Vous vous apprêtez à lire un tutoriel rédigé par un membre de ce site. Malgré tout le soin que ce membre a pu apporter au tutoriel, nous ne pouvons pas garantir que les informations contenues sur cette page sont exactes à 100%. Merci de garder cela en tête lorsque vous lirez cette page ;o)
Mise à jour 30 juillet 2007 : rajout d'une image sur la quantification.
Mise à jour 26 août 2007 : rajout une partie sur la
Haute
Définition dans la partie
Quelques conseils accompagnée de 2 captures (
Casino Royale et
Pirates des Caraïbes).
Mise à jour 23 septembre 2007 : suite à la demande d'un membre, la vidéo (sur laquelle je me suis appuyé pour la capture dans
Quelques conseils >
la Résolution est disponible en téléchargement à
cette adresse. ATTENTION : 60 Mo (contenu en Haute Définition). Certaines phrases qui invitent à voir le schéma, sont modifiées pour dire que le schéma est en bas de page.
Mise à jour 06 janvier 2008 : relecture et quelques p'tites modifs par-ci par-là. Rajout d'une image d'encodage dans la première partie.
Bonjour à tous.
Certains d'entre vous sont sans doute curieux de savoir ce que deviennent les images d'un film de DVD qui a une taille de 4.7 Gigaoctets jusqu'à un fichier vidéo qui pèse généralement dans les 700 Mégaoctets !
En effet, sans vous en rendre compte, tous les médias que vous visionnez, que ce soit à la télévision, sur des DVD Vidéos ou encore sur l'ordinateur, toutes les vidéos sont compressées. Nous allons donc voir pourquoi on a recours à la compression, quels sont les gains en terme de débit et les pertes de qualité (que l'on doit minimiser), pourquoi les dessins animés nécessitent moins de débit, etc.
Aujourd'hui, vous allez suivre un cours assez théorique : celui de la compression vidéo. Je vais vous en expliquer l'essentiel. Vous aurez ainsi conscience du sort de vos images lors d'un encodage.
Ce tuto a été réalisé avec des captures du dessin animé de Walt Disney : Le Roi Lion 2. Des images de dessins animés permettent une meilleure explication au fil de ce tuto.
Ce tuto est vulgarisé : par conséquent, les informations ne sont pas totalement pertinentes et sont imagées, dans le but d'être comprises par tous ceux qui voudraient savoir comment est constituée une vidéo ! Merci d'en tenir compte dans vos commentaires.
La compression (vidéo) est le fait de dégrader les images de la vidéo dans le but de réduire leur poids, ce qui par conséquent réduit le poids de la vidéo dans son ensemble. Le but étant d'appliquer à la vidéo des traitements draconiens afin de perdre du poids et du débit (oui, le monde informatique est très cruel

). Ce processus s'appelle l'encodage.
Alors pourquoi compresser une vidéo ?
Une vidéo non-compressée est constituée d'images en BMP, c'est-à-dire que l'ordinateur retient pixel par pixel l'exacte composition de l'image. En gros, une image de notre dessin animé pèse 2 Mégaoctets (Mo). Mais attendez : ce n'est QU'UNE IMAGE !! Imaginez le poids pour une seconde de vidéo (soit 25 images par secondes pour la France, et 30 pour nos amis du Canada

): 2 x 25 = 50 Mo pour une seconde ! Donc vous vous imaginez qu'il faut impérativement compresser vos médias pour éviter de devenir collectionneurs de disques durs

. En effet, notre Roi Lion pèserait plus de 180 Gigaoctets (on dira que c'est de la Super Haute Définition

).
Vous comprendrez qu'il est obligatoire de compresser les vidéos afin de s'adapter à la taille de nos unités de stockage et à nos débits.
Le débit des vidéos
Le débit d'une vidéo, c'est le nombre de bits qu'elle utilise en une seconde (certains disent le
bitrate). Plus ce fameux bitrate est élevée, moins votre vidéo perdra en qualité, mais plus votre vidéo sera grosse. On utilisera beaucoup la notion de débit (bitrate) et de poids d'image tout au long de ce tuto. En effet, nous allons voir que le dessin animé sera compressé d'une manière assez intelligente pour éviter de perdre (trop) en qualité. Enfin, la notion de débit est bien sûr utilisée de manière assez générale pour la TNT et la diffusion de médias sur l'Internet : imaginez que TF1 diffuse son flux HD à 5 Mbits/s, vous pouvez ainsi facilement constater que ça peut monter très haut en termes de bande passante !
Le codec des vidéos
Un processus d'encodage
Les vidéos sont encodées grâce à un
codec (le fils de Monsieur
Codeur et Madame
Décodeuse

). En gros, il permet d'analyser votre vidéo et de l'encoder à sa manière. Ainsi, différents codecs ont leurs spécifications. Certains codecs encodent très lentement, d'autres en temps réel pour un direct à la télévision, d'autres permettent de lire votre vidéo encodée sur une PSP, etc. Dans ce tuto, nous allons principalement étudier l'encodage d'une vidéo à la façon de la majorité des codecs, à savoir le
DivX et
XviD.
Pourquoi les dessins animés se compressent mieux que d'autres films traditionnels ?
Au niveau de l'image, l'ordinateur repère plus facilement les "zones de couleurs" sur les dessins que sur des films d'actions. De plus, comme nous allons le voir, la qualité de notre vidéo dépend du niveau d'action qu'il y a dans l'image. Ainsi, sur un dessin animé, le décor ne change pas du tout, donc la qualité sera concentrée uniquement sur les personnages ; sur les films d'action, cela concerne les acteurs et légèrement le décor, il faut donc légèrement augmenter le débit pour égaliser la qualité du dessin animé pour garder la même qualité sur les 2 zones. Par contre, à titre de culture générale, les films à caractère pornographique sont les plus gros consommateurs de débit. Pourquoi ? Tout simplement que les gros plans font que l'action occupe toute l'image, donc l'image-clé (on va en parler après, promis) est renouvelée beaucoup de fois ; enfin, la couleur de peau change de teinte assez légèrement, donc des "blocs" apparaissent entre la pénombre et la peau éclairée (disons que l'ordinateur fusionne les couleurs (d'où les blocs visibles à l'oeil humain). Donc, pour palier à ces désagréments, il faut un encodage avec un débit assez élevé.
Dans cette seconde partie, nous allons vraiment rentrer dans la méthode de compression du codec. Comment voit-il les images ?...
Compresser l'image actuelle
Prenons cette image (
Simba et sa fille) vue par l'oeil humain et concentrez-vous environ 5 secondes dessus :
Maintenant, fermez les yeux et pensez très fort à l'image ...oui, c'est bon : vous pouvez les ouvrir de nouveau ...

Vous constatez que l'image dans votre tête est fidèle à la réalité !
OK, mais où veux-tu en venir ?
Votre cerveau est sensible aux couleurs de l'image. Si je vous demande de me citer les couleurs qui composent Simba, c'est bien sûr l'orange, le beige et le bordeaux pour sa crinière, tout ceci sans difficulté. Eh bien pour le codec, c'est pareil.
- Image non compressée :
- pixel 1 -> bleu
- pixel 2 -> bleu
- pixel 3 -> bleu
- pixel 4 -> blanc
- pixel 5 -> blanc
- pixel 6 -> blanc
- pixel 7 -> rouge
- pixel 8 -> rouge
- pixel 9 -> rouge.
- Image compressée :
- pixels 1 à 3 -> bleu
- pixels 4 à 6 -> blanc
- pixels 7 à 9 -> rouge.
Ici vous voyez qu'avec l'image compressée, on peut aisément compresser le drapeau français sans la moindre altération de qualité à vos yeux (poids divisé par 3), mais pour l'ordinateur, il y a perte de qualité ! Pourquoi ? Bah il ne sait pas la couleur exacte du pixel 2, par exemple (oui, il n'aime pas trop les plages de couleurs

).
Maintenant, regardez cette image tirée d'une série TV (
Knight Rider) et pareil, concentrez-vous dessus (un tigre sur K.I.T.T.) :
Fermez les yeux et essayez de reconstituer l'image dans votre tête... mmhhhh, vous avez du mal ? ...l'image semble "floue" dans votre tête ? Paf, voilà ce qu'il se passe aussi sur l'ordinateur : trop de détails tuent le détail, autrement dit, il a du mal à faire des zones de couleurs. Par conséquent, il a 2 choix :
- respecter le débit et fusionner des zones (regardez le rétroviseur du conducteur qui est légèrement confondu avec le rideau) pour ne pas prendre trop de place,
- dépasser le débit imposé qui agrandit la taille du fichier final mais qui garde une meilleure qualité que la 1ere solution.
(Sachez qu'en pratique, on applique presque toujours la solution 1.

)
Maintenant qu'on a vu grosso modo comment traiter une image, le codec veut aussi savoir comment évolue l'action : il est capable de reconstituer une image avec la précédente !
Découvrir l'image-clé (I-Frame)
Alors sachez que dans toutes les vidéos que vous regardez, les images qui la composent ne sont pas complètes !
Meuh n'importe quoi : moi, je vois l'image dans son intégralité !
Hé hé, l'ordinateur nous berne ! L'ordinateur est très très malin, car il sait ce qu'il y a eu à l'image précédente pour reconstituer celle qu'il traite. Ainsi, dans notre dernière image, nous avons le tigre sur la voiture intelligente : sur 2 images, on remarque que seuls le tigre et le "scanner" avant rouge bougent. Eh bien sur l'image que je vous ai donnée, vous imaginez juste voir les mouvements du tigre et du scanner ; quant au reste (qui est fixe), vous le laissez blanc.
Mouais bon, mais c'est quoi, l'intérêt ?
L'intérêt repose sur le fait que le "blanc" est une grande zone de couleur, donc le codec peut concentrer la qualité sur les mouvements sans se préoccuper du décor qui lui, reste fixe. Ainsi on obtient une image de qualité satisfaisante pour l'oeil, même s'il y a des mouvements et le comble, c'est que l'image "incomplète" ne pèse presque rien !!
Ah ok : donc en gros, c'est l'image-clé qui retient le décor et les images suivantes, les mouvements ?
EXACTEMENT ! L'image-clé est la seule image qui retient l'ensemble de l'image, donc les personnages et le décor. Par conséquent, cette image possède un poids très élevé comparé aux autres. Le changement d'image-clé intervient quand le plan change, ou quand les mouvements modifient l'ensemble de l'image. Ainsi, l'encodeur se sert de l'image-clé pour construire les images suivantes. Sur une vidéo, il y a un taux d'images-clés comparées aux images "normales" qui ne retiennent que les mouvements :
- les dessins animés comprennent un nombre très très faible d'images-clés : le décor change très peu. Les dessinés normaux comprennent moins de 10 % d'images-clés, tandis que dans les chefs-d'oeuvre de Walt Disney, plus complexes, ce taux peut atteindre les 15 % !
- Les films d'action sont très variables : par conséquent, je ne peux donner un taux exact, mais comptez au moins 10 % d'images-clés, pouvant aller jusqu'à 20 ou 25 % suivant les scènes.
- Les films pornographiques consomment beaucoup d'images-clés car les mouvements s'impactent sur l'ensemble de l'image. Cela varie entre 20 % à 50 %, mais sachez qu'il existe des courts métrages qui contiennent uniquement des images-clés (grosso modo, presqu'aucune compression), donc la compression "intelligente" perd tout son intérêt, mais cela permet d'assurer une qualité acceptable.
Précédemment, nous avons vu à quoi servaient les images-clés ; maintenant, nous allons approfondir tout ceci.
I-Frame Boost
L'utilisateur peut régler l'importance des images-clés au sein de la vidéo, c'est ce qu'on appelle le "boost de l'i-frame". Théoriquement, cela permet de donner davantage de débit aux images-clés afin de favoriser la qualité de l'arrière-plan tout au long de la séquence, jusqu'à la prochaine nouvelle image-clé. Concrètement, cela permet de donner plus de splendeur aux paysages, aux décors sur les vidéos à base de dessins animés, ou films "calmes" où il y a peu d'action. Par exemple, ici dans Le Roi Lion 2, je n'ai pas hésité à monter ce réglage dans le but d'avoir des nuages beaucoup plus nets (sinon les teintes sont mélangées, donc ça nous donne un nuage purement blanc).
Sur les codecs XviD, c'est assez complet, car on peut beaucoup jouer sur ce genre de paramètres pour obtenir des images d'une qualité impressionnante, même avec un débit faible !
Les dangers de l'I-Frame boost
Même si le boost de nos images-clés est assez surprenante, tentant beaucoup de monde à élever ce réglage, il peut en résulter des conséquences assez gênantes dans certaines conditions, notamment lorsque l'on utilise sa platine DivX de salon ! L'exemple le plus concret qui s'observe sur quasiment toutes les platines bon marché, c'est l'horrible saccade lors d'un changement de plan, aussi bien visible qu'audible (le son lui aussi saccade ou poursuit sa lecture, donc la vidéo est désynchronisée au niveau du son). Chez d'autres, le fait de charger l'image-clé, l'image est très nette, certes, mais sur les images suivantes, on voit les traînées du mouvement sur l'écran (comme si le lecteur DivX ne se rappelait plus de l'image-clé, car trop lourde).
Mouais bon... si ça ne fonctionne pas top sur les platines, vaut mieux laisser l'i-frame boost de côté ?
Tout dépend. Certains encodent uniquement pour regarder sur l'ordinateur : ils peuvent donc aisément ouvrir le robinet pour donner plus de débit aux images-clés. Personnellement, je pense à long terme. C'est-à-dire que dans dix ans, malgré l'évolution technologique et l'usure de mes DVD, je dois pouvoir les montrer à mes futurs enfants avec la meilleure qualité possible, et le bon compromis : gain d'espace disque / limite de la perte de qualité. Nous aurons des écrans toujours plus grands et toujours moins chers : donc, rien qu'à l'idée de voir
Le Roi Lion avec mes enfants avec une image toute pixellisée ou avec des
artefacts de compression d'ici quelques années, autant prendre les devants (attention, mon fichier final fait quand même dans les 1.8 Go

).
Introduction à la Quantification
Derrière ce nom bizarre se cache un procédé très simple, que nos chers collégiens de 3e doivent savoir : les vecteurs. Eh oui, même si votre prof de maths vous bourrine d'interros et vous vous ramassez des zéros (bah, déjà tu es sur le bon site

), eh bien ici vous voyez l'utilité des vecteurs en informatique et en imagerie numérique : c'est grâce à eux que vous pouvez voir vos vidéos en DivX, en dessinant les mouvements à partir de l'image précédente ! Regardez le schéma ci-dessous (en bas de page), les 2 images qui suivent l'image-clé...
Pfff, j'ai pas besoin d'un vecteur sur l'écran pour savoir qu'une voiture se déplace !
Bien sûr que non, car vous vous représentez le vecteur de façon inconsciente, sans le vouloir. Mais l'ordinateur, lui, a besoin de ces vecteurs pour construire les mouvements. L'ordinateur n'a pas de membres comme nous (paralysé depuis sa tendre enfance

) : il fait donc avec les moyens du bord, et puisqu'il est fort en maths, il va déjà nous montrer ce qu'il sait faire : il va analyser l'image précédente et l'image actuelle, voir les différences et les noter. Un simple lever de patte (cf.
Le Roi Lion) se traduit par une dizaine de vecteurs localement sur la patte de Simba. Par contre, vu que Walt Disney utilise des décors géants et ne filme qu'une partie, cette partie du décor peut bouger vers le bas si le personnage tombe dans un précipice (exemple :
Blanche Neige dans la forêt), ce qui provoque des centaines de vecteurs sur toute l'image pour accompagner le décor et ce, sans reconstituer de nouvelles images-clés. Je vous invite à regarder avec attention l'image entourée d'orange sur le schéma en bas de page (le décor est seulement "déplacé" : aucun changement de plan).
La jeune lionne bouge la tête aux yeux du codec
Les sous-titres
Si vous êtes un grand fana des versions originales (le plus souvent américaines), il vous arrive de vouloir enregistrer le sous-titrage avec. Eh bien incruster le sous-titrage dans la vidéo est vivement déconseillé. En effet, d'une part le sous-titrage ne peut plus être enlevé ou changé après l'encodage ; d'autre part, il réduit la qualité des images, car vous donnez au codec du travail supplémentaire. Ce dernier peut générer des images-clés trop importantes (si la police est grande), mais en général, il corrompt la qualité autour du contour (ceux qui ont de bons yeux peuvent remarquer ce détail). Donc laissez le fichier de sous-titres à côté de votre vidéo.

Les passes
Avant l'encodage, le logiciel vous demandera certainement si vous souhaitez une passe ou 2 (il existe aussi la 3e passe, mais c'est plus compliqué à expliquer). Une
passe, c'est tout simplement un passage. Deux passes correspondent donc à 2 passages (donc, temps d'encodage doublé). Pourquoi donc 2 passes ? Eh bien c'est simple : vous êtes en cours, et vous suivez le cours. Ce dernier sera toujours mieux appris si vous le revoyez une deuxième fois : c'est exactement pareil pour l'encodeur. Dans un premier temps, il regarde votre film pénard.

Durant cette première passe, il analyse les images d'avant et d'après : il ne compresse rien encore, il enregistre juste les informations (il prend note, voyez), genre "générique de début, beaucoup d'actions, prévoir beaucoup de débit" et "générique de fin, actions nulles (uniquement des mouvements du bas vers le haut, pas beaucoup de débit".
Lors de la 2e passe, il va compresser vos images en tenant compte de son carnet de notes : "ah : à la fin, on n'a pas besoin de beaucoup de débit, donc je vais en utiliser pour combler le début". En gros, c'est ça.

Donc, avant de vous coucher, laissez l'ordinateur faire 2 passes durant la nuit, la qualité s'en ressentira.
La résolution
Compresser une image de la taille d'un timbre-poste est plus rapide que de compresser vos photos de vacances en montagne (ah oui : on est en juillet, bon, pas grave

). Bref, avoir une résolution très grande veut dire : beaucoup plus de pixels à traiter, donc plus lent. L'avantage réside dans le fait que le moindre détail sera conservé. Les DVD Vidéos dans le commerce possèdent une résolution de 720 x 576 pixels, les BR-Disc (ou HD-DVD), eux avec la Haute Définition, sont autour de 1280 x 720 pixels !
Avec une résolution quasiment égale à celle du DVD, vous conservez le moindre détail ; par contre, il faut prévoir pas mal de débit (environ 1500 Kbits minimum).
Si vous réduisez la résolution, vous diminuez le temps d'encodage certes, mais vous diminuez le nombre de détails. Cela nécessite moins de débit (environ 1000 Kbits) généralement dans le but de tenir sur un CD de 700 Mo. La grande conséquence, c'est l'apparition d'une couche de flou sur l'ensemble de l'image si vous avez des écrans 22 pouces ou supérieur. L'exemple que j'ai testé dernièrement, c'est celle d'un pianiste filmé pendant qu'il joue : en HD, je vois le moindre texte imprimé sur la coque du synthétiseur et même les notes de sa partition. En résolution assez basse (utilisée sur beaucoup de films en téléchargement P2P), le détail est catastrophique : je vois l'écriture sur la coque, ce ne sont plus des lettres, mais des espèces de tâches difficiles à identifier ; quant à la partition, les lignes sont confondues, donc encore une fois difficile de distinguer la note C de la note E !
HD Ready ou Full HD ?
Il y a un point très important à savoir si vous travaillez dans un environnement avec des résolutions assez élevées : la différence entre la
HD Ready et le
Full HD. Pour rappel, la Haute Définition est une norme pour les téléviseurs LCD et Plasma afin d'afficher un certain nombre de pixels, beaucoup plus important que permet notre bon (vieux) DVD traditionnel. En effet, rappelez-vous, plus de pixels égale plus de détails, vous le verrez avec les captures ci-dessous. Vous aurez donc une définition nettement améliorée, qui se traduit par une meilleure lisibilité du texte (écrans d'ordinateurs, journaux...), le grain de la peau des acteurs qui devient visible, etc.
La HD Ready permet à votre téléviseur d'afficher au maximum une résolution de 1280 x 720 (la première capture) ; la Full HD, quant à elle, permet d'obtenir une résolution de 1920 x 1080 (oui, je sais, c'est un truc de dingue

, regardez la 2e capture). Donc, si vous voulez changer votre téléviseur, prenez de préférence du
Full HD, à peine plus cher que le
HD Ready 
.
Capture tirée du film "Casino Royale" (James Bond) -- Support Blue-Ray -- HD Ready
Capture tirée d'un BR Disc de démonstration ("Pirates des Caraïbes") -- Support Blue-Ray -- Full HD
Le son
Beaucoup mettent le paquet sur le poids de la vidéo et délaissent la partie son. Pourtant, conserver le son original (AC3) vous permet de garder la qualité du DVD ainsi, et surtout le 5.1 ! Eh oui, si vous encodez la bande son, le 5.1 se perd au profit du Stéréo. De plus, certains se permettent de descendre le débit de façon assez draconienne (128 Kbits et moins) : donc, pour les personnes ayant une installation HiFi avancée ou audiophiles (qui ont l'oreille musicale), c'est vraiment désagréable.
Citation : Moi-même (forum)Un gros exemple que tout le monde doit connaître, c'est la saga "Le Roi Lion" (de Walt Disney). En effet, au début à l'intro vous entendez tous les animaux les uns après les autres pousser leurs cris, et c'est au passage des éléphants (qui donnent de gros coups de "pattes" sur le sol) que c'est intéressant :
- sur une vidéo codée avec un son en Mp3 128 Kbits, l'impact des pattes sur le sol provoque un gros grésillement des graves (saturation), donc c'est vraiment pas joli à entendre, surtout avec la musique "Le Cycle de la vie" en fond.
- sur le DVD vidéo original par contre (448 Kbits AC3 6 canaux), l'impact rend les graves d'une finesse inégalée, la musique et le son des animaux est très bien restituée sur l'ensemble des 6 hauts parleurs. Chez moi, j'ai l'habitude de pousser les HP à fond, donc on sent les graves de l'impact aux vibrations du canapé.
Un autre exemple, celui du film "Titanic", le passage où le paquebot se rompt en 2 :
- sur un son à 96 ou 112 (le bitrate est assez faible, car le film est long) : lorsque l'arrière de la poupe du bateau tombe de nouveau à l'horizontale et écrase les naufragés en dessous des hélices, le bruit de l'eau est semblable au bruit d'un téléviseur quand il ne capte rien, c'est horrible. En plus au long du film, vous avez de la très belle musique classique : bah, avec une telle qualité, vous n'appréciez pas la vraie musique telle qu'elle doit être reconstituée.
- sur un son à 448 Kbits (DVD original) : le bruit de l'eau est nettement meilleur, on entend déjà le remplissage de l'avant du bateau par l'eau glaciale sur la droite de l'installation 5.1 et de l'autre, des naufragés qui plongent et au centre, les gens qui crient, surtout en anglais le son, aaaaah magnifique. En plus la musique classique, ça tue.
Bref, mettez le son sur un débit de 160 Kbits ou 192 Kbits, et mettez l'encodeur sur "Qualité folle" pour la vidéo, vous aurez ainsi un très bon compromis.
Le générique de fin
Certains coupent les génériques de fin (ce dont j'ai horreur). Le générique de fin est important dans un long métrage, car il permet de rendre compte de toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation du film, et aussi des musiques utilisées. Donc au lieu de les couper, vous pouvez réduire grandement le débit à la fin, ce qui est faisable avec le XviD très facilement, qui permet de créer des plages d'encodage (de tel à tel morceau, tu encodes à fond, ensuite, mollo, etc.). Baissez la qualité de moitié ou d'un 1/3 de façon à ce que le texte soit tout juste lisible

et surtout, n'oubliez pas d'encoder en 2 passes.
- Il faut adapter le débit de la vidéo en fonction des technologies actuelles qui ne permettent pas de visualisation en non-compressé.
- Il faut également limiter la taille de la vidéo en fonction de la taille des unités de stockage actuelles.
- La vidéo finale compressée résulte toujours d'une perte de qualité, perceptible plus ou moins par l'Homme.
- Une vidéo compressée comprend des images-clés complètes (lourdes) et des images vectorisées (légères) qui permettent le mouvement au fil de la vidéo.
- Une image-clé est renouvelée en cas de changement de plan, ou par un excès d'action sur la scène impactant l'ensemble de l'image.
- Les vecteurs de mouvements peuvent se situer localement sur l'action ou globalement sur l'image si le décor "bouge" avec l'action.
- Une image-clé trop grande / lourde peut conduire à une incompatibilité des platines DivX de salon bas de gamme.
- Une baisse de résolution réduit le temps d'encodage et la qualité du détail.
- Une vidéo compressée en double passe résulte d'une phase d'analyse globale de la vidéo et d'une phase d'encodage proprement dite (temps d'encodage doublé).
- Une négligence sur la partie sonore permet d'améliorer la partie visuelle, mais les audiophiles ne bénéficieront que d'un son très altéré.
- Les sous-titres ne doivent pas être intégrés à la bande vidéo, il est tout à votre honneur de les laisser à côté du fichier final.
Le schéma
Les images sans contour sont légèrement transparentes pour le décor : pour vous montrer que le décor ne change pas, seuls Simba et sa fille sont plus opaques, car c'est eux qui font les mouvements.
Les images-clés sont en rouge et entièrement opaques. Les vecteurs sont en bleus sur les 2 premières images après l'image-clé. Quant à l'image en orange, au lieu de dessiner tous les vecteurs pour montrer que le décor bouge, elle aussi, ainsi que la gueule de Simba qui apparaît, j'ai préféré la mettre légèrement transparente dans son intégralité (donc sur cette image, tout bouge, mais on ne change pas de plan !!).