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Vocabulons et notions !
Vous vous apprêtez à lire un tutoriel rédigé par un membre de ce site. Malgré tout le soin que ce membre a pu apporter au tutoriel, nous ne pouvons pas garantir que les informations contenues sur cette page sont exactes à 100%. Merci de garder cela en tête lorsque vous lirez cette page ;o)
Pour commencer gentiment, le premier chapitre sera dédié au vocabulaire de la vidéo et à quelques notions très importantes. Allons-y !
C'est quoi, une vidéo ?
Non, ce n'est pas une bête question, et c'est même loin d'en être une, en fait. Il en découle quelques notions qui seront utiles par la suite.
Une vidéo, c'est une suite d'images. Évidemment, il y en a beaucoup ; on les compte en images par secondes, ce sont les
FPS. C'est l'abréviation de
Frames
Per
Second, qu'on appelle aussi le
framerate. On peut dire que
frame est une traduction possible d'image.
Pour qu'une vidéo soit fluide, c'est-à-dire qu'elle ne saccade pas, il faut qu'il y ait minimum 25 FPS.
Mais pourquoi ce nombre parfait ?
Simplement parce que l'oeil humain n'est capable de capter "que" 23,99 images par secondes. Quand le nombre de FPS d'une vidéo est égale, des saccades sont quand même visibles, c'est pour cela qu'on ramène le minimum à 25 (l'idéal étant 30).
Mais, en clair, retenez que plus il y en a, mieux c'est

.
Mémorisez bien cette notion, elle sera importante quand on sera en plein dans les ralentis.

Les standards vidéos
Ce paragraphe est primordial pour ceux qui comptent faire du montage vidéo à destination des platines DVD, ou autres supports pour la télévision.
Voici 3 mots dont vous avez certainement entendu parler, sans peut-être vous demander ce que cela signifie :
PAL,
NTSC et
SECAM. Ce sont 3 normes d'encodage pour les vidéos à destination des télévisions.
Hélas, cela ne veut pas dire la même chose, ce serait trop simple

. Les normes diffèrent selon la localisation géographique, le framerate (images / seconde), la méthode d'affichage des couleurs et plusieurs paramètres du genre. On ne va aborder que les deux premiers, les plus intéressants à notre niveau

.
On trouve du
PAL dans la grande majorité des pays de l'Europe, en Amérique du Sud, au Proche et Moyen-Orient ainsi que dans une partie de l'Afrique. Son autre caractéristique principale est le fait que le PAL tourne à 25 images par secondes.
En d'autres mots, si vous voulez faire un DVD de vos oeuvres, et que vous habitez dans une des parties du monde citées, il faudra obligatoirement régler votre vidéo sur PAL et 25 FPS.
Si vous voulez plus de renseignements sur le PAL, vous pouvez aller sur
Wikipédia 
.
Le
SECAM est utilisé en France (ainsi que le PAL), en Russie et en Afrique. Le framerate est aussi de 25 FPS (
plus d'infos).
Pour finir, le
NTSC est une norme américaine ; on la trouve surtout en Amérique du Nord et en Amérique centrale, et le framerate est cette fois-ci fixé à 30 FPS.
Plus d'infos sur Wikipédia.
Encore une fois, n'oubliez pas de modifier votre vidéo en fonction de votre localisation (nous verrons cela dans le chapitre sur l'encodage

).
Notez que si vous ne destinez vos vidéos qu'aux ordinateurs, inutile de se tracasser pour cela

.
Non, il n'y a aucun rapport avec les (fausses

) promesses lors des fêtes de fin d'année.
Une histoire de pixels
La résolution, c'est le nombre de pixels en largeur et en hauteur affichés à l'écran. On la retrouve surtout dans les jeux vidéos, lorsqu'on trifouille un peu dans la configuration vidéo. Elle est également présente dans le movie-making, et aussi importante que les FPS.
Plus la résolution est grande (donc, plus il y a de pixels), mieux c'est ; ce que l'on voit à l'écran est plus détaillé. Pour noter les résolutions, on commence toujours par la largeur, ensuite la hauteur.
Par exemple, la résolution de mon écran est de 1024 * 768.
Contrairement aux FPS, nos yeux n'ont pas de minimum en terme de résolution. C'est seulement au niveau du feeling qu'il y en a un. Retenez que plus elle est grande, plus c'est agréable de regarder la vidéo.
Une histoire de ratio
En général, un ratio, c'est un rapport entre deux nombres.
En movie-making,
le ratio, quand on parle de résolution, est le rapport entre la largeur et la hauteur.
Par exemple, le ratio de la plupart des écrans est de 4/3. Pourquoi ? Parce que le nombre de pixels en largeur divisé par le nombre de pixels en hauteur fait 1,3333 ..., c'est-à-dire 4/3.
Par exemple : 640 * 480 ; 800 * 600 ; 1024 * 768 ; ...
Si j'écris "16/9", ça vous dit quelque chose ? Eh oui, c'est aussi un ratio ! Le nombre de pixels en largeur divisé par celui en hauteur vaut 1,77777..., soit 16/9.
Par exemple : 800 * 450 ; 1024 * 576 ; 1280 * 720 ; ...
Nos yeux interviennent encore ; nous voyons en 16/9. Non, ça ne sert à rien de prendre une règle et de vérifier (vous aurez l'air juste bête

), je vais vous en donner la preuve.
A votre avis, pourquoi tous les films sont en 16/9 (on les reconnaît à leurs deux bandes noires au-dessus et en dessous de l'image) ? Parce que nous voyons en 16/9 : les films s'y adaptent, et ça marche ! Avouez que c'est plus agréable de regarder un film que le journal télévisé

(sauf si vous êtes belges ; les journaux sont en 16/9).
Si vous en avez l'occasion, privilégiez le 16/9.
...cela fait l'aspect visuel de votre vidéo !
Pour finir ce chapitre en beauté (si on peut dire), je vous ai fait 4 séquences avec différents réglages, pour bien montrer que ces paramètres sont importants.

Je les ai mises dans un fichier
.rar pour que le téléchargement soit le plus rapide possible. Les vidéos sont au format
.wmv ; Windows media player suffit pour les visionner.
La première ici (653 ko)
On remarque d'horribles saccades, mais que c'est relativement "beau" et détaillé (pour pouvoir comparer avec les autres, il faut mettre en plein écran

). Les saccades sont dues aux pitoyables FPS (5 FPS

), et "la beauté", si on peut dire, vient de la résolution, qui est de 640 * 480.
Prenez la deuxième vidéo ici (295 ko).
On peut voir, si on met en plein écran, que la qualité explose purement et simplement les yeux : on n'y comprend rien ! Cela est dû à la très faible résolution : 180 * 135. Par contre, la vidéo ne saccade pas : on sent les 30 FPS !
La troisième vidéo (97 ko) est disponible ici !
Pour cette troisième séquence, je vous ai fait le cocktail miracle pour faire un arrêt cardiaque des yeux à n'importe qui !

Il s'agit de la même séquence, mais avec 5 FPS et avec une résolution de 180 * 135. C'est dire la très mauvaise qualité.
La quatrième, pour finir en beauté ! (Un peu plus de 2 Mo.)
Voici la vidéo idéale ! 30 FPS et une résolution de 640 * 480.
Au passage, remarquez le poids des vidéos : quand c'est moche, donc les 3 premières, c'est léger (presque toujours en dessous du demi Mo), mais quand c'est agréable, la dernière en somme, le poids s'en fait sentir, avec 2 Mo.
Dans le movie-making, on peut dire qu'il y a un certain rapport entre la qualité et le poids. C'est un paramètre important quand vous mettez une vidéo sur Internet.
Plus tard, nous verrons comment arranger ce ratio. Par exemple, si nous utilisons un très bon codec (le X264) avec une vidéo de 30 FPS et une résolution de 800 * 600 (donc une très bonne résolution), on peut obtenir des vidéos à 4 Mo la minute ! C'est quasiment un miracle, quand on regarde le codec de base (que tout le monde a ), qui a un ratio de 20 Mo par minute !
Pas de panique ! Un chapitre sera consacré aux codecs.

Retenez simplement pour l'instant que cela influence le poids d'une vidéo.
Je n'ai pas fait une comparaison avec / sans le 16/9, je pense qu'on peut s'en rendre compte soi-même.
Le chapitre sur les notions très importantes est terminé ! Il faut l'avouer, ce n'était pas très compliqué

. Maintenant, passons à du concret !
Dans le prochain chapitre, nous allons nous attaquer à Vegas

.