Dans cette première partie, nous allons étudier les fonctions «
Mathématiques » d'Excel. Elles se trouvent ici :
A partir du ruban et de l'onglet «
Formules », de la rubrique «
Bibliothèque de fonctions » et dans la catégorie «
Maths et trigonométrie ».
Ou à partir du ruban et de l'onglet «
Formules », de la rubrique «
Bibliothèque de fonctions » et de cliquer sur «
Insérer une fonction ». Une fenêtre s'ouvre, sélectionner dans le menu déroulant de la catégorie : «
Math & trigo. » :
Je vais vous proposer des fonctions de base de la catégorie «
Mathématiques et trigonométrie » qui ne sont pas forcement intuitives. D'autres fonctions existent mais sont très simples d'utilisation.
Pour suivre avec moi cette sous-partie et vous exercer de votre côté, je vous propose de :
Ce classeur Excel contient tous les exemples utilisés dans cette sous-partie. Il y a la base des exemples, à vous d'entrer les formules.
INTRODUCTION
Dans cette introduction, nous allons parler des opérateurs et des priorités mathématiques. Cela peut paraître facile, mais un rappel n'est pas une perte de temps pour certains.

Les trois fonctions qui suivent permettent d'effectuer les opérations suivantes : addition, soustraction, multiplication, division.
Un petit tableau qui récapitule les signes utilisés pour ces opérations :
| Opération |
Opérateur |
| Addition |
+ |
| Soustraction |
- |
| Multiplication |
* |
| Division |
/ |
Dans une formule Excel, on peut utiliser ces opérateurs pour effectuer des calculs. Mais lorsqu'il s'agit d'additionner 50 cellules, la formule devient très longue. C'est pourquoi les fonctions sont utiles.
Petit rappel mathématique : les opérations de multiplication et division sont prioritaires sur les opérations d'addition et de soustraction.
Une formule est lue et exécutée de gauche à droite et effectue les opérations dans l'ordre. Mais elle respecte les propriétés opératoires rappelées juste avant. La formule effectue donc d'abord toutes les multiplications et divisions et ensuite les additions et soustractions. Si des additions doivent être effectuées avant les multiplications par exemple, il faut alors utiliser les parenthèses. Ainsi, une addition entre parenthèses est effectuée
AVANT une multiplication. Voici des exemples :
| Formule |
Résultat |
| =10+3*5-2 |
23 |
| =(10+3)*3-2 |
37 |
| =(15+30)/(2+1) |
15 |
| =5*6+3 |
33 |
| =(5*6)+3 |
33 |
J'espère que ça vous a rappelé de bons souvenirs et que vous connaissez maintenant ces opérations et opérateurs. Des erreurs courantes viennent de ces priorités opératoires non prises en compte par l'utilisateur.
SOMME
Que permet-elle ?
Elle permet l'addition de plusieurs nombres ou cellules.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
La fonction
SOMME s'écrit de la façon suivante et prend un nombre d'arguments très variable.
=SOMME(100;250)
Mais la plupart du temps, on ne connaît pas les nombres à additionner on utilise alors les coordonnées de cellules de cette façon :
=SOMME(E2;F4)
On peut aussi additionner plusieurs cellules différentes ou même des plages de cellules. Pour plusieurs cellules on utilise le point-virgule (;) pour séparer les cellules. Lorsqu'il s'agit d'une plage de cellules, on entre la première cellule de la plage et la dernière cellule de cette même plage séparées par deux points (:). Pour vulgariser et bien retenir, le point-virgule (;) signifie "et", et les deux points (:) signifient "jusqu'à".
=SOMME(E2;F4;G6) pour calculer la somme des valeurs des cellules E2, F4 et G6.
=SOMME(E2:E5) pour calculer la somme des valeurs des cellules E2, E3, E4 et E5.
Un exemple théorique et un exemple concret
Voici un exemple théorique sur des données aléatoires :
Dans la colonne B on a les formules entrées dans la colonne C et qui nous donnent les résultats de la capture d'écran.
Nous allons voir maintenant un exemple plus concret. Dans une équipe de handball, nous allons voir combien de buts chaque joueur a marqués (résultats fictifs). Voici ce que ça donne :
Nous venons de voir une utilisation concrète de la fonction
SOMME mais elle est souvent combinée à d'autres fonctions. Vous savez quand même comment faire une somme de plusieurs cellules.
Pour une différence, il suffit de placer un signe - devant le chiffre que l'on souhaite soustraire. En effet, il n'existe pas de fonction DIFFÉRENCE dans Excel 2007. Pour le reste, ça fonctionne comme pour l'addition.
PRODUIT
Que permet-elle ?
Elle permet de multiplier plusieurs nombres ou cellules entre eux.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
La fonction
PRODUIT s'écrit de la même façon que la fonction SOMME et fonctionne exactement de la même façon.
Un exemple théorique et un exemple concret
Voici un exemple théorique sur des données aléatoires :
Avec un exemple plus concret, on peut voir l'utilité de la fonction dans une facture par exemple et on peut combiner la fonction
SOMME :
QUOTIENT
Que permet-elle ?
Elle permet de renvoyer la partie entière d'une division.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
La fonction
QUOTIENT s'écrit de la façon suivante et prend deux paramètres : le diviseur et le dividende.
=QUOTIENT(100;25)
Mais la plupart du temps, on ne connaît pas les nombres à diviser on utilise alors les coordonnées de cellules de cette façon :
=QUOTIENT(E2;F4)
Un exemple théorique et un exemple concret
Voici un exemple théorique sur des données aléatoires :
Avec un exemple plus concret, on peut voir l'utilité de la fonction dans le calcul de la répartition des denrées par élève, étant donné qu'il est difficile de distribuer des quarts de bonbons, il est préférable d'avoir des valeurs entières :
Simplifier ces fonctions
Nous venons de voir trois fonctions d'Excel qui sont très souvent utilisées et peuvent être simplifiées grâce aux opérateurs numériques que nous avons vus en introduction. Les voici :
| Description |
Opérateur |
Simplification |
| Somme |
+ |
=SOMME(B2;C4) revient à écrire =B2+C4 |
| Différence |
- |
=SOMME(B2;-C4) revient à écrire =B2-C4 |
| Produit |
* |
=PRODUIT(B2;C4) revient à écrire =B2*C4 |
| Quotient |
/ |
Pas de simplification |
=QUOTIENT(B2;C4) ne revient pas à écrire =B2/C4. En effet, cette expression permet de diviser les deux nombres, mais ne renvoie pas que la partie entière, elle renvoie aussi la partie décimale du résultat.
Nous pouvons prendre comme exemple un bulletin de notes pour regrouper l'addition, la multiplication et la division. Pour calculer la moyenne d'un élève au bac, on calcule dans un premier temps le nombre de points que rapporte chaque matière en multipliant la note par le coefficient. Dans un second temps, on obtient le nombre total de points obtenus et le nombre de coefficients total. Enfin, pour calculer la moyenne on divise le nombre de points par le nombre de coefficients pour avoir la moyenne sur 20. Dans notre exemple, notre élève de terminale S spécialité physique-chimie (précision qui n'a aucun intérêt

), obtient la moyenne de 13,71 :
Voilà la partie la plus simple de ce tutoriel de terminée. Bah ouais, on a juste vu les fonctions de calcul de base... On attaque la suite avec une nouvelle fonction.
MOD
Que permet-elle ?
Elle permet de renvoyer le reste d'une division.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
La fonction
MOD s'écrit de la façon suivante et prend deux paramètres (comme pour la fonction
QUOTIENT en fait).
=MOD(100;18)
Mais la plupart du temps, on ne connaît pas les nombres à diviser on utilise alors les coordonnées de cellules de cette façon :
=MOD(E2;F4)
Un exemple théorique et un exemple concret
Voici un exemple théorique sur des données aléatoires :
Pour ce qui est de l'exemple plus concret, on peut reprendre la liste des denrées par enfants. Mais ici, la colonne de résultat nous donne les restes après le partage équitable des denrées.
PGCD
Que permet-elle ?
Elle permet de renvoyer le plus grand dénominateur commun de plusieurs nombres ou cellules.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
La fonction
PGCD s'écrit de la même façon que la fonction
SOMME.
=PGCD(E2;F4;G6) pour calculer le PGCD des valeurs des cellules E2, F4 et G6.
=PGCD(E2:E5) pour calculer le PGCD des valeurs des cellules E2, E3, E4 et E5.
Un exemple théorique et un exemple concret
Voici un exemple théorique sur des données aléatoires :
Vous ne voyez pas l'utilité du PGCD ? Voici un exemple : vous cherchez à couvrir une surface de 210 cm sur 135 cm avec des carreaux de carrelage. Il vous faut le moins de carreaux possible donc des carreaux les plus grands possible. Il faut aussi qu'on ait que des carreaux entiers. En effet, couper un carreau de carrelage, c'est pas facile... On cherche alors la taille d'un carreau (carré) de carrelage. On utilise alors le PGCD!
Petite pause
Nous allons faire une pause dans les fonctions pour présenter le concept de condition utile dans ... beaucoup de fonctions et notamment dans les prochaines fonctions présentées. C'est une pause dans l'étude des fonctions, mais pas dans l'apprentissage ! Ce passage est très important, mais pas compliqué. Il faut bien comprendre tout ça pour utiliser à bon escient les fonctions qui comportent des conditions.
Pour démarrer, on va expliquer ce qu'est une condition. Une condition commence toujours par un SI. Dans la vie courante, on peut dire : "Si je finis de manger avant 13h, je vais regarder le journal télévisé". On peut aussi aller plus loin en disant "Sinon, j'achète le journal". Pour Excel, c'est la même chose. On a une fonction
SI présentée plus en détail dans la partie sur les fonctions logiques qui fonctionne de la même façon. Une condition et donc un "si", une valeur si c'est vrai et une valeur si c'est faut (qui correspond au sinon).
Pour faire une condition, il faut un
critère de comparaison. Lorsque vous faites un puzzle, vous triez en premier les pièces qui font le tour pour délimiter le puzzle et aussi parce que le critère de comparaison entre les pièces est simple : sur les pièces du tour, il y a un côté plat. Donc lorsque vous prenez une pièce en main, vous comparez les côtés de la pièce à un côté plat et vous la mettez soit dans la boîte des pièces du tour soit dans les pièces qui seront retriées par la suite.
Dans Excel, ce critère de comparaison est soit une valeur, une cellule ou encore du texte. On compare les données d'une cellule à notre critère de comparaison et Excel renvoie VRAI si la comparaison est juste sinon Excel renvoie FAUX et Excel exécute ce que vous lui avez dit de faire en fonction de ce que renvoie la comparaison.
Pour comparer des valeurs numériques ou même du texte, on utilise des signes mathématiques. Le plus connu des signes de comparaison est égal à (=). Si les valeurs sont égales, alors fait ça sinon fait ci. Je vous donne la liste de tous les opérateurs utilisés dans Excel pour les comparaisons :
| Opérateur de comparaison |
Signification |
| = |
Égal à |
| > |
Supérieur à |
| < |
Inférieur à |
| >= |
Supérieur ou égal à |
| <= |
Inférieur ou égal à |
| <> |
Différent de |
On peut donc avec ces opérateurs de comparaison, faire toutes les comparaisons possibles entre deux valeurs. On va alors s'entraîner à faire des comparaisons avec des données :
| Comparaison |
| A3<=A4 |
| B7<>G9 |
| L2>A1 |
| B2=B5 |
| A4>=F8 |
| M3<D9 |
Alors, vous savez à quoi correspondent toutes ces comparaisons? La réponse juste en dessous.
Secret (cliquez pour afficher)
| Comparaison |
Signification (Si...) |
| A3<=A4 |
A3 est plus petit ou égal à A4 |
| B7<>G9 |
B7 est différent de G9 |
| L2>A1 |
L2 est plus grand que A1 |
| B2=B5 |
B2 est égal à B5 |
| A4>=F8 |
A4 est plus grand ou égal à F8 |
| M3<D9 |
M3 est plus petit que D9 |
Pour comparer à une valeur sans passer par la cellule, on entre la valeur telle quelle :
A1=10. Par contre si on veut comparer à du texte, il faut alors le mettre entre guillemets :
A1="Jean".
On va complexifier cette notion de condition et de comparaison au fil du cours dans les différentes fonctions.
SOMME.SI
Que permet-elle ?
Elle permet l'addition de plusieurs nombres ou cellules selon un critère de comparaison.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
La fonction
SOMME.SI s'écrit de la façon suivante et prend 2 ou 3 paramètres.
=SOMME.SI(plage;critère;[somme_plage])
Le premier paramètre est la
plage, c'est l'ensemble des cellules à comparer. Le second est le
critère de comparaison, c'est à ce critère que la fonction va comparer les cellules de la plage. Enfin, le troisième paramètre est facultatif. S'il n'est pas présent, ce sont les valeurs de la
plage qui sont additionnées. Si le paramètre
somme_plage est renseigné, ce sont les cellules de cette plage qui sont additionnées.
Ce qui nous donne pour une écriture avec des données aléatoires:
=SOMME.SI(E2:E8;">10";F2:F8)
On vient de voir que quand il y avait une comparaison, Excel renvoie VRAI si elle est juste sinon elle renvoie FAUX et qu'Excel exécute ce qu'il faut en fonction. Ici, l'instruction qui est faite par Excel après la comparaison, c'est la prise en compte ou non de la valeur. En fait si la condition est vraie, la valeur correspondante est prise en compte, sinon elle n'est pas prise en compte dans l'addition. On ne choisit pas ce que fait la fonction après avoir renvoyé VRAI ou FAUX, c'est la fonction qui s'en charge seule. On choisit seulement avec la fonction
SI étudiée dans les fonctions logiques.
Un exemple théorique et un exemple concret
Voici un exemple théorique sur des données aléatoires :
Petite explication : la fonction regarde la cellule B2 et la compare au critère que nous avons entré, si cette valeur est plus grande que 320, alors j'intègre la cellule C2 dans l'addition, sinon je ne prends pas en compte la cellule C2. La fonction répète cela pour toutes les cellules de la plage de B2 à B10.
Pour voir si vous avez compris, on va refaire un exemple avec un cas concret. On va faire nos courses. Pour économiser, on achète que les articles à moins de 10€. Combien d'articles vais-je avoir à la sortie du magasin ?
Si le prix du savon est inférieur à 10€ alors j'achète les 2 savons (donc 2 articles). On fait la même chose pour toutes les lignes de la plage. On se retrouve à la sortie du magasin avec 14 articles. Alors que si nous avions tout acheté, nous aurions eu 16 articles.
Voilà ce qu'il y a à savoir sur la fonction
SOMME.SI.
SOMMEPROD
Que permet-elle ?
Elle permet de comptabiliser des données en multipliant des matrices entre elles. Pour être clair, elle permet de compter le nombre d'entrées d'une liste selon des conditions, mais aussi d'additionner des cellules d'une liste selon des conditions.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
La fonction
SOMMEPROD s'écrit de la façon suivante et prend un nombre très variable d'arguments.
=SOMMEPROD((plage1="critère1")*(plage2="critère2")*(plage3)*...)
Les paramètres sont tous les mêmes, ce sont des plages de cellules. Elles peuvent prendre deux formes. Soit, comme dans l'exemple plage1 et plage2, elle est suivie d'un critère de comparaison soit, comme dans l'exemple plage3, elle ne possède pas de critère de comparaison. On peut compter le nombre de lignes où la plage1 (colonne 1) est égale à critère1 et où la plage2 (colonne 2) est égale à critère2. Si on insère une troisième plage (colonne 3), on additionne les cellules de cette plage.
Je ne comprends pas tout là, ça reste flou pour moi...
Comme pour la fonction précédente, on utilise des critères de comparaison qui varient selon le type de données dans les plages. Voici un exemple plus concret pour expliquer (une exemple est plus parlant qu'un long discours) :
=SOMMEPROD((E2:E8="Jacques")*(F2:F8="Janvier")*(G2:G8))
La première plage est comparée au critère "Jacques", la seconde au critère "Janvier" et la troisième n'a pas de critère de comparaison. La fonction va donc regarder sur la première ligne, si la première cellule est égale à "Jacques" et si la seconde cellule de la ligne est égale à "Janvier". Si c'est le cas, alors la valeur de la troisième cellule de la ligne est prise en compte dans l'addition. S'il n'y avait pas de troisième plage, la fonction se contente de compter le nombre de lignes où les deux comparaisons sont vraies. On obtient ainsi le nombre de fois où Jacques et Janvier sont sur la même ligne.
Avec cette fonction on peut compter le nombre de lignes qui respectent les conditions ou alors additionner les cellules de chaque ligne. Nous allons voir un exemple concret directement pour que ce soit plus facile à comprendre.
Un exemple concret
Nous allons utiliser une feuille de données que je vous montre ici (et disponible dans le fichier téléchargeable) :
Ce tableau représente les ventes de chaque vendeur d'un magasin sur les trois premiers mois de l'année. Il y a 4 vendeurs (Jean, Pierre, Paul, Jacques).
Comment faire pour savoir le nombre de ventes de Paul au mois de Mars ? En utilisant la fonction
SOMMEPROD pardi !
Pour cela il faut entrer la formule suivante :
=SOMMEPROD((A2:A31="Paul")*(B2:B31="Mars"))
On obtient bien 3 ! Et oui Paul a fait 3 ventes au mois de Mars. Maintenant on cherche à savoir combien d'argent a rapporté Paul au mois de Mars. Il suffit de multiplier par la colonne
"Montant" de cette manière :
=SOMMEPROD((A2:A31="Paul")*(B2:B31="Mars")*(C2:C31))
Tada ! On obtient donc 2230. En effet, la fonction a effectué le calcul suivant : 840+660+730=2230. C'est top non ? On peut faire plein de combinaisons avec cette formule ! Mais attention il y a quelques règles à respecter :
Toutes les plages doivent avoir la même taille et aucune colonne ne peut être prise entièrement en entrant (A:A). Cela dit, on peut la sélectionner en faisant (A1:A65535).
Je vous propose d'autres exemples pour bien comprendre et voir un peu ce que l'on peut faire avec cette fonction.
Exemple 1 : compter le nombre de ventes réalisées par Jean (on peut aussi réaliser cette opération avec la fonction
NB.SI) :
=SOMMEPROD((A2:A31="Jean")*1)
On obtient ainsi : 8. Cet exemple n'est pas le meilleur pour montrer la puissance de la fonction, mais elle montre qu'on n'est pas obligé d'avoir beaucoup de paramètres compliqués.
Exemple 2 : compter le nombre de ventes supérieures à 600€ au mois de Janvier :
=SOMMEPROD((B2:B31="Janvier")*(C2:C31>600))
On obtient ainsi : 2. On peut ainsi combiner les conditions pour prendre les valeurs comprises entre 200 et 600 par exemple.
Exemple 3 : totaliser la somme accumulée grâce à Pierre aux mois de Janvier et Mars :
=SOMMEPROD((A2:A31="Pierre")*((B2:B31="Janvier")+(B2:B31="Mars"))*(C2:C31))
On obtient ainsi : 2760.
Pour synthétiser ce tableau, on peut créer ces deux tableaux :
Dans chaque cellule non grisée, on a des fonctions
SOMMEPROD. Je vous laisse vous entraîner en essayant de reproduire ces tableaux. Si vous avez des questions, demandez-moi dans les commentaires ou par MP. Pour les cellules grisées, on peut utiliser la fonction
SOMME tout simplement. Je propose, pour bien apprivoiser la fonction étudiée, de l'utiliser pour obtenir les mêmes résultats qu'avec la fonction
SOMME. Vous en êtes largement capable, j'ai confiance en vous

.
Nous en avons fini avec la fonction
SOMMEPROD et j'espère que vous avez compris. Elle est vraiment très puissante et utile pour synthétiser des tableaux comme on vient de le faire !
PI
Que permet-elle ?
Elle permet de renvoyer la valeur de pi.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
Elle s'écrit de la façon suivante mais ne demande aucun paramètre :
=PI()
Il faut quand même mettre les parenthèses ouvrante et fermante pour que la fonction ne plante pas.
Un exemple d'utilisation
On cherche à calculer le périmètre et l'aire de différents disques selon leur rayon :
RACINE
Que permet-elle ?
Elle permet de calculer la racine carrée d'un nombre ou d'une cellule.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
Elle ne prend qu'un paramètre, un nombre ou une cellule.
=RACINE(100)
=RACINE(E2)
Un exemple d'application
En course d'orientation, je dois aller du point A au point B. Je connais la distance à vol d'oiseau entre ces deux points. Par contre, le carré au centre ne me permet pas d'aller tout droit c'est une forêt de buisson. Je dois donc calculer la distance à parcourir en prenant le chemin (trait noir).
On utilise alors le fameux théorème de Pythagore qui nous dit que AB²+AC²=BC² lorsque le triangle est rectangle en A. Ici, nous avons un carré donc les deux segments sont de mêmes longueurs et 2x²=AB². Il faut alors résoudre cette petite équation. 2x étant la distance à parcourir. Voici la réponse grâce à Excel :
ARRONDI
Que permet-elle ?
Elle permet d'arrondir le résultat d'un quotient par exemple au nombre significatif que l'on veut.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
Elle prend deux paramètres, le chiffre à arrondir et le nombre de décimal à afficher. On l'écrit ainsi :
=ARRONDI(valeur;nombre_de_décimale)
=ARRONDI(100,029384;2)
On obtient alors la valeur
100,02. C'est très pratique au lieu de formater les cellules avec deux décimales avant de faire les calculs.
Un exemple théorique et un exemple concret
Pour vous montrer comment on utilise la fonction, on l'applique à des données aléatoires.
On vient de voir dans l'exemple que l'on peut appliquer des valeurs négatives. Vous avez sûrement deviné que ça permet d'arrondir avant la virgule et donc à la dizaine (pour -1) près ou à la centaine (pour -2) près.
Vous avez vraiment besoin d'un exemple concret pour cette fonction ? Allez, pour le fun et parce que je suis sympa, je vous en propose un. De plus la répétition permet l'apprentissage donc ça ne vous fera pas de mal

. J'aime bien la bouffe alors encore un exemple sur des courses

.
ARRONDI.INF et ARRONDI.SUP
Que permettent-elles ?
Comme la fonction
ARRONDI, elles permettent d'arrondir un chiffre selon un nombre de décimales ou, en utilisant les nombres négatifs, d'arrondir avant la virgule. Pour la fonction
ARRONDI.INF on arrondit à l'inférieur alors qu'avec
ARRONDI.SUP on arrondit au supérieur. On ne se préoccupe plus de savoir ce qui suit la partie tronquée.
Comment s'écrivent-elles et quels paramètres ?
De la même façon que la fonction
ARRONDI. Elles prennent 2 paramètres, le nombre à arrondir et le nombre de décimales.
=ARRONDI.INF(valeur;nombre_de_décimale)
=ARRONDI.SUP(valeur;nombre_de_décimale)
Je ne vais pas vous en dire plus sur cette fonction puisque c'est la même chose que pour la fonction
ARRONDI. Je ne peux m'empêcher de vous proposer un exemple quand même :
ALEA.ENTRE.BORNES
Que permet-elle ?
Elle permet de renvoyer un nombre
entier aléatoire qui est situé entre deux bornes spécifiées par l'utilisateur (c'est à dire vous).
Un nouveau nombre aléatoire est renvoyé à chaque fois que la feuille de calcul est calculée.
Comment s'écrit-elle et quels paramètres ?
Elle prend deux paramètres obligatoires, la borne minimale (la valeur sera supérieure ou égale à cet argument) et la borne maximale (la valeur sera supérieure ou égale à cet argument).
=ALEA.ENTRE.BORNES(borne_minimale;borne_maximale)
Avec des valeurs aléatoires, on a ceci :
=ALEA.ENTRE.BORNES(0;100)
Si vous entrez cette formule chez vous, vous n'obtenez jamais le même résultat. C'est pourquoi je ne vous donne pas ce que j'ai parce que ce n'est pas forcement la même que vous. Mais on peut aussi spécifier des cellules (lorsque l'on entre des valeurs dans les cellules au lieu de modifier la formule) comme ceci :
=ALEA.ENTRE.BORNES(E2;F2)
Un exemple que vous pouvez adapter
Je vous présente ici un exemple avec différentes bornes totalement aléatoires et vous n'aurez pas les mêmes valeurs que moi. D'ailleurs, si vous recopiez la formule avec les mêmes bornes, vous n'aurez pas la même valeur.
Une combinaison avec la fonction ARRONDI
Pour obtenir un nombre aléatoire parmi les dizaines de 0 à 100. On cherche à avoir 0, 10, 20, 30, 40, 50, 60, 70, 80, 90 ou 100. Comment faire ? En combinant la fonction
ARRONDI et la fonction
ALEA.ENTRE.BORNES! Voici la réponse :
Secret (cliquez pour afficher)=ARRONDI(ALEA.ENTRE.BORNES(0;100);-1)
Vous pouvez donc adapter cet exemple, mais aussi combiner d'autres fonctions entre elles !