Il y a peu de temps de cela,
nous vous parlions de la loi « Création et Internet », loi ayant pour but de sanctionner le téléchargement illégal et ainsi d'entraîner la suspension de l'accès internet durant une certaine durée chez les personnes concernées. Elle instaurerait une autorité chargée d'envoyer des avertissements aux internautes en se basant uniquement sur des dénonciations / preuves n'ayant aucune valeur juridique.
Jugée par certains inadaptée ou par d'autres très difficile à mettre en place, le gouvernement souhaitait tout de même fermement sa mise en place.
Par ailleurs, depuis un certain temps, ce projet de loi donnait lieu à de vives contestations sur Internet et donnait libre cours à des lettres d'anonymes dénonçant ce projet de loi.
Ce fameux projet de loi devait passer sans problèmes hier sur les bancs de l'Assemblée Nationale avec une majorité fortement à droite. Cependant, coup de théâtre :
les députés ont rejeté la loi.
Que s'est-il donc passé ?
En fait, ce projet de loi aurait été boycotté par des députés, notamment de droite, expliquant l'absence de nombreux d'entre eux. En effet, sur plus de 300 députés de la majorité de droite, seulement une poignée se serait rendue à l'Assemblée Nationale pour voter. Ainsi, des socialistes auraient interrompus des dîners ou des réunions pour venir en toute hâte voter afin de renverser la majorité. À l'issu du vote à main levée, le constat était le suivant : 15 députés ont voté pour et 21 contre. La loi est rejetée sous les applaudissements de l'opposition.
On trouve donc une effervescence chez les internautes et chez les opposants à la majorité ainsi que la colère au sein du gouvernement. Ce renversement de situation donne lieu à un amusement particulier chez les internautes, certains venant même à parler de
« mai 68 pour les geeks » (Pierre-Alexandre Rouillon, journaliste).
Qu'en est-il à présent ?
À l'heure qu'il est, les socialistes demandent au gouvernement de retirer le texte. Néanmoins, la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, ne compte pas en rester là. Outrée par cet acte des socialistes, la ministre
« dénonce une manœuvre cynique de l’opposition, et fait part de sa détermination intacte à se battre pour la défense des créateurs et contre le pillage des œuvres. (…) Elle tient cependant à dénoncer la triste comédie à laquelle se sont livrés les députés de l’opposition, dont une quinzaine ont dissimulé leur présence pour surgir dans l'hémicycle à la minute même du scrutin. » (communiqué de Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication).
La loi sera donc à nouveau proposée à l'Assemblée Nationale le 28 avril pour un autre vote.
Voici un feuilleton politique qui risque de nous occuper pendant un petit moment...
Voyons le bon côté des choses, les opposants à cette loi viennent de gagner un peu de sursis.
Pour en savoir plus
Merci à Xenon++ pour avoir proposé une news traitant du même sujet.
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