Mandriva est une distribution de Linux destinée à la fois aux particuliers et aux professionnels. Elle est aussi connue sous le nom de Mandrake, qui est son ancienne appellation.
Comme beaucoup d'autres, elle propose par défaut trois environnements graphiques : KDE, GNOME et Xfce.
Aujourd'hui est sortie la version 2010 de cette distribution, avec quelques nouveautés importantes mais cela concerne essentiellement des mises à jour logicielles.
11 ans d'existence
Il y a 11 ans de cela, en 1998, la société Mandrakesoft crée Mandrake Linux. L'origine du nom est connue : Mandrake est en fait
un nom de magicien fictif de bande dessinée. L'image que l'entreprise souhaite faire passer est simple : fournir une distribution d'installation et d'utilisation facile, les configurations nécessaires devant s'exécuter « comme par magie ».
Cependant, en 2003, les détenteurs des droits du célèbre magicien Mandrake ont décidé d'attaquer en justice Mandrakesoft et c'est ainsi qu'elle fut renommée Mandriva, et sa distribution, Mandriva Linux.
On peut dire qu'elle a atteint son but : elle est aujourd'hui utilisée dans le monde entier, et est réputée comme étant l'une des distributions les plus simples à installer et utiliser. D'ailleurs, pour l'utilisateur lambda, inutile d'installer des paquets comme le lecteur Flash puisqu'ils y sont par défaut ! L'intégration du plugin peut être considérée comme une force, même si elle ne convient pas aux plus libristes d'entre vous.
Il faut aussi savoir que la distribution est dérivée de
Red Hat. Mandriva Linux est donc basée sur un système de paquetages au format RPM, à l'instar de Fedora et SuSE.
Aujourd'hui est sortie la nouvelle version, six mois après la 2009 Spring. En effet, comme Ubuntu, Mandriva Linux sort une nouvelle version tous les six mois. Les versions de la distribution n'ont pas vraiment suivi un cycle de développement régulier. Il y a d'abord eu « Mandrake Linux x.y » où x était le numéro de la version et y, une révision (généralement comprise entre 0 et 2). Ensuite, gardant ce mode de numérotation, ont été ajoutées deux informations : la stabilité de la version (Community signifiant en développement / test et Official, stable) et son nom (comme Karmic Koala, récemment). Mais tout juste après, en 2006, l'entreprise a adopté un cycle annuel. Les précédentes versions sortaient tous les 6 à 8 mois, ce qui était plus ou moins régulier.
C'est donc à partir de cette année (2006) que le numéro de version a disparu, pour faire place à l'année de sortie. Les arguments de l'époque étaient les suivants : pouvoir développer plus longtemps et ajouter plus de fonctionnalités, allonger la durée du support (pour les versions payantes) et se rapprocher du monde de l'entreprise, qui a tendance à préférer des logiciels stables. Malheureusement, ce ne fut pas un franc succès, et un retard important sur les nouveautés logicielles s'est fait sentir, c'est pourquoi depuis, une nouvelle version sort tous les 6 mois.
Une des principales caractéristiques de Mandriva est son centre de contrôle (c'est aussi ce qui la démarque des autres distributions
user-friendly). En effet, celui-ci permet la gestion des logiciels en configurant les sources (les dépôts depuis lesquels sont téléchargés les paquets), gérer le matériel ou configurer le réseau et la connexion à Internet d'une manière centralisée. Il est possible d'effectuer d'autres réglages via le centre de contrôle comme la gestion des disques locaux, de la sécurité et du démarrage par exemple. Une mauvaise manipulation pouvant être désastreuse, le centre de contrôle demande des droits de super-utilisateur (root) pour être utilisé. Et si votre interface graphique décide de ne pas fonctionner un beau matin sachez qu'il est possible d'ouvrir le centre de contrôle dans une console via mcc ou drakconf et d'y naviguer via les touches TAB et Entrée. Et malgré son but visant à simplifier au maximum la configuration de l'ordinateur le centre de contrôle permet toujours aux utilisateurs expérimentés d'aller fouiller sous le capot.
La version 2010 est là !
Il est temps de passer aux nouveautés de cette version, que je vous laisse découvrir ci-dessous.
Comme on peut le supposer, il s'agit avant tout d'améliorations du cœur de la distribution et c'est par là que nous allons commencer. Ensuite, nous verrons les mises à jour logicielles.
Support d'IPv6
IPv6 est promis à être le successeur d'IPv4, actuellement utilisé.
Un petit rappel de routine : chaque machine connectée à Internet est identifiée par une adresse IP de 32 bits sous la forme x.x.x.x (exemple : 127.0.0.1). Ce type d'adressage permet d'allouer un peu plus de 4 milliards d'adresses. IPv6 quant à lui, va permettre d'augmenter considérablement le nombre d'adresses disponibles (de 2
32 à 2
128). Ce n'est pas son seul but, bien qu'il soit sûrement le principal à l'heure d'aujourd'hui. Il y a aussi la simplification des en-têtes des
paquets (pour faciliter le
routage), des mécanismes de configuration et de renumérotation automatiques et d'autres.
Changement du gestionnaire graphique de boot
Le gestionnaire graphique de boot, plus communément appelé Bootsplash, est chargé d'afficher les informations d'amorçage lorsque vous allumez votre ordinateur. Il peut s'agir du logo de la distribution en haut et de messages successifs en console ou, dans celles
user-friendly, d'une barre de chargement. Mandriva Linux utilisait jusqu'à présent
Splashy qui fait partie de ceux affichant une barre de chargement, pendant que le système se charge en arrière-plan.
Cette année, ce sera
Plymouth qui le remplacera.
Au programme d'abord, la gestion des
KMS. Il s'agit de la gestion de l'affichage graphique par le noyau Linux. Cette fonctionnalité est assez récente, elle date de la version 2.6.29 du noyau (sortie en juillet). Les avantages principaux sont les suivants : démarrage graphique plus fluide, meilleure mise en veille du matériel, conserver l'interface graphique en cas de plantage de X.Org et de faire tourner le serveur X sans les privilèges root (sécurité accrue).
Ensuite, on pourra dire que Plymouth est plus configurable que Splashy et surtout qu'il possède un langage de script permettant de créer de nouveaux thèmes facilement.
Nouvelle version du noyau
Dans cette mouture de 2010, on trouvera la version 2.6.31 du noyau Linux. Il supporte notamment l'USB 3.0 (qui a fait l'objet d'
une news) promettant un débit 10 fois supérieur à l'USB 2 actuellement utilisé.
On va entrer dans le domaine un peu plus technique. Tout le monde sait ce qu'est la mémoire vive (RAM) : elle est utilisée par tous vos programmes pour stocker des informations et y avoir accès rapidement. Le noyau de Linux est codé en
C, c'est un langage dit de bas niveau. C'est l'un des plus appropriés pour faire du développement système, et, dans notre cas, du développement du noyau. Dans ce langage, on doit gérer à la fois les allocations de mémoire (les nouveaux arrivants dans la RAM) et les dés-allocations (libérer la place qu'ont pris les nouveaux arrivants lorsqu'ils ne sont plus utilisés). Si on ne gère pas ou mal les dés-allocations, on crée ce qu'on appelle des
fuites de mémoire. Dans ce cas, la mémoire va être de plus en plus sollicitée et lorsqu'elle sera pleine, l'OS sera obligé de prendre sur la
Swap. Et quand elle aussi sera pleine, un outil appelé «
OOM Killer » devra tuer le processus qui a créé les fuites. Cependant, il vaut mieux éviter de faire appel à cet outil, et c'est là qu'interviennent
kmemleak et
kmemcheck, deux outils de détection de problèmes concernant les allocations mémoire.
Autre implémentation dont nous avons parlé dans la partie précédente, la fonction de KMS. Dans la version 2.6.29, seuls les pilotes d'Intel étaient reconnus. Maintenant, la fonction est aussi disponible pour les détenteurs de cartes Radeon.
On remarque aussi un patch de
Linus Torvalds améliorant les performances du système de fichiers ext3 (l'amélioration serait de 3 % du temps de latence).
En parlant de système de fichiers, on découvre une nouvelle fonction pour ext4 : la défragmentation « à chaud ». Elle est cependant toujours en développement et des améliorations devraient arriver dans les prochaines versions du noyau.
Quand vous utilisez un système 64 bits, la mémoire vive maximale que vous pouvez utiliser est 16 Téraoctets. La dernière nouveauté sera le passage à 64 To, ce qui conviendra à tout le monde (ou tout du moins, un certain temps).
Pour terminer concernant les nouveautés du noyau, on pourra dire que 1 151 développeurs ont contribué à cette mise à jour, en effectuant 10 814 patchs, ce qui place cette version dans la moyenne des autres.
Xorg 7.5 est là
La dernière version de Xorg (7.4), qui gère l'affichage graphique, date de septembre 2008. Elle avait apporté peu de nouveautés, son but premier étant la stabilisation. Un gros travail de nettoyage avait été fait pour remplacer les éléments obsolètes par leur équivalent récent.
Dans la version 2010 de Mandriva, nous avons le plaisir de découvrir la version 7.5 de Xorg ainsi que la 1.6.5 de xorg-xserver.
L'utilitaire
XRandR est aussi mis à jour. Son but premier est la gestion de la résolution de l'écran (c'était initialement pour combler un manque de X de ce côté), mais depuis il s'est légèrement diversifié. Il permet notamment de gérer plusieurs écrans, dont des vidéoprojecteurs. Deux nouvelles options pour cet utilitaire : transformations de la projection et mode panoramique.
D'autre part,
MPX permet à Xorg de gérer plusieurs périphériques d'entrée identiques : plusieurs souris, claviers par exemple. Jusqu'à maintenant, X gérait très bien cela lorsqu'on connectait plusieurs souris : deux souris pouvaient déplacer le même curseur, deux clavier pouvaient écrire au même endroit, etc. La grande nouveauté en fait, c'est que les périphériques sont maintenant gérés indépendamment les uns des autres. Ainsi, la souris 1 bougera le curseur 1, la souris 2, le curseur 2, et ainsi de suite. En somme, un flux par entrée ; l'intérêt, vous devez vous en douter : le multi-touch. Disponible dans Windows 7, le tactile multi-point permet à l'utilisateur d'effectuer des opérations avec plusieurs doigts (généralement 2), comme la rotation d'une image. On peut aussi imaginer un jeu multi-joueurs gérant plusieurs claviers, mais ce n'est qu'une supposition. En clair, pour que les applications puissent gérer cette nouveauté, il faut qu'une partie d'entre-elles soit réécrite ; un travail qui devrait se montrer bénéfique avec l'arrivée prochaine des écrans tactiles sur le marché. XInput 2, un autre outil (eh oui, encore un), a intégré MPX directement dans le serveur, il était auparavant considéré comme une extension.
La gestion de l'
E-EDID arrive aussi avec cette version. Cela permet au moniteur de l'ordinateur d'envoyer des informations à la carte graphique sur ses possibilités, afin qu'elle s'adapte en conséquence. Ceci dit, il est censé être remplacé dans quelques années par DisplayID, plus complet et gérant l'ensemble des périphériques grand public de manière optimale.
Notons qu'un développeur de Xorg, Peter Hutterer, propose au projet d'adopter un emploi du temps fixe afin de planifier les sorties de version. Actuellement, trop de développements sont en cours, ce qui retarde à chaque fois la date de sortie d'une version. Il propose un cycle de développement de 3 mois, suivi de 2 mois pour la correction des bogues et enfin, d'un mois pour finaliser tout ça avant de publier la release finale.
Dans le même domaine, on parlera de la prise en charge des périphériques Poulsbo (2D et 3D), même si cela ne concerne pas directement X. Leur configuration se fait automatique avec XFdrake. Ceci dit, les pilotes gérant l'affichage 3D ne sont pas libres, et donc non disponibles dans la version
Free.
Drakxtools
Mandriva dispose de plusieurs commandes pour administrer sa machine, elles sont appelées drakxtools. Par exemple, avec
drakusers vous pourrez gérer les utilisateurs et avec
drakconnect, les connexions réseau.
Plusieurs ont été mises à jour, commençons avec XFdrake.
Il est de nouveau possible de redémarrer le serveur graphique avec la combinaison de touches Ctrl+Alt+Backspace (à faire deux fois de suite). C'était une option qui avait été supprimée, mais la revoilà !
Tomoyo-gui est un ensemble dédié à la sécurité du système, il remplace dans cette version
AppArmor.
Au niveau de la gestion du réseau, il est maintenant possible de créer des profils réseau, par exemple : maison et travail. Ils peuvent être configurés pour se connecter à un réseau précis, et c'est même leur principal but. Pour les utilisateurs de Mandriva, cette fonction est disponible dans le centre de contrôle.
Il est aussi possible de surveiller ce qui transite via vos interfaces réseau à l'aide du paquet (non installé par défaut)
drakx-net.
Concernant la gestions des paquets RPM, le moteur de recherche de RPMDrake vient s'enrichir de nouvelles fonctions : recherche dans les noms complets de paquetages, recherche par version et enfin, recherche par révision. Il est aussi possible d'utiliser les expressions régulières pour effectuer une recherche, ça peut toujours servir.
Mdkonline permet, quant à lui, la gestion de la fréquence de mise à jour des paquets. Quand il s'agit du noyau, il vous proposera de supprimer les anciennes versions (tout en conservant la version précédente, par sécurité).
Virtualisation
Nous allons parler de trois outils de virtualisation : VirtualBox, Xen et qemu-kvm. Rappelons rapidement en quoi consiste le procédé de virtualisation. Il s'agit de reproduire, plus ou moins bien, une installation physique pour faire fonctionner une application ou plus généralement, un système d'exploitation. C'est aussi ce procédé qui est utilisé pour jouer à des jeux d'anciennes consoles : il s'agit de reproduire l'environnement d'origine dans lequel l'application était exécutée.
VirtualBox arbore sa version 3 (sortie le 30 juin 2009) dans Mandriva 2010. Au programme, le support de 32 processeurs virtuels - ce qui devrait convenir à la plupart des gens - ainsi qu'une nouveauté plus intéressante : la gestion de
DirectX 8 et 9 pour les personnes virtualisant Windows et souhaitant jouer à leurs jeux. Cependant, c'est encore en phase expérimentale. Enfin, Virtual Box 3 supporte la deuxième version d'
OpenGL. Plus généralement, l'application a amélioré l'utilisation et les performances en 3D.
Xen est un autre logiciel de virtualisation, totalement libre. Il permet aussi la gestion de plusieurs processeurs (
SMP), comme Virtual Box. À ceci près que Xen est en fait un hyperviseur de machine virtuelle. Les systèmes d'exploitation virtualisés sont adaptés pour fonctionner avec Xen et ils ont « conscience » d'être virtualisés.
Mandriva fournit maintenant le noyau 2.6.27 pour l'exécution de Xen Dom0, au lieu de l'ancien 2.6.18.
KVM est un ensemble comprenant QEMU (une autre machine virtuelle) et le module kvm. Il ne fonctionne que sur les architectures x86 disposant des technologies Intel VT ou AMD-V.
KVM est en réalité un concurrent de Xen, mais lui ne requiert pas des OS modifiés et affecte très peu le noyau. Il est disponible dans une version stable baptisée qemu-kvm 0.10.4.
KDE 4.3 Caizen
Avant de commencer à parler de la branche 4.x de KDE, il est important de préciser qu'à partir de cette version de Mandriva, la branche 3.x n'est plus supportée.
Si vous faites la mise à jour vers cette version et que vous êtes encore avec KDE 3.5, les fichiers de configuration seront "convertis" (pour ceux qui le peuvent, sinon, ils seront sauvegardés) à KDE 4. Le seul point qui fâche : certaines applications ne tournent pas (encore) sous KDE 4...
Bref, plutôt que de parler de l'ancien, parlons du nouveau !
Cette nouvelle version de KDE continue dans la stabilisation sans gros changement, si ce n'est 2 000 nouvelles fonctionnalités.
Remarquons l'arrivée de
PolicyKit pour les actions qui requièrent les droits de super-utilisateur.
La corbeille devient configurable : sa taille maximum est réglable afin qu'elle ne prenne pas trop de place sur le disque. L'outil de rapports de bogues affiche maintenant une note sur 3 sur la qualité des informations qu'il génère ainsi que des conseils pour l'améliorer. Cet utilitaire a déjà bien fait ses preuves durant les phases bêta pendant lesquelles les bogues étaient nombreux (un peu plus de 10 000).
Plasma se met au goût du jour, avec un nouveau thème, Air. Il est censé mieux convenir aux thèmes des applications KDE. La consommation de mémoire a été réduite au profit des performances, on découvre ainsi un bureau plus rapide à utiliser.
La lisibilité des notifications a aussi été améliorée : les tâches en cours sont regroupées au même endroit avec une unique barre de progression.
Les bureaux virtuels bénéficient aussi du changement, ils ont été « séparés », chacun pouvant recevoir des widgets et plasmoïdes différents. Enfin, dernière nouveauté, le fond d'écran peut maintenant être animé : un diaporama, l'affichage de la météo ou encore le globe
Marble.
GNOME 2.28
Six mois après la 2.26.1, voici la version 2.28 de GNOME. Elle prépare le terrain pour son successeur, GNOME 3, censé sortir dans 5 mois. Elle s'appuie sur GTK+, actuellement en version 2.18 et qui a pour l'occasion été allégée, mais elle n'apporte pas de grande nouveauté.
Le navigateur officiel Epiphany change de moteur de rendu ; il passe de Gecko à WebKit, plus performant et respectant mieux les standards actuels établis par la W3C.
Sous le capot, le grand nettoyage continue (pour préparer GNOME 3), les bibliothèques obsolètes sont supprimées ainsi que leurs dépendances.
Mises à jour diverses
Après ces nouveautés que l'on peut considérer comme majeures, en voici des plus petites, mais qui sont aussi importantes :
- Bash 4.0 ;
- GCC 4.4.1 ;
- Glibc 2.10.1 ;
- Firefox 3.5 ;
- OpenOffice.org 3.1.1 (basé sur la branche Go-OO) ;
- Moovida 1.0.6 ;
- L'éditeur vidéo LiVES en version 1.0.0 ;
- Cups 1.4 ;
- Apache 2.2.12 ;
- PHP 5.3 ;
- Python 3.0 (Python 2.6 reste celle par défaut pour des raisons de compatibilité).
Concernant l'installation et l'utilisation
L'application pour installer Mandriva a aussi subi quelques changements. On parlera notamment de l'outil de partitionnement amélioré, disposant de plus d'informations graphiques. Il est réputé pour être source de problèmes chez les utilisateurs novices, en particulier chez ceux souhaitant mettre en place un
dual-boot.
C'est dorénavant le système de fichiers Ext4 (qui tend en ce moment à largement se démocratiser) qui est désigné comme choix par défaut à la création d'une partition.
Enfin, la taille de l'installation minimale a une fois de plus été réduite, pour prendre toujours moins de place !
Deux nouveautés notoires lorsque vous aurez installé la distribution : d'abord, celle du compte invité. Il est maintenant activé par défaut ; les fichiers sont effacés entre chaque session. La connexion à ce compte se fera uniquement via GDM ou KDM (fenêtres d'identification de GNOME ou KDE).
Autre chose, un indicateur vous informe de la solidité du mot de passe que vous enregistrez. Trois statuts sont disponibles : trivial à trouver, peu résistant ou complexe.
Pour le téléchargement
Si vous ne faites que découvrir cette distribution, il faut savoir qu'elle est déclinée en quatre versions : Free, One, Powerpack et Flash.
- La version Free peut-être gravée sur un DVD (ou deux CD), elle ne contient que des logiciels libres.
- La version One se met sur un simple CD (c'est un LiveCD, vous pourrez essayer la distribution sans forcément l'installer), mais celle-ci comporte des logiciels et pilotes non-libres.
- Le Powerpack est avant tout destiné aux professionnels (il est payant). Il fournit un support, tous les pilotes et des logiciels commerciaux. Il est disponible sur deux DVD.
- Enfin, la version Flash est une clé USB que vous pouvez commander sur le Mandriva Store. Elle est configurée pour être amorçable ; pas besoin d'installation, vous pouvez transporter votre bureau où bon vous semble.
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