Allons voir quels fichiers nous avons récupérés. Pour ajouter OpenOffice au menu de Fluxbox, il est important de repérer les exécutables correspondant à chaque composant (le traitement de texte, le tableur, ...), ainsi que leurs icônes. Accessoirement, il faudra aussi placer les exécutables dans /usr/local/bin et les icônes dans /usr/local/share.
Code : Console
Les trois derniers "fichiers" de la liste qui s'affiche sont des dossiers, comme l'indique le d au début de ces 3 lignes.
- Le dossier bin contient des exécutables. En apparence, c'est ceux-là qu'on veut. Mais, vous constaterez qu'ils ne fonctionnent pas.
- Les vrais exécutables que nous cherchons sont cachés au fond du deuxième dossier : openoffice.org-3.3.0
- Le dossier share contient nos icônes.
Pour explorer rapidement le dossier
share, allez-y et entrez la commande
ls -R. C'est le
li
sting "
récursif" : il montre le contenu de
share et aussi celui des sous-dossiers.
Mais il y a deux problèmes.

D'abord, on ne voit pas facilement si tous ces noms qui s'affichent sont ceux de fichiers, de dossiers, ou de liens. Il faudrait mettre un peu de couleur. Avec l'option
-G, ls va afficher les fichiers en blanc, les dossiers en bleu et les liens en violet. On peut cumuler les options, donc essayez :
Code : Console
Oui, mais voilà ! Il y a le deuxième problème

, encore plus gênant : la liste est trop longue et prend plus d'un écran. Du coup, on ne peut pas voir le début. Il faudrait pouvoir remonter...
Eh bien, figurez-vous que c'est possible ! Si, si ! Il y a sur votre clavier deux touches spéciales qui permettent ça. Et si ça se trouve, vous ne les avez jamais utilisées.

Elles se trouvent normalement au haut à droite du clavier et s'appellent respectivement
Arrêt défil et
Pause.
Arrêt défil et
Pause ! Elles serviraient donc à quelque chose, ces touches là ?
Essayez, vous allez voir.

Appuyez sur l'une des deux puis, grâce aux touches fléchées, remontez au début du listing. Vous n'imaginez pas tout ce dont votre clavier est capable ! Pour revenir à la ligne de commande, appuyez à nouveau sur Arrêt défil ou sur Pause (la même que précédemment).

Autre méthode, essayez cette commande :
Code : Console
Le symbole
| (sur la même touche que
6) va
rediriger la sortie de la commande de gauche vers celle de droite. Au lieu d'afficher directement son résultat dans la console,
ls le transmet donc à la commande
less. Et c'est
less qui affiche le contenu des sous-dossiers, mais à sa manière, comme il le ferait pour un fichier (sans couleur, malheureusement). Parcourez-le avec les touches fléchées puis revenez à la ligne de commande avec
q.
Assez de digressions !

Voilà donc les icônes pour nos 6 applications. Elles sont dans le dossier
./icons/hicolor/128X128/apps/. Je vous rappelle que
. désigne le dossier où on est, à savoir : /usr/home/[votre identifiant]/OOo/share/. Le chemin complet vers les icônes est donc :
/usr/home/[votre identifiant]/OOo/share/icons/hicolor/128X128/apps/.
Cherchons maintenant les exécutables. Je vous ai dit qu'ils étaient dans le dossier
openoffice.org-3.3.0/. Sortez de
share/ avec la commande
cd .. (rappel :
.. désigne le dossier "parent" de celui où vous êtes), tapez
cd o TAB Entrée puis :
Code : Console
Vous trouvez ainsi, à droite, le dossier
openoffice.org3. On y va ?
Et répétant la même opération dans ce dossier, vous devriez repérer facilement le dossier
program. Et là, un nouveau
ls -G va faire apparaître en rouge un certain nombre d'exécutables, dont ceux de nos six applications :
sbase,
scalc,
sdraw,
simpress,
smath et
swriter.
Nous les avons trouvés. Mais où sommes-nous, au fait ?
Code : Console | % pwd
/usr/home/[votre identifiant]/OOo/openoffice.org-3.3.0/openoffice.org3/program |
Je vous avais dit qu'ils étaient bien cachés.

Mais visiblement pas assez bien pour nous échapper.
Vous connaissez maintenant la structure du dossier
OOo/. Pour l'étudier, c'était pratique de l'avoir dans votre dossier personnel. Mais vous savez bien que ce n'est pas sa place. Comme toutes les applications installées par vos soins, OpenOffice doit aller dans le dossier
/usr/local/. C'est donc là-bas qu'il faut placer l'archive en
.tar. Vous pourrez alors supprimer l'archive en
.tbz et ce
OOo/ temporaire de votre dossier personnel.
Code : Console | % cd ~/OOo
% su
[Nom de l'ordinateur]# mv OOo_3.3.0_FreeBSD82_x86-64_install_fr.tar /usr/local/
[Nom de l'ordinateur]# cd ..
[Nom de l'ordinateur]# rm OOo_3.3.0_FreeBSD82_x86-64_install_fr.tbz |
Et maintenant, le gros morceau :

la destruction du dossier
OOo/. Ce n'est pas un simple fichier, cette fois. Il faut supprimer le dossier et son contenu avec. C'est ce qu'on appelle une
suppression récursive.
Code : Console
L'option
-r demande la suppression récursive du contenu de chacun des sous-dossiers. Et comme on ne veut pas s'embêter à confirmer la suppression de chacun, on ajoute l'option
-f : sans confirmation. Vous voyez encore une fois qu'on peut écrire deux options ensemble :
-rf est équivalent à
-r -f.
La commande
rm -rf est à employer
avec modération : elle peut supprimer

beaucoup de données.
Maintenant, allez installer OpenOffice "pour de vrai" dans
/usr/local/. Vous retrouvez là-bas votre archive
OOo_3.3.0_FreeBSD82_x86-64_install_fr.tar. En la découpant ici, vous enverrez chaque fichier dans le bon dossier :
Code : Console | [Nom de l'ordinateur]# tar -xf OOo_3.3.0_FreeBSD82_x86-64_install_fr.tar |