Après de longues années sur la Toile,
le groupe Lycos, pionnier de l'internet, va être démantelé. Cette fermeture définitive est la conséquence de nombreuses stratégies, la plupart ratées, qui n'ont pas pu remettre Lycos en place, et de concurrences trop puissantes face à lui, comme Google.
Comment en est-on arrivé à ce point ? Qu'est-ce qui pousse l'entreprise propriétaire à fermer définitivement le groupe ? C'est l'argent et les dettes accumulées qui ont fait la faillite du groupe.
Quelques mots sur son histoire
C'est en mai 1997, voilà près de 11 ans, que le groupe Lycos Europe fut créé par Lycos Inc. en association avec le groupe Bertelsmann. Lycos devint rapidement l'un des précurseurs du Web aux USA. Par la suite, le groupe Lycos Europe fut reconnu dans beaucoup de pays, sous différentes enseignes, comme en Angleterre, en Allemagne, en Suède sous la marque Spray, au Danemark sous la marque Jubii, en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas.
Le groupe Lycos comportes trois pôles leaders et reconnus :
le portail Lycos.fr (qui fut l'un des moteurs de recherche les plus utilisés), MultiMania (leader sur les pages perso) et Caramail (leader des services de messagerie). Ces trois pôles sont d'ailleurs disponibles sur le site
Lycos.fr.
Des stratégies coûteuses et ratées
Malgré une histoire assez spectaculaire, les dettes du groupe Lycos en ont fait la ruine. En effet, l'un des propriétaires du groupe Lycos, l'allemand Bertelsmann, a couvert une dette assez importante dans le but de se repositionner stratégiquement et de se restructurer. Toutes ses erreurs se sont enchaînées et lui ont coûté près de 17,1 millions d'euros.
Depuis avril dernier le groupe, dans son dernier espoir, a mis Lycos en vente. Cependant, ils n'ont pas trouvé d'acheteur, personne n'était intéressé par quelque service que ce soit, et ce malgré quelques discussions avec d'autres sociétés comme AOL et Tomorrow Focus.
Ce groupe était particulièrement centré sur l'Europe, puisque 700 personnes y travaillaient, dont 30 en France. Toutes seront licenciées. Les actifs vont être vendus, les portails liquidés. Cependant, les actionnaires de Bertelsmann s'en sortent indemnes puisqu'ils vont se partager entre eux le gâteau de 50 millions d'euros des ventes.
Le mot de la fin
C'est donc une fin tragique pour le groupe Lycos, qui pourtant, était l'un des pionniers du web il y a quelques années. Cette fin, pas très digne, est d'autant plus tragique que, malgré son passé fulgurant, le groupe n'a trouvé aucun acheteur, et ce qui signifie que Lycos n'a plus du tout de poids sur l'internet d'aujourd'hui, face au géant Google ou à d'autres firmes tout aussi puissantes.
111 Participations
Connectez-vous !
Connectez-vous !
Revenir à la liste des news