Bonjour
En Belgique, la Sabam exige à partir de maintenant la collaboration des fournisseurs d'accès Internet pour restreindre les utilisations illégales du P2P. La Sabam est la Société Belge des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs. Il s'agit bel et bien d'un acronyme, mais puisque plusieurs langues sont parlées en Belgique (dont le français et le néerlandais), les lettres ne correspondent pas nécessairement.
Le P2P : définition
P2P signifie
peer to peer. Il s'agit d'un réseau dans lequel des internautes peuvent échanger des documents. Le P2P, contrairement à ce que certains pensent, n'est pas illégal en soi à la base. Il devient illégal lorsqu'il est utilisé pour partager illégalement des fichiers protégés par droit d'auteur. Bon nombre de logiciels utilisés pour échanger illégalement de la musique ou des vidéos fonctionnent sur ce principe. Les torrents aussi sont une forme de P2P.
À la lumière de cette définition, vous comprenez très bien pourquoi s'impose une sorte de lutte contre le P2P. On comprend aussi bien pourquoi, en Belgique, elle a été initiée par la Sabam qui regroupe des auteurs et des compositeurs qui ne sont sans doute soucieux que de protéger leurs oeuvres.
Mesures prises en Belgique
Il y a quelques semaines, la Sabam a remporté un procès intenté contre le
FAI Scarlet au terme duquel celui-ci a dû se résoudre à imposer des restrictions au P2P. Après l'avoir emporté sur ce FAI, elle a entamé des procédures similaires envers ses concurrents, à commencer par Belgacom. Ce fournisseur a donc reçu une lettre dans laquelle la Sabam exige que les oeuvres de certains auteurs ne puissent pas être échangées illégalement.
La principale raison pour laquelle les fournisseurs n'ont pas toujours envie de collaborer, c'est qu'ils jugent que leur rôle est de fournir un accès Internet à leurs clients et non de contrôler le contenu visité. Mais c'est ce que revendique la Sabam, car elle a raison d'affirmer que techniquement, ce sont les FAI qui sont les mieux placés pour appliquer un contrôle là-dessus. Le temps où les organismes semblables à la Sabam s'en prenaient aux internautes et aux éditeurs de logiciels P2P s'achève probablement, avec ces poursuites intentées contre des fournisseurs.
Finalement
En une phrase : la Sabam, une association regroupant plusieurs artistes, s'est attaquée directement aux fournisseurs d'accès Internet belges pour exiger qu'ils exercent un contrôle rigoureux sur le contenu visité par leurs clients, afin de contrer le P2P et assurer une protection optimale des droits d'auteur.
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