Taille de texte
Nous allons dans ce paragraphe comprendre la façon dont la taille du texte peut être modifiée, de façon à pouvoir grossir certains mots ou certaines expressions par rapport à d’autres.
LaTeX propose dix commandes différentes permettant à votre texte de grossir ou de maigrir selon votre envie. Ces commandes s’utilisent très simplement et apparaissent sous deux syntaxes différentes :
Code : TeX | \commande{mon bout de texte} % rien d’inhabituel
{\commande mon bout de texte} % nouvelle façon
|
Dans le cas des modifications de tailles de texte, ces deux méthodes fonctionnent, néanmoins je vous conseille de rester sur la syntaxe \commande{mon bout de texte} car elle est similaire à la majorité des autres syntaxes utilisées dans LaTeX.
Revenons à nos commandes. Comme dit plus haut, le texte peut subir dix transformations différentes au niveau de la taille, celà nous donnant une échelle de taille de texte assez large.
Une fois n’est pas coutume, un beau tableau devrait nous aider à y voir plus clair dans ce tas de commandes.
| Taille de texte |
|---|
| \tiny
|
Minuscule |
| \scriptsize
|
Très très petit |
| \footnotesize
|
Très petit |
| \small
|
Petit |
| \normalsize
|
Normale (définie dans \documentclass
) |
| \large
|
Légèrement plus gros que la normale |
| \Large
|
Gros |
| \LARGE
|
Très gros |
| \huge
|
Très Très gros |
| \Huge
|
Enorme ! |
Testez ces commandes, vous serez surpris des changements qu’elles donneront dans vos mises en page.
Point important : Lors de l’écriture de \documentclass
vous avez choisi une taille de police pour votre document (10 pt par défaut, que vous pouvez monter jusqu’à 12pt). Il serait maladroit d’encadrer l’intégralité d’un document dans une commande \large{}
au lieu de simplement augmenter la taille de police par défaut.
Graisse, soulignement…
Nous venons d’apprendre à rendre plus petite ou plus grosse une portion de texte. Nous allons à présent apprendre à mettre ledit texte en gras, à le souligner ainsi que moult commandes de modifications.
Il existe ici trois méthodes différentes pour appliquer des transformations de type graisse et soulignement à un texte :
- la méthode habituelle \commande{mon bout de texte}
- la méthode {\commande mon bout de texte}
- les environnements.
A la différence des commandes de tailles de textes s’utilisant indifféremment à l’intérieur ou à l’extérieur des accolades, il existe ici des commandes différentes suivant que vous utilisiez l’une ou l’autre des deux méthodes.
Pour vous épargner de multiples paragraphes, les exemples et commandes sont synthétisés ci-dessous sous forme de tableau (à imprimer et à garder sous la main).
Mise en forme
|
|---|
| Modification | Commande | Rendu |
|---|
| Normal |
{\normalfont un lapin}
|
 |
| \begin{rm}un lapin \end{rm}
|
 |
| Gras |
\textbf{un lapin}
|
 |
| {\bfseries un lapin}
|
 |
| \begin{bf}un lapin \end{bf}
|
 |
| Italique |
\textit{un lapin}
|
 |
| {\itshape un lapin}
|
 |
| \begin{it}un lapin \end{it}
|
 |
| Penché |
\textsl{un lapin}
|
 |
| {\slshape un lapin}
|
 |
| \begin{sl}un lapin \end{sl}
|
 |
| Machine à écrire |
\texttt{un lapin}
|
 |
| {\ttfamily un lapin}
|
 |
| \begin{tt}un lapin \end{tt}
|
 |
| Petites majuscules |
\textsc{un lapin}
|
 |
| {\scshape un lapin}
|
 |
| \begin{sc}un lapin \end{sc}
|
 |
Exposant
|
Un canard\textsuperscript{un lapin}
|
 |
Encadrer
|
\fbox{un lapin}
|
 |
Soulignement
Package soul |
\ul{un lapin}
|
 |
Soulignement
Package ulem |
\uuline{un lapin}
|
 |
| \uwave{un lapin}
|
 |
Barrer
Package soul |
\st{un lapin}
|
 |
Gardez à l’esprit qu’un trop grand nombre de mots mis en forme peut nuire à votre document et le rendre totalement illisible.
Utilisez ces commandes avec parcimonie.
La commande \emph{}
, un cas à part
Nous venons de voir une vingtaine de commandes ayant chacune un usage bien défini. Certaines grossissent le texte, d’autres le barre ou le souligne. En bref, chacune a une fonction simple et facile à comprendre.
La commande
\emph{texte}
est différente et permet tout simplement de dire à LaTeX « ce bout de texte compte, met-le en valeur ». LaTeX se chargera tout seul comme un grand de choisir la manière utilisée pour le mettre en valeur.
Petit exemple, un mot mis en valeur dans un texte en italique, et un mot mis en valeur dans un texte sans l’italique.
Code : TeX | \documentclass{book}
\begin{document}
\textit{Lorem ipsum dolor sit amet, \emph{consectetuer} adipiscing elit.}
Lorem ipsum dolor sit amet, \emph{consectetuer} adipiscing elit.
\end{document}
|
Vous constatez que
\emph{}
change de comportement suivant le contexte, et en cela réside sa force.
Conclusion : utiliser l’italique peut souvent être une erreur, il vaut mieux lui préférer
\emph{}
. Dans le premier TP, nous apprendrons à faire en sorte que
\emph{}
mette en gras les mots importants.