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L'art du movie-making avec Vegas
Vos vidéos font mal aux yeux ? Marre de Windows Movie Maker ? Les effets ne conviennent pas à votre superproduction ? Vos projets sont aussi passionnants qu'un épisode de Derrick ?
Eh bien ce tuto est fait pour vous ! A la fin, tous vos problèmes seront résolus, et je vous garantis que vous serez capables de beaucoup de choses ! Et là où Derrick échoue, vos projets déchaîneront les passions sous un déluge d'effets, de paillettes, et... euh je m'égare, là

.
Avec lui (le tuto hein, pas Derrick

), je vais vous apprendre les bases de
Vegas, un logiciel que j'utilise depuis plus d'un an, et dont je ne me suis jamais plaint.
Mais j'aimerais autant le signaler : j'explique tout en détails, c'est en fait assez simple, et sachez que je ne vous prends pas pour des imbéciles : c'est pour être sûr que nous sommes sur la même longueur d'onde

.
Vous pouvez suivre l'actualité
les amours et le futur de ce tuto sur
Vegas Addiction ! J'essaierai de le tenir à jour le plus possible

. De plus, dans le futur, on peut imaginer des tutos vidéos, et des bonus du genre

.
Bonne lecture !
Ce cours est composé des parties suivantes :
-
Partie 1 : Les bases
Dans cette première partie, je vais vous enseigner les bases que tout bon
movie-maker se doit d'avoir.
Nous allons parler d'un peu de vocabulaire (pour ne pas paraître bêtes quand vous parlerez à des movie-makers

), et nous entrerons enfin dans le vif du sujet avec les premiers pas sur Vegas.
Fin de la partie I ! Nous allons maintenant nous attaquer la partie II, qui nous ouvrira de plus grand horizons !
-
Partie 2 : Les effets
Dans cette deuxième partie, nous allons faire la connaissance de ce qui fait une vidéo : les deux plus gros morceaux seront les effets de transition et les effets spéciaux.
Tiens, à propos de ceux-ci, j'aimerais signaler que je montre juste comment les appliquer, sans détails ; il n'y a pas le feu, mais il y aura une partie qui y sera entièrement consacrée ! Avec au programme des décorticages d'effets, de la dissection de média, et plein d'autres trucs qui, s'ils sont correctement utilisés, rendront votre vidéo riche et agréable à regarder

.
-
Partie 3 : Allons plus loin !
A partir d'ici, vous avez toutes les cartes en main pour faire de bonnes vidéos... encore faut-il savoir correctement les utiliser ! Dans cette 3ème partie, je vous propose de décortiquer divers effets souvent utilisés

.
La 3ème partie est en cours d'écriture : pas de panique, des chapitres vont venir

.
-
Partie 4 : Annexes
Vous trouverez ici des compléments d'informations vous permettant de vous perfectionner dans l'art de la création de vidéos

. A déguster sans modération

.
Partie 1 : Les bases
Dans cette première partie, je vais vous enseigner les bases que tout bon
movie-maker se doit d'avoir.
Nous allons parler d'un peu de vocabulaire (pour ne pas paraître bêtes quand vous parlerez à des movie-makers

), et nous entrerons enfin dans le vif du sujet avec les premiers pas sur Vegas.
Vocabulons et notions !
Pour commencer gentiment, le premier chapitre sera dédié au vocabulaire de la vidéo et à quelques notions très importantes. Allons-y !
Une histoire de frames
C'est quoi, une vidéo ?
Non, ce n'est pas une bête question, et c'est même loin d'en être une, en fait. Il en découle quelques notions qui seront utiles par la suite.
Une vidéo, c'est une suite d'images. Évidemment, il y en a beaucoup ; on les compte en images par secondes, ce sont les
FPS. C'est l'abréviation de
Frames
Per
Second, qu'on appelle aussi le
framerate. On peut dire que
frame est une traduction possible d'image.
Pour qu'une vidéo soit fluide, c'est-à-dire qu'elle ne saccade pas, il faut qu'il y ait minimum 25 FPS.
Mais pourquoi ce nombre parfait ?
Simplement parce que l'oeil humain n'est capable de capter "que" 23,99 images par secondes. Quand le nombre de FPS d'une vidéo est égale, des saccades sont quand même visibles, c'est pour cela qu'on ramène le minimum à 25 (l'idéal étant 30).
Mais, en clair, retenez que plus il y en a, mieux c'est

.
Mémorisez bien cette notion, elle sera importante quand on sera en plein dans les ralentis.

Les standards vidéos
Ce paragraphe est primordial pour ceux qui comptent faire du montage vidéo à destination des platines DVD, ou autres supports pour la télévision.
Voici 3 mots dont vous avez certainement entendu parler, sans peut-être vous demander ce que cela signifie :
PAL,
NTSC et
SECAM. Ce sont 3 normes d'encodage pour les vidéos à destination des télévisions.
Hélas, cela ne veut pas dire la même chose, ce serait trop simple

. Les normes diffèrent selon la localisation géographique, le framerate (images / seconde), la méthode d'affichage des couleurs et plusieurs paramètres du genre. On ne va aborder que les deux premiers, les plus intéressants à notre niveau

.
On trouve du
PAL dans la grande majorité des pays de l'Europe, en Amérique du Sud, au Proche et Moyen-Orient ainsi que dans une partie de l'Afrique. Son autre caractéristique principale est le fait que le PAL tourne à 25 images par secondes.
En d'autres mots, si vous voulez faire un DVD de vos oeuvres, et que vous habitez dans une des parties du monde citées, il faudra obligatoirement régler votre vidéo sur PAL et 25 FPS.
Si vous voulez plus de renseignements sur le PAL, vous pouvez aller sur
Wikipédia 
.
Le
SECAM est utilisé en France (ainsi que le PAL), en Russie et en Afrique. Le framerate est aussi de 25 FPS (
plus d'infos).
Pour finir, le
NTSC est une norme américaine ; on la trouve surtout en Amérique du Nord et en Amérique centrale, et le framerate est cette fois-ci fixé à 30 FPS.
Plus d'infos sur Wikipédia.
Encore une fois, n'oubliez pas de modifier votre vidéo en fonction de votre localisation (nous verrons cela dans le chapitre sur l'encodage

).
Notez que si vous ne destinez vos vidéos qu'aux ordinateurs, inutile de se tracasser pour cela

.
Résolutions de fin d'année
Non, il n'y a aucun rapport avec les (fausses

) promesses lors des fêtes de fin d'année.
Une histoire de pixels
La résolution, c'est le nombre de pixels en largeur et en hauteur affichés à l'écran. On la retrouve surtout dans les jeux vidéos, lorsqu'on trifouille un peu dans la configuration vidéo. Elle est également présente dans le movie-making, et aussi importante que les FPS.
Plus la résolution est grande (donc, plus il y a de pixels), mieux c'est ; ce que l'on voit à l'écran est plus détaillé. Pour noter les résolutions, on commence toujours par la largeur, ensuite la hauteur.
Par exemple, la résolution de mon écran est de 1024 * 768.
Contrairement aux FPS, nos yeux n'ont pas de minimum en terme de résolution. C'est seulement au niveau du feeling qu'il y en a un. Retenez que plus elle est grande, plus c'est agréable de regarder la vidéo.
Une histoire de ratio
En général, un ratio, c'est un rapport entre deux nombres.
En movie-making,
le ratio, quand on parle de résolution, est le rapport entre la largeur et la hauteur.
Par exemple, le ratio de la plupart des écrans est de 4/3. Pourquoi ? Parce que le nombre de pixels en largeur divisé par le nombre de pixels en hauteur fait 1,3333 ..., c'est-à-dire 4/3.
Par exemple : 640 * 480 ; 800 * 600 ; 1024 * 768 ; ...
Si j'écris "16/9", ça vous dit quelque chose ? Eh oui, c'est aussi un ratio ! Le nombre de pixels en largeur divisé par celui en hauteur vaut 1,77777..., soit 16/9.
Par exemple : 800 * 450 ; 1024 * 576 ; 1280 * 720 ; ...
Nos yeux interviennent encore ; nous voyons en 16/9. Non, ça ne sert à rien de prendre une règle et de vérifier (vous aurez l'air juste bête

), je vais vous en donner la preuve.
A votre avis, pourquoi tous les films sont en 16/9 (on les reconnaît à leurs deux bandes noires au-dessus et en dessous de l'image) ? Parce que nous voyons en 16/9 : les films s'y adaptent, et ça marche ! Avouez que c'est plus agréable de regarder un film que le journal télévisé

(sauf si vous êtes belges ; les journaux sont en 16/9).
Si vous en avez l'occasion, privilégiez le 16/9.
Des tranches de frame, des rondelles de ratio...
...cela fait l'aspect visuel de votre vidéo !
Pour finir ce chapitre en beauté (si on peut dire), je vous ai fait 4 séquences avec différents réglages, pour bien montrer que ces paramètres sont importants.

Je les ai mises dans un fichier
.rar pour que le téléchargement soit le plus rapide possible. Les vidéos sont au format
.wmv ; Windows media player suffit pour les visionner.
La première ici (653 ko)
On remarque d'horribles saccades, mais que c'est relativement "beau" et détaillé (pour pouvoir comparer avec les autres, il faut mettre en plein écran

). Les saccades sont dues aux pitoyables FPS (5 FPS

), et "la beauté", si on peut dire, vient de la résolution, qui est de 640 * 480.
Prenez la deuxième vidéo ici (295 ko).
On peut voir, si on met en plein écran, que la qualité explose purement et simplement les yeux : on n'y comprend rien ! Cela est dû à la très faible résolution : 180 * 135. Par contre, la vidéo ne saccade pas : on sent les 30 FPS !
La troisième vidéo (97 ko) est disponible ici !
Pour cette troisième séquence, je vous ai fait le cocktail miracle pour faire un arrêt cardiaque des yeux à n'importe qui !

Il s'agit de la même séquence, mais avec 5 FPS et avec une résolution de 180 * 135. C'est dire la très mauvaise qualité.
La quatrième, pour finir en beauté ! (Un peu plus de 2 Mo.)
Voici la vidéo idéale ! 30 FPS et une résolution de 640 * 480.
Au passage, remarquez le poids des vidéos : quand c'est moche, donc les 3 premières, c'est léger (presque toujours en dessous du demi Mo), mais quand c'est agréable, la dernière en somme, le poids s'en fait sentir, avec 2 Mo.
Dans le movie-making, on peut dire qu'il y a un certain rapport entre la qualité et le poids. C'est un paramètre important quand vous mettez une vidéo sur Internet.
Plus tard, nous verrons comment arranger ce ratio. Par exemple, si nous utilisons un très bon codec (le X264) avec une vidéo de 30 FPS et une résolution de 800 * 600 (donc une très bonne résolution), on peut obtenir des vidéos à 4 Mo la minute ! C'est quasiment un miracle, quand on regarde le codec de base (que tout le monde a ), qui a un ratio de 20 Mo par minute !
Pas de panique ! Un chapitre sera consacré aux codecs.

Retenez simplement pour l'instant que cela influence le poids d'une vidéo.
Je n'ai pas fait une comparaison avec / sans le 16/9, je pense qu'on peut s'en rendre compte soi-même.
Le chapitre sur les notions très importantes est terminé ! Il faut l'avouer, ce n'était pas très compliqué

. Maintenant, passons à du concret !
Dans le prochain chapitre, nous allons nous attaquer à Vegas

.
Vegas ? Was ist das ?
Avant de nous lancer dans le movie-making, parlons un peu du logiciel avec lequel nous allons nous familiariser, et téléchargeons-le par la même occasion

.
Présentation de notre logiciel
Vegas est un logiciel de montage très utilisé dans le movie-making "amateur", j'entends par là qu'il est très accessible aux débutants.
C'est quoi, un logiciel de montage ?
C'est un logiciel qui sert à aligner des vidéos. C'est aussi simple que ça.
Mais pourquoi Vegas ?
Parce qu'il est très simple pour les débutants, qu'il est rapide et plutôt bien fourni en effets (nous verrons cela plus tard, pas d'inquiétude

).
C'est aussi, pour moi, un des meilleurs logiciels de montage. Voici une petite liste en contenant d'autres, que j'ai essayés auparavant, mais pas gardés.
- Windows Movie Maker : le logiciel installé en même temps que Windows. Je l'ai assez vite abandonné, car les possibilités étaient minimes, et on a vite fait le tour de la chose, sans y trouver son compte.
- Pinnacle Studio : on pourrait dire que c'est une version "plus" de Windows Movie Maker : il y a des effets en plus, et il est plus accessible. Malheureusement, il était encore trop limité pour ce que je voulais faire
.
- Adobe Première : on peut dire que c'est le meilleur logiciel de montage, mais en contre-partie, il est difficile à maîtriser
. Je ne l'ai d'ailleurs jamais compris
.
Vegas offre un excellent rapport facilité d'utilisation / possibilités. Mais il n'est pas simple à appréhender tout seul, c'est pour cela que j'ai écrit ce tutoriel

.
Quelques précisions sur la version utilisée
La version que je vais vous faire télécharger est un
shareware. C'est-à-dire que vous ne pouvez l'utiliser "que" pendant 30 jours.
Il faut aussi préciser que tout est en anglais...
Dis, si on la prenait en français ?
Eh bien, je vous dis non !
Pourquoi ne pas nous faciliter le travail ? Il existe en effet un patch qui traduit pratiquement tout Vegas dans la langue de Victor Hugo !
Tout simplement parce que, quand on voudra installer des plugins, il y aura des risques d'incompatibilité.
Qu'est-ce qu'un plugin ?
Un
plugin, c'est un module qui se greffe à un logiciel pour lui rajouter des fonctions. On peut rajouter des plugins à beaucoup de programmes. Je ne citerai que 3DS max, Adobe Photoshop, ... Vegas :) !
Je comptais vous faire découvrir un plugin, WAX, dans un chapitre annexe, car il rajoute quelques trucs intéressants (des effets de transitions (dans la partie 2, ça ;) ) en 3D notamment). J'ai essayé d'installer WAX sur une version française de Vegas, sans succès :( .
Dernier point à signaler : le téléchargement de Vegas.
Le tuto a été commencé avec la version 5.0 de Vegas. Étant donné qu'il commence à dater, et que de nouvelles versions de Vegas sont sorties, il est assez difficile de le trouver. Dès lors, vous pouvez toujours vous diriger vers la version 7.0 : elle est certes plus lourde (140 Mo), mais elle est simplifiée grâce à des repères de couleurs qui se créent lors du montage, mais vous découvrirez bien vous-mêmes ;) . D'ailleurs, j'ai pas pu m'empêcher de terminer le tuto avec :p .
Aux possesseurs de Windows Vista : apparemment, la version 5.0 ne marche pas dessus, prenez donc la 7.0 (merci à Mickael Knight pour le signalement dans les commentaires de ce chapitre, justement ;) ).
Voici les deux versions de Vegas sur un FTP Verygames (il est possible que la vitesse ne soit pas énorme pour ces deux liens, c'est un FTP pas cher ^^ ) et sur FileFront.
Télécharger la version 5.0 sur Verygames.
Télécharger la version 7.0 sur Verygames.
Télécharger la version 5.0 sur FileFront
Télécharger la version 7.0 sur FileFront
Ces liens sont théoriquement permanents ; seuls des problèmes d'hébergements pourrait rendre ces liens inutilisables ;) .
Et encore quelques liens pour la version 7.0.
Site officiel (http://www.sonycreativesoftware.com/)
Chez http://www.infos-du-net.com/
Chez http://www.softpedia.com/
NB : si vous êtes anglophobes, sur le site officiel, il y a une version trial en français : il suffit de descendre un peu ;) . Et ne vous trompez pas, c'est bien "Vegas Trial", le premier lien des blocs des différents langues !
Les différences entre la version 5 et la version 7 ne sont pas, je pense, extrêmes ; ainsi, tous les noms devraient correspondre. Peut-être dans la structure : ainsi, il faut passer par un sous-menu pour importer un média, mais c'est facilement visible ;) .
Une dernière chose : la version 8.0 de Vegas est sortie, mais je vais être franc avec vous, elle ne fonctionne pas du tout sur mon ordinateur, et apparament je ne suis pas le seul :euh: . De plus, l'interface a été inversée, mais normalement on doit retrouver les mêmes principes :) . Je vous conseille néanmoins de vous diriger vers la 5.0 ou la 7.0 si vous en avez l'occasion ;) .
Vegas Addiction
Vegas Addiction est un site que j'ai codé spécialement pour le tuto : mon objectif est d'y simplifier la communication entre les Zér0s qui font du movie-making. Cela m'évitera aussi d'avoir de nombreux ajouts sur MSN, je ne m'y retrouve plus

.
Je vais faire une rapide présentation des différentes fonctionnalités ;
Vegas Addiction, c'est...
...un forum...
... où vous pouvez poser toutes vos questions, j'y suis souvent et il est plus facile de me contacter dessus que sur MSN

. De plus, certaines questions reviennent assez souvent ; elles y sont expliquées une fois pour toute

.
De même, vous pouvez faire des suggestions pour le tuto, car c'est surtout pour vous qu'il est là ! Ainsi, si des points restent obscurs, ou que vous désirez plus d'informations sur un sujet, n'hésitez pas à poster dans la partie réservée aux suggestions

.
Enfin, c'est dans ce même forum que je compte publier des "minis-tutos", des sujets tellement courts à traiter qu'ils ne valent pas nécessairement la peine de faire un chapitre sur le Site du Zéro. Ils n'en demeurent cependant pas moins instructifs ! Par exemple, les 2 premiers minis-tutos d'une part explique comment encoder en .wmv avec une qualité bien meilleure que celle par défaut, et d'autre part montre un exemple d'utilisation des zooms.
... un système pour poster ses vidéos...
... afin que les autres Zér0s puissent voir vos créations, vos progrès, et surtout vous commenter pour vous améliorer, et je pense que l'utilité réside dans ces commentaires ; ils pointeront vos erreurs pour que vous puissiez les corriger. De plus, vous pouvez profiter de l'expérience des autres Zéros, vous pourrez lui demander comment il a réalisé tel ou tel effet

.
... un système de projet...
... qui vous permet d'organiser une équipe pour un projet de vidéo, et ce quelque soit le genre : fragmovie, clip vidéo, film,...
Grâce à ce système, si vous avez besoin d'aide pour votre vidéo, vous pouvez poster des offres d'emploi, auxquelles les Zér0s pourront répondre, et en un clic ils intègrent le staff ! Vous pouvez également poster des news pour décrire l'avancement de la vidéo, annoncer le recrutement de telle personne, ou encore pour publier des screenshots de votre vidéo pour mettre l'eau à la bouche,... Il est aussi possible d'assigner des autorisations aux membres de l'équipe, histoire que vous ne soyez pas la seule personne capable de recruter ou de poster des news

.
Bref, c'est un outil de communication qui peut grandement vous aider dans l'organisation de votre équipe, ou pour faire la promotion de votre vidéo

.
... un suivi précis du tuto...
... avec des news qui commentent les mises à jours du tuto, qui récapitulent les minis-tutos, ainsi qu'un système de miroirs qui permet de ne jamais manquer de liens pour télécharger Vegas !
Le tout est bien sûr modéré pour que règne une ambiance sympathique et propice au movie-making

.
Pour conclure,
Vegas Addiction est un moyen d'entrer en contact avec des
fous passionnés du movie-making qui se feront un plaisir de répondre à vos questions et de vous conseiller pour vous améliorer dans vos productions

.
Petites précisions : le site est sur un serveur parfois capricieux, ne vous étonnez pas s'il est indisponible, ça revient dans la journée, au pire dans la semaine

. Aussi, il n'est pas encore terminé ; les fonctions principales sont en place, mais il ne sera pas rare de tomber sur des erreurs, soyez indulgents, c'est mon premier site

(d'ailleurs, n'hésitez pas à les signaler !).
Fin de la présentation de Vegas

.
Je ne vais pas faire un chapitre pour l'installation, c'est comme n'importe quel logiciel.
Au menu du prochain chapitre : découverte de l'interface !
L'interface
Allez, on se lance, on double-clique sur l'icône ! Après une petite fenêtre qui vous rappelle que vous avez une version shareware, sous vos yeux éblouis s'ouvre à vous la fantastique, que dis-je, la merveilleuse interface de Vegas !
Découpons tout ça !
Voici ce que vous devriez voir :
Et maintenant, une liste de ce que vous voyez à l'écran :
- 1 : les tracks
- 2 : l'explorateur
- 3 : le volume
- 4 : la preview.
Passons à la décortication !
Les tracks
Les tracks (traduction de "pistes" en anglais) sont les "bandes" sur lesquelles vos médias (soit une vidéo, soit une image, soit un son) seront déposés. C'est là que vous passerez la plupart de votre temps.
L'explorateur
J'ai appelé cette fenêtre "explorateur", mais il faut savoir qu'il y a plein de fonctions ! Remarquez les petits onglets en dessous.
Nous allons les analyser un par un.
"Explorer"
Ici, c'est simple, c'est une bête fenêtre d'exploration, comme l'explorateur Windows. C'est pour trouver les médias présents sur votre ordinateur.
"Trimmer"
On peut dire que c'est un zoom sur la position d'un média sur un track. Personnellement, je n'en ai jamais eu besoin, donc je pense que vous pouvez oublier

.
"Media Pool"
C'est dans cette fenêtre que se trouvent tous les médias qui ont été utilisés dans le projet. Je n'ai pas fait de photos, étant donné que c'est vide.
"Transitions"
C'est ici que sont répertoriés tous les effets de transitions. Dans la colonne de gauche, ce sont les classes de transition, et à droite, les effets de transition proprement dits

.
Nous ne faisons que survoler, les effets de transition seront abordés en détail dans les chapitres à venir

.
"Video FX"
Ici se trouvent tous les effets applicables aux médias. Comme pour les effets de transition, il y a deux colonnes : une pour les catégories d'effet, et une autre pour les effets.
Autre point commun avec les effets de transition : nous n'allons pas en parler tout de suite, mais bien plus tard

.
"Media Generators"
Ici, ce sont des médias que vous pouvez configurer à votre guise. On y trouve du bête texte comme du bruit fractal. Mais je ne vais pas m'étendre sur le sujet, on en discutera plus tard, ne vous inquiétez pas, vous ne mourrez pas idiot

.
Le volume
Attention, la fonction la plus dure à comprendre : le volume ! C'est grâce à cette barre magique que vous réglez le volume de votre vidéo

.
N'y touchez pas trop ; ce serait bête de créer une grosse vidéo avec un volume très faible, parce que vous avez oublié de le remettre en position normale

.
La preview
C'est dans cette fenêtre que vous voyez un aperçu de ce que vous faites. Notez qu'il est normal que ce soit saccadé, qu'on ne voit pas tout les effets ou qu'il y a des bugs : cela ne sera pas présent dans la vidéo lorsqu'elle sera créée

.
J'aimerais attirer votre attention sur quelque chose : juste en dessous de la preview, que voyez-vous ?
Les résolutions : ze come back

!
Ce que vous voyez ici sont les différentes résolutions de votre vidéo. Petites explications :
Project : 720 x 480 x 32 ; 29,970i
En rouge, nous reconnaissons donc notre résolution.
En vert, c'est la profondeur des couleurs, ici 32 bits. Et enfin,
en bleu, le framerate (FPS). Mention spéciale pour la petite lettre à côté des FPS : pour les intéressés, c'est la méthode de balayage (le premier chapitre sera édité avec de plus amples explications

).
Project, c'est les données du projet, et donc de la vidéo qu'il y aura à la fin.
Preview et
Display, ce sont les données de la preview, autrement dit de la petite fenêtre juste en dessous. Et enfin,
Frame, c'est le numéro de la frame sur laquelle on se trouve, donc de l'image qu'on voit en preview.
Je termine ce chapitre sur une répétition : non, il ne faut pas paniquer parce que, quand vous regarderez votre vidéo en preview, c'est saccadé et parce que les effets ne s'affichent pas : c'est normal ! Dans le cas d'une vidéo complexe (beaucoup d'effets, beaucoup de média de gros volume, ...), on n'y comprend quasiment rien, mais quand on créera notre première vidéo, il n'y aura pas tout ces bugs et autres artefacts

.
Je vous épargne encore un QCM ; je ne pense pas que cela vaille la peine.
Ainsi donc se ferme ce court chapitre sur l'interface de Vegas. Il a surtout servi à placer des noms, car plus tard, je les utiliserai sans modération.
Dans le prochain numéro, nous allons réaliser notre première séquence ! Ensuite, vous me ferez un petit TP, pour bien voir si vous comprenez.
Baptême du render
Donc, comme je l'ai dit, nous allons nous attaquer à notre première séquence. Pour ce faire, je vais vous demander de télécharger cette toute petite vidéo, qui nous servira d'exemple :
C'est la vidéo que j'ai utilisée il y a quelques chapitres pour vous montrer l'importance de la résolution et des FPS. Et puis, il n'est pas beau mon double
hs usp

?
Importer un média
Ici, c'est la partie la plus facile : nous allons importer notre vidéo dans Vegas. Pour cela, il y a trois méthodes, toutes plus faciles les unes que les autres

.
- Dans l'explorateur de fichiers, recherchez le dossier (en bas à gauche, souvenez-vous).
- Dans l'onglet "File", tout au-dessus à gauche, appuyez sur "Import Media", et recherchez votre vidéo.
- Ouvrez le dossier "comme ça", dans une nouvelle fenêtre, qui contient la vidéo et glissez puis déposez-la sur un track. Normalement, un cadre représentant votre vidéo apparaît.
Dans les deux premiers cas, vous retrouverez votre vidéo dans l'onglet "
Media Pool", que nous avons survolé tout à l'heure. Il faut alors la prendre et la déposer sur les tracks. Normalement, voici ce que vous devez voir :
Sur nos pistes (les tracks) sont apparus deux rectangles. Ceux-ci représentent la partie audio et la partie vidéo du média. Mais comme il n'y a pas de son, il n'y a rien d'affiché. S'il y en avait, on aurait quelque chose de ce genre :
Pour l'instant, nous n'allons pas nous attarder sur le son.
Donc, c'est avec une certaine joie donc que notre première vidéo s'affiche sur nos tracks

. Détaillons maintenant ce qui est apparu sur la gauche, c'est-à-dire ceci :
Ce sont les deux rectangles à gauche qui nous intéressent le plus. Pourquoi ? "Simplement" parce que c'est là que se trouvent les propriétés du track.
C'est normal que ces rectangles ne soient pas les mêmes ?
C'est normal ; sur un track,
on ne mélange pas de l'audio et de la vidéo. En clair, un track sert à mettre un média soit visuel (vidéo ou image), soit sonore (musique, bruit ou rien, comme dans notre cas).
Analysons-les maintenant

.
Nous n'allons pas voir chaque paramètre en détail, mais seulement un petit effet assez sympa, et très simple de surcroît.
Le track 1 (la vidéo)
Dans les propriétés du track 1 (donc le premier rectangle), il y a une ligne en dessous de laquelle il est marqué "Level : 100.0 %". Cela représente le pourcentage de pixels du track qui sera visible ; c'est
l'opacité. Pour se rendre compte de l'effet, prenez le curseur, déplacez-le sur la gauche et observez ce qui se passe en preview.
Ici, j'ai réglé l'opacité à 50 % :
50 % des pixels de tous les médias du track deviennent transparents.
Euh, ils ne deviennent pas noirs, par hasard ?
Du tout

. En fait, le "fond" de Vegas par défaut (quand il n'y a rien, en quelque sorte) est noir.
On va faire un petit test pour démontrer cela : en bas à gauche, dans "
Media Generator" de l'explorateur, sélectionnez "
Solid Color" à gauche. Par exemple, on va prendre du rouge ! Sélectionnez la couleur "
Red", et glissez-la sur le track 3.
Si le track 3 n'existe pas, le fait de déposer un média dessus le crée

.
Arrangez-vous pour que votre couleur soit en dessous de la vidéo (glissez-la sur le track), et mettez le curseur de navigation dessus (le trait qui clignote). Voici ce que vous obtenez :
Ici intervient
la notion de superposition, importante à comprendre, et qui nous sera utile dans le futur

. La vidéo a donc une opacité de 50 % : 50 % des pixels sont devenus transparents. Cela implique que l'on voit ce qui se trouve en dessous : on voit le rouge.
C'est assez difficile à expliquer, mais avec de l'entraînement, cette notion est vite acquise. Mais laissons cela de côté, nous en reparlerons plus loin dans le cours

.
Le track 2 (l'audio)
Au suivant ! Ne vous fiez pas aux apparences : ce n'est pas parce qu'il y a deux fois plus de lignes avec un curseur que c'est compliqué

. C'est même beaucoup plus simple !
La première, "
Vol", c'est simplement le volume du track en décibels. Sur la gauche, il diminue (le chiffre devient négatif), et sur la droite, il augmente.
La deuxième ligne, quant à elle, donne la position dans l'espace du track (donc, des sons qui se trouvent dessus). Si on met le curseur sur la gauche, le son sera à gauche, au centre, il est au milieu, et à droite, je ne vous cacherai pas qu'il est à droite

.
Je ne vais pas entrer dans les détails, tellement ce n'est pas compliqué (si on résume : plus fort, moins fort, à gauche, au milieu, à droite

) !
Les durées des médias
Il y a moyen de rallonger et de raccourcir la durée de vie des médias, mais pas pour tous ! En fait, pas pour 66 % des cas

. Faisons une petite liste de ces médias, accompagnée de la méthode pour les prolonger dans le temps.
Les images
Nous allons commencer par le plus facile à notre niveau : les images. Enregistrez-moi (clic-droit et "
Enregistrer sous...") et importez-moi d'abord cette photo :
Si vous êtes gentils, pour notre premier travail pratique, vous aurez des chiens

.
Après importation, voici ce que nous obtenons (je ne vous montre que le track, pour ne pas déformer le site (après tout le travail qui a été donné

)) :
Notez que j'ai effacé la vidéo de test, pour que les tracks ne soient pas trop chargés. J'ai aussi fait un zoom, à l'aide de la molette de la souris (ou avec les petits + et -, en bas à droite, à l'horizontale).
Si
vous aimez les chats vous trouvez qu'on ne voit pas assez longtemps l'image, on peut facilement rallonger "sa durée de vie" (aucun méchant jeu de mots avec le contexte de la photo <image> Templates/images/smilies/pinch.png</image> ).
Pour cela, il faut pointer le côté droit du média avec la souris (le curseur se transforme en petit rectangle avec une flèche), appuyer sur le bouton gauche, et étirer le média sur la droite. Relâchez le bouton pour vous arrêter.
Aussi simple que ça

!
C'est après que tout va se compliquer !
Les vidéos
Nous allons, pour cette partie, reprendre la vidéo d'entraînement de tout à l'heure.
L'opération est toujours la même : pointer le côté droit, appuyer, étirer et lâcher. A une différence près.
Nous pouvons remarquer l'apparition d'un petit cran, ici entouré en vert.
Contrairement aux images, une vidéo ne s'allonge pas comme cela. Avec cette méthode,
elle se répète.
Appuyez sur Play, et vous verrez que la vidéo se répète à partir du cran.
Il y a moyen de remédier à ce problème ! Mais il faudra attendre les prochains chapitres.

Les sons
Je ne vais pas m'étendre, parce qu'ici, il se produit exactement le même phénomène qu'avec les vidéos : la musique / le son se répète. Et tout comme les vidéos, nous verrons comment allonger un bruit.
En fait, il n'est pas possible d'allonger une vidéo ou un son sans les ralentir. Un peu plus loin dans le cours, nous utiliserons une propriété nommée la vélocité. Wait & See

.
Je render, Tu render, ...
Hourra, nous allons créer notre première petite séquence !
Ce que je vous invite à faire, c'est créer un petit montage tout simple : vous importez la photo du chat de tout à l'heure, et celle qui est en dessous de ce paragraphe. Mettez-les sur le même track, pour plus de facilité, et collez les. Réduisez / allongez-les pour que tout cela dure environ 15 secondes (pour vous repérer, utilisez la graduation en haut, ou même la barre de navigation et le temps, qui est indiqué en haut à gauche

).
Normalement, cela ne devrait pas vous prendre trop de temps

. Voici à quoi cela devrait ressembler (sinon, relisez ce chapitre depuis le début !

) :
Notez qu'il existe un certain magnétisme entre les médias : si vous les rapprochez assez, ils "se collent". Cela évite d'avoir des trous noirs

. Il en est de même avec le curseur de navigation.
Si vous obtenez ceci :
C'est parce qu'un des médias est rentré dans l'autre : vous avez, sans le faire exprès, créé votre premier effet de transition ! Pas de souci : laissez tel quel, nous reviendrons sur ce très intéressant sujet tout à l'heure

.
Nous allons maintenant faire un
render de notre petite séquence.
What is a "render" ?
Un
render, c'est la version finalisée de notre vidéo. C'est grâce à cette opération que nous allons obtenir notre vidéo. C'est aussi un excellent moyen d'avoir un bon aperçu de sa vidéo quand il y a beaucoup d'effets ! (La preview rame beaucoup et oublie souvent d'afficher des effets.

)
Pour commencer, nous allons sélectionner la partie de notre vidéo qui sera créée.
Pourquoi faire cela ? Le fait de faire un render ne crée pas toute la vidéo ?
Je vais vous donner un exemple :
Mise en situation : vous avez une énorme vidéo, très longue et bourrée d'effets. Tellement énorme qu'il lui faut 3 heures pour faire un render

. Vous avez juste envie de savoir si un petit passage est bon.
Solution : sélectionner grâce à la barre de render (nous allons voir ce que c'est

) la partie concernée.
La barre de render se trouve au-dessus des tracks. Si je vous dis que les bords sont des triangles jaunes...
Eh oui, c'est le petit bidule jaune qui est entouré en vert ! En fait, la barre est repliée sur elle-même. Appuyez sur le petit bout jaune et étirez-le sur la droite, et là, magie, notre barre apparaît

!
Maintenant, reprenez le bout de droite, et mettez toute votre vidéo en bleu. C'est ce qui sera gardé pour votre séquence finale.
Dès que vous avez tout sélectionné, allez dans l'onglet "
File", en haut à gauche, et appuyez sur "
render as...". La magie de l'informatique fait apparaître une fenêtre ; elle va vous permettre de configurer la vidéo qui sera créée. Screenons tout cela

.
Voici ce qui correspond aux chiffres :
- 1 : c'est tout bêtement l'endroit où sera sauvegardée votre séquence
.
- 2 : je ne vous cacherai pas que c'est le nom que vous donnerez à la séquence.
- 3 : c'est plus intéressant ici ; cette liste déroulante vous permet de choisir le format de sortie de la vidéo.
- 4 : c'est bien de choisir un format, encore faut-il le configurer ! Les templates sont des configurations pour la vidéo (résolution, FPS, ...) qui ont été prédéfinies.
Nous n'allons pas traîner sur les templates et les formats. D'ailleurs, pour ces derniers, un chapitre sera consacré à tous les formats de Vegas.
On ne va pas faire compliqué pour notre vidéo ; dans le chemin où sera sauvegardé la vidéo et dans le nom, mettez ce que vous voulez ! Par contre, pour le format, sélectionnez "Windows Media video V9 (
*.wmv)", comme sur la photo précédente. Dans les templates, laissez celui par défaut ("
default template").
Il ne reste plus qu'une opération à faire, et de loin la plus compliquée : appuyer sur "
Enregistrer"

. Après, la fenêtre se fermera, et un compteur apparaîtra. Il vous dit quand votre vidéo sera prête, et vous donne même la possibilité de l'ouvrir tout de suite, pour les plus paresseux

.
Normalement, il ne vous faut pas des heures pour que cela se crée. La durée est déterminée par :
- la complexité du montage (si c'est bourré d'effets, il vous faudra sûrement plusieurs heures).
- le type de média utilisé (si mes médias sont des vidéos qui pèsent 15 Go / minute, j'en ai pour toute la journée
).
- la durée de la vidéo (un projet de 1 h 30 aura sûrement besoin d'une journée entière pour faire un render ).
- les paramètres de la vidéo ; la résolution et le nombre de FPS, entre autres.
Dans notre cas, ce ne sont que de bêtes photos (compromettantes pour moi

), il n'y a aucun effet et la durée de la vidéo est très faible (15 secondes). Il y a cependant la résolution qui ne joue pas en notre faveur ; par défaut, elle est quand même élevée : on le voit, pendant le render, en dessous de la preview, dans les données de la vidéo : 720 * 480 à 29.97 FPS (le 29,970i). Nous verrons plus tard comment modifier ces détails.
Il ne vous reste plus qu'à ouvrir votre magnifique vidéo ! Le lecteur Windows Media Player suffit amplement.
That's finished !

Pas maintenant !

.
Meeeuh non, c'est pour rire

.C'est sur ces quelques phrases que je termine la partie consacrées aux bases de Vegas.
Théoriquement (enfin, si vous avez bien tout suivi), vous devriez être capables de faire un petit montage à partir de photos ou de vidéos. Certes, il n'est pas compliqué, mais c'est toujours cela de gagné

.
Ce que nous avons appris, ce sont des trucs sur lesquels je ne m'étendrai plus. Si je vous dis, d'une voix forte et virile : "Faites des renders pour tester vos séquences", je ne reviendrai pas là-dessus ! De plus, il faut l'avouer, c'est si simple !
Dans la partie II, nous nous attarderons sur ce qui fait qu'une vidéo est une vidéo : les transitions, les effets, et pleins de petits trucs ! Mais avant tout cela, faisons un petit travail pratique !
Enjoy

.
Travail pratique
Trêve de blabla passons maintenant à de la pratique ! En plus de vérifier si vous savez vous débrouiller avec tout ce que j'ai raconté, nous allons découvrir comment mettre du texte

.
Présentation et préparation
Votre mission, si vous l'acceptez,...
... est de
hacker le Site du Zéro créer un genre de diaporama d'environ une minute avec des photos accompagnées de commentaires.
Pour cela, je vais utiliser les images qui suivent ; vous pouvez les prendre, ou utiliser vos propres photos, cela n'a pas d'importance

. Appuyez dessus et faites un clic droit et "
Enregistrer l'image sous..." si vous les utilisez.
(Non, non, non, je n'ai rien contre les chats.
)
Les calques de texte
C'est quoi, un calque ? Nous n'avons jamais vu ça !
En fait si, mais nous l'avons appelé autrement ; un calque, c'est "une couche" de quelque chose. D'une certaine manière, c'est une vidéo, une image,... Un calque de texte, c'est le nom que l'on donne aux médias de "
Media Generator" qui servent à afficher du texte. Si vous ne comprenez pas, le déclic se fera sûrement lorsque vous saurez en mettre un

.
Allez dans l'onglet "
Media Generator", et dans la catégorie "
Text", cherchez "
Default Text". C'est un calque avec du texte (vous pouvez lire, sur la miniature, "
Sample text") sur un fond transparent (toujours dans la miniature, le damier en arrière-plan). Cliquez dessus, glissez-le et déposez-le sur un track autre que celui où se trouvent les images. Dès que vous l'aurez lâché, une fenêtre apparaîtra : c'est pour configurer notre calque.
Nous parlerons en détail de toutes les options plus tard, dans le chapitre approprié

. Nous allons aller directement à l'essentiel.
Le premier onglet ("
Edit") sert à écrire ce que vous verrez.
A la place de "
Sample Text", écrivez ce que vous désirez, en rapport avec une photo si possible. Profitez-en pour changer la taille (sinon, cela cachera la photo), et la police si cela vous tente

.
Allez ensuite dans l'onglet "
Placement". C'est ici que nous pouvons déplacer notre texte à notre guise. Mettez-le où vous voulez. Si vous voulez être correctement alignés, n'hésitez pas à utiliser les coordonnées, en haut du schéma

.
Tiens, je vais le mettre en bas : il suffit de glisser le texte sur le schéma où on veut

.
Sur la table de montage, il doit y avoir deux tracks utilisés (non grisés) : celui avec les photos et un autre avec le calque de texte.
Notre but est de mettre les textes au-dessus des images, sinon, on ne les verra pas (rappelez-vous la notion de super-positionnement ; c'est pour cela qu'on a choisi un texte avec un fond transparent).
Sur la gauche de la table de montage, il y a les propriétés des tracks (les rectangles) ; sélectionnez celui avec le texte, laissez le bouton de la souris appuyé et glissez-le au-dessus du track avec les images.
Et voici ce que l'on obtient si on met le curseur de navigation sur le texte.
Notez que j'ai mis le texte au niveau d'une image qui est en rapport avec

.
C'est aussi compliqué que cela

. Je vous laisse continuer seuls, le reste n'étant pas difficile à faire

. Rappelez-vous des consignes : le tout doit durer environ une minute et chaque image doit avoir un commentaire différent, le tout étant synchronisé (les images sont de la même durée que le texte).
Correction
Après quelques minutes de dur labeur, voici ce que vous devriez à peu près voir :
Je ne vais pas vous broyer les doigts avec un étau si vous n'avez pas la même chose que moi

. Le principal est que vous ayez respecté ces points :
- La durée de la séquence : environ une minute (grosso modo 7,5 secondes par photo / texte).
Vegas est doté, comme je l'ai dit précédemment, de la magnifique fonction qu'est le magnétisme ; si vous allongez un média, et qu'il rencontre le curseur de navigation, ou un autre média, il s'y "colle". Il suffit dès lors de mettre le curseur au temps voulu (7,5 secondes), de placer le média tout au début, à 0 seconde, ou après un autre média, et de l'étirer.
- La synchronisation textes / images : cela signifie qu'ils ont la même durée, et qu'ils commencent et terminent au même moment.
Ici encore, le magnétisme aide ; il suffit de coller le texte et son image au curseur de navigation : la synchronisation est parfaite !
Il faut l'avouer, ce petit TP n'était pas la mort, et j'espère qu'il ne vous a pas fallu des heures pour le réaliser

.
Un des objectifs était de vous donner un aperçu des calques de texte. Nous allons bientôt nous y attarder, dans la partie II, qui parlera aussi des transitions et autres effets spéciaux

.
Enjoy !
Fin de la partie I ! Nous allons maintenant nous attaquer la partie II, qui nous ouvrira de plus grand horizons !
Partie 2 : Les effets
Dans cette deuxième partie, nous allons faire la connaissance de ce qui fait une vidéo : les deux plus gros morceaux seront les effets de transition et les effets spéciaux.
Tiens, à propos de ceux-ci, j'aimerais signaler que je montre juste comment les appliquer, sans détails ; il n'y a pas le feu, mais il y aura une partie qui y sera entièrement consacrée ! Avec au programme des décorticages d'effets, de la dissection de média, et plein d'autres trucs qui, s'ils sont correctement utilisés, rendront votre vidéo riche et agréable à regarder

.
Les effets de transition
A l'abordage ! Sus aux effets de transition, ceux qui rendent une vidéo agréable

! Ne les laissez pas s'échapper, ils nous serons extrêmement utiles !!!
Euuhh... Revenons sur terre

!
Définissons !
Qu'est-ce que c'est, un effet de transition ?
Un effet de transition, c'est un effet qui permet de passer d'un média A à un média B ; c'est une manière plus élégante que d'afficher brutalement une image ou une vidéo après une autre.
Il faut aussi distinguer deux types de transitions :
les dégradés et
les complexes.
Les dégradés jouent sur l'opacité : l'opacité du média A passe de 100 % à 0 %, tandis que celle du média B passe de 0 % à 100 %. Un média se dégrade, tandis que l'autre s'affiche progressivement.
Pour rappel,
l'opacité est le pourcentage de pixels visibles sur un média ; le reste des pixels est transparent. Voici ce que cela donne, si on devait faire un graphique.
(En rouge, le média A et en bleu, le média B)
Les effets de transition, que je qualifierais de "complexes", sont plus compliqués (nooon

) et montrent plus de diversité. Ne vous inquiétez pas, vous comprendrez tout de suite après

.
Allez, je vais vous montrer une exemple de chaque type, pour qu'on se fasse une bonne idée de la chose

.
Appliquons !
Maintenant que nous savons ce que c'est, voyons comment les insérer dans notre projet

.
Les dégradés
Pour ce chapitre, je vais reprendre deux images que j'ai utilisées pour le TP de la partie I. Les revoici, pour les intéressés :

-

Pour pouvoir faire une transition, les deux médias doivent obligatoirement se trouver sur le même track. Ainsi, on doit avoir ceci :
Prenez la 2
ème photo, gardez le bouton de la souris enfoncé, et rentrez-le dans la première. Cela devrait rentrer comme un couteau dans du beurre, et une croix se forme au centre.
Cela vous rappelle quelque chose ? Oui, évidemment, c'est le petit schéma qui se trouve au début de ce chapitre

.
Il ne vous reste plus qu'à admirer le fruit de votre "dur" labeur, en appuyant sur "
Play", et en regardant la preview : au lieu d'avoir un changement brutal d'image, c'est devenu progressif, et du coup plus agréable

.
Si vous voulez que la transition dure un peu plus longtemps, libre à vous de faire rentrer un peu plus le média B. Plus la croix est longue, plus la transition sera longue.
Dites-vous qu'une transition "mangera" une partie de la durée du média ; veillez à ce qu'elle ne prenne pas toute la vidéo et / ou qu'elle ne soit pas trop longue ! De même, ne faites pas de transitions trop courtes

.
Il existe plusieurs sortes de dégradés : pour les voir, il suffit de faire un clic-droit sur la croix, et de mettre le curseur sur "
Fade Type" (que l'on pourrait traduire par "
Type de dégradé").
Je ne pense pas que ce soit utile pour le commun des mortels ; à réserver aux perfectionnistes

.
Les transitions complexes
C'est ici que cela devient intéressant

. Nous allons enfin exploiter la fenêtre qui se trouve en bas à gauche ("
Explorer", "
Trimmer", ...). Mais avant cela, il faut avoir une transition de type dégradé. C'est pour cela que je vais reprendre celle que j'ai faite un peu plus haut.
Nous allons d'abord choisir un effet de transition. Rendez-vous dans l'onglet "
Transitions", en bas à gauche.
Pour rappel, la partie de gauche recense toutes les catégories de transitions, tandis que la partie de droite montre ce que la catégorie contient, ainsi qu'un aperçu de l'effet. C'est ici que "
média A" et "
média B" prennent leur sens. Pour avoir un aperçu, il suffit de mettre le curseur sur un effet

.
Pour notre exemple, je vais prendre l'effet nommé "
White Wash", dans la catégorie "
Portals".
L'effet doit être déplacé sur la croix ; cliquez sur la transition, laissez appuyé, glissez-la sur la croix et lâchez-la. Une fenêtre apparaîtra, pour configurer l'effet ; fermez-la (la fenêtre, hein

), nous n'allons pas nous y attarder pour l'instant

.
La croix a fait place à une barre blanche qui contient le nom de l'effet.
C'est fait, vous venez de placer votre premier effet de transition complexe, une opération vraiment trèèèèès compliquée !
Le cas des médias audios
Petite parenthèse sur les chansons : tout comme les images et les vidéos, elles peuvent avoir, entre elles, un effet de transition, mais
uniquement un dégradé.
En effet (combien de fois dirai-je ce mot dans cette partie II ?), si on réfléchit un peu, les effets de transition proposés dans l'onglet "
Transitions" sont visuels, alors que les chansons sont du domaine du sonore. Les dégradés sont heureusement là ! On peut même choisir le type de dégradé, via la même manipulation que tout à l'heure : clic droit sur la croix et "
Fade Type".
Une transition dans le vide
C'est bien beau tout cela, mais si je veux passer d'un "rien" à une image, comme pour ta vidéo d'exemple, je fais comment ?
Reprenons notre pacha

.
Pour passer d'un "noir" (j'entends par là, aucun média) au média via une transition, il faut mettre le curseur sur un des coins supérieurs de l'image (gauche ou droite ou les deux, à vous de voir

). Celui-ci va d'ailleurs changer de forme (une flèche avec un triangle dont l'hypoténuse est un arc de cercle). Cliquez, maintenez le bouton enfoncé, et avancez vers l'intérieur de la vidéo (vers la droite si vous faites la transition depuis la gauche, et vers la gauche si vous faites votre transition depuis la gauche). Une courbe, qui représente l'opacité du média, s'affiche sous nos yeux ébahis

.
Le principe est le même qu'avec la croix : si vous voulez mettre une transition complexe, glissez celle que vous voulez depuis l'onglet "
Transitions" sur la courbe, ou si vous voulez changer la forme de la courbe, un clic droit et un "
Fade Type"

.
C'est tout pour les effets de transition ! Passons maintenant au frère : les effets spéciaux

.
Les effets spéciaux
Après les effets de transition, ce sont les effets spéciaux qui sont maintenant dans notre ligne de mire ! Et ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas déçus de savoir vous en servir

!
Définissons : le retour !
Que sont les effets spéciaux ?
Il s'agit d'effets qui modifient l'apparence visuelle d'un média.
Voici un petit exemple avec la vidéo d'entraînement.
L'effet ajouté permet d'inverser les couleurs

.
Aussi appelés "Video FX", ils peuvent s'appliquer aux vidéos comme aux images, mais pas aux sons et musiques (puisqu'il s'agit de médias sonores).
Ils sont extrêmement importants dans la manière de présenter les choses.
Par exemple, si je fais une vidéo pour montrer mes plus belles actions sur Counter-Strike Source, mais que c'est bourré d'effets, le spectateur n'aura plus envie de rester jusqu'à la fin ! De même, je dois quand même en mettre quelques-uns, de sorte que le spectateur ne s'embête pas.
Il faut savoir les doser correctement.
Place à la pratique !
Appliquons : le retour (aussi) !
Appliquer un effet
Pour cet exemple, je vais utiliser la vidéo d'entraînement.
Vous pouvez la reprendre ici si vous voulez.
Les effets spéciaux sont répertoriés dans l'onglet "
Video FX", en bas à gauche, juste à côté de "
Transitions". Je vous invite à l'ouvrir

.
(Bouuuh ! Je suis l'oeil qui voit touuuuuut !

)
C'est exactement la même chose pour les effets de transitions : catégories à gauche, aperçus à droite.
Je vais prendre, pour notre exemple, l'effet "
Infrared", dans la catégorie "
Color Curves".
Pour l'appliquer à un média, il suffit de cliquer dessus, de maintenir le bouton de la souris enfoncé, et de le déposer sur notre média

. Comme au chapitre précédent, une fenêtre s'ouvre pour configurer : ne vous en souciez pas pour l'instant, et fermez-la

.
Un petit coup de preview, et voilà ce que cela donne.
(Booouuh, je suis le méchant Predator

)
Il y a encore moins de travail à faire que pour appliquer un effet de transition

. Et nous n'allons pas nous arrêter en si bon chemin !
Appliquer deux effets
Comme le suggère le titre, il y a moyen d'appliquer plusieurs effets spéciaux sur le même média. C'est d'ailleurs ici que la fenêtre de configuration va nous aider

.
C'est le même principe, il faut prendre un effet et le glisser sur le média. Mais il faut prendre garde à appliquer de bons mélanges ! Je déconseille par exemple l'association d'un effet "
Infrared" et d'une inversion à 100 % des couleurs ("
Invert" > "
100% Inversion"), à moins de vouloir faire un documentaire sur les cigarettes qui font rire

.
Comme il n'est pas facile d'associer un autre effet à "
Infrared" sans que cela ne tache, nous allons le bouger. Remarquez sur le média une petite croix un peu bizarre, qui apparaît si on applique un effet sur le média en question.
Appuyez dessus, et faites un accueil triomphal à la fenêtre de configuration de l'effet !
Ce n'est pas la configuration de l'effet qui nous intéresse, mais la barre tout en haut, avec le rectangle "
Color Curves". elle représente, via un rectangle portant le nom de la catégorie, les effets qui sont appliqués au média.
Commençons par supprimer notre "
Infrared" : clic droit sur le rectangle, "
Remove", et la fenêtre se coupe, enlevant l'effet par la même occasion !
Maintenant, partez à la recherche de l'effet nommé "
White Highlights" dans "
Glow" et de "
Standard Lens" dans "
Lens Flare". Ensuite, appliquez-les sur le média, et ouvrez la fenêtre de configuration.
Les deux catégories d'effets ("
Glow" et "
Lens Flare") se sont affichées sur notre ligne, tout en haut.
Bon d'accord, le mélange obtenu est assez limite, mais si on le configure correctement, le résultat sera de toute beauté !
Appliquer un effet sur un track
Mise en situation : vous devez appliquer un effet à plein plein plein de médias, mais seulement, vous êtes paresseux

.
Solution : appliquer un effet sur tout le track !
Pour cela, il suffit de sélectionner l'effet désiré (je vais reprendre l'"
Infrared") et de le glisser sur le rectangle de configuration du track. Voici ce que l'on obtient :
Et si vous appuyez sur le petit losange qui est apparu, une liste se déroule, avec tous les effets appliqués au track.
Et, tout comme avec les médias, on peut appliquer plusieurs effets !
(Vegas, ou comment retourner dans les années 80 légalement

.)
Et c'est ainsi que se referme le chapitre sur les effets spéciaux ! Comme je l'ai dit dans l'introduction de la partie II, nous y reviendrons pour pouvoir en profiter pleinement

.
J'ai un bon conseil à vous donner avant d'aller plus loin :
jouez avec les effets de transition et spéciaux. Fouinez et essayez, pour vous familiariser avec, et pour pouvoir vous y retrouver facilement ! Vous pouvez même essayer de faire des mélanges, pour voir qui va bien avec qui,... En clair,
entraînez-vous 
.
Les ralentis
Les ralentis sont les effets les plus courants dans les
fragmovies. Ce sont également ceux qui donnent le meilleur rendu et qui permettent de profiter pleinement de l'action. Sans plus attendre, nous allons apprendre à nous en servir, et vous verrez, ce n'est pas sorcier

.
Comment fonctionne un ralenti ?
(Lentement ? Ok, je sors.
)
Mais avant d'aller plus loin, comment fonctionne un ralenti ?
Un ralenti joue sur le nombre de FPS affiché.
Par exemple, on veut ralentir une vidéo de 30 FPS qui dure 10 secondes. Avec une des méthodes que nous allons voir, nous allons pouvoir régler la vidéo en 15 FPS avec une durée de 20 secondes.
Aucune image n'est éliminée, on les prend plus lentement. Du coup,
la durée de la vidéo augmente, de la même façon que le nombre de FPS diminue.
A l'inverse, si je fais une accélération de 200 % (comprenez que 100 % est la vitesse normale), avec la même vidéo, le nombre de FPS montera à 60, tandis que la durée sera de 5 secondes.
Mais attention ! Comme je vous l'ai dit tout au début du cours, 30 FPS est le minimum ! Et si je mets la vitesse à 50 % (donc 2 fois plus lentement), on arrive à 15 FPS, ce qui implique des saccades, ce qu'il ne faut surtout pas avoir !
En revanche, si notre vidéo fait 60 FPS à une vitesse normale, à 50 %, elle aura 30 FPS

.
Pour notre exemple, je vais prendre une vidéo que j'ai enregistrée à 90 FPS. Si vous avez bien compris ce que j'ai essayé de vous dire, on peut ralentir à un maximum de 30 %.
(Je ne l'ai pas raté, celui-là
.)
Si vous essayez de la lire avec Windows Media Player ou via Vegas, ne vous étonnez pas que tout soit saccadé, la cause étant le 90 FPS. Mais pas de panique, après un render, rien n'y paraîtra

.
Bullet Time : ON
Pour ralentir un média, nous avons deux solutions : utiliser la vélocité, ou la touche
Ctrl 
. Nous allons commencer par celle-ci, qui est la plus simple

.
La touche Ctrl
Vous avez donc importé la vidéo d'exemple dans Vegas.
Positionnez votre curseur sur le côté droit du média, comme pour l'allonger. Appuyez et laissez enfoncée la touche Ctrl ; une vague se forme en dessous du curseur. Allongez maintenant le média vers la droite, pas trop loin, toujours avec Ctrl enfoncée. Une ligne brisée se forme alors dans le média.
Vous n'avez plus qu'à déguster le fruit de votre dur labeur

(si c'est nécessaire, faites un render pour bien vous rendre compte de la chose).
Aaaaaah, mes oreilles ! Y a le son qui va pas du tout !!!!
C'est qu'il est farceur, ce Vegas

. Il faut activer un effet pour que le son soit aussi ralenti ; faites un clic droit sur le son du média, et allez dans "
Properties". Il vous faut cocher la case "
Lock to stretch", à côté de "
Pitch change", en bas de la fenêtre (entourée en rouge).
Ce que j'ai entouré en bleu est une valeur pour l'effet. Elle varie en fonction du rallongement que vous avez effectué sur la vidéo. N'y touchez pas, cela vaut mieux

.
Là, vous pouvez faire un render : le frag est tout simplement jouissif

!
Avec la méthode de la touche
Ctrl, le but est de rallonger / raccourcir le frag jusqu'à la durée souhaitée. Cependant, cela reste assez grossier et imprécis.
Oui mais bon, j'aimerais juste ralentir une partie de ma vidéo, pas l'intégralité !
Il y a bien un moyen, mais c'est vraiment chipoter

. Nous allons reprendre notre exemple, qui est le cas typique d'un ralenti à un certain endroit.
Le truc est de découper la vidéo en 3 parties :
- la 1ère est le début de la vidéo, qui n'a pas besoin d'être ralenti,
- la 2ème est la partie à ralentir,
- la 3ème est le reste de la vidéo : pas besoin de ralentir.
Pour commencer, je vais copier / coller la vidéo pour en obtenir 3. Ensuite, je vais les répartir de manière à en avoir une par track.
Les 3 vidéos doivent être parfaitement synchronisées : elles doivent commencer au même moment ! Pour notre exemple, c'est facile, car il suffit de les coller au début des tracks. Si vous vous trouvez en plein milieu d'un track, utilisez le curseur de navigation, qui a aussi des propriétés "magnétiques"

.
Méfiez-vous du son ! N'oubliez pas de le sélectionner quand vous faites votre copier / coller. Aussi, lorsque vous déplacerez la vidéo vers le track en dessous, il est possible que le son "reste" sur son track et qu'il passe en dessous du son du média précédent, ou bien qu'il y ait un dégradé.
Pour régler ce fâcheux problème, décalez le son vers la droite (normalement, la vidéo doit suivre), pour que les deux sons soient un minimum séparés, et faites glisser le son en dessous

.
La 1
ère partie sera sur le 1
er track, la 2
ème sur le 2
ème, ...
Il faut d'abord visionner la vidéo et s'arrêter au moment où on désire voir un ralenti. Celui-ci sera pointé grâce au curseur de navigation

. Par exemple, je vais m'arrêter ici :
Voici ce que je vois ; c'est le moment juste avant le frag

.
Il faut maintenant délimiter la 1
ère partie (1
er track), en rétrécissant la 1
ère vidéo jusqu'au curseur par la gauche, et la 2
ème vidéo, en rétrécissant par la droite, également jusqu'au curseur. Cela ne devrait pas être trop compliqué, avec le magnétisme

. Voici ce que vous devez obtenir :
Le curseur ne doit absolument pas bouger !!!
Maintenant que la 1
ère partie est à part entière, il ne reste plus qu'à placer le curseur à l'endroit où on veut arrêter le ralenti et à répéter l'opération.
Pour arrêter le ralenti, j'ai pris le moment après le frag, et j'ai laissé encore un peu de vidéo, pour le style

.
Enfin, vous pouvez ralentir la 2
ème partie comme bon vous semble, et vous pouvez tout remettre sur le même track, dans le bon ordre.
Pour un meilleur rendu, il est quand même souhaitable d'ajouter un filtre ou deux (des effets spéciaux, en d'autres mots) et des effets de transitions

. De plus, c'est encore plus beau quand on synchronise un effet, grâce à la timeline (le prochain sujet du cours

).
La vélocité
Deuxième méthode : la vélocité. Elle permet de faire des réglages précis au niveau du ralentissement, contrairement à la "méthode Ctrl", où il n'y a rien qui nous donne des informations, comme la vitesse de la vidéo.
Remettez le média à une vitesse normale, en utilisant la touche
Ctrl, et en le rétrécissant : normalement, vous devriez "sentir un petit cran", et la ligne brisée disparaîtra quand vous aurez atteint la vitesse d'origine. Ou supprimez-le et réimportez-le, cela n'a pas d'importance

.
Faites un clic droit sur la vidéo, portez le curseur au niveau de "
Insert/Remove Envelope" et appuyez sur "
Velocity". Une ligne verte apparaît dans la vidéo.
Maintenant, prenez la ligne verte, en gardant le bouton gauche de la souris enfoncé, et montez ou descendez-la. Une toute petite fenêtre apparaît, avec quelques informations, dont une très importante : la vitesse de la vidéo, exprimée en %.
100 % est une vitesse normale ; en dessous de 100, c'est un ralenti ; et au-dessus de 100, c'est un accéléré.
Si vous allez dans les valeurs négatives, la vidéo est inversée

. Faites attention !
Aussi, n'oubliez pas que si vous ralentissez une vidéo, elle dure plus longtemps, et si vous l'accélérez, elle est plus courte ! N'hésitez pas à rallonger la vidéo, jusqu'à voir le "cran". Ce serait bête , dans le render final, d'avoir oublié une partie à cause de cela

.
C'est chouette ton truc, mais toute la vidéo est ralentie, pas seulement une partie...
... c'est pour cela que les développeurs ont créé les points !
. ?
Nenni, pas ceux-ci

. Il est possible de fractionner la barre verte en mettant des points. Grâce à ceux-ci, des portions de droites prennent forme, que l'on pourra accélérer ou ralentir

.
Pour ce faire, faites un double clic sur l'endroit voulu de la vidéo.
Oui bon, un seul point ne suffit pas, il faut en mettre plusieurs pour créer une portion "de la ligne principale".
(Ici, la portion est correctement définie. Il ne reste plus qu'à la faire descendre, avec le bouton gauche de la souris, comme tout à l'heure
.)
(Et voilà
.)
Même règle que tout à l'heure : un ralenti, et la vidéo est plus longue, une accélération et la vidéo est plus courte ; MAIS ici, ce sont des parties de vidéo qui sont plus courtes / longues !
Pour régler le % de la vitesse, c'est une méthode assez grossière, je l'avoue. Et puis, si on fait trop de points, c'est galère pour travailler

. Heureusement, tonton Jipé à la solution

.
Faites un clic droit sur le point que vous voulez régler, et regardons deux minutes le menu qui s'offre à vous.
Vous devez donc, pour entrer un pourcentage précis, cliquer sur "
Set to...", et entrer le nombre qui vous convient

.
Je pense que nous allons nous arrêter ici pour les ralentis

. Maintenant, je vais vous harceler de questions

.