Mercurial, un système de gestion de versions dont nous entendons de plus en plus parler, est sorti en version 1.7 début novembre.
Mercurial 1.7
Au même titre que
Git et
Subversion, Mercurial est un logiciel permettant de gérer l'évolution de fichiers, en les stockant sur un serveur tout en conservant un historique chronologique des différentes modifications. Ces outils sont notamment utilisés dans les projets informatiques qui nécessitent une certaine organisation et facilitent le travail collaboratif. Par exemple, si deux développeurs sont sur le même projet, la modification de l'un n'écrasera pas celle de l'autre : les deux versions seront conservées et le système permettra de revenir à une
révision antérieure, de connaître les différences entre plusieurs versions, de fusionner des versions pour mettre à jour un fichier qui a été modifié entre temps, etc.
Néanmoins, Mercurial n'est pas un simple gestionnaire de versions : c'est un système décentralisé qui, au lieu de regrouper uniquement les révisions sur un dépôt central, permet aux utilisateurs de travailler à leur rythme avec un dépôt local et de partager par la suite leurs modifications avec les autres personnes, sans nécessairement passer par un dépôt central.
Mercurial est développé en Python, ce qui le rend multiplate-forme. Sa première version a vu le jour en 2005, alors que le développement de Git, un autre système de gestion de versions décentralisé, venait de débuter. Distribué sous licence
GNU GPL, Mercurial s'annonce rapide et robuste, tout en possédant une gestion avancée des
branches et des fusions. Ce
VCS est sponsorisé par de
grandes enseignes comme Google, Microsoft, Mozilla ou Python, et est utilisé dans un grand nombre de projets tels que ceux de Mozilla, NetBeans, OpenOffice, SAGE, Python, etc.
Cette nouvelle version de Mercurial corrige quelques bugs, améliore ses performances globales et comporte de nombreux changements. La liste complète des modifications et nouveautés de Mercurial 1.7 est disponible
ici.
Les outils
Pour gérer ses projets avec Mercurial, celui-ci est fourni avec un utilitaire en ligne de commande nommé « hg », en référence au symbole chimique du mercure. Par exemple, la commande
hg add permet d'ajouter un ou plusieurs fichiers en vue d'un prochain
commit et la commande
hg commit sert à créer une nouvelle version à partir de ces fichiers. Une des caractéristiques des systèmes de gestion de versions décentralisés est la possibilité d'importer ou d'exporter des changements depuis ou vers un dépôt précis ; avec Mercurial, on emploie les commandes
hg pull et
hg push. Bien sûr, il existe d'autres commandes présentées dans la documentation de Mercurial, qui permettent d'effectuer des actions plus complexes.
Cet outil en ligne de commande, simple d'utilisation, pouvant en effrayer plus d'un, des interfaces graphiques pour Mercurial ont été développées :
TortoiseHg sous Windows, une extension pour Nautilus et un module pour PyGTK sous Linux. En ce qui concerne les principaux IDE, Mercurial est intégré nativement dans
NetBeans et est disponible sous forme de plugin dans
Eclipse. Une longue
liste d'outils permettant d'utiliser Mercurial a d'ailleurs été établie.
D'autre part, des services ont vu le jour autour du gestionnaire de versions. Parmi eux, nous pouvons citer certains sites proposant l'hébergement de projets libres avec Mercurial :
Bitbucket, certainement l'un des plus connus avec
Google code et
SourceForge. Une page du wiki est consacrée à ces nombreux services d'
hébergement gratuit avec Mercurial.
Liens et sources
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