elle colle avec ce qui est à la mode : « Tiens vas-y, mets donc plus de basse et monte le beat à 160, ça se vendra mieux !»
Hm, vous n'exagérez pas un peu ? La description que vous donnez semble franchement caricaturale...
Ca se voit que vous n'avez jamais mis les pieds dans un studio ! Evidemment, je ne dis pas que ça se passe toujours comme ça, et heureusement, il y a des exceptions, mais elles ne font que confirmer la règle. Parce qu'au bout du compte, le système est fait pour que ça se traduise par une exploitation des artistes et des musiciens.
C'est-à-dire ?
Et bien, pour en revenir au manager, si vous lui posez la question, il répondra que sans lui les artistes ne pourraient même pas exister, mais à mon avis, la seule chose sur laquelle aboutit la relation artiste/manager telle qu’elle existe actuellement est une dépendance malsaine...
Le manager se comporte exactement comme les directeurs de conscience au 17e siècle. Il prétend tout faire pour le bien de son protégé, mais au total, il finit par penser et décider à sa place.
Et c'est pareil pour le producteur, et pour le directeur artistique, et ainsi de suite...
Pour moi, le problème vient du fait qu'on est allés dans un système tellement spécialisé que les gens qui créent la musique n'ont plus aucun contrôle sur ce qu'ils font.
Le phénomène est particulièrement marquant avec le hip-hop, ou tout est fait avec des ordinateurs. Le fait d’utiliser l’informatique n’est pas un problème en soi, c’est un outil merveilleux pour la musique, mais les chanteurs finissent par perdre complètement la maîtrise de ce qu’ils produisent. Ils en participent plus à rien.
C’est principalement dans le tournant des années 90 que l’industrie de la musique est devenue un business totalement orienté sur le profit et le contrôle des consciences. Dans les années 80, on trouvait encore des groupes comme les Gun’s n’ Roses et Aerosmith qui jouaient comme il l’entendaient, à présent c’est fini. Le processus de formatage a débuté dans les années 90.
C’est comme cela que quelqu’un comme Dr. Dre manie les groupes aux Etats-Unis. Il n’y a plus d’art, mais seulement des recettes pour vendre. Le son est calibré pour satisfaire le public, mais le public à été conditionné par l’industrie musicale à aimer seulement un certain type de son. C’est un cercle vicieux, qui aboutit à un appauvrissement extraordinaire de la diversité musicale… L’état de délabrement de ce système est vraiment si avancé que je me demande parfois comment tout cela tient encore.
Enfin je ne sais pas, mais Il quand même se souvenir qu'à une époque, les artistes étaient à la fois auteurs, compositeurs et interprétes de leurs oeuvres ! Mais à présent, tout est fait pour diviser au maximum les taches, pour que les gens ne sachent plus faire qu'une seule activité extrêmement spécialisée, de façon à ce qu'ils deviennent totalement dépendants d'un petit groupe de financiers qui donne les ordres et décide qui fait quoi. Tout le système en place encourage la dépendance pyschologique des artistes et décourage la polyvalence.
Et vous pensez qu'il est possible de faire marche arrière et de revenir à un système où l'artiste serait à nouveau indépendant ?
Non seulement c'est possible, mais c'est en train d'arriver partout !. Contrairement à ce qui se passait avant, les jeunes groupes ne cherchent plus à signer à tout prix avec une major. Ils préférent faire une carrière en sa faisant connaître par Internet ou en Underground.
Quand vous connaissez les producteurs, vous voyez bien qu'en réalité, il n’aiment pas les groupes qui montrent de l’indépendance : cela remet en question leur contrôle. Mais toute une génération de musiciens est en train de révolutionner les pratiques en place, et qu'on le veuille ou non, ça va inspirer les jeunes talents qui vont venir après eux.
Par exemple, Placebo est un groupe d’auteurs-compositeurs -interprétes qui ne se laisse par faire. Ou alors il y a aussi l'exemple d'Audioslave. C'est un des premiers qui a réussi à se placer en situation de force en signant à la fois chez Universal et Sony, avant de tout envoyer ballader. C’est une nouvelle génération qui comprend comment marche le système et sait comment éviter ses pièges.
En fait, si vous regardez bien, vous verrez qu'aucun groupe indépendant ne veut plus signer avec les majors, qui sont devenues tellement "connotées fric" que cela dégoûte tous les artistes. Même les plus vieux comme Radiohead ou Korn sont en train de quitter le système en rompant leur contrat avec Sony et en devenant leurs propres producteurs.
Le comportement actuel des majors provoque un « effet Bush » auprès des artistes : c’est une sorte d’éveil des consciences. D'ailleurs, tout le monde sent bien que quelque chose d'absolument énorme est en train d'arriver dans ce domaine, et que selon la façon dont ça va évoluer, ça aura des conséquences très importantes pour l'avenir.

Juste une petite signature en bas du contrat
Avant de rentrer plus en détail sur les aspects plus politiques de la situation, pouvez-vous encore nous parler des procédés utilisés par les majors pour s'assurer le contrôle des artistes .
Je peux vous parler des méthodes de recrutement, c'est assez instructif...
En fait, on peut en distinguer trois :
1. La première façon consiste à profiter d’une lacune du système économique actuel. Notre société, en effet, fonctionne sur le modèle du salariat. Cela se traduit par le fait que pour les artistes, il est extrêmement difficile de souscrire des prêts et d’obtenir l’argent qui leur permettrait d’exercer leur activité de façon indépendante. A partir de là, c’est très simple pour une major d’aller voir un artiste pour lui proposer un prêt avec un taux de remboursement élevé, en sachant parfaitement que cela le rendra complètement dépendant d’elle. C’est ce qui explique que la plupart des artistes qui ont signé avec des majors aient purement et simplement perdus leurs droits d’auteurs. C’est ce qui est arrivé, notamment, avec Johnny Halliday lorsqu'il a signé chez Universal.
2. Une autre façon de faire consiste à trouver un groupe underground, qui met le feu sur scène chez les jeunes, et de le racheter pour le balancer sur le grand public. C’est ce qui s’est passé par exemple avec des groupes comme les Red Hot Chili Peppers ou Metallica. Vous voyez, des groupes comme ça sont accros à la musique : ils ne vivent que pour ça. Les contrats, le juridique, ils n’y connaissent rien du tout. Alors, c’est facile d’en tirer parti pour leur faire signer ce qu’on veut…
3. Depuis quelque temps, il existe encore une autre façon de signer des contrats, qui est de tirer parti des émissions de télé réalité genre Star Academy. Dans ce cas, l’arnaque consiste porte sur le statut de l’artiste. Quand on organise un show de ce type, on fait une sélection à partir des démos qu’envoient les jeunes talents et ont les fait passer à la télé. Mais même si certains d’entre eux sont des artistes complets, on ne leur donne que le statut d’interprète. L’auteur fournit les textes par notre biais et eux viennent remplir un espace prédéfini. C’est un système de préfabriqué : on joue uniquement sur un effet de mode. C’est pour ça qu’on leur fait signer des contrats éphémères, 3-4 ans maximum. C’est jeté aussitôt consommé. Un vrai produit de fast-food.
Et bien...
Attendez, ça n'est pas tout. Il y a autre chose qui devrait vous amuser pas mal : les biographies.
Dans le milieu de la musique, réécrire les bios des artistes est une pratique extrêmement fréquente, qu'on utilise pour booster la vente des albums.
Prenez, par exemple, quelqu’un comme Jennifer Lopez. Vous verrez dans sa bio officielle qu'elle est née dans le Bronx, qu'elle a grandi dans les bas-fonds de la cité, bref une authentique bombe latino.
Or, en réalité, c'est juste une gentille fille de la campagne américaine issue de la classe moyenne.
Je peux aussi vous citer le cas de la chanteuse d''Evanescence, Amy Lee. A l'époque où le groupe débutait, elle n'avait pas de petit ami, et sa bio manquait un peu de couleur. Alors, Sony Epic, Windup Records et son producteur Dave Fortman se sont arrangés pour qu'elle se retrouve avec Shaun Morgan, un clone de Kurt Cobain qui chantait pour le groupe Seether... Bref, de quoi faire rêver les fans !
Encore un autre exemple : celui de Jean-Luc Lahaye. Vous avez probablement du entendre parler de son procès pour viol. Et bien ça aussi, ça a été monté de toutes pièces par les studios...
Vous êtes sérieux ? Mais il risque une condamnation !
Parce que vous pensez qu'une condamnation, ça ne fait pas bien dans une bio ? Avec cette histoire, il va avoir droit à une publicité gratuite pendant des mois dans tous les médias. Universal pourra ainsi relancer sa carrière à moindre frais !
Vous avez d'autres exemples de ce type en tête ?
Oui, il y a tout ce qui se passe au Etats-Unis avec le hip-hop. Si vous prenez la fameuse guerre Est/Ouest qui a opposé les rappeurs américains pendant les années 90, vous verrez qu'elle a surtout enrichi les producteurs...
Il n'y a qu'à voir l'attitude plus d'équivoque d'un type comme Puff Daddy, qui a produit aussi bien 2-PAC que BHD, et qui a donc exploité cette rivalité montée de toutes pièces pour faire un maximum de profit. Là encore, tout ça n'a été monté que dans le but de faire de la publicité gratuite pour les majors, qui se sont engraissées sur le dos des musiciens.
Ce qui est grave, c'est que ça incite tout le jeune public américain qui écoute du rap à croire que tout se règle à coup de revolver. Les « beefs » désignent les guerres entre deux rappeurs : mais à force de valoriser ça et de remplir les bios des rappeurs d'historie de réglements de compte, on est en train de pourrir totalement l'esprit de ces gamins.
C'est devenu, en interne, un objet de plaisanterie : dans sa bio, le rappeur The Game est censé avoir été blessé par 10 balles de revolver. Le rappeur 50 Cents, de son côté, est censé en avoir pris 15... En coulisses, on s'en moque en parlant de « l’homme aux 15 trous de balles ». J'attends impatiemment la bio du prochain, ça va être une vraie passoire à mon avis...
Et le pire, c'est que non content d'avoir foutu un bordel pas possible dans les banlieues des Etats-Unis, il a fallu que l'industrie du disque exporte ça en France. Et c'est comme ça que du jour au lendemain, on a vu apparaître une soi-disant rivalité entre le 92 et le 93, avec toute cette imagerie sur la banlieue... C'est franchement du n'importe quoi.
Ce n’est pas parce que le Hip Hop est un art de la rue que c’est un art de la guerre. Les rappeurs le disent eux-mêmes : je suis un MC, par un gangster !

Des lendemains qui chantent… Sans playback !
PEERPARTAGE : A présent, parlons un peu de l'avenir si vous voulez bien. Comment les choses peuvent évoluer selon vous ? Est-ce qu'on peut s'attendre à une prise de conscience des responsables de majors et à plus d'ouverture d'esprit ?
Je serais vous, je n'y compterais pas trop. L’attitude de la direction d’une boîte comme Universal est simple, et je la résumerais comme suit : « engrangeons un maximum maintenant, comme ça on sera bien au chaud quand tout pétera. »
Donc, pour vous, il est évident, même aux yeux de la direction, que le système ne va plus tenir longtemps ?
Bien sûr, et c’est pour cette raison qu’ils s’en prennent aux étudiants et aux Rmistes ! Si les majors choisissent comme proie des gens ordinaires, c’est parce qu’elles savent très bien que c’est à eux que tout le monde s'identifie le plus facilement. C’est une technique psychologique pour forcer les gens à se comporter selon un certain schéma.
Seulement voilà, les artistes commencent à se réveiller et à faire des procès aux majors en leur réclamant des millions... Par conséquent, comme la pierre angulaire du système est en train de leur échapper, les grosses boîtes de disque se retournent logiquement contre la seule proie sans défense qu’il leur reste : le consommateur moyen. D'ailleurs, vous remarquerez que les procès faits aux Internautes tombent toujours sur des gens qui n'ont pas les moyens de se payer des avocats hors de prix et pas sur ceux qui sont riches ou qui représentent une autorité. Pourtant, croyez-moi, il y a aussi des policiers, des politiciens et des juges qui téléchargent sur Internet. Les flics comme Madame Denis ! C'est donc totalement hypocrite !
Mais alors que faire ? Car en pratique, la justice prend parti contre les Internautes... Comment peut-on réagir si même la loi ne laisse aucun recours ?
Je ne crois pas que la loi continuera à favoriser longtemps les majors. Pour ma part, je vois cette crise comme le simple aspect d'un problème plus large.
A l'heure actuelle, le monde est en proie à un malaise très grave. On ne sait plus où on va, et les gens on peur.
Mais en même temps, je crois qu'il y a une conscience très profonde de l'injustice, et il suffirait de pas grand-chose pour que tout cela explose.
Le cas des majorsl est vraiment typique. Dans une major comme Universal, un producteur touche un minium de 15.000 euros par moins, un Directeur Artistique, 25.000, et un producteur artistique, 50.000. Par comparaison, les intermittents du spectacle et les standardistes ne touchent que 500 euros par mois, les assistants 1000 euros et les ingénieurs son, environ 1500. C’est un clivage absolument ridicule, car le travail de tout le monde est important. Sans parler qu’Universal fait signer des décharges à ses employés disant qu’ils renoncent à voir leur contrat, qui est gardé par la société…
Je crois que les gens qui contrôlent l'industrie de la musique jouent à un jeu très dangereux, dont ils ne mesurent pas les conséquences, et que s’ils continuent comme ça, ils risquent d'encourager une vraie révolution sociale.
Toutefois, ça me semble logique que pour désamorcer ça, l'Etat en vienne à mettre fin aux procès ou du moins à modérer au maximum les choses pour éviter l'explosion. C'est pour ça que je pense que dans ce domaine, les choses vont finir par se tasser.
Quand au reste, sans rentrer dans le détail des arguments, je pense que l'un des effets les plus positifs du peer-to-peer est que cela permet aux gens d'entendre des messages auxquels ils ne sont pas habitués. La musique conditionne les mentalités : c'est un outil politique puissant.
J'ai surtout confiance dans les jeunes, car malgré tout ce qu'on peut dire, il savent se montrer plus malins que le système.
Quand aux artistes qui condamnent le téléchargement, ils ont été tellement conditionnés et rendus dépendants qu'ils ne se rendent même plus compte que la major avec qui ils ont signé et qui leur pompe jusqu'à 99% de leur bénéfices leur fait cent fois plus de tort que le soi-disant piratage... On vit quand même dans un drôle de monde!

Bon anniversaire Ecosia

Ecosia est, pour ceux qui n'en ont pas encore entendu parler, un moteur de recherche. Il fonctionne en collaboration avec les moteurs Bing et Yahoo.
Mais à quoi ça sert me direz-vous? Un moteur de recherche de plus, et Google fait très bien le travail, pourquoi changer?
Première raison, simplement pour éviter de donner trop de pouvoir à Google, ou à n'importe quelle autre entreprise, il faut de la diversité dans la vie. Au même titre qu'il faut utiliser Dailymotion ou Vimeo conjointement à Youtube pour éviter de lui donner trop de pouvoir.
Mais une raison plus intéressante est que l'argent récolté par Ecosia est utilisé à bon escient. Si vous ne le saviez pas encore, les moteurs de recherche brassent une énorme quantité d'argent. Comment est-ce financé? Simplement grâce aux liens sponsorisés, ceux qui sont mis en évidence au début de vos recherches en général. Ecosia s'est engagé à redistribuer une grande partie de ses revenus à un projet du WWF pour la protection de la forêt Amazonienne, en réalité ils reversent 80% de leur revenus.



Bref, tout ça pour dire qu'Ecosia fête aujourd'hui son premier anniversaire et qu'ils ont pu verser la somme de 123'000 € pour le moment.

J'encourage tout le monde à l'utiliser au maximum.

http://ecosia.org/

Vivre libre -- David TMX


Comme toi je passe plus de temps à travailler qu'à vivre
Je cautérise plus que je ne cotise, finalement
Je ne suis pas de ceux que l'odeur du pognon enivre
Mais le nerf de la guerre est évident

De ma cage contractuelle planifiée à 35 heures
Je me ferais la belle, j'ai de la fuite dans mes idées
J'assumerais l'indécence d'une inertie volontaire
Et de la douce décadence de ne rien faire

Je voudrais être libre
Vivre
Sans contrainte et sans contrat
A part celui que j'ai choisi de vivre avec toi
Le lundi sera mon jour favoris pour ne rien faire
Végétatif sur mon lopin de terre

J'entretiendrais la sauvagerie de ma pilosité faciale
Remettrais chaque jour les mêmes habits de plus en plus sales
J'énerverais les gens pressés par ma lenteur
Les narguant de mon ostensible bonne humeur

J'irais chercher ma petite graine au collège
Même si elle n'a pas besoin de moi, bah j'irais quand même
Juste pour me venger et vivre le privilège
De contrecarrer l'anathème

Je voudrais être libre
Vivre
Je vois poindre le crépuscule
Un équilibre précaire qui bascule
La source tarie de motivation d'hier
N'irrigue plus l'envie et ses mystères

Raaah

Ça fait 20 ans que je trime !
Plus 17 ans de scolarité minable !
Ce ballet de pantomimes
Tout ça pour une vie à peine bitable
C'est le lot de chacun je sais
Mais si l'emploi fait l'effort à quelqu'un
Je veux bien faire un lot
De mon taf de ma vie et de mon quotidien

Vivre libre, j'ai de la fuite dans les idées
Je me balance alors vers le tout à l'égout
Prudemment j'appréhende un virage bien négocié
Vers la sortie de mon cachot

Être libre
Vivre
Ma femme prendra le relai
Quant à moi je prendrais ma retraite anticipée
Lui souhaitant du courage chaque matin pour son labeur
J'irais arroser le ménage et faire les fleurs

Libre, vivre, j'ai de la fuite dans les idées
Je me balance alors vers le tout à l'égout
Prudemment j'appréhende un virage bien négocié
Vers la sortie de mon cachot

David TMX

On aime se convaincre que ce qu'on écoute on l'écoute car on l'aime, car ça correspond à notre esprit, mais en fait on sait très bien qu'on est lobotomisés par les médias pour nous faire écouter de la soupe sans recherche musicale et avec des textes plus plats que les discours de nos politiciens... Malheureusement ce n'est pas l'exception, la grande majorité de ce qu'on entends aux radios est juste destiné à nous faire dépenser de l'argent.

Heureusement, certaines personnes voient encore la musique comme un art et un moyen d'expression à part entière. La fabuleuse plateforme Jamendo permet aux artistes de distribuer librement leur musique. Et oui, vous avez bien lu, la musique est distribuée à qui le veut, sans aucune contrepartie monétaire, rendant à cet art ce qui lui revient de droit : le plaisir de l'artiste. Bien évidemment, il y a la possibilité de faire des dons aux artistes comme bon vous semble.

Pour en venir au sujet principal, David TMX est un auteur-compositeur-interprète de rock français qui distribue sa musique librement sur Jamendo. Il compose dans un style musical très éclectique de la chanson française au punk hardcore en passant par le ska ou encore le rap agrémenté par des paroles engagées.

La meilleure façon de se faire une idée de son talent est de l'écouter, sur Jamendo (sa page ) ou sur son site personnel. Et je vous met un petit extrait, un de ses meilleurs albums.




Bonne écoute à tous.

Et au commencement était...

Je m'avoue ouvertement non-croyant, sûrement poussé par mon éducation non-religieuse et mon approche très scientifique de la chose. En revanche, je comprends parfaitement qu'on puisse croire en quoi que ce soit.
Mais le problème n'est pas là.

Je me suis quand même un minimum intéressé à la religion et ma première réflexion à son sujet est la question de savoir pourquoi la seule chose qu'elle a amené, à l'échelle mondiale, est la guerre et la violence. Si on étudie les différentes religions, que ce soit le christianisme, l'islam, le bouddhisme ou n'importe quel autre, le message de base est toujours le même : sois gentil envers les autres, ne vole pas, respecte la vie...
Comment en est-on arrivés à une telle dérive? Comment peut-on utiliser la religion aussi mal? Qu'est ce qui pousse l'être humain à détruire absolument tout ersatz de lumière?

Effectivement on arrive rapidement à la question de l'extrémisme, mais n'est-ce pas lié à la nature humaine simplement plutôt qu'à la religion? Quelle religion prône la destruction? Aucune bien évidemment.
On aime nous terroriser avec la menace terroriste et extrémiste islamiste, mais est-ce que l'extrémisme chrétien est vraiment mieux?
Comme tous les extrémisme, il est mauvais.

Arrêtez de dissimuler vos actes derrière la religion, assumez-les.
Je suis pas contre la croyance, mais que ça reste dans le cadre privé.

Travailler plus pour gagner plus

Nous sommes conditionnés depuis notre plus tendre enfance (du moins les plus jeunes) à passer la plus importante partie de notre vie à travailler pour enrichir une autre personne, une énorme erreur? Je pense...

La principale raison pour aller travailler devrait être se loger, se nourrir... Malheureusement c'est cet énorme tas de ferraille qui a pris le dessus sur notre bien-être. Qui aurait pu imaginer il y a un siècle que l'automobile deviendrait une drogue si violente et si addictive, personne d'après moi. Le problème dans lequel on se trouve aujourd'hui est qu'on pense travailler pour soi alors qu'en fait on travail pour financer un manque créé par la société (automobile, technologie, etc.)

Évidemment, il est un peu simpliste de limiter le problème aux voitures, pourquoi les gens se ruent sur le dernier iXXX, sur la dernière console de jeu, sur le dernier gadget inutile donc indispensable? On vit dans un monde contrôlé en permanence par la pub et les différents médias, nos esprits sont façonnés à suivre la voix dictée par les tout puissants de notre monde. Ils sont capables de modifier nos habitudes à leur bon vouloir, sans aucun scrupules ni aucun soucis.
Au final, sans le savoir nous participons tous à notre perte. Pourquoi est-ce qu'on continue comme ça alors? Pourquoi ne décidons-nous pas d'arrêter ce massacre?
La réponse est simple, le système mis en place est auto-alimenté, une fois lancé il se maintient en place tout seul. On voudrait bien travailler moins, mais si on travaille moins on pourra plus se payer ce qui est nécessaire pour faire de nous des gens mieux, plus respectables, plus fréquentables. On en perds toute notre individualité et on en vient à vivre tout seul.

Aujourd'hui, les patrons nous poussent à travailler à 200% toute la journée, plus aucun moment de repos n'est permit sur les heures de travail. Il en découle des travailleurs moins motivés (on peut tourner le problème dans le sens qu'on veut, un employé qui vient juste parce qu'il n'a pas d'autre travail et qu'il faut bien qu'il mange aura une moins grande motivation à travailler que celui qui aime ce qu'il fait), et pour garder les travailleurs, on fait peser la menace du licenciement au dessus de leur tête. De toute façon "les gens se pressent pour prendre leur place bientôt libre".

Une solution? Commencer d'abord par réinstaurer le climat de travail sympathique. Les patrons peuvent vivre parce que les employés travaillent, et ce jusqu'au derniers petit stagiaire. Il n'y a pas de sot métiers, que de sot gens. Bien évidemment, on ne peut pas faire grand chose tout seul, unissons nous. Nous avons le pouvoir, c'est nous qui décidons ce qui se fabrique, ce qui se vent, la politique des entreprises. Si une entreprise nous déplaît, on ne la fait plus vivre et elle changera. Tous ensemble nous pouvons changer le monde, mettons de côté nos petits différents et occupons nous de cette misère dans laquelle on vit.
Pour les non anglophones : "Je n'irai pas travailler aujourd'hui..." "...Je pense que je n'irai pas demain non plus" "Prenons le contrôle de nos vies et vivons pour le plaisir et non pour la douleur"

Trek 2010 : Martigny - Zermatt


Alors cette année, un petit trek bien sympathique qui consistera à rejoindre Zermatt en partant de Martigny et en restant un maximum dans les montagnes sans avoir à passer par des glaciers pour éviter de trimbaler trop de matos.
Le plan:

1er jour:

Départ de Martigny (467m) sur le mauvais chemin, passage à côté de la STEP pour ensuite couper à travers champs pour rallier la route correcte, le trek commence bien...
On commence la montée par une traversée infernale dans les vignes et la forêt jusqu'à Planuit, un vrai labyrinthe qui se termine par un repas de midi bien mérité cernés par une armée de mouches.
La montée jusqu'au lac inférieur de Fully se fait sans problèmes et on décide de s'arrêter à la cabane Sorniot où on rencontre un groupe de fribourgeois en fin de mariage qui nous offrent des verres de blanc, de la soupe d'ortilles, de la raclette et un petit dessert de cake (on nous proposera même des shots de vodka mais bon faut pas pousser, la journée n'est pas finie...). On repart le ventre plein direction le col de Fenestral (2453m) et on entame la descente sur Ovronaz. Au milieu, on en profite pour réaliser un rêve qu'on n'ose jamais faire en hivers au milieu des touristes : monter sur un pylône de remontée mécanique.
On monte le bivouac à côté de Lui Teise, juste au dessus d'Ovronaz et à côté de la Salentse (1368m), petite raclette (+blanc) pour le repas et le baptême notre mascotte Charlotte.


2ème jour:
À peine le campement rangé, Romain casse son trépied d'appareil photo, mais on arrivera à le remettre comme neuf en retrouvant par chance la pièce manquante. Départ direction Chamosentse et le pas de Chamosentse (2444m). La petite pluie et le froid commencent, mais rien pour nous impressionner. Arrivée au lac de la Forcla (2450m) pour le repas, il fait pas hyper chaud et la pluie s'accentue, mais on ne risque rien quant on a 20 ans.
La descente s'en suit sans problèmes si on omet les petits changements d'itinéraires qui nous feront passer par le lit de la rivière au lieu du chemin.
cherche à "jouer" et on termine sur un ancien camp scout avec un super bivouac.


3ème jour:
Départ direction Godey et on en profite pour faire l'ascension du barrage, ensuite direction le Poteu des Étales où on rencontre des petites échelles dans un superbe sentier escarpé.

Juste après, il commence à pleuvoir, on sort les pèlerines pour faire genre. On passe à proximité de la Tête Noire et de Sex Rouge (~2330m), une petite brise profite de la pause photo pour renverser le trépied et endommager notre appareil photo mais grâce à nos divers dons innés on réussit à le refaire fonctionner.
Une fois descendu à l'hôtel du Sanetsch pour un petit verre, on devra résister à l'appel des croutes au fromage. S'en suit la descente sur Glarey, Roua et Vouagnoz (1500m). Une grosse journée étant prévue le lendemain, on a décidés d'avancer au maximum pour prendre de l'avance. On remonte donc sur Sur le Sex ou on a cherchés des renseignements sur le petit chalet noté sur notre carte à 2444m vers la Gouille, personne ne pourra nous aider par contre on se fait inviter à manger une fondue et nous devons nous faire violence pour ne pas céder.
Il nous reste 3 options pour passer la nuit:
  • La Lé, chalet à 1852m
  • Chaux de la Lé à 2044m
  • Une forêt au bord de la Nérage vers 1980m
La Lé étant fermée, on monte jusqu'à Chaux de la Lé. On y trouve un chalet d'alpage vide et ouvert. On décide d'y passer la nuit. Le fermier arrive peu après et nous ouvre une chambre (le chalet n'est plus utilisé pour dormir depuis longtemps) avant d'aller chercher les 20 vaches qu'il doit traire. Son collège au patois incompréhensible arrive avec deux chiens qui chercherons qu'à jouer avec nous jusqu'à notre départ le lendemain matin.
On passe la soirée à slalomer entre et marcher dans des bouses de vache.
Petit test de cuisine: riz, carottes et ail, pas mauvais.
On dort très bien, pas trop froid pour l'altitude et malgrès les rats morts dans les mattelas et les crottes plein le sol.

4ème jour:
Premier levé aux aurores, 5h45, un petit feu pour chauffer le thé et essayer de manger sans trop se faire embêter par les chiens qui veulent continuer à jouer (les paysans sont là pour la traite du matin). Trois gardes de montagne partent de notre abri un quart d'heure avant nous et on se dépêchera donc de les dépasser le plus rapidement possible.

On arrive donc au chalet à la Gouille, ou on se dit qu'on aurait pu y dormir (difficilement mais on aurait pu...) et on contemple enfin le col des Audannes qui grimpe dans un pierrier pour finir par des échelles à 2886m. On en profitera pour exploser un timing des panneaux (50 minutes au lieu de 1h40 prévu). À notre grand regret, on est pas équipés pour monter le Mont Pucelle qui n'a pas de sentier prévu pour y accéder.
Le col c'est le petit trou après le long "plat" en direction de la droite

La descente sur la cabane des Audannes se fait en courant (35 minutes au lieu de 1h10 prévu) et la montée sur le col des Eaux Froides encore plus rapidement.
La descente sur le lac de Tseuzier commence rapidement mais le petit bout de carte qu'il nous manque et notre connerie habituelle nous fait couper en dessous du chemin et finir dans une falaise. Après avoir tout essayé pour la traverser, on se résigne à remonter pour rejoindre le chemin.

On aura perdu environ 1h30 mais on trouve un appareil photo pendant la edscente sur le barrage de Tseuzier. Petite pause au barrage pour se remplir l'estomac et remise en route direction Montana (1500m), la route oscillait entre 1400m et 1500m et nous rajoute donc un bon bout de dénivelé au final. Retour à la civilisation avec sa Coop qui saura nous remettre en état et remonter le moral de Bastien. Montana, village de riche en 4x4 ou avec leurs clubs de golf et d'anglais amateurs de DH ainsi que 3 clochards assis sur le trotoir devant la Coop à manger n'importe quoi.
S'en suit ensuite la descente sur Sierre (527m), arrivée 2 minutes avant la fermeture de la Migros ou j'irai (Greg) acheter une provision de thé froid Migros en courant avant d'embarquer une pizza à emporter qu'on mangera dans l'herbe en bord de route avant de faire le plein d'eau dans le cimetière de Sierre
19h45, départ direction St-Luc. On alternera entre les sentiers et la route éclairés de deux lanternes pour éviter les chauffards Valaisans qui nous frôlent comme des malades. On s'arrête à Fang (1050m) pour dormir entre les fondations et le plancher de ce qui ressemble à une vieille grange abandonnée. La nuit sera chaude et sans aucun soucis.


5ème jour:
Petite journée où on doit Que aller à Gruben, donc passer un col à QUE 2790m, donc QUE 1800m de dénivelée... Donc un petit passage à St-Luc pour se ravitailler et ensuite direction le Meidpass (2790m). Romain fait une petite trempette dans le lac de l'Armina à 2562m à peine frais.
Une fois le Röstigraben franchi, on entame la descente sur Gruben (1800,) où on en profite pour faire une petite pause pain-chocolat.
Et pour terminer cette petite journée, on remonte au maximum au dessus du Grüobu Mittlestafel et on monte le camp sur une petite estrade à environ 2250m avec une magnifique vue sur toute la vallée.


6ème jour:
Levé à l'aube, 05h15, après une nuit de suspense niveau pluie, on avale vite un petit thé et on se lance à l'assault de l'Augstbordpass (2893m). La montée est sans accrocs. Au col, l'équipe se sépare, Bastien ne se sent pas de monter au Schwarzhorn, on le retrouvera à St-Niklaus.
On attaque donc la montée vers ce joli petit sommet à 3201m d'altitude. Un sentier relativement bien tracé nous amène au sommet. 2 minutes de pause et il commence à pleuviner... On entame donc rapidement la descente.

Arrivés au col, il pleut toujours, on met les capottes sur les sacs et on entame la descente. Après 10 minutes, il pleut toujours un peu, on décide d'enfiler les pélerines et nous croyant complètement sortis d'affaire on nous entendra chanter "Il ne peut plus rien nous arriver d'affreux maintenant..." Ça ne pouvait pas manquer, la vrai pluie commence... On continue la descente comme prévu, le chemin descends, monte, monte même plus qu'il ne descends. Le chemin est grlissant, la caillasse déboule devant nous, rien n'est stable... Les noms de village sur les panneaux ne sont pas les mêmes que ceux sur la carte, ce qui simplifie pas la chose. On traverse un torrent et en pensant s'être trompés de route (on aurait du continuer...), on rebrousse chemin et on arrive en haut du téléphérique (2000m). Ne voulant pas tricher, on attaque la fin du chemin trempés et motivés à en finir après s'être assurés que Bastien avait rejoint la gare de St-Niklaus. Le chemin est panauté à 1h35, mais nous, tels de petites sorcières, descendons le sentier en courant tout le long, on arrive en bas après 33 minutes, soit près de 1800 m/h de dénivelée.

On retrouve Bastien dans un bristro, on est détrempés. On prends le temps pour un petit Coca et pour manger un quelque chose et on se remet en route direction Zermatt. Le chemin est long, plat, chiant, on a les pieds trempés, cette agréable sensation d'avoir la plante des pieds qui se décolle. Pour rajouter, les panneaux nous donnent l'arrivée à Zermatt après l'heure de fermeture de la Coop. On accélère donc le pas.
Après cette longue marche, on aperçoit enfin Zermatt, arrivée à la gare à 18h15 pour voir que la Coop ferme en fait à 19h, mais on y est et heureux.
Ambiance de folie sur la place avec strip-tease et clairette.
Petite bière avant de laisser rentrer Bastien à Genève, nous on reste jusqu'à dimanche.
On repousse le problème du dodo jusqu'à ce qu'on se fasse metre dehors du bar à 23h15. On décide de tenter sous la gare, 30 minutes de sommeil montre en main avant d'avoir M. le policier assisté de deux sécuritas viennent nous demander de partir... S'en suit une longue heure d'errance sous la pluie à la recherche d'un abri qu'on trouvera finalement dans ce que nous appellerons le cabanon de vendeur de marrons de l'école primaire de Zermatt.

7ème jour:
Réveil dans le cabanon pour ce qui sera la journée la plus palpitante du trek. Coop: déjeuner, attente du beau temps pour voir le Cervin, Migros: dîner + meringues + double crème, attente du beau, visite de magasins de sport, Vervin à moitié découvert, glande à la gare, resto: bière, récit du trek, pizza, bière, fin à 23h et glande jusqu'au premier train qui quitte Zermatt le 29.08, celui de 00h30.

8ème jour:
On arrive donc à Täsh, aucun train avant 05H51, on essaiera donc de dormir pour passer le temps, cette fois ci les sécuritas ne nous embêterons pas.
Premier train, direction Visp, je (Greg) m'explose la jambe en ratant la sortie du train, aucune blessure pendant le trek, j'en ai donc profité pour me faire bien mal. Ensuite le train jusqu'à Genève pour rentrer finalement à la maison et profiter d'une bonne douche et d'un bon repas.

Super trek qui nous aura fait voir pleins de paysages. Vivement le prochain.
La totalité des photos sont disponibles ici: Ipernity

Mais où donner de la tête?

Plus j'en lis, plus j'en écoute, plus j'en parle et plus j'ai l'impression d'avoir un mur qui grandit devant moi.

Pour n'en citer que quelques uns :
  • Pollution atmosphérique
  • Aliénation au travail
  • Abrutissement de la population
  • Baisse significative de la qualité de la nourriture
  • Diminution drastique de la condition physique
  • Augmentation du stresse
  • Surconsommation
  • Discrimination sociale
  • ...
À chaque discussion j'en arrive toujours au point ou je suis obligé de répondre "Mais TOUT est pourri, des racines aux feuilles...". Plus on se documente sur un sujet et plus on en découvre d'autres qui ne sont pas mieux. Comment espérer pouvoir convaincre les gens qu'ils peuvent encore changer les choses? Comment essayer de se convaincre soi-même qu'il y a encore une chance de donner une vie normale à nos futurs enfants?
Les gens ne sont peut-être pas prêts à évoluer, à changer leur état d'esprit et leurs habitudes de consommation, mais si ils ne le sont pas aujourd'hui, est-ce que cela sera vraiment utile demain?

On me demande toujours pourquoi les dirigeants et gros industriels ne font rien pour montrer l'exemple, c'est vrai qu'ils pourraient changer le monde de manière significative, mais le veulent-ils vraiment? Ils ont des mandats de très courte durée et en profitent pour s'en mettre le plus possible plein les poches pendant ce laps de temps.
La chose à ne jamais oublier c'est que c'est nous, consommateurs, qui choisissons ce que nous achetons, donc ce qui est produit et vendu par les entreprises. Si demain on décide d'arrêter d'acheter le produit X, il ne sera plus fabriqué. Le monde n'appartient pas au petit nombre de personnes en haut de la pyramide, mais bien à l'énorme quantité de personne en bas de la pyramide, si nous voulons quelque chose nous l'auront.

Malgré toutes ces mauvaises choses, il faut quand même saluer le travail fournit sans relâches par les différentes ONG. Elles obtiennent des résultats plus que satisfaisants et auraient juste besoin d'un peu plus d'appui de la part du peuple pour pouvoir être encore plus efficaces.

Évolution de l'automobile

Alors qu'on essaie de nous faire croire que l'automobile commence à toucher à sa fin, qu'elle ne pourra pas continuer sur sa lancée et qu'il faudra s'en passer, on se rends aussi compte que chaque année le problème n'évolue pas. Les différents salons de l'auto le prouvent, à chaque édition on rencontre de nouvelles voitures "propres" mais les choses n'évoluent pas si rapidement que ça.
Pour preuve, ce reportage tourné en 1973, la suppression de l'automobile dans les villes était déjà au goût du jour.


retrouver ce média sur www.ina.fr

A bon entendeur

Via Carfree

Questions sans réponses

Qui n'a pas envie de pouvoir travailler pour pouvoir vivre convenablement? Travailler apporte tellement de choses, la possibilité de financer un logement plus spacieux, acheter une voiture, faire des économies, acheter le nouvel iPad...
Toute nôtre société actuelle est basée sur le paraître et la surconsommation. Mais est-ce que le fait de s'habiller en costume et d'avoir un iPhone change réellement l'humain qui est en dessous?
Est-ce qu'un personne se déplaçant en vélo ou en Ferrari sera réellement différente? Ou mieux, est-ce que si je roule en Ferrari j'aurais l'air plus respectable que si je me déplace en vélo ou à pieds?
Quelle est l'utilité de gagner plus que nécessaire? À partir du moment ou on peut finir le mois, à quoi servira le reste? Pourquoi constamment nous faire croire que tout ira mieux uniquement si on gagne plus de X milliers de francs par mois?
Est-ce que le fait que l'agence de pub XYZ pense qu'avec le nouveau lecteur de DVD je pourrai faire tellement plus de choses cela veut dire que je dois l'acheter? Pourquoi sommes nous si facilement influençables quant à la consommation?
Pourquoi vouloir préparer sa vie future du mieux possible, pourquoi ne pas profiter de sa vie actuelle? À force de préparer l'avenir, on en finit par préparer uniquement notre vie post-mortem, alors qu'il faudrait vivre le présent... Inversement, faut-il continuer à vivre en se souciant uniquement du présent et se permettre de détruire l'avenir? Avons nous le droit d'enlever le droit de vivre aux milliards d'humains qui vivront après nous?

Et si le bonheur ne s'atteignait pas simplement en partageant ce qu'on aime avec les gens qu'on apprécie?

Rando à Zermatt

Comment occuper un week end fin mai annoncé sans nuages? Simple, profiter des dernières chutes de neige et surtout monter haut.

Samedi, 6h, départ de Bernex, direction Zermatt. Le ciel est couvert mais plus on se rapproche et plus ça se dégage. Tant mieux.

Parking à Täsch, train jusqu'à Zermatt, traversée de Zermatt et départ en remontées mécaniques.
On arrive en haut du petit Cervin aux alentours de 11h et on peut attaquer cette rando.
Passage derrière le Breithorn, Pollux et nous voila arrivés à Castor (4223m).
Petite arrête pour rejoindre le Felikjoch et on rejoins la cabane de Quintino-Sella (3585m).
La dévenillée mangée pendant la journée fait un malheur et ce n'est pas en super forme qu'on passe la soirée, rajoutons la nuit glaciale... Mais le lendemain on est bien d'attaque.
Direction Il passo del Naso (4150m environ, passage sur la droite du sommet), et ensuite direction le sommet de la journée : Ludwigshöhe (4341m). L'arrivée se fait sous un fort vent qui nous casse bien, mais une fois en haut tout est plus beau.
Ensuite c'est la descente, depuis 4341m jusqu'à environ 2600m, pas un bout à pousser. Le plaisir complet et toutes les qualités de neige (de carton moche à granita).

16h20 on embarque sur le chemin qui doit nous ramener à Rotenboden, pour pouvoir prendre le train qui ramène à Zermatt. Sachant que le chemin doit prendre environ 1h à pieds (en chaussures de skis avec tout le matos sur le dos donc) et qu'on doit prendre le dernier train à 19h, on est relativement large. Chose pas prévue, il faut rechausser les skis, remettre les peaux, ensuite remonter dans un petit bout du glacier hyper moche, traverser un bon bout du chemin avec de la neige qui nous empêche d'avancer correctement. Résultat, arrivée à la gare à 18h50... Pfiou on a failli pas y arriver.


Ensuite train jusqu'à Zermatt, train jusqu'à Täsch, petit resto la bas et retour à la maison à minuit.

Superbe petite rando, mes deux premiers 4000 et ma première vrai sortie ski-alpi. À refaire.

Week end de grimpe

Et voila, c'est enfin arrivé, première sortie grimpe en extérieur.
Samedi petite sortie bien sympatoche, apprentissage des différentes méthodes de tirer des voies, rien de bien compliqué mais toujours sympa de savoir comment bien s'y prendre.
Et dimanche, petite sortie à la Culaz, coin bien sympathique.

Bref, ma première sortie de grimpe en extérieur m'aura laissé de très bons souvenirs. À refaire.

Sortie rando au Mont Blanc de Cheilon

La sortie de ce week end commence avec une mauvaise nouvelle vendredi 13h, le chef de course de ma sortie m'appelle pour me dire que les deux autres participants ne seront pas présents et que par conséquent, la sortie doit être anulée... Étant à la PC toute la journée, je rentre chez moi à 18h15 (oui oui, après la PC il y a l'apéro ^^), je jette vite un coup d'oeil sur le programme des courses et réussi à trouver une sortie ou j'ai la chance d'être accepté. Youpi!
Samedi matin, 4h15 debout, prêt et motivé. On monte gentillement jusqu'à la cabanne des Dix, grand soleil, très chaud.
Après un petit repas de midi, on s'entraine aux moufflages sur une crevasse en dessous de la cabanne.

Dimanche, départ à 7h de la cabanne, le ciel est tout couvert, rien à voir avec le samedi. Mais, il a neigé, pour notre plus grand bonheur.

Plus on monte et plus il y a de neige, le soleil perce même de temps en temps pendant quelques secondes... Arrivés en haut, on profite d'une petite éclaircie qui durera le temps de la descente dans une quinzaine de centimètres de popow.

Au final, un super week end avec des gens super sympa.

Coup de gueule : le vélib

Ce matin, je suis retombé sur un petit article qu'avait écrit freshfish sur le super site PignonFixe. Le moment est venu de vous la faire partager.

Coup de gueule : le vélib.

Je m'explique.

Parti de chez moi ce matin avec femme et enfant, poussette et sac de couches, j'ai du me déplacer en métro. Travail en retard oblige, je laisse toute ma petite famille dans Paris et rentre de mon côté pour me coller derrière l'ordi.
Mais, en tout bon fasciste du vélo qui se repecte, je ne prends les transports en commun - qui plus est motorisés - que lorsque je n'ai aucune autre alternative.

Là, je n'avais pas de vélo dans ma poche, je me dis donc : "Ah ben tiens, c'est l'occasion de prendre un vélib, ça fait un bail que ça t'es pas arrivé". Carte bleue, 1 euro symbolique, tu choisis ta monture comme aux autos-tamponneuses quand tu étais petit, tu l'enfourche, et ...

... et là tu te souviens. Du quintal de carrénage en plastique à déplacer. Du rapport qui est trop faible, même pour faire du polo. Des 12 km/h de pointe en descente.
Et surtout, surtout, tu as soudainement l'image du mec en vélib qui te saute à la tête. LE "mec-en-vélib". Celui dont tu te fous de la gueule quand tu roules avec ton "vrai vélo". Celui qui te fait sourire quand tu le vois pédaler avec ses semi-baskets kickers, arborant fièrement son tshirt de la-fraise-point-com, le sac queshua dans la corbeille à l'avant, dans lequel doit sûrement traîner un best of de coldplay et un vieux portefeuille tobago duquel dépasse encore une place pour le concert de U2 au stade de france, pour lequel il s'est ruiné pour y aller avec véro parce qu'ils trouvent que Bono est quelqu'un de très bien. Le mec que tu sais qu'il était un des premiers à prendre son abonnement vélib à l'année ( plutôt que de s'acheter un vélo ) car "c'est super bien comme principe" et surtout complètement compatible avec sa philosophie de demi-bobo 1/4 écolo et 3/4 mou du gland.

Et bah là, ce ringard, d'un coup, c'est toi. Et la voie de bus de Haussmann, celle que tu prends d'habitude à fond la caisse pour traverser la foule de cons qui sortent d'H&M histoire de leur en foutre plein la vue, et bah tu l'évites malgré toi pour prendre des rues moins fréquentées. Tu te répètes en boucle dans la tête "...surtout ne pas passer devant chez Colette, surtout ne pas passer devant chez Colette, surtout...". Pire, tu te fais doubler. Et par le genre de mec qui roule sur un vtt tout suspendu de marque topbike acheté 89.50 euros au Auchan du centre commercial Vélizy2, les pieds engoncés dans des tongs de piscine à semelle épaisse et le marcel "Ronaldinio" sur les épaules poilues. Et dans ce genre de situations, tu as beau t'accrocher à ton tshirt american apparel et à tes ray-ban wayfarer, ta street cred en prend un sacré coup quand même.

Tu pries pour ne croiser personne que tu connais, tu essaies de te souvenir comment on dit "je ne comprends pas" en espagnol histoire d'esquiver si c'est le cas, et tu fonces ( à 10,2 km/h, tout de même) jusqu'à ta destination. Etant passé du côté des "mecs-en-vélib" tu fermes ta gueule, ta fierté et ton arrogance sont loin déjà, et quand un taxi te fait sa fameuse queue de poisson, tu ne dis rien, tu baisse ton regard de faible vers le bitume avec une moue contrie.

Arrivé enfin à la borne de destination, tu reposes ce destrier de malheur, le front perlé de sueur et les pomettes rougies, non pas par l'effort mais par la honte qui te pétrit l'estomac, et tu cours jusque chez toi pour embrasser ton pignon de 16 et faire un câlin à ta brooks préférée.

Et là, un doute t'assaille alors : et si tous les "mecs-en-vélib" étaient comme moi ? Si finalement, l'adage était vrai :

" On est toujours le con de quelqu'un d'autre, surtout quand on roule en vélib ".

Bref, moralité, si vous voulez vous épargner 3-4 ans de psychanalyse, ne prenez jamais de vélib !


Bien évidemment, je tiens à préciser que c'est l'avis d'un acharné du vélo, pour monsieur (et madame) tout le monde, le vélib est une alternative à la voiture des plus intéressante.

La voiture ça va vite

Comme chaque matin, j'ai la chance d'assister au magnifique ballet automobile créé par l'excellent chorégraphe "Allerauboulo". Ce matin j'ai pris le temps d'immortaliser ce moment.
L'autoroute, voie réservée à la circulation des véhicules rapides, limitée au minimum à 80km/h, censée permettre d'accélérer les déplacements, de rassembler les gens. Malheureusement, en vélo sur ma voie "lente" je me déplace plus vite qu'eux sur l'autoroute.
Je vous laisse apprécier et imaginer le temps que mettent ces gens pour chaque voyage.

La voiture en ville, quel avenir?

Quel avenir prédire à ce mode de déplacement.

La voiture a complètement chamboulé nos vies. Avant elle, 100km était loin, maintenant on travaille à 100km de chez sois sans problèmes. La voiture raccourcis les distances. Elle fournit aussi une extension de sa sphère privée, on peut y faire ce qu'on veut, écouter la musique qu'on veut.

On en arrive vite à oublier l'extérieur et le voir comme à travers écran. Les gens sortent de leur maison, descendent dans le garage à voiture, roulent jusqu'au garage surveillé de leur entreprise et prennent l'ascenseur pour se trouver au travail. Idem pour le retour à la maison.
On essaie absolument d'éviter tout contact avec le reste du monde, avec la ville dans laquelle on vit. Ce qui met le doigt sur le premier problème de la voiture en ville, elle supprime toute interaction sociale, interactions qui sont nécessaires au développement de l'humain. Cette pollution de l'esprit est un grand problème de notre société.

Problème complété par la pollution atmosphérique. De nouveau, la voiture n'y est pas pour rien. Tous les déplacements en milieu urbain créent une quantité phénoménale de micro particules et autres gazes à effet de serre. Le problème du réchauffement climatique n'est plus à expliquer et chacun est libre de se faire sa propre idée sur l'implication de la voiture.
La pollution excessive est en partie due au faut que le taux moyen de remplissage d'une voiture est de 1.2. Ce qui implique une quantité énorme de véhicules pour une quantité de personnes déplacées minimes.
Comme illustration, l'espace occupé par les occupants de voitures avec leur voitures, dans un bus et avec des vélos. Bien évidemment parqués.


Ce qui amène un troisième problème, l'occupation de la voirie. Une voiture occupe énormément la route, et ce en route ou garée. Parquée, une voiture occupe environ 10m², en route c'est encore plus. Sachant qu'un véhicule est utilisé entre 30 minutes et 2h par jour pour les déplacement pendulaires, l'espace occupé par rapport à l'utilité du véhicule est énorme.
Le débit d'une voie rapide est d'environ 2'500 passagers par heure, sachant qu'avec le même espace et des transports publics (trains, tram voir même bus) permettent de déplacer environ 30'000 passagers par heure.

Nous arrivons aujourd'hui à un problème, les routes en milieu urbain ne sont plus extensibles. Il nous faut choisir entre développer les transports publics et la mobilité douce au détriment de la voiture ou l'inverse. Connaissant les divers problèmes amenés par la voiture, cette question ne devrait même pas soulever de débat.

L'avenir des voitures en ville est, d'après moi, inexistant. L'heure de gloire de ce mode de déplacement est terminé, nous ne pouvons plus nous permettre de continuer à vivre ainsi si nous voulons permettre à nos enfants de profiter un peu de leur vie.

On pourrait continuer à énoncer des inconvénients de la voiture pendant des heures et je ne suis pas la pour ça. Je vous laisse découvrir sur d'autres sites.


Très bon site : CarFree

Vernissage de Promethee au Tiki's

Juste pour parler de cette superbe soirée.

N'étant pas fan de hardcore, je ne me prononcerai pas sur Life As War en dehors de leur prestation scénique qui était très bien.
A Thousand Years of Slavery, groupe que je ne connaissais pas, nous ont fait partager un moment exceptionnel, un grand bravo pour les magnifiques compos.
Quant à Promethee, une bande de gros gays toujours mieux en live. Ils auront fait suer une grande partie de la sale ce soir la. Longue vie à ce putain de groupe.

Les divers myspaces:
Promethee
Life as War
A Thousand Years of Slavery

Becou à tous et à bientôt en live.

Concert Promethee au Chat Noir

Super petit concert au Chat Noir.
As Nothing Falls pour bien entamer la soirée, suivi de Promethee. Super concert.
Le Chat Noir plein à péter, limite pas de place pour prendre quelques photos.

Et comme d'hab, le reste sur Ipernity.

Journée de ride à Notre Dame de Bellcombe

Et une super journée de ride, grand beau, encore un peu de popow pour se faire plaisir. Une super équipe surtout!
Petit test de vidéo à ski.



Enjoy!

Nuit du Metal 22.01.2010

J'ai enfin pu tester mon appareil en concert, pas facile de prendre des photos correctes.
Je vous laisser découvrir celles qui rendent pas trop mal ici.

Arbres et lumières 2009

J'ai enfin traité mes photos...
Voici donc le peu que j'ai pris pour cette exposition.

Le reste ici.

Nouvelles photos

Et voici quelques nouvelles photos.



Et le reste sur mon ipernity

Nouvelle transmission

Enfin, je me débardasse de mon vieux boîtier stronglight avec son petit carré, de ce pédalier alu tout moisit que j'ai récupéré pour 10.-, de cette chaîne 3/32"... Et j'y monte un nouveau boîtier KSS avec un carré universel, un pignon et pédalier BLB 1/8" et une nouvelle chaîne Miche.
Alors dans l'ordre:
  1. Démontage de tout l'ancien matos
  2. Nettoyage à fond
  3. J'en profite pour rééquilibrer ma roue arrière et retendre les rayons
  4. Montage du nouveau matos
  5. Départ de l'atelier, premier freinage... Beuh... Jeu sur le pignon.
  6. Redémontage de la roue, serrage du pignon, serrage pour de vrai du contre-écrou et c'est repartit. Plus de soucis cette fois.
Premières impressions... Le nouveau ratio est un peu dur (48/17 contre 49/19 avant), je skid mal... Les montées me font un peu plus suer qu'avant. Par contre, sur le plat je me régale, cette vitesse est excellente. Et grand moment de bonheur sur la route de base, 30 secondes dans la nuit totale et sans aucune voitures.. J'écoute et entends rien d'autre que le bruit du vent.
Bref. J'aime  ma nouvelle transmission :D

Quelques photos:

Night Shooting

Et hop un petit vendredi soir tranquille. Le ciel dégagé et la météo clémente, il faut donc sortir prendre quelques photos.
Rien de bien exceptionnel mais une petite balade fait toujours du bien.
Je vous laisse apprécier.


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