Vous vous apprêtez à lire un tutoriel rédigé par un membre de ce site. Malgré tout le soin que ce membre a pu apporter au tutoriel, nous ne pouvons pas garantir que les informations contenues sur cette page sont exactes à 100%. Merci de garder cela en tête lorsque vous lirez cette page ;o)
On sait donc qu'on ne peut pas échapper aux altérations, mêmes si elles sont déjà indiquées à l'armure. On n'a pas le choix, va falloir apprendre comment les indiquer !
En réalité, c'est très simple :
- pour indiquer un dièse, on ajoute is juste après le nom de la note (ex. : cis4 pour un do dièse sous forme de noire) ;
- pour indiquer un bémol, on ajoute es juste après le nom de la note (ex. : bes4 pour un si bémol sous forme de noire).
Je reconnais que ce n'est pas très parlant pour nous autres Français, et pour cause, ces abréviations sont issues de la notation musicale germanique et nordique. Bon, on s'y fait

.
Si vous utilisez la notation française avec le fichier
italiano.ly, il vous faut utiliser :
- d pour indiquer un dièse ;
- b pour indiquer un bémol.
Pour les altérations doubles (double-dièse et double-bémol), il suffit de doubler le suffixe utilisé, c'est-à-dire qu'on utilise
isis pour un double-dièse et
eses pour un double-bémol, de même qu'on utilise
dd et
bb en notation française.
Vous remarquerez qu'il n'y a pas d'altération bécarre, ni double-bécarre...
C'est bien normal, puisqu'une note écrite sans altération est considérée par Lilypond comme une note naturelle. Lilypond n'utilise pas les règles ordinaires de conservation des altérations : ni les altérations de l'armure, ni celles de la mesure. Encore une fois : vous devez écrire absolument toutes les altérations que vous voulez faire apparaître sur la partition finale.
Lilypond, lui, s'occupera d'afficher ou non l'altération en question.
Toujours un petit exemple pour pratiquer. Je veux écrire ça (la tonalité choisie est Do# mineur) :
Comment ça, j'aime les exemples tordus ?
Meuh non, pas du tout...
Bon allez, au boulot !
Et voilà le code :
Code : Autre1
2
3
4
5
| \relative c'
{
\key cis \minor
cis8 gisis' bes' eeses, c2
} |
Deux remarques ici (trois, en fait) :
1. on voit bien que l'altération vient bien directement après le nom de la note, comme un suffixe au nom lui-même ;
2. on n'oublie pas que le Do# doit être
écrit explicitement, ce dont on se rend bien compte car le deuxième Do, écrit sans altération, est noté bécarre sur la partition.
La tonalité du morceau est représentée, comme vous le savez, par un certain nombre de dièses ou de bémols au début d'une mesure dans le morceau. Je dis bien au début d'
une mesure et non pas seulement au début de la
première puisque, comme vous l'aurez deviné, Lilypond nous permet d'ajouter des changements de tonalité quand on le souhaite, ce qui est très pratique quand on fait des modulations complexes

.
La commande à utiliser est la suivante :
Code : Autre
ton : note correspondant à la tonalité choisie (
a,
b,
c,
d, etc.).
mode :
\major ou
\minor si la tonalité est majeure ou... mineure.
Un exemple, c'est toujours ça de pris : je veux écrire en
Mi majeur.
Code : Autre
Rien de bien compliqué ici. Seulement deux remarques.
1. Quand on passe à une tonalité plus grave que la tonalité précédente, par exemple de Sol Majeur à Do Majeur, Lilypond affiche à l'armure les bécarres indiquant la "régression" vers la nouvelle tonalité. Concrètement :
Il y a moyen d'empêcher cela, mais on le verra plus tard (je dis ça souvent, mais ça viendra, faut pas vous en faire

).
2. Plus important : dans votre morceau, vous devez indiquer
toutes les altérations,
même celles induites par la tonalité dans laquelle vous vous trouvez.
Bon : maintenant, le problème, c'est qu'on ne sait pas comment en mettre, des altérations accidentelles... Eh bien c'est justement ce qu'on va voir maintenant (appréciez la transition de fou

) !
Bon, je reconnais que c'était plutôt court, mais j'ai vraiment rien de plus à vous dire

. En fait, j'hésitais à rajouter un rappel de solfège sur l'utilité des double-dièses et des double-bémols, mais je me suis dit que ça commençait à faire beaucoup de théorie. Enfin bon, comme j'ai mauvaise conscience, retenez simplement si vous ne le savez pas que ces altérations s'avèrent utiles en modulation.
Rien de spécifique à ajouter, je crois qu'on peut passer à la suite.
Nous avons un chapitre suivant assez lourd : la notation en simultané, qui sert à écrire des notes en même temps (donc des accords), mais aussi des voix ou même des portées.
Que du bonheur

!