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Apprendre à manier les tableurs
Bonjour, je me présente, je suis A-Dream et je vais vous apprendre à utiliser un Tableur/Grapheur

.
Qu'est-ce qu'un tableur ?
À quoi sert un tableur ?
Quelles sont les fonctions d'un tableur ?
Toutes ces questions se résoudront au fur et à mesure de votre apprentissage.
Si vous voulez apprendre à manier un tableur, vous pouvez vous rendre au premier chapitre.
Plus tard, nous nous intéresserons au OpenOffice.Org Basic.
Merci à Redlime, Emy, Diti, ceux qui ont posté des commentaires et enfin ceux qui m'ont aidé, mais je ne me souviens plus de leur nom. Ahem.
Ce cours est composé des parties suivantes :
-
Partie 1 : Tableurs : Découverte
Dans cette partie du tuto, les bases seront présentées.
Nous avons fait le tour des bases. Maintenant, à nous les fonctions avancées !
-
Partie 2 : Tableurs : Approfondissement
Après la première partie d'initiation, attaquons les approfondissements : graphiques, interaction avec d'autres logiciels de la suite...
Partie 1 : Tableurs : Découverte
Dans cette partie du tuto, les bases seront présentées.
Les tableurs, histoire et présentation
C'est bon, votre choix est fait ? Vous voulez apprendre à manier les tableurs ? Bien ! Commençons !
Dans ce chapitre nous allons :
- Apprendre l'histoire d'Excel et des tableurs en général
- Faire un comparatif entre Excel et OpenOffice.Org
- Légender l'interface d'Open Office
Ce que l'on va apprendre
Vous hésitez encore ? Ne vous inquiétez pas, cette sous-partie va résumer tout ce que nous allons apprendre.
Première partie "Tableurs : Découverte"
Dans cette première partie, je vais vous initier à l'utilisation d'un tableur. Pour bien commencer, nous allons voir les parties d'un tableur une par une, avec quelques TP, puis nous nous attaquerons aux calculs et s'en suivra un TP où vous devrez réaliser une commande de matériel informatique. La suite arrivera très prochainement.
Deuxième partie "Approfondissement"
Nous allons voir les fonctions avancées d'un tableur tel que les graphiques, l'intégration dans un traitement de texte etc.
Troisième partie "Macros"
Nous allons nous attaquer à la programmation. Pour ce faire, nous utiliserons OpenOffice.Org Basic.
Quatrième partie : "Annexes"
Les annexes, les "plus" du tutoriel.
Les exemples, et les TP du cours
Les exemples et les TP du cours peuvent être téléchargés. Il y a un TP par feuille, si vous voulez tous les voir, regardez les onglets, en bas à gauche.
Pour les télécharger, cliquez sur le lien qui vous intéresse :
Exemples -
TP corrigés -
TP vierges
Je mettrai à jour ces fichiers à chaque ajout d'un chapitre, ou d'un TP.
Les différents exemples et TP sont séparés par des feuilles. Pour les consulter, il suffit de cliquer sur l'onglet du TP désiré.
Les onglets sont en bas du tableur.
Excel ou OpenOffice ?
Dans cette partie, je vais vous présenter deux tableurs : Microsoft Excel et OpenOffice.Org Calc. Il en existe d'autres mais ces deux-là sont les principaux.
Microsoft Excel
Microsoft Excel est le tableur le plus utilisé à travers le monde entier. Il fait partie de la suite bureautique Microsoft Office.
Son historique
Microsoft sortit un tableur en 1982 nommé
Multiplan. Ce fut le premier tableur sur ordinateur. En 1985, pour combler le succès mondial de
Lotus_1-2-3,
Windows recréa un tableur à partir de zéro :
Excel, ce qui leur permit de déloger leurs concurrents de la première place. Cet exploit confirma les objectifs de Microsoft : développer des applications graphiques. Excel, suite à une décision de justice, changea de nom pour
Microsoft Excel. En 1990, Microsoft Excel,
Microsoft Word (un logiciel de traitement de texte) ainsi que
Microsoft PowerPoint (logiciel de présentation) formèrent tous les trois une suite :
Microsoft Office. Excel possède des fonctionnalités graphiques étendues et supporte le
VBA (Visual Basic for Applications) comme langage script depuis 1993.
Excel en est aujourd'hui à sa douzième version, ce logiciel fait partie de la suite Microsoft Office 2007 et s'appelle Microsoft Office Excel 2007.
Avantages
Microsoft Excel a plusieurs avantages dont, principalement, le fait qu'il est très connu (c'est le plus utilisé des tableurs) et que le Visual Basic for Applications, le langage qui compose les macros, est très répandu. Vous trouverez facilement des cours de VBA sur le web.
Inconvénients
Microsoft Excel a aussi quelques inconvénients parmi lesquels un plutôt problématique : il est payant et la suite bureautique coûte très cher. Dans le cours, nous utiliserons donc OpenOffice.org Calc.
Screenshots (Impressions d'écran)
OpenOffice.org Calc
Ce tableur est disponible
ici. Il est téléchargeable avec d'autres logiciels tel qu'un
un traitement de texte ou encore
un outil de dessin vectoriel.
Le vrai nom du projet est OpenOffice.Org. Mais les utilisateurs l'ont abrégé par OpenOffice, d'où le fait que je l'appellerai, dans ce cours, plus souvent OpenOffice qu'Openoffice.org

(merci à Diti pour cette remarque).
Son historique
OpenOffice.org désigne l'ensemble d'un projet et l'application s'appelle
OpenOffice (que d'originalité !

).
Cette application est basée sur le code source de
StarOffice, rendu libre par son propriétaire,
Sun MicroSystems. La première version est sortie en mai 2002 et la dernière, la 2.3.1, est sortie en Décembre 2007. Leur tableur s'appelle
OpenOffice.org Calc.
Avantages
Contrairement à Microsoft Excel, OpenOffice.org Calc est gratuit. De plus, quasiment tous les systèmes d'exploitation le supportent et son interface est assez intuitive.
Inconvénients
OpenOffice.org n'est pas si connu : les cours sur le langage pour les macros (le OOOBasic) se font rares.
Screenshots
OpenOffice.Org étant gratuit, c'est ce logiciel que nous utiliserons dans ce cours.
Sachez que les commandes, fonctions et autres sont les mêmes sous les deux logiciels

.
Présentation
Microsoft Excel étant payant, je vous conseille le tableur d'OpenOffice.Org disponible
ici. Je l'utiliserai tout au long de ce cours.
Le but d'un tableur est de faciliter les calculs. On peut aussi l'utiliser pour créer une petite base de données ou afficher des diagrammes.
Un tableur se présente sous forme de tableau :
- les colonnes sont repérées avec des lettres
- les lignes sont repérées par des numéros
- l'intersection d'une ligne et d'une colonne est appelée une cellule
- une cellule est référencée par une lettre associée à un chiffre (correspondant à la ligne et à la colonne de cette cellule)
L'aperçu d'OpenOffice.org Calc avec sa légende
Voici l'aperçu de
OOo Calc. J'ai repéré par des numéros les zones importantes que nous allons voir :
- Le nom du logiciel et le nom de sauvegarde. Le nom de sauvegarde n'est pas encore défini alors celui par défaut apparaît. Les icônes de réduction, d'agrandissement ou de fermeture du logiciel sont à droite de cette barre
- La barre des menus. Chaque menu déroulant est composé de commandes. Les commandes nous serviront beaucoup plus tard
- Barre des outils. Les outils sont repérés par des icônes. Parmi ces outils, il y a l'outil 'Imprimer', 'Nouveau', 'Ouvrir' et ce n'est pas tout.
- Les coordonnées de la cellule (9) sélectionnée. Le bouton f(x) est l'assistant fonction, et les deux autres boutons sont des fonctions.
- Barre des formules. Elle contient les informations contenues dans la cellule sélectionnée. Ce sera un des éléments les plus importants du tableur.
- Tête de colonne. Chaque colonne est définie grâce à une lettre (A, B, C... puis AA, AB, AC...)
- Tête de ligne. Chaque ligne est définie grâce à un chiffre (1, 2, 3...)
- Cellule. Une cellule est l'intersection d'une colonne avec une ligne. (Ici, A1)
Nous avons fini l'histoire et la présentation, passons à la pratique !
La barre des formules
Voyons ici la barre des formules : l'outil indispensable dans un tableur. Elle servira à entrer les valeurs et à les modifier. Nous verrons aussi l'adressage, les calculs simples et un TP.
Dans ce chapitre, nous allons apprendre :
- Les bases de la barre des formules
- À faire des calculs simples
- À faire votre premier TP
Découverte et l'adressage
Initiation
La barre des formules indique les informations contenues dans la cellule active (la cellule active étant la cellule où l'on « travaille »). Si les informations sont précédées d'un signe "
=" alors la cellule contiendra un
calcul ou une
formule.
Lorsqu'une
valeur numérique est entrée dans une cellule, elle est alignée à droite. En revanche, quand c'est une
valeur textuelle, elle sera alignée à gauche.
Dans la suite de ce cours, j'utiliserai la virgule comme symbole décimal. Si le point est installé par défaut dans votre ordinateur, il faut le configurer dans le panneau de configuration. Pour savoir si le point ou la virgule sont installés par défaut, écrivez un nombre avec un point, s'il est aligné à droite, alors c'est lui le symbole décimal par défaut.
Une cellule peut avoir quatre états : être vide, contenir une valeur textuelle, contenir une valeur numérique ou contenir une formule.
Adressage
Derrière ce nom bizarre se cache une fonctionnalité très utilisée des tableurs. Il s'agit de
désigner les cellules entre elles pour pouvoir copier leurs valeurs dans d'autres cellules. A priori, aucun intérêt. Pourtant...
Étant donné que l'adressage est une formule, cela commencera toujours par le signe "=".
Tapez ceci dans votre tableur !
L'adressage c'est cela :
recopier la valeur d'une autre cellule pour l'utiliser plus tard. Dans cet exemple-là, ça ne nous sert pas beaucoup mais plus tard ça vous servira énormément notamment dans les calculs ou les formules.
Nous verrons dans le chapitre suivant son utilité première. Vous allez voir : l'adressage sert beaucoup.
Plage de cellules
Une autre notion d'adressage, ce sont
les plages de cellules. Une plage de cellules est une sélection de plusieurs cellules.
Une plage de cellules
Comment désigner une plage de cellules ?
Regardez sur la capture d'écran : Je l'ai entourée en rouge. Cela fonctionne selon une syntaxe spéciale :
Première cellule:Dernière cellule
Ici :
A1:E5.
Les calculs simples
Devant un calcul ou une formule il faut toujours mettre le signe "=" !
Essayons donc votre premier calcul : tapez dans une cellule (peu importe laquelle) "=2+2". Ça marche : la valeur affichée est bien celle voulue soit 4.
Voici les différents signes pour effectuer les additions, les soustractions, les multiplications, les divisions et les puissances.
| Opération | Signe |
|---|
| Addition |
+ |
| Soustraction |
- |
| Multiplication |
* |
| Division |
/ |
| Puissance |
^ |
Donc, nous avons vu que, dans un calcul, il pouvait y avoir
des opérateurs (+, - ...),
des valeurs (1, 200 ...), des références de cellules et qu'un calcul commencera toujours par "=".
Il s'agit d'une lettre associée à un numéro représentant la cellule. Grâce à ces références de cellules, c'est beaucoup plus simple ! Un exemple vaut toujours mieux qu'un long discours :
Tapez donc ce tableau dans OpenOffice.Org Calc. Le nombre affiché est bien le résultat de l'addition du chiffre dans la case A1 et du chiffre de la case A2 soit 7.
Maintenant, changez la valeur de A1. Par exemple, mettez 100. La valeur affichée est bien 105 ! Oui,
les tableurs recalculent à chaque modification d'une cellule.
Dans la barre des formules, lorsqu'il s'agit d'un calcul ou d'une formule il ne peut y avoir que :
- des valeurs (ex : 2, 31, 1000 ...) ;
- des opérateurs (ex : +-/*^) ;
- des références de cellules (ex : A1, A2) ;
- des parenthèses ;
- des fonctions (nous verrons cela dans un chapitre plus tard) ;
Premier TP : une commande
Voici votre premier TP. J'aime bien les TP, car je n'ai rien à faire ...

.
Objectifs
Il s'agit de remplir un tableur avec les bonnes formules pour trouver le bon résultat. C'est parti !
| | A | B | C | D |
|---|
| 1 |
Désignation |
Prix Unitaire HT |
Quantité |
Total |
| 2 |
Une clé USB |
20 |
5 |
? |
| 3 |
Un ordinateur portable |
1300 |
5 |
? |
| 4 |
Un tapis souris |
2 |
5 |
? |
| 5 |
|
|
|
|
| 6 |
|
|
Total HT : |
? |
| 7 |
|
|
TVA 19,6% : |
? |
| 8 |
|
|
Total TTC : |
? |
Vous pouvez agrandir les colonnes en faisant la manipulation suivante :
Sélectionnez la colonne, allez dans le menu "Format", puis cliquez sur "Colonne" et allez dans "Largeur". Sélectionnez le nombre approprié.
Il y a une deuxième méthode plus courte, il s'agit de mettre le curseur entre la séparation de la colonne A et la colonne B, puis d'étirer cette séparation.
Pour information, HT signifie Hors-Taxe et TVA signifie Taxe sur la Valeur Ajoutée et TTC signifie Toutes Taxes Comprises. Tous les prix des produits indiqués en France comprennent déjà la valeur de leur TVA. Donc, pour résumer, TTC = Total HT + TVA.
Vous devez me trouver grâce à des calculs simples : D2, D3, D4, D6, D7 et D8.
N'oubliez pas : utilisez les références des cellules
Correction
Fini ? Ca vous a plu ? Vous avez honteusement jeté l'éponge ? Vous n'avez rien compris ? Si l'une de toutes ces réponses est "oui", alors vous pouvez lire la suite.
Pour avoir le TP corrigé directement : pour le télécharger, cliquez
ici.
Voici la correction :
Un sous-total c'est le
prix unitaire multiplié par la quantité, soit ici
B1 multiplié par C1. Il fallait donc entrer dans D1 : "
=B1*C1".
C'est la même manipulation pour D2, D3 et D4.
Astuce : sélectionnez la cellule D2. Vous voyez le petit carré noir en bas à droite ? Cliquez dessus et étirez-le jusqu'à la cellule D4. Cette manipulation vous ajuste la formule pour chaque cellule ! Nous en reparlerons plus tard, lors de la recopie de formules.
Pour le total hors-taxe, c'est la somme des totaux précédents : il faut donc utiliser l'
opérateur d'addition, le "+". Ici ça donnera :
D2 + D3 + D4. Il faut donc entrer dans la cellule D6 "
=D2+D3+D4".
Pour la TVA, c'est un pourcentage, ce sera le
total HT multiplié par 19,6 divisé par 100. Il faut donc utiliser les opérateurs de multiplication "*" et de division "/", ce qui nous donne "
=D6*19,6/100".
Selon le symbole décimal par défaut de votre ordinateur, c'est soit 19,6 ou 19.6. Pour plus d'informations, relisez la première partie de ce chapitre.
Et pour le total TTC, il fallait faire la somme du total hors-taxe et de la TVA. Soit "=D6+D7".
Ce qui donnait :
| | A | B | C | D |
|---|
| 1 |
Désignation |
Prix Unitaire (en ?) |
Quantité |
Total |
| 2 |
Une clé USB |
20 |
5 |
100 |
| 3 |
Un ordinateur portable |
1300 |
5 |
6500 |
| 4 |
Un tapis souris |
2 |
5 |
10 |
| 5 |
|
|
|
|
| 6 |
|
|
Total HT : |
6610 |
| 7 |
|
|
TVA 19,6% : |
1295,56 |
| 8 |
|
|
Total TTC : |
7905,56 |
Gardez précieusement ce tableau car nous nous en servirons pour illustrer le chapitre suivant.
La barre des formules, l'élément clé d'un tableur, n'a plus de secret pour vous.
Les formats des cellules
Note : Le chapitre devrait normalement s'appeler "Format des cellules, lignes, colonnes". (mais c'est trop long

)
Nous allons voir le formatage...
Découverte
Bien, commençons. La valeur qu'affiche le tableur a été filtrée par le format de la cellule.
Le format, c'est quoi ?
Le format est la façon dont la valeur est affichée.
Le format ne change pas la valeur.
Par exemple,

(pi) n'a pas une valeur exacte alors le format arrondira sa valeur approchée à, par exemple, 15 décimales (3,141592653589790).
Le format peut avoir plusieurs filtres : les filtres de nombre (heure, monnaie, date, pourcentage ...), les filtres de police, d'effets de caractère, d'alignement, de bordure et d'arrière-plan.
Pour accéder à l'interface de gestion de format, il suffit d'aller dans le menu "Format" puis de sélectionner la commande "Cellules ...".
Parce qu'un exemple vaut toujours mieux qu'un long discours, la prochaine sous-partie sera l'application directe de ces quelques lignes.
Différents formats pour différentes utilités
Chaque format a une utilité spéciale : nous n'allons pas utiliser le format de la date pour un pourcentage et vice-versa.
Les nombres
Les nombres ont beaucoup de formats différents. Je vais faire une liste non-exhaustive de ces formats. Pour en choisir un, il faut aller dans l'interface de gestion de formats (Format => Cellules).
Nombres simples
Un nombre peut s'écrire de différentes manières :
- Un nombre entier, sans décimale : 1234, 2345, 987...
- Un nombre entier relatif : -1234, 234, 987, 76, -1
- Un nombre décimal avec une ou plusieurs décimales : 1,1854 ; 2,4 ; 9999,999.
- Un nombre décimal sans unité : ,6 ; ,8 ; ,9879
- Un nombre décimal relatif avec une ou plusieurs décimales : -1,109 ; 6,7 ; -5,938 ; 7,879
- Un nombre décimal relatif sans unité : -,7 ; ,9 : -,089932324
Pour en choisir un, il faut aller dans l'onglet "Nombre" puis choisir dans la liste de gauche "Nombre".

L'onglet "Nombre" et dans la liste de gauche, "nombre".
Monnaie
Une monnaie peut avoir plusieurs formats :
- Un nombre en euros (%u20AC) pouvant être négatif avec décimale ou non.
- Un nombre en francs (F) pouvant être négatif avec décimale ou non. D'autres devises sont aussi disponibles
Date / Heure
La date et l'heure peuvent avoir plusieurs formats :
Date :
- 01/01/1994
- Jeudi 1 janvier 1994
- 01/01/94
- 1 janvier 1994
- 1 janv. 94
- Jeu. 1 janv. 94
- 01-01-1994
- janvier
- 1
- Jeudi
Heure :
- 00:15
- 00:15:54
- 01/01/94 00:15:54
- 15:54
- 00:15:54 AM
- 15
- 54
Pourcentages
Quant aux pourcentages, c'est extrêmement simple : soit le nombre est décimal, soit il ne l'est pas.
La police, l'alignement, l'arrière-plan et l'effet de caractère
Pour la police, c'est simple : l'interface est visible sur quasiment tous les logiciels de suite bureautique ou non. Grâce à l'alignement, vous pourrez écrire votre texte verticalement, horizontalement, ou en diagonale selon l'angle choisi. Vous pouvez aussi, dans "propriétés", ajuster le texte dans la cellule et activer le retour à la ligne. Pour l'effet de caractère, vous pouvez ajuster le style, la couleur et d'autres effets (relief, empreintes...). L'arrière-plan, quant à lui, est très simple : vous choisissez la couleur de fond.
Bordure
Pour la bordure, la manipulation est simple : il faut faire de l'extérieur vers l'intérieur.
Nous avons fait le tour des formats possibles.
Exemple d'utilisation
Nous allons reprendre le tableur que nous avions fait dans le premier TP :
| | A | B | C | D |
|---|
| 1 |
Désignation |
Prix Unitaire |
Quantité |
Total |
| 2 |
Une clé USB |
20 |
5 |
100 |
| 3 |
Un ordinateur portable |
1300 |
5 |
6500 |
| 4 |
Un tapis souris |
2 |
5 |
10 |
| 5 |
|
|
|
|
| 6 |
|
|
Total HT : |
6610 |
| 7 |
|
|
TVA 19,6% : |
1295,56 |
| 8 |
|
|
Total TTC : |
7905,56 |
Sélectionnez toute la colonne "Prix unitaire". Allez dans le menu "Format" puis dans "Cellule". Je veux que l'affichage du prix se fasse comme cela : 0,00 avec deux décimales. Il faut le choisir dans le menu "Monétaire" de l'onglet "Nombre". C'est exactement pareil pour la colonne D "Total".
C'est une courte partie, certes, mais elle prouve bien que le format est très utilisé.
Et voilà, nous avons vu une fonctionnalité importante des tableurs.
Les fonctions
Dans ce chapitre, nous verrons un point essentiel des tableurs : les fonctions. Qu'elles soient petites, longues, grosses ou toutes maigres, elles vous serviront beaucoup

.
Découverte
Lorsque les calculs sont longs ou lorsque l'on a besoin de trier dans un ordre spécial ou encore pour sélectionner seulement la cellule qui contient le nombre le plus bas, on aura besoin de fonctions.
Les fonctions sont des raccourcis pour certaines, d'autres sont là pour dynamiser votre tableur.
Une fonction a une syntaxe spéciale :
= NomdelaFonction (Argument1;Argument2 ...)
J'ai mis le signe "=" en bleu, il sera toujours obligatoire que ce soit un calcul ou une formule.
Certaines fonctions n'ont besoin que d'un argument, d'autres de plusieurs et enfin certaines n'ont pas besoin d'argument.
À l'abordage des premières fonctions !
Premières fonctions
Nous y voilà : l'utilisation de fonctions.
Les arguments peuvent être des valeurs textuelles ou numériques, des références de cellules, des plages de cellules...
Je vais vous présenter quelques fonctions, les plus simples à mes yeux.
=Somme
Cette fonction sert à effectuer la somme des éléments mis en arguments. Pratique lors de longs calculs.
Syntaxe :
= somme (terme1;terme2 ...)
=moyenne
Cette fonction sert à effectuer la moyenne des éléments mis en arguments.
Syntaxe :
= moyenne (terme1;terme2 ...)
=min() et =max()
Ces deux fonctions servent respectivement à afficher la valeur de la cellule la plus basse et la plus élevée.
Syntaxe :
= min (terme1;terme2 ...)
La syntaxe est la même pour max().
=maintenant()
Cette fonction sert à afficher l'heure et la date actuelle. Pour l'affichage, il faudra formater la cellule.
= maintenant ()
Cette fonction ne prend pas d'argument.
On en a maintenant terminé avec la partie théorique ! Passons donc à la pratique !
Exemples usuels
Donc, un peu de pratique !
Tout au long de cette partie, nous allons compléter ce tableau :
Cellules C2 à C14
Il faut convertir les valeurs en celsius - colonne B - en Farenheit.
Le programme de conversion est :
Code : Autre
Donc, il faut remplacer °C par la valeur Celsius correspondant à la cellule C2 : c'est la cellule B2. Donc, entrons dans la cellule C2 la formule
Code : Autre
Ça nous affiche bien le résultat souhaité : 44,6. Je vous laisse en faire de même pour les autres cellules.
Cellules B17 à B20
B17 et B18 : pour ces cellules, il faut utiliser les fonctions MIN et MAX.
Je ne pense pas que vous ayez besoin de moi.
B19 : pour cette cellule, il faut utiliser la fonction Moyenne. Vous savez faire, n'est-ce pas?
B20 : pour cette cellule, il faut faire la somme de toutes les températures puis la diviser par le nombre de températures. Utilisons Somme puis l'opérateur de division. Tapez donc dans la cellule B20 :
Code : Autre
Le résultat affiché est bien celui attendu (vous pouvez tester avec une calculatrice si vous voulez continuer à vous compliquer la vie

).
Bien... Maintenant un petit TP pour vérifier vos connaissances !
TP : Naissance.
Celui-ci sera beaucoup plus compliqué par rapport au dernier TP.
Apprêtez-vous à apprendre de nouvelles fonctions et de nouveaux formats.
Objectifs
Dans ce TP, il faudra reproduire le tableau suivant :
N'oubliez pas d'utiliser les formats pour l'affichage.
Prêt ? C'est parti !
Préparation
Dans ce TP, vous n'aurez pas besoin de nouvelles fonctions.
En revanche, vous allez avoir besoin de plusieurs nouveaux formats que l'on n'utilisera pas souvent mais qu'il est bon de connaître.
Dans le menu "Format" puis "Cellules", allez sur "Nombres" puis "Date" : vous allez avoir besoin des formats servant à afficher le jour et la date.
Ne vous fatiguez pas à faire des tas d'opérations futiles pour avoir les heures, les minutes et les secondes : multipliez les jours par 24, les heures et les minutes par 60.
Correction
Je ramasse les copies...
Ça vous a plu ?
Bien, passons à la correction.
Vous pouvez télécharger le fichier corrigé ici, et regardez dans la seconde feuille :
Téléchargement
Il fallait compléter la colonne B.
Pour la case B3, la réponse était donnée dans le tableau plus haut. C'était "=MAINTENANT()", pour afficher l'heure et la date courantes.
Pour la case B4, il fallait simplement copier la valeur de la case B3 et la paramétrer par un format. La formule était : "=B3". Pour faire afficher 'dimanche', il faut appliquer le format qui affiche juste le jour, dans "Date".
Le choix du format.
Pour B6, il fallait faire "=B3-B1". La date d'aujourd'hui moins celle de B1 nous donnera ce que l'on recherche.
Pour B7, B8 et B9, il fallait multiplier le nombre de jours par 24 pour avoir les heures, puis les heures par 60 pour obtenir les minutes et ces dernières par 60.
Les formules pour les jours, heures, minutes et secondes.
Pour B11 et B12, on utilisait la valeur de B1 avec un format spécial. Pour B11, il ne fallait afficher que le jour alors que pour B12, juste le mois.
Le format de mois, à utiliser en B12.
Maintenant regardez : modifiez le 21/05/94. Vous verrez, tout change. C'est grâce au re-calcul des formules.
Voilà, c'est fini
Vous avez réussi ? Tant mieux.
Vous n'avez pas réussi ? Revoyez les chapitres précédents.
L'adressage et la copie de formules
Pour votre plus grand plaisir, l'adressage revient.
L'adressage relatif
L'adressage relatif est le moyen d'appeler les cellules et d'en extraire leur valeur. On l'utilise beaucoup pour, par exemple : les plages de cellules, les fonctions...
C'est celui que l'on a vu précédemment dans le cours.
Dans les anciens chapitres, je vous ai fait recopier à chaque fois les fonctions à la main : aujourd'hui, cette heure est révolue. Vous allez pouvoir copier des formules grâce à la poignée !
C'est quoi ça, la poignée ?
La poignée, ce petit carré noir très utile.
La poignée de recopie sert à recopier (logique). Copiez un texte et utilisez la poignée de recopie. Et voilà, le texte est recopié.
Téléchargez ce fichier :
http://www.mediafire.com/?3vlptoljsty et faites la recopie de la cellule B1.
Recopier la cellule B1 vers le bas
Le résultat affiché n'est pas celui que l'on voulait : il n'affiche pas 55 des cellules B1 à B10.
Etudions donc les cellules B1 à B10 :
| Cellule | Formule |
|---|
| B1 |
=SOMME(A1:A10) |
| B2 |
=SOMME(A2:A11) |
| B3 |
=SOMME(A3:A12) |
| B4 |
=SOMME(A4:A13) |
| B5 |
=SOMME(A5:A14) |
| B6 |
=SOMME(A6:A15) |
| B7 |
=SOMME(A7:A16) |
| B8 |
=SOMME(A8:A17) |
| B9 |
=SOMME(A9:A18) |
| B10 |
=SOMME(A10:A19) |
Le problème de l'adressage relatif est ici exposé : il se décale lors de la recopie de formules. Pour remédier à cela, on peut utiliser deux moyens que je vais vous présenter.
1er moyen : l'adressage absolu.
Reprenons le problème : soit une formule "=A21*N7/A2".
Lorsqu'avec la poignée on la déplace vers le bas, ça donnera : "=A22*N8/A3" tandis que vers la droite, ce sera "=B21*O7/B2". Voilà le problème de l'adressage relatif : il est relatif à la cellule courante.
L'adressage absolu (aussi appelé référence absolue) permet la résolution de ce problème. On utilise l'adressage absolu lorsque le calcul doit se référer à la même cellule quel que soit l'endroit.
Ainsi, dans l'exemple suivant, la période de facturation est fixe donc nous utilisons l'adressage absolu.
La période de facturation est fixe, on utilise donc l'adressage absolu.
Pour ce faire, il faut rajouter le symbole "$" (dollar) devant le nom de la cellule. Ainsi, avec l'exemple plus haut,
"=A21*N7/A2", en absolu ça donnerait "=$A$21*$N$7/$A$2".
Si on déplace cette formule vers la droite, ou vers le bas, elle restera identique. Si on met maintenant les lignes en absolu : =A$21*N$7/A$2, et que l'on déplace vers le bas, aucun changement alors que si l'on déplace la formule vers la droite, ça nous donnera : "=B$21*O$7/B$24".
C'est le même procédé pour les colonnes.
Ci-dessous, un tableau le récapitulant :
| Formule | Ce que comprendra OOO |
|---|
| $A1 |
Ce sera toujours la même colonne mais la ligne est relative. |
| A$1 |
Ce sera toujours la même ligne mais la colonne est relative. |
| $A$1 |
Ce sera cette cellule et pas une autre. |
Cette notion paraît difficile au départ mais est vraiment facile à appliquer une fois que l'on a comprise.
2nd moyen : nommer une cellule.
En nommant une cellule on clarifiera les formules et on conservera cette cellule même si l'on utilise la poignée.
On peut nommer aussi une plage de cellules. Mais, dans ce cas-là, cela ne sert à rien : ça revient à l'adressage relatif.
Pour nommer une cellule, il faut sélectionner la cellule et appuyer simultanément sur Ctrl et F3 (autre méthode plus longue : Insertion > Nom > Définir...).
Vous arrivez sur cette boîte de dialogue :
Définir des noms
Ecrivez le nom que vous souhaitez donner à votre cellule et cliquez sur "Ajouter" puis "OK".
Il y a aussi un autre moyen : il faut sélectionner une plage de cellules, puis aller dans le menu Insertion, puis Noms et enfin Créer comme le montre la capture d'écran.
Sélectionner une plage de cellule et cliquer sur "Créer".
Sur ma copie d'écran, à gauche, vous voyez le menu "Formatage". C'est moi qui l'ai mis là, à vous d'en faire autant si vous le préférez.
Là, vous choisissez d'où vous voulez obtenir les noms. Sur ma copie d'écran, il faudra choisir "Ligne supérieure". Ainsi, vous venez, par le biais d'un second moyen, de créer des noms.
Pour utiliser les noms, au lieu d'écrire A1, vous écrirez "lenom" dans la formule.
Grâce à la poignée, vous ne perdrez plus de temps pour recopier des formules !
TP : Essence = Prix !
Pour clore cette partie d'initiation, un dernier TP tout frais.

Ca vous dit ?
Objectifs
Dans ce TP, vous allez devoir compléter le tableau ci-dessous. Il s'agit d'un trajet divisé en quatre étapes où vous consommez de l'essence, où vous payez des péages, où vous n'avez pas d'accident (encore heureux

). Le prix de l'essence ainsi que l'essence consommée et le nombre de kilomètres ont été mis (par mes soins) au hasard, ce qui compte, ce sont les formules

.
Le sujet du TP... À rendre avec la copie, j'y tiens hein...
Il faudra compléter la colonne "E", la colonne "F" et les cellules "B11" et "B12".
Préparation
Dans ce TP, il va falloir que vous indiquiez une moyenne de consommation d'essence pour 100km. Votre réflexe -et le mien, d'ailleurs- serait de penser spontanément à la fonction moyenne(). Détrompez-vous ! Il s'agira ici simplement d'un calcul ... simple ! Il faudra aussi indiquer le prix total du voyage composé de quatre trajets : le prix total est égal au prix de l'essence (essence utilisée multipliée par le prix du litre) ajouté aux montant des péages. Vous aurez aussi besoin de certains formats (monétaires surtout) ainsi que de l'adressage et de la copie de formules. N'oubliez pas tout ça !
Correction !
Faites passer les copies au premier rang s'il vous plaît !
Ce TP vous a plu ? Passons tout de suite à la correction !
Commençons par le commencement : la colonne E. Il fallait multiplier l'essence consommée par le prix de l'essence, qui lui, est fixe, il ne change pas. Ça ne vous rappelle rien ? L'adressage absolu pour copier facilement les formules. Ainsi, le code dans la cellule E5 est :
Code : Autre
Pour les cellules E6, E7 et E8, utilisez la poignée pour la recopie de formules
Pour la colonne F, la consommation moyenne pour 100 km : il fallait d'abord trouver la consommation moyenne pour 1 km et ensuite la multiplier par 100. Il fallait donc diviser l'essence consommée par le nombre de kilomètres, et le tout multiplié par 100. Ainsi la formule qu'il fallait entrer en F5 est :
Code : Autre
Ne vous embêtez pas pour la suite : l'adressage relatif nous convient bien, utilisez la poignée
Pour B11, la consommation totale : il fallait additionner l'essence consommée lors de chaque trajet. Il fallait donc utiliser la fonction Somme
Code : Autre
Pour B12, il y avait deux moyens de le faire. Tout d'abord, pour avoir le prix total, il faut additionner ensemble les différents péages, puis additionner ensemble les prix d'essence. Donc, le calcul le plus simple (celui que j'ai mis dans le corrigé) est :
Code : Autre1
| =SOMME(D5:D8)+SOMME(E5:E8) |
On pouvait aussi multiplier la consommation totale par le prix d'un litre d'essence et ajouter le tout à la somme des prix des péages (si vous n'avez pas suivi cette phrase regardez la formule : c'est plus simple).
Code : Autre
Voilà, la correction du TP touche à sa fin. C'est bon, vous êtes parés pour la partie II ?
Voilà, la partie I touche à sa fin. Nous allons attaquer les approfondissements, et le premier chapitre sera un chapitre sur ... les graphiques !
Nous avons fait le tour des bases. Maintenant, à nous les fonctions avancées !
Partie 2 : Tableurs : Approfondissement
Après la première partie d'initiation, attaquons les approfondissements : graphiques, interaction avec d'autres logiciels de la suite...
Les graphiques
Je vais vous apprendre à créer des graphiques : diagrammes, secteurs...
La création de diagramme a changé depuis que OpenOffice.Org est passé à la version 2.3. Ce tutoriel n'est donc pas valable pour les versions antérieures à la 2.3. Si vous avez besoin d'aide pour en créer, vous pouvez m'adresser un MP, et si le besoin s'en fait réellement sentir, alors je pourrais faire une annexe concernant la création de diagrammes dans les versions antérieures.
Découverte.
OOo Calc permet de représenter sous forme graphique des données contenues dans une feuille de calcul. Les graphiques sont des objets dépendants de la feuille courante. Ils peuvent être copiés, déplacés, renommés, redimensionnés ...
Les graphiques peuvent être de types différents :
- Barres : affiche les données en barres horizontales ;
- Secteur : affiche les données en "camembert".
D'autres types de graphiques existent, mais la manipulation restant la même, nous n'allons pas nous attarder dessus.
Votre premier graphique
Ainsi, voici les données de votre graphique.
Nous voulons donc y afficher les abréviations et les notes.
Il faut sélectionner la plage de cellules de B2 jusqu'à C6 et cliquez sur l'icône représentant un diagramme :

ou allez dans le menu "Insertion" > "Diagramme".
Ainsi, vous arrivez sur une boîte de dialogue où vous pourrez choisir votre type de diagramme. Voyez par vous-mêmes : il y en a plusieurs sortes.
Vous choisissez, vous pouvez mettre de la 3D par exemple, et d'autres petits bonus paramétrables plus tard. Lorsque vos choix sont faits, cliquez sur Suivant pour ... aller à la suite.
Ici, vous pourrez adapter la plage de données à vos souhaits. Il s'agit d'une plage de données absolue avec la feuille comprise. Dans un futur très proche, nous allons voir ensemble les relations entre les feuilles et nous expliquerons cette fonctionnalité.
Ensuite, dans les quatre cases à cocher suivantes, choisissez ce que vous souhaitez. Sachez que vous pouvez avoir un aperçu en regardant sur votre tableur.
On passe à la suite, en appuyant sur suivant. La partie suivante ne s'applique que pour les diagrammes complexes : ne vous y fiez pas pour le moment. On clique de nouveau sur suivant pour accéder à une quatrième et dernière boîte de dialogue. Dans celle-ci, vous choisirez le titre, les sous-titres (sous-titre, titre de l'axe X, celui de l'axe Y...) ainsi que l'emplacement de la légende et les grilles. Rien de très compliqué, en fait. Cliquez sur Terminer : vous avez fini votre premier diagramme. N'est-ce pas merveilleux ?
Non ce n'est pas merveilleux, effectivement. C'est pourquoi, nous allons le rendre plus joli.
Le modifier
Oui, ce graphique ne nous plaît pas. Nous allons donc le modifier !
Nous allons voir les modifications à faire pour les cas suivants :
- vous avez oublié de mettre un titre / vous souhaitez le changer ;
- je ne veux plus de légende ;
- je veux un diagramme en secteur, plus en colonnes ;
- cette couleur ne me plaît pas ;
- ce n'était pas la bonne plage de données.
Vous avez oublié de mettre un titre / Vous souhaitez le changer
Ne vous inquiétez pas, je vais tout vous dire. Il suffit de sélectionner le diagramme, et d'aller dans le menu Insertion > Titres ...
Oups, vous vous êtes trompés de touche ? Aucun problème. Il faut aller dans le même menu, tout simplement.
Je ne veux plus de légende !
Remarquez que lorsque vous sélectionnez le diagramme, les barres d'outils habituelles disparaissent et laissent la place à une nouvelle barre d'outils.
La barre d'outils des diagrammes (si vous n'avez que les icônes, c'est normal : j'ai paramétré ma barre d'outils pour afficher le texte. ).
Il faut donc cliquer sur "Afficher/masquer la légende" ou sur l'icône correspondant pour enlever la légende.
Je veux un diagramme en secteur, plus en colonnes !
Pour changer le type de diagramme, il faut cliquer sur l'icône de gauche : "Type de diagramme". Vous arrivez sur la même fenêtre que lors de la création du diagramme.
Changer le type de diagramme.
Cette couleur ne me plaît pas !
Vous ne désirez plus voir cet affreux bleu ? C'est simple. Il suffit de sélectionner votre diagramme, faites un clic droit et allez dans le menu "Propriétés de l'objet". Allez dans l'onglet "Zone", et choisissez votre couleur.
Ce n'était pas la bonne plage de données 
Pour cela, sélectionnez le diagramme, faites un clic droit et sélectionner "Plage de données...". Ainsi, vous pourrez changer la plage de données.
Changer la plage de cellules.
Application
À vous de faire un magnifique graphique portant sur la composition de l'air.
Ce que vous devez faire.
Les données sont déjà entrées dans le tableur qui contient tous les exemples du cours.
Vous devez donc faire ce graphique en secteurs, généralement appelé diagramme en camembert.
Rappel de la procédure : on sélectionne la plage de données à représenter, on clique sur l'icône ou on passe par le menu, on choisit nos options et on appuie sur ok.
On sélectionne donc la plage de données qui nous intéresse soit A3 jusqu'à B5, on clique sur l'icône ou on va dans le menu Insertion > Diagramme.
On choisit le type de diagramme que l'on souhaite, soit un diagramme en secteurs.
Le "2. Plage de données" et le "3. Série de données" sont déjà paramétrés comme il faut, passons directement au "4. Éléments du diagramme".
Inscrivez le titre que vous souhaitez ainsi que le sous-titre, paramétrez la légende comme il faut et votre diagramme est fini.
Pfffiou, c'est fini.
Relations entre les différentes feuilles
Dans ce tutoriel, nous allons voir les liaisons entre les feuilles.
Découverte
Il peut y avoir plusieurs feuilles de calculs dans un tableur. Les feuilles sont repérées comme le montre la capture d'écran ci-dessous. Elles sont affichées en bas à gauche, à côté de la barre de défilement pour aller de gauche à droite.
Les feuilles dans le tableur où vous pouvez télécharger les exemples.
Par défaut, il y a trois feuilles : Feuille1, Feuille2 et Feuille3 (c'est très original, je vous l'accorde.

).
Renommer, insérer, déplacer...
Faire un clic droit sur la feuille pour la paramétrer.
Détaillons chacune de ces 5 possibilités.
Insérer une feuille...
Dans ce menu, vous pourrez choisir de créer une feuille avant ou après la feuille courante, celle sur laquelle vous avez fait un clic droit . Vous pouvez créer plus d'une feuille, choisir son nom et vous pouvez également importer une feuille à partir d'un fichier. Ce menu est très intuitif !
Supprimer la feuille et Renommer la feuille
Il n'est pas excessivement difficile de supprimer une feuille.

Vous sélectionnez les feuilles (avec un Ctrl + clic sur la feuille que vous souhaitez ajouter à la sélection), puis vous cliquez sur "Supprimer la feuille" (même s'il y en a plusieurs !

) et vous validez si vous souhaitez les supprimer.
Si vous souhaitez renommer une feuille, faites un clic droit dessus et cliquez sur "Renommer la feuille". Inscrivez le nouveau nom de la feuille et la voilà baptisée selon vos souhaits !

(Astuce : vous pouvez aussi faire Alt + clic sur une feuille puis la renommer. )
Déplacer/copier la feuille
Dans ce menu (très intuitif aussi), vous pourrez déplacer une feuille. Vous pouvez choisir de créer un nouveau document et d'importer la feuille dans ce nouveau document, ou de la déplacer dans le document actuel. Si vous souhaitez la déplacer, vous pouvez l'insérer avant le choix que vous devez faire dans la liste.

Ainsi vous pourrez déplacer votre feuille dans le document. Vous pouvez aussi la copier dans le presse-papiers en cochant "Copier" en bas !
Sélectionner toutes les feuilles
Grâce à cette option vous pourrez sélectionner toutes les feuilles ! Si si je vous le jure ! Ainsi, avec votre sélection, vous pourrez supprimer toutes les feuilles si vous êtes du genre radical !
Relation entre les feuilles d'un même tableur.
Les plus initiés d'entre vous auront remarqué que ce tableau aurait pu être beaucoup plus simple si j'avais utilisé la consolidation. Mais je préfère quand même garder cet exemple qui me paraît assez explicite.
Bien, attaquons la principale nouveauté de ce chapitre : les relations entre les feuilles.
Vous êtes dans la Feuille2 et il vous faut obtenir un résultat de la Feuille1. Nous allons utiliser une autre fonctionnalité de l'adressage (et ne vous inquiétez pas, ce n'est toujours pas la dernière !

).
Sur la troisième capture d'écran, on utilise les valeurs des deux premiers. Pour utiliser les valeurs d'autres feuilles dans un même document, il faut utiliser une syntaxe spécifique.
NomDeLaFeuille.Cellule (ou plage de cellules)
Les notions d'adressage déjà vues peuvent être aussi utilisées ici (adressage absolu, adressage relatif, noms...). Ainsi, vous pourrez utiliser les noms entre les feuilles.
Application
Sur le même exemple que plus haut, nous allons remplir le tableur de France. (Paris et Marseille c'est trop simple !

)
Donc, en B3 on veut additionner les B3 des deux autres feuilles (soient les ventes au trimestre 1 pour le produit 1). Il faut donc mettre :
Code : Autre
Utilisez la poignée jusqu'en C7, c'est la même formule !
Pour les bénéfices (B12 et B13), il faut faire B7 et C7 multipliés par le prix du produit 1 et du produit 2 (respectivement). Il faut donc aller chercher le prix du produit 1 dans une des deux feuilles puis du produit 2 dans une de ces deux feuilles également.
Donc, pour B12 ce sera :
Code : Autre
Et pour B13 :
Code : Autre
Pour B14, une simple somme nous conviendra parfaitement !
Relation entre deux feuilles de deux tableurs différents
Cette notion est assez compliquée. Mais ça ne va pas vous décourager quand même. Hé ! Revenez !
Il va falloir utiliser la fonction DDE() qui, pour ce besoin, ne prend que trois arguments.
= DDE ("soffice";"dossier","Feuille.cellule")
(Note : "soffice" n'est pas un argument. Je n'ai jamais vu une utilisation de DDE() sans "soffice" en premier argument.

)
dossier est le chemin
absolu (j'insiste bien, c'est un chemin absolu et non pas relatif) vers votre dossier.
C'est quoi un chemin absolu ?
Citation : m@teo21Ce sont par exemple des liens vers "http://www.siteduzero.com", ou vers un fichier précis (par exemple "http://www.siteduzero.com/fichier.html"). Ces chemins sont appelés chemins absolus et, contrairement aux chemins relatifs, ils commencent souvent par "http://" ou par "C:\".
Donc, les chemins absolus partent de la racine de votre disque dur, soit C:\. Il faudra faire tout le chemin pour arriver à votre dossier. Par exemple, pour moi, mon fichier absolu pour le fichier des TP vierges est : "C:\Users\Rihatsu\Documents\Excel\Excel\tpvierges.ods" (j'avoue, j'avoue, au départ c'était un tutoriel pour Excel...

).
Ainsi, si je veux utiliser la valeur de la cellule B1 de la feuille "3eme TP" du tableur "TPvierges", il faudra écrire dans votre cellule :
Code : Autre1
| =DDE("soffice";"C:\Users\Rihatsu\Documents\Excel\Excel\tpvierges.ods";"3eme TP.B1") |
Notez qu'ici c'est une référence relative.
Seconde méthode, plus simple, beaucoup plus simple...
Je vois déjà vos têtes : "Mais tu nous as trahiiiiiiis ! Tu nous fais faire des trucs compliqués alors qu'il y en a des plus simples encore !!!". Bah non ! La première méthode est plus utilisée, mais la dernière, je l'ai apprise récemment, donc je vous en fais profiter.
Cette méthode utilise une notion de matrices : sujet du prochain chapitre.
Ouvrez le classeur où vous souhaitez faire apparaître la valeur (on appelle cela la
feuille cible) puis écrivez le signe "=". Ensuite, on va dans le classeur où sont les données que vous souhaitez faire apparaître (on appelle cette feuille la
feuille source). Sélectionnez la cellule et appuyez simultanément sur la touche CTRL, Shift (la flèche pointant vers le haut, entre Verr maj (le cadenas) et Ctrl) et Entrée. Tadaaaaa... Ca affiche bien ce que l'on souhaite.
Remarquez les accolades ( { et } ) autour de la formule affichée.
Voilà, vous pouvez maintenant interagir entre les différentes feuilles de votre tableur.
Les matrices
Chose promise, chose due, voici les calculs matriciels !
Découverte
On utilise le calcul matriciel lorsque l'on doit répéter les mêmes opérations. Dans une formule matricielle, plusieurs valeurs sont traitées en même temps. C'est un outil très efficace pour réaliser des calculs complexes. L'intérêt des formules matricielles est aussi que la plage de cellules couverte par la formule est protégée contre des modifications individuelles de cellules. En plus de ça, Calc propose des formules matricielles puissantes.
En plus simple, une formule matricielle peut traiter tout un tableau avec une seule formule dans une seule plage de cellules et on ne peut pas modifier individuellement les cellules de la plage de cellules.
Caractéristiques d'un calcul matriciel
Pour valider un calcul matriciel, il ne faut pas appuyer sur Entrée, comme les autres, mais sur Ctrl + Maj + Entrée. Une formule matricielle, une fois validée, est entourée d'accolades. Pour modifier une formule matricielle, ou pour la supprimer, il faudra appuyer sur Ctrl + / (pavé numérique) puis réappuyer sur Ctrl + Maj + Entrée pour la revalider. La formule est la même pour toutes les cellules constituant la plage de cellules.
Votre première formule matricielle
Pour l'exemple de ce chapitre, nous utiliserons votre premier TP.
Rappel pour ceux qui ne s'en souviendraient pas...
Créer un calcul matriciel
- Sélectionnez la plage de cellule où doit s'afficher le résultat (ici D2:D4)
- Ecrivez le signe égal ("=")
- Sélectionnez la première plage de cellules (ici B2:B4)
- Ecrivez l'opérateur de multiplication (*) ou celui que vous souhaitez
- Sélectionnez la seconde plage de cellules (ici C2:C4)
- Appuyez sur Ctrl + Maj + Entrée
Taaadaaaa ! Votre calcul matriciel est créé et surtout, il est fonctionnel.
Sélectionnez une des cellules dans votre plage de cellules. Vous voyez dans la barre de formules que la formule est entourée par des accolades. Cliquez sur une autre cellule, et regardez : la même formule, entourée par les mêmes accolades ! C'est donc ça le gain de place des calculs matriciels....
Modifier et supprimer un calcul matriciel
Tentez de modifier une cellule de la matrice pour changer l'opérateur de multiplication en opérateur d'addition. Un message nous informe que c'est impossible.
Malgré vous, vous êtes bien obligés d'appuyer, en dépit de la modification sur OK.
Donc, vous l'aurez compris, modifier une partie de la matrice n'est pas possible ! Il faut donc tout modifier. Sélectionnez toute la plage de cellules de la matrice (ou alors, sélectionnez une cellule de la matrice) puis appuyez sur Ctrl + / (du pavé numérique) et modifiez la formule par la barre de formules. Modifiez-la et appuyez sur la formule magique Ctrl + Maj + Entrée. Tadaaaaaaaa ! Ça marche.
Pour supprimer une cellule, c'est la même chose : il faut supprimer la matrice totalement. Pour cela, il faut la sélectionner entièrement et appuyer sur la touche Suppr. Une fenêtre s'affiche. Ne cochez pas "Supprimer tout".
Application
L'application se fera sur ce tableau, où il nous faudra calculer la moyenne avec des formules matricielles.
Donc, il faudra faire la colonne B ajoutée à la C et à la D et le tout divisé par 3. Le code de la matrice sera donc :
Code : Autre
Manipulation :
- Sélectionnez la plage de cellules cible ;
- On écrit le signe égal (=), puis la première parenthèse ouvrante (() ;
- On sélectionne la première plage de cellules source soit B2:B12 ;
- On écrit l'opérateur d'addition (+) ;
- On sélectionne la seconde plage de cellules soit C2:C11 ;
- On écrit l'opérateur d'addition (+) ;
- On sélectionne la troisième plage de cellules soit D2:D12 ;
- On écrit la parenthèse fermante, puis l'opérateur de division et enfin le chiffre 3 ;
- On fait la formule magique : CTRL + ALT + ENTREE.
Ainsi, le calcul matriciel est créé..
Maiiis miiiiince !!! On a écrit C2:C11 au lieu de C2:C12 ! On va donc devoir modifier la matrice.
- On sélectionne la plage de données à modifier E2:E12 ;
- On modifie dans la barre de formules et on corrige notre erreur ;
- On appuie simultanément sur CTRL + ALT + ENTREE.
Passons maintenant aux fonctions conditionnelles, mise en bouche du formatage conditionnel !
Les fonctions conditionnelles
Les fonctions conditionnelles permettront bien des choses...
Découverte
Les fonctions conditionnelles permettent de déterminer les valeurs à afficher dans une cellule suivant un ou plusieurs critères ou paramètres. Ainsi, ce sont les équivalents de
If et
else dans les autres langages. Elles nous permettent d'afficher des informations selon la valeur des expressions.
Notre répertoire de fonctions s'agrandit avec les fonctions logiques, pas beaucoup, mais bien utiles :
= SI (Condition;valeur_si_vrai;valeur_si_faux ...)
Calc affichera
valeur_si_vrai si
condition est vrai mais quand
condition est faux, alors, ça affichera
valeur_si_faux.
= Vrai ()
Cette fonction renverra toujours la valeur Vrai.
= Faux ()
Cette fonction renverra toujours la valeur Faux.
= ET (Argument1;argument2; ...)
Cette fonction renvoie vrai si tous les arguments sont vrais, si un seul argument est faux, ça renvoie Faux.
= OU (Argument1;argument2; ...)
Cette fonction renvoie vrai si au moins un argument est vrai, si tous les arguments sont faux, alors, ça renvoie Faux.
= Non (Argument1)
Inverse l'argument. Si c'était vrai, ça devient faux, si c'était faux ça devient vrai.
Exemples usuels
Vous voilà jetés dans le bain ! Vous avez les fonctions, et maintenant, vous avez l'exemple !
Nous souhaitons, dans le tableau ci-dessous, afficher dans la colonne D si l'objectif a été atteint ou pas.
Pour cela, on va avoir besoin d'une fonction. La fonction logique la plus importante, ça ne vous dit rien ? Si, c'est la fonction SI() !
Pour que l'objectif soit atteint, il faut que les ventes réalisées (colonne C) soient supérieures ou égales aux objectifs. Si c'est bon, on affiche "Objectif atteint", sinon "Objectif non atteint".
En langage du tableur, cela se traduirait par :
Code : Autre1
| =SI(C2>=B2;"objectif atteint";"objectif non atteint") |
Vu comme ça, vous vous demandez où j'ai pu trouvé cela...
Le code décortiqué nous donne "si C2 est supérieur ou égal à B2, on affiche 'objectif atteint', sinon 'objectif non atteint'".
Les opérateurs de comparaison
Les opérateurs de comparaison permettent de comparer deux valeurs dans une condition. Voici un tableau qui récapitule les principaux opérateurs de comparaison. Pour l'instant, ils vont conviendront très bien.
| Opérateur | Signification mathématique |
|---|
| > |
Supérieur à |
| < |
Inférieur à |
| = |
égal à |
| <= |
Inférieur ou égal à |
| >= |
Supérieur ou égal à |
| <> |
Différent de |
Les opérateurs de comparaison permettront beaucoup de choses !
Une autre précision qui a son importance : Les guillemets autour de "Objectif atteint" et "Objectif non atteint" permettent de dire que c'est du texte qu'on veut afficher. Si on voulait afficher un nombre comme 86, on aurait pas eu besoin de mettre des guillemets.
Jouons aux légos : les fonctions imbriquées
Oui, jouons aux légos avec les fonctions logiques ! Nous allons voir comment faire plusieurs tests dans une seule formule avec si().
Nous voulons évaluer l'élève, comme le montre la capture d'écran ci-dessous :
Si la note de l'élève (colonne B) est inférieure ou égale à 2, l'élève ne passe pas,
sinon si la note de l'élève est inférieure ou égale à 10, on affiche "Tout juste moyen",
sinon si la note de l'élève est inférieure ou égale à 15, on affiche "très bien"
sinon si la note de l'élève est supérieure à 15, alors on affiche excellent
sinon on affiche rien.
Et pour dire ces gentils mots doux à OOo Calc, il faut dire ceci :
Code : Autre1
| =SI(B5<=2;"Ne passe pas"; SI(B5<=10;"tout juste moyen"; SI(B5<=15; "très bien"; SI(B5>15;"excellent";"")))) |
Eh oui ! On peut mettre dans le second et le troisième argument d'autres fonctions.
Maintenant, il est l'heure du formatage conditionnel.
Ce tutoriel n'est pas fini. La suite du cours arrivera régulièrement. Si vous voulez plus d'informations, vous pouvez me contacter par MP ou demander de l'aide sur le forum.