La TVA sociale est une mesure qui ne modifie en rien le salaire des Français. En effet, cette mesure vise à supprimer les cotisations patronales et non pas salariales, ce qui permet aux entreprises de dégager plus de profits et donc d’investir à l’étranger (c’est le cas de Renault au Maroc) ou de reverser plus d’argent à leurs actionnaires. Actionnaires qui touchent en cette période de crise des dividendes insolentes envers les Français.Dans le même temps, alors que les salaires des Français n’auront pas augmenté puisque cette mesure ne le prévoit pas, la tva augmentera fortement. Si Nicolas Sarkozy est réélu, les prix à la consommation augmenteront puisqu’il mettra en place une TVA à 21.2%. Avec des salaires identiques et avec une inflation boostée par l’augmentation de la tva, le pouvoir d’achat des Français diminuera de fait. La rigueur voulue par le candidat Sarkozy sera une nouvelle fois mise en place…
François Hollande est un des rares candidats socialistes à ne pas vouloir augmenter le SMIC brutune fois élu.
L’une des solutions les plus faciles pour augmenter le pouvoir d’achat des Français serait d’augmenter le SMIC brut, cette mesure aussi populaire soit elle, ne sera pas mise en place par François Hollande. En effet, La hausse du SMIC brut, augmenterait de façon conséquente la part de la masse salariale des TPE/PME qui ont déjà des difficultés en ces temps de crise. Le candidat Socialiste propose d’ailleurs pour ces entreprises une fiscalité modulable en fonction de leur taille. Ainsi, les TPE s’acquitteraient d’un impôt sur les bénéfices à 15% contre 24% actuellement, celui des PME passerait de 33% à 30%. Cette proposition permettra donc de réarmer les petites et moyennes entreprises face à la crise. Ces entreprises qui sont le principal moteur de la croissance Française diminueront le chômage, augmentant de fait le pouvoir d’achat de ces « futurs anciens chômeurs ».
François Hollande n’augmentera pas le smic brut mais ne renonce pas pour autant à augmenter le salaire net de la totalité des salariés.
Le candidat socialiste supprimera la contribution sociale généralisée (CSG) de la fiche de paie de la totalité des Français. La CSG sera désormais incluse dans le calcul de l’impôt sur le revenu et deviendra donc progressive.Prenons aujourd’hui un salarié lambda vivant seul et touchant le SMIC. En janvier 2012, son salaire brut était de 1398.7€ et il touchait un salaire net de 1098.28€ selon l’INSEE.Prenons maintenant ce même individu avec la suppression de la CSG. Son salaire brut n’augmentera pas pour ne pas pénaliser les petites et moyennes entreprises, il sera donc toujours de 1398.7€. Mais dans le même temps, la CSG ayant disparu, notre salarié touchera finalement un salaire net de 1225.52€, soit une hausse de salaire, pour un salarié au SMIC, de plus de 170 € par mois.
François Hollande a donc fait le choix d’augmenter le salaire et donc le pouvoir d’achat des Français, tout en allégeant les charges des entreprises. Nicolas Sarkozy a quant à lui décidé d’augmenter la tva sans augmenter le salaire des Français. Le président du pouvoir d’achat va donc diminuer le pouvoir d’achat des Français, préférant augmenter les profits des entreprises sans que les salariés n’en reçoivent de contrepartie.
Le candidat Sarkozy sait-il que le pouvoir d’achat est un facteur de croissance ?
BENJAMIN LEPEZ
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| Tant qu'à faire, pensons ça aussi à l'échelle européenne |
Ce matin, Hervé Morin a annoncé qu'il renonçait à sa candidature et qu'il appelait à voter pour le candidat du parti présidentiel. Toujours crédité de 0,5% d'intention de vote dans les sondages depuis l'annonce de sa candidature le 27 novembre dernier, le candidat centriste n'a pas réussi à mobiliser autour de sa candidature.
Dans un communiqué, il a indiqué que face à la monté de l'extrême droite, il ne voulait pas prendre le risque d'une élimination dès le premier tour du candidat de l'UMP, l'ancien premier ministre Alain Juppé.
Les élections anticipées espagnoles approchent et le 20 novembre, sauf énorme surprise, le Partido Popular de Mariano Rajoy les remportera haut la main. Pour ne pas être élu uniquement sur le rejet du PSOE de l'actuel premier ministre, José Luis Zapatero, ils ont quand même, pour la forme, pris la peine de publier hier un programme électoral. A lire sur le même sujet, l'article de Laurent Joffrin dans le Nouvel Observateur : PRIMAIRE PS. Le retour du mollétisme.