16 Septembre : Le jeu semble à nouveau disponible au téléchargement.
Chaque année, la journée commémorative du
11 septembre nous rappelle les attentats survenus à New York en 2001 : les deux tours jumelles du World Trade Center se sont effondrées après avoir été percutées par deux avions. Depuis, la journée du 11 septembre donne lieu à des manifestations, évènements commémoratifs, etc. On remet notamment en question la mission américaine en Afghanistan et toute la présumée lutte anti-terroriste qui sévit sur la planète.
Cette année, le débat a mis sous les projecteurs le jeu
MuslimMassacre, un jeu vidéo 2D dans lequel le héros est un Américain parachuté au Moyen-Orient. Sa mission est d'exterminer tous les Musulmans qu'il croise. Tous les préjugés et stéréotypes y sont illustrés : turbans, barbes et armes à feu.
Mohammed Shafiq, président de la Ramadhan Foundation, réagit à la controverse qui entoure ce jeu :
Citation : Mohammed ShafiqEncourager les enfants et les jeunes gens à tuer les Musulmans dans un jeu est inacceptable, de mauvais goût et profondément offensant.
Depuis que la polémique a fait surface, l'auteur du gratuiciel a retiré son jeu et le site associé. La page,
http://www.muslimmassacre.com/, a été remplacée par un texte d'excuses de l'auteur dans lequel il précise quelles étaient ses réelles intentions.
L'auteur du jeu, un Australien de 22 ans connu sous le pseudonyme de Sigvatr, est un programmeur indépendant. Il affirme que la nature du jeu visait à montrer et dénoncer l'absurdité des préjugés dont sont victimes les Musulmans sur la planète. Selon lui, c'était une ironie très poussée de cette très fausse association des Musulmans au terrorisme. Était-ce vraiment son intention initiale, ou affirme-t-il simplement cela pour se faire pardonner ? La question est légitime.
Bref, les vives réactions que ce jeu a suscitées nous montrent que malheureusement, malgré le progrès, la communauté musulmane est encore victime de jugements sans fondement. La question de la violence dans les jeux vidéos est également soulevée : quelles sont les limites ? Rappelons-nous par exemple le cas de Grand Theft Auto, un jeu désormais interdit dans plusieurs pays.
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