Aller au menu - Aller au contenu

Icône Les polices

Mise à jour : 15/10/2010
Difficulté : Facile Facile Durée d'étude : 5 heures Creative Commons BY-NC-SA
20 808 visites depuis 7 jours, dont 785 sur ce chapitre classé 16/786
Ce troisième chapitre traitera des polices et de toutes les façons de modifier du texte. La bonne maitrise de ces outils vous permettra de facilement mettre en avant des mots ou des phrases, rendant ainsi vos documents plus lisibles et structurés.

Quelques conseils seront distillés, en rapport avec les chapitres précédents (en particulier à propos de la commande \documentclass et de la taille de police par défaut).


A la fin de ce chapitre, vous pourrez sans problème :
  • mettre en forme du texte (gras, italique, soulignement…)
  • changer la couleur d’un texte
  • changer de façon ponctuelle ou définitive la police par défaut d’un document.

Rien de sorcier dans les commandes, leur manipulation ne devraient pas poser de problèmes. Ce chapitre étant le plus facile du cours, profitez-en pour vous entraîner.

Sommaire du chapitre :
Icône du chapitre
Chapitre précédent Sommaire Chapitre suivant

Graisse, style, taille

Taille de texte


Nous allons dans ce paragraphe comprendre la façon dont la taille du texte peut être modifiée, de façon à pouvoir grossir certains mots ou certaines expressions par rapport à d’autres.

LaTeX propose dix commandes différentes permettant à votre texte de grossir ou de maigrir selon votre envie. Ces commandes s’utilisent très simplement et apparaissent sous deux syntaxes différentes :

Code : TeX
1
2
\commande{mon bout de texte} % rien d’inhabituel
{\commande mon bout de texte} % nouvelle façon

Dans le cas des modifications de tailles de texte, ces deux méthodes fonctionnent, néanmoins je vous conseille de rester sur la syntaxe \commande{mon bout de texte} car elle est similaire à la majorité des autres syntaxes utilisées dans LaTeX.

Revenons à nos commandes. Comme dit plus haut, le texte peut subir dix transformations différentes au niveau de la taille, celà nous donnant une échelle de taille de texte assez large.
Les tailles de texte

Une fois n’est pas coutume, un beau tableau devrait nous aider à y voir plus clair dans ce tas de commandes.

Taille de texte
\tiny Minuscule
\scriptsize Très très petit
\footnotesize Très petit
\small Petit
\normalsize Normale (définie dans \documentclass )
\large Légèrement plus gros que la normale
\Large Gros
\LARGE Très gros
\huge Très Très gros
\Huge Enorme !


Testez ces commandes, vous serez surpris des changements qu’elles donneront dans vos mises en page.

Point important : Lors de l’écriture de \documentclass vous avez choisi une taille de police pour votre document (10 pt par défaut, que vous pouvez monter jusqu’à 12pt). Il serait maladroit d’encadrer l’intégralité d’un document dans une commande \large{} au lieu de simplement augmenter la taille de police par défaut.


Graisse, soulignement…


Nous venons d’apprendre à rendre plus petite ou plus grosse une portion de texte. Nous allons à présent apprendre à mettre ledit texte en gras, à le souligner ainsi que moult commandes de modifications.

Il existe ici trois méthodes différentes pour appliquer des transformations de type graisse et soulignement à un texte :
  • la méthode habituelle \commande{mon bout de texte}
  • la méthode {\commande mon bout de texte}
  • les environnements.

A la différence des commandes de tailles de textes s’utilisant indifféremment à l’intérieur ou à l’extérieur des accolades, il existe ici des commandes différentes suivant que vous utilisiez l’une ou l’autre des deux méthodes.

Pour vous épargner de multiples paragraphes, les exemples et commandes sont synthétisés ci-dessous sous forme de tableau (à imprimer et à garder sous la main).

Mise en forme

ModificationCommandeRendu
Normal {\normalfont un lapin} Image utilisateur
\begin{rm}un lapin \end{rm} Image utilisateur
Gras \textbf{un lapin} Image utilisateur
{\bfseries un lapin} Image utilisateur
\begin{bf}un lapin \end{bf} Image utilisateur
Italique \textit{un lapin} Image utilisateur
{\itshape un lapin} Image utilisateur
\begin{it}un lapin \end{it} Image utilisateur
Penché \textsl{un lapin} Image utilisateur
{\slshape un lapin} Image utilisateur
\begin{sl}un lapin \end{sl} Image utilisateur
Machine à écrire \texttt{un lapin} Image utilisateur
{\ttfamily un lapin} Image utilisateur
\begin{tt}un lapin \end{tt} Image utilisateur
Petites majuscules \textsc{un lapin} Image utilisateur
{\scshape un lapin} Image utilisateur
\begin{sc}un lapin \end{sc} Image utilisateur
Exposant
Un canard\textsuperscript{un lapin} Image utilisateur
Encadrer
\fbox{un lapin} Image utilisateur
Soulignement
Package soul
\ul{un lapin} Image utilisateur
Soulignement
Package ulem
\uuline{un lapin} Image utilisateur
\uwave{un lapin} Image utilisateur
Barrer
Package soul
\st{un lapin} Image utilisateur



Gardez à l’esprit qu’un trop grand nombre de mots mis en forme peut nuire à votre document et le rendre totalement illisible.

Utilisez ces commandes avec parcimonie.

La commande \emph{} , un cas à part


Nous venons de voir une vingtaine de commandes ayant chacune un usage bien défini. Certaines grossissent le texte, d’autres le barre ou le souligne. En bref, chacune a une fonction simple et facile à comprendre.

La commande \emph{texte} est différente et permet tout simplement de dire à LaTeX « ce bout de texte compte, met-le en valeur ». LaTeX se chargera tout seul comme un grand de choisir la manière utilisée pour le mettre en valeur.

Petit exemple, un mot mis en valeur dans un texte en italique, et un mot mis en valeur dans un texte sans l’italique.
Code : TeX
1
2
3
4
5
\documentclass{book}
\begin{document}
\textit{Lorem ipsum dolor sit amet, \emph{consectetuer} adipiscing elit.}
Lorem ipsum dolor sit amet, \emph{consectetuer} adipiscing elit.
\end{document}


la commande \emph{}

Vous constatez que \emph{} change de comportement suivant le contexte, et en cela réside sa force.

Conclusion : utiliser l’italique peut souvent être une erreur, il vaut mieux lui préférer \emph{} . Dans le premier TP, nous apprendrons à faire en sorte que \emph{} mette en gras les mots importants.

Couleur

Nous allons ici apprendre à colorer du texte et à le rendre tel un arc-en-ciel au cœur de vos publications. Soulignons ici la dangerosité avérée d’une portion de texte rose au sein d’une thèse et la probabilité élevée que cette portion cause pertes et fracas à l’heure du jury.

Les 8 couleurs par défaut



Nous utiliserons pour la colorisation du texte le package color.

Le package color propose par défaut 8 couleurs (black, white, red, green, blue , yellow, magenta et cyan) que vous pourrez utiliser à votre guise pour colorer du texte via la commande suivante:

Code : TeX
1
\textcolor{couleur}{texte en couleur}

EXERCICE : Reproduisez le texte ci-dessous grâce à la commande que vous venez d’apprendre, cela devrait être sans aucune difficulté.

texte en couleur

SOLUTION :
Code : TeX
 1
 2
 3
 4
 5
 6
 7
 8
 9
10
11
12
\documentclass{article}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{color}
\begin{document}

J'écris un texte
\textcolor{red}{c}\textcolor{green}{h}\textcolor{cyan}{a}\textcolor{black}{t}\textcolor{magenta}{o}\textcolor{red}{y}\textcolor{blue}{a}\textcolor{red}{n}\textcolor{green}{t}.	

\end{document}


Création de nouvelles couleurs



Avec 8 couleurs, vous ne pouvez aller guère loin, raison pour laquelle de bonnes âmes ont créé un système vous permettant de créer d'en fabriquer de nouvelles.

Pour ce faire, une commande est disponible : \definecolor .

Cette commande permet de créer des couleurs à partir de niveaux de gris ou d’un mélange de trois couleurs (rouge, vert et bleu).

Les couleurs créées recevront chacune un nom que vous choisirez et s’utiliseront de la même manière que précédemment, toujours grâce à la commande \textcolor et selon la syntaxe vue précédemment :

Code : TeX
1
\textcolor{le nom de couleur choisi}{texte en couleur}

Niveaux de gris



Définir une couleur en niveau de gris revient à choisir une couleur entre le blanc et le noir. Ici nous estimerons que le gris se trouve sur échelle située entre 0 (le noir) et 1 (le blanc). Choisir un niveau de gris consistera à choisir un nombre à deux décimales (nous utiliserons un point entre le 0 et ses décimales) situé entre 0 et 1.

La syntaxe de \definecolor dans le cas des nuances de gris sera :

Code : TeX
1
\definecolor{le nom choisi sans espace}{gray}{le nombre à deux décimales}


Mélange de rouge, vert et bleu


Afin de créer de nouvelles couleurs, nous mélangerons trois couleurs initiales dans des proportions choisies. De la même manière que pour les nuances de gris, nous choisirons tour à tour l’intensité de rouge, de vert et de bleu dans la couleur que nous créerons.

La syntaxe de \definecolor dans le cas du mélange rouge, vert, bleu sera :

Code : TeX
1
\definecolor{le nom de couleur choisi}{rgb}{taux de rouge entre 0 et 1,taux de vert,taux de bleu}

Les packs de polices

Nous avons appris ensemble à changer la taille d’un morceau de texte et à lui faire subir de multiples transformations, de l’italique au soulignement. C’est bien, mais il nous reste encore une chose à apprendre à changer : les polices de caractères.

Il y a fort à parier que depuis le début du cours vous avez compilé des choses et que l’envie vous a titillée de changer la police de vos textes.

Pour ce qui est des polices, LaTeX a des avantages à doubles tranchants. Rappelons-nous que LaTeX a été créé suite à l’exaspération de chercheurs face à la mise en page plutôt minable de leur texte. Ils ont souhaité lors de la création du langage que l’ensemble des éléments d'une publication, qu’ils soient en gras, en majuscules ou dans une formule, soient cohérents entre eux.

Cette réflexion profonde a entrainé une innovation : la création des packs de police.

L’idée centrale des packs de police est de donner une cohérence au niveau de la typographie à l’intégralité du texte présent dans un document. Résultat : un pack comprenant quatre polices cohérentes correspondant respectivement à :
  • du texte avec empâtements
  • du texte sans empâtements
  • du texte façon machine à écrire
  • du texte mathématique.

Bien qu’il existe un pack par défaut fourni dans LaTeX (utilisant la police Computer Modern) vous pouvez changer de pack de police via l’utilisation des packages citées ci-dessous.

Il vous suffira d’appeler les packages souhaités via la commande \usepackage{nom_du_pack} .

Une fois n’est pas coutume, voici un joli tableau :

Pack de police (nom du package)Exemple
Par défaut défaut
bookman bookman
charter charter
newcent newcent
lmodern lmodern
mathpazo mathpazo
mathptmx mathptmx


Des modifications ponctuelles de police peuvent aussi être introduites grâce à la commande suivante :

Code : TeX
1
{\fontfamily{code_de_la_police}\selectfont mon bout de texte}

Différentes polices sont utilisables, j’en ai sélectionné pour vous et vous les livre dans un nouveau tableau (toujours avec des exemples de rendu).

Code de la policeExemple
bch bch
cmr bcr
lmr lmr
lmss lmss
lmssq lmssq
lmtt Image utilisateur
pag Image utilisateur
pcr pcr
pbk pbk
phv phv
pnc pnc
ppl ppl
ptm ptm
pzc pzc


Il est souvent tentant de changer en permanence de police, néanmoins un document sobre sera bien plus lisible pour un correcteur ou un lecteur qu’un document nécessitant en permanence de se réadapter à la police. Utilisez ces commandes sans lourdeur sinon vos publications deviendront indigestes.

Q.C.M.

Est-ce une bonne idée de changer de taille de texte à chaque mot ?
Pouvons-nous changer la police d'un seul mot ?
Combien de couleur sont disponibles pour coloriser nos textes ?

Statistiques de réponses au QCM

Les modifications de texte n’ont plus de secrets pour vous et vous pouvez selon vos souhaits :
  • changer les styles
  • grossir du texte
  • changer les packs de police
  • modifier ponctuellement les polices.

Le prochain chapitre traitera des notes et vous permettra de faire des citations et des notes de bas de page.

Celui-ci achèvera la partie 2 de ce cours.
Chapitre précédent Sommaire Chapitre suivant

Partager

22 commentaires pour "Les polices"
Note moyenne : 3.61 / 4 (536 votes)
Pseudo Commentaire
Hors ligne pepere250 # Posté le 02/06/2011 à 11:59:49
Britannicus
Avatar

Avis : Mitigé

Citation : sushis
Dire qu'il y une infinité de couleur avec rgb n'est pas totalement vrai non?

N'est t-il pas mieux dire qu'il y en a beaucoup (ou 100^3 si je ne dit pas de bêtise?)

Oui mais bon 100^3 = 1\,000\,000
C'est vraiment chercher la petite bête, d'autant que lorsqu'on aborde l'infini tout est relatif, donc on peut considérer que ce nombre est infiniment grand (d'autant que l'oeil humain n'est pas assez sensible pour voir la différence entre 0.66 et 0.65 par exemple)

Merci à l'auteur pour avoir expliqué à se servir des couleurs, ça m'est très utile.
 
Hors ligne candide # Posté le 14/06/2011 à 19:16:15
"In C ode we trust"
Avatar

Commentaire retiré par moi-même car excessivement négatif, déséquilibré et ne tenant pas assez compte

-- de l'intérêt réel du document (aspects contenus et pédagogiques)
-- du travail de l'auteur,
-- de son souhait authentique d'être contributif,
-- de l'intérêt légitime suscité par le public débutant et concourant élargir la communauté Latex.


Mes sincères excuses à l'auteur pour les offenses qu'il a pu ressentir.

  • Make it work, Make it well, Make it fast, Make it short, Make it fun
  • Comment insérer les balises de code dans un message ? : Screencast ou Texte
  • Le rasoir d'Occam : Entities should not be multiplied beyond necessity.
  • KISS !
  • Le gâteau sous la cerise.
  • (Lien vers fichier pdf) La norme du langage C 99
  • scanf et printf : les colifichets de la programmation bling bling

 
Hors ligne BadPotato # Posté le 04/10/2011 à 04:36:21
excel parmit les lent,excelent
Avatar

Sous windows XP, je n'ai pas accès au package color, de plus il n'est ni dans mon package manager et ni sur le site de miktex
==> http://miktex.org/pkg/browse.aspx (en tapant color dans le "name search")

Donc je ne peut pas compiler avec TexnicCenter(LaTex=>PDF)... c'est assez embêtant :(

Par contre sous cygwin, ça fonctionne à merveille, mais ça ne règle pas mon problème.


 
Hors ligne Draxraven # Posté le 29/01/2012 à 20:59:28

Je crois que j'ai le même problème... J'ai beau cherché le package, pas moyen de trouver. Je vais chercher une solution.
Hors ligne js95 # Posté le 14/04/2012 à 11:10:10
Avatar

Une petite précision concernant la syntaxe à adopter pour les commandes de changement de taille.
Cette syntaxe ne donne pas le résultat attendu :
Code : TeX
1
\large{taille large} taille large

En effet le texte écrit après la fermeture de l'accolade sera encore écrit en taille large jusqu'à la fin de la section courante.

Il vaut mieux utiliser l'autre syntaxe qui elle en revanche fera que le texte après l'accolade retrouvera sa taille normale comme on veut :
Code : TeX
1
{\large taille large} taille normalsize


Le même comportement est observé avec les autres tailles de texte (small, footnotesize, Large, ...).

La précision est le fruit de la réussite.
 

Voir tous les commentaires