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Installation de Code::Blocks sous Ubuntu
Vous vous apprêtez à lire un tutoriel rédigé par un membre de ce site. Malgré tout le soin que ce membre a pu apporter au tutoriel, nous ne pouvons pas garantir que les informations contenues sur cette page sont exactes à 100%. Merci de garder cela en tête lorsque vous lirez cette page ;o)
Le but de ce tutoriel est de vous indiquer la marche à suivre pour installer Code::Blocks sur un ordinateur équipé d'une distribution Linux Ubuntu.
Afin d'être le plus complet possible, nous allons démarrer avec une installation d'Ubuntu entièrement vierge.
Par « vierge », je ne veux pas dire « vide », mais je veux tout simplement parler d'une installation toute fraîche.
Je démarre donc avec la version 6.10 d'Ubuntu (32 bits) mise à jour avec les correctifs de sécurité proposés par les dépôts officiels. Si vous disposez d'une autre version (plus ou moins récente, ou même 64 bits), ne vous inquiétez pas, la procédure est la même.
Ce qu'il vous faudra :
- une connexion internet active afin de pouvoir télécharger Code::Blocks et les paquets dont il aura besoin pour fonctionner ;
- un peu de patience, car je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il est rare que tout marche du premier coup lorsque l'on débute sous Linux (les actions avec la ligne de commande sont fréquentes et les fautes de frappe sont courantes).
Comme je vous l'ai dit précédemment, je pars d'une installation totalement vierge d'Ubuntu. De votre côté, vous avez sûrement déjà essayé votre distribution et installé certains logiciels. Il se peut donc que vous n'obteniez pas tous les messages d'erreurs listés dans ce tutoriel. Si c'est le cas, ne paniquez pas et recherchez plus loin si le message d'erreur que vous obtenez est indiqué.
Si vous rencontrez de trop grosses difficultés lors de l'installation, n'hésitez pas à me contacter par MP, je n'ai jamais refusé d'aider quelqu'un si je me sentais capable de la faire.
Code::Blocks est un logiciel en constante évolution.
Auparavant, il nous était proposé sous la forme d'un simple paquet à installer, mais cette époque est révolue. Maintenant, il nous est disponible grâce à 7 paquets dont voici la liste (vous n'êtes pas obligés de tous les installer, tout dépend de ce que vous voulez utiliser).
- libcodeblocks0 : ce paquet est indispensable, car il contient les bibliothèques de base du logiciel (l'équivalent des dll sous Windows).
- codeblocks : le logiciel lui-même. Je suppose que si vous êtes en train de lire ce tutoriel, c'est que vous en avez besoin
.
- codeblocks-dbg : le débogueur de Code::Blocks. Il n'est pas indispensable, mais c'est grâce à lui que vous pourrez corriger vos petites (mais aussi vos grosses) erreurs de programmation.
- codeblocks-contrib : ce paquet contient des plugins permettant de rajouter quelques fonctionnalités au logiciel de base. Il n'est pas indispensable, mais peut grandement vous simplifier la vie.
- libwxsmithlib0 : les bibliothèques pour l'un des plugins. Il est indispensable si vous installez le paquet précédent.
- codeblocks-dev : ce paquet vous permettra de créer votre propre version de Code::Blocks, en modifiant directement le logiciel lui-même. Il n'est pas utile de l'installer, sauf si vous voulez rejoindre l'équipe des développeurs de Code::Blocks.
- libwxsmithlib0-dev : comme le précédent, ce paquet sert au développement de Code::Blocks. Il est destiné à la création et / ou la modification des plugins.
Comme je vous l'ai dit un peu plus haut, Code::Blocks est en constante évolution (je sais, je me répète...).
Cela signifie qu'une nouvelle version est disponible quasiment tous les jours. Ces versions (appelées Nightly Builds) sont des versions
développement et permettent de tester les toutes dernières fonctionnalités du logiciel, afin d'en rapidement corriger les éventuels bugs.
Mais alors, ça veut dire qu'on va devoir réinstaller les 7 paquets tous les jours si on veut se tenir à jour ?
Pas forcément les 7 paquets, cela dépend de ce que vous déciderez d'installer la première fois, mais oui, il va falloir réinstaller les paquets à chaque fois.
Comme je suis conscient que cela peut vite devenir fastidieux et surtout que je suis un gros fainéant qui n'a pas envie de refaire tous les soirs la même manipulation si elle devient un peu longue, nous allons utiliser une astuce permettant de mettre à jour automatiquement les paquets que nous aurons installés.
En fait, nous allons tout simplement créer un petit dépôt sur notre ordinateur et ensuite dire à Ubuntu de prendre en compte ce dépôt pour les mises à jour.
Comme les 7 paquets cités ci-dessus sont regroupés dans une archive
".tar.gz", nous pourrons ensuite créer un petit script qui décompressera cette archive et mettra à jour notre dépôt tout seul.
Nous allons donc dans un premier temps créer les répertoires qui vont recevoir notre dépôt.
Pour ne pas avoir à tenir compte des éventuelles différences de logiciel entre Ubuntu et Kubuntu, nous allons travailler en ligne de commande.
Quoi ? Et pourquoi pas réinstaller MS-DOS, pendant qu'on y est ?

Ne paniquez pas ! Vous verrez, la ligne de commande est un outil très puissant et plus rapide que le mode graphique pour effectuer certaines tâches. Il suffit de connaître les commandes à entrer.

Avant toute chose, comme il est fréquent sous Linux d'utiliser la ligne de commande, je vous conseille d'en placer un raccourci sur le tableau de bord (la « barre de raccourcis » en haut de l'écran). Pour cela, allez dans le menu
Applications,
Accessoires et repérez le raccourci
Terminal (pour moi, il est au fond de ce menu). Faites un clic droit sur ce raccourci, et sélectionnez
Ajouter ce lanceur au tableau de bord.
Capture d'écran N°1 : l'ajout du lanceur au tableau de bord
L'icône du terminal doit maintenant apparaître à côté de celle de l'aide d'Ubuntu, comme ceci :
Capture d'écran N°2 : le lanceur en place sur le tableau de bord
Maintenant, cliquez sur cette icône, pour démarrer une fenêtre "Terminal".
Je ne vous ferai pas un cours sur l'utilisation du shell, car Jarvis l'a
déjà fait il y a quelques temps, et c'est également le sujet de la deuxième partie du
tutoriel Linux de M@teo21. Jetez-y un coup d'oeil pour connaître les principales fonctions du shell, ainsi que l'organisation du système de fichiers.
Pour la suite de ce tuto, je pars du principe que vous connaissez le minimum vital expliqué dans les tutoriels cités ci-dessus.
Au démarrage, la fenêtre "Terminal" vous place dans votre
répertoire utilisateur. C'est ici que nous allons créer le dépôt.
Tout d'abord, il faut créer les dossiers nécessaires :
Code : Console | mkdir -p ~/depot_local/conf |
Allez, je ne résiste pas à l'envie de vous donner quelques explications supplémentaires : la commande ci-dessus permet de créer le dossier conf dans le dossier depot_local censé se trouver dans le répertoire utilisateur (c'est la signification du petit "~") et l'option -p indique qu'il faut créer le ou les répertoires parents s'ils n'existent pas (ce qui est le cas pour le répertoire depot_local).
Nous allons maintenant créer un petit fichier texte dans le dossier
conf. Ce fichier doit obligatoirement s'appeler
distributions.
Code : Console | touch ~/depot_local/conf/distributions |
Dans ce fichier, nous allons placer quelques lignes servant à indiquer au système à quelle version d'Ubuntu est dédié notre dépôt. Ouvrez-le avec l'éditeur de texte :
Code : Console | gedit ~/depot_local/conf/distributions |
Voici, typiquement, ce qu'il faut mettre dans ce fichier (les parties entre crochets sont à adapter à votre cas):
Code : Autre1
2
3
4
5
6
7
8
| Origin: [Votre Nom, ou votre pseudo]
Label: [Label de votre société (ou n'importe quoi d'autre)]
Suite: stable
Codename: [edgy (ou feisty)]
Version: [6.10 (ou 7.04 pour feisty)]
Architectures: [i386 (ou amd64, ou ia64, suivant votre cas)]
Components: main
Description: Depot local pour installation de Code::Blocks |
Ce qui, dans mon cas, donne :
Code : Autre1
2
3
4
5
6
7
8
| Origin: Xaviou
Label: Xaviou's Corporation
Suite: stable
Codename: edgy
Version: 6.10
Architectures: amd64
Components: main
Description: Depot local pour installation de Code::Blocks |
Lorsque c'est fait, enregistrez le fichier et fermez l'éditeur de texte.
Nous allons maintenant installer un petit logiciel, nommé "
reprepro" et qui sert à gérer un dépôt tel que le nôtre.
Pour pouvoir réaliser cette installation, il faut tout d'abord que nous activions certains dépôts de mises à jour d'Ubuntu. Il s'agit des dépôts
Universe.
Il est possible de le faire en mode graphique, à l'aide d'un petit utilitaire qui se trouve dans le menu
Système,
Administration. Il s'appelle
Sources de mises à jour.
Capture d'écran N°3 : l'utilitaire de gestion des sources de mise à jour d'Ubuntu
Lorsque vous le lancez, le mot de passe administrateur est demandé et vous obtenez ensuite une fenêtre avec, sur le premier onglet, la possibilité d'activer ou de désactiver certains dépôts officiels. Il suffit de cocher la ligne
Logiciel libre maintenu par la communauté (Universe) et le tour est joué. Fermez ensuite la fenêtre (bouton
Fermer, vous aviez deviné). Il vous est alors proposé d'actualiser la liste des paquets qui est devenue obsolète suite au changement que l'on vient de faire.
C'est si gentiment demandé, qu'on ne peut pas refuser une telle occasion

. Cliquez donc sur le bouton
Actualiser.
Nous voilà donc revenus à notre fenêtre "Terminal" pour installer
reprepro.
Nous pourrions le faire à l'aide du
Gestionnaire de paquets Synaptic qui est à peu près l'équivalent sous Ubuntu du "
Ajout/Suppression de programmes" de Windows, ou
Adept qui est la même chose sous Kubuntu, mais c'est un peu plus long et surtout il est parfois utile de connaître certaines commandes manuelles pour ce genre de choses.
D'autant plus que, vous allez tout de suite le constater, c'est relativement simple.
La commande pour installer un paquet depuis les dépôts s'appelle
apt-get. Comme il s'agit d'une commande système, il faudra l'exécuter avec les droits administrateur, nous la ferons donc précéder de la commande
sudo.
Il faut ensuite lui dire ce que nous voulons faire (installer, désinstaller, mettre à jour, ...). Dans notre cas, nous voulons installer un paquet, il faudra donc la faire suivre du mot
install.
Il faudra également lui dire ce que nous voulons installer, en l'occurrence,
reprepro.
Ce qui nous donne comme commande :
Code : Console | sudo apt-get install reprepro |
On vous demande de confirmer, car l'installation de
reprepro nécessite l'installation d'autres paquets, mais il vous suffit de répondre "
o" et tout se fait automatiquement. Impressionnant, non ?
Voilà, nous disposons maintenant de tout ce qu'il faut pour gérer notre dépôt local. Il nous faut maintenant y intégrer les paquets de Code::Blocks.
Pour pouvoir ajouter Code::Blocks dans notre dépôt, il faut tout d'abord le télécharger.
Nous allons le placer dans un répertoire temporaire que nous appellerons
cb.
Reprenez votre fenêtre terminal pour créer ce dossier :
Code : Console
Suivant votre version d'Ubuntu (i386, amd64 ou powerpc), le téléchargement ne s'effectue pas au même endroit.
Si vous disposez d'une version 32bits d'Ubuntu (i386), le téléchargement se fait depuis
le site officiel. Ne cliquez pas sur le gros bouton vert de téléchargement, il va vous renvoyer vers une vieille version datant d'octobre 2005.
Rendez-vous plutôt sur
le forum, dans la section
Nightly Builds. Vous y trouverez une série d'annonces (une par jour) indiquant la disponibilité (ou l'indisponibilité) d'une nouvelle version. Ces annonces sont du style (les parties en vert évoluant chaque jour) :
"The 10 august 2007 build (4365) is out".
Il va sans dire qu'il est inutile de regarder les annonces indiquant qu'il n'y a pas de nouvelle version pour un jour donné et qui sont du style :
"The 11 august 2007 build will NOT be out".
Lorsque vous cliquez sur une annonce ressemblant à la première ci-dessus, vous obtenez, dans le premier post de la discussion, une série de liens permettant de télécharger Code::Blocks.
Assurez-vous que le téléchargement pour Linux et plus particulièrement pour Ubuntu soit disponible (il ne doit pas être suivi de la mention "
(not yet)").
Si vous possédez une version 64 bits d'Ubuntu (processeurs AMD uniquement), il n'existe, à l'heure où j'écris ce tutoriel, aucun paquet officiel pour vous. N'ouvrez pas le gaz, ou ne vous faites pas sauter la cervelle pour autant, je vous ai concocté un paquet que vous pourrez trouver en suivant
ce lien.
Si vous possédez une version Intel-64 bits, ou PowerPC, il n'y a pour l'instant pas de paquet officiel pour vous. Néanmoins, vous pouvez toujours en faire la demande sur le forum, on ne sait jamais, quelqu'un l'a peut-être fait et serait d'accord pour vous le fournir. Sinon, il va falloir vous retrousser les manches et suivre
cet autre tutoriel pour compiler Code::Blocks directement depuis les sources.
Le nom du fichier à télécharger est un mélange de la date à laquelle il a été fait, ainsi que du numéro de révision (permettant de différencier chaque version), ainsi que de l'OS pour lequel il est destiné. Vous devriez obtenir quelque chose comme ceci (avec, toujours en vert, les parties qui peuvent évoluer) :
- CB_20070810_rev4365_Ubuntu6.10+7.04_wx2.8.4.tar.gz pour la version 32bits téléchargée sur le site officiel ;
- CB_20070810_rev4365_Ubuntu6.10+7.04_wx2.8.4_amd64.tar.gz pour la version 64bits faite par votre serviteur.
Encore une petite précision : ne téléchargez pas tout de suite la dernière version, mais prenez une version plus ancienne de quelques jours, sans quoi vous serez obligés d'attendre (peut-être même plusieurs jours) avant de pouvoir tester la mise à jour du dépôt local).
Enregistrez le fichier téléchargé dans le répertoire temporaire que nous avons créé un peu plus haut.
Heu, moi, il me l'a mis automatiquement sur le bureau : comment je fais ?
Pas de panique. Il est vrai que par défaut sous Ubuntu, le gestionnaire de téléchargements de Firefox est configuré de façon à enregistrer les fichiers automatiquement sur le bureau. Rassurez-vous, comme sous Windows, vous bénéficiez sous Linux d'un gestionnaire de fichiers aussi performant que l'explorateur, et le couper-coller fait également partie de l'aventure. Pour le déplacer, faites un clic droit dessus et sélectionnez
Couper dans le menu contextuel, puis ouvrez le gestionnaire de fichiers directement dans votre répertoire utilisateur (menu
Raccourcis/police>, <police nom="impact">Dossier Personnel), faites un clic droit sur le dossier
cb que nous avons créé, dans la liste des fichiers à droite, et sélectionnez
Coller dans le dossier. Impressionnant, non ?
Vous voyez bien que c'est du tout cuit, Linux...
Comme je vous l'ai dit précédemment, nous avons téléchargé une archive. Il faut donc maintenant la décompresser pour avoir accès aux paquets qu'elle contient.
Dans la fenêtre "Terminal", entrez tout d'abord la commande suivante, pour vous placer dans le dossier contenant l'archive :
Code : Console
Nous allons maintenant entrer la commande pour décompresser l'archive. Il s'agit de la commande
tar.
Nous allons ensuite faire suivre cette commande des paramètres
-xvf, dont la signification est la suivante :
- x : "eXtract" = extraire les fichiers contenus dans l'archive ;
- v : "Verbose" = pour obtenir le plus d'informations possible lors de la décompression ;
- f : "File" = il faut extraire les fichiers depuis une archive présente sur le disque dur sous la forme d'un fichier (à l'origine, la commande "tar" était prévue pour les archives sur bandes magnétiques).
Ensuite, il ne reste plus qu'à indiquer le nom de l'archive, et le tour est joué.
La commande à taper est donc :
Code : Console | tar -xvf CB_20070810_rev4365_Ubuntu6.10+7.04_wx2.8.4.tar.gz |
Comme le nom de l'archive est un peu long et compliqué, et qu'il évolue constamment, nous allons utiliser une astuce de la fenêtre "Terminal".
Commencez par entrer la commande
tar -xvf suivie du début du nom de l'archive, à savoir "
CB", puis pressez la touche
TAB. Comme il n'existe qu'un seul fichier commençant par "
CB", le terminal l'a complété pour nous. Magique, non ?
Ouais, c'est pas nouveau, ton truc, même la ligne de commande sous Windows est capable de faire ça !
Peut-être, mais celle de Linux est beaucoup plus puissante. essayez, par exemple, de ne taper que
su/police>, et de presser <police nom="impact">TAB. Rien ne se passe. Pressez
TAB une deuxième fois, et miracle, on vous liste toutes les commandes connues sur votre système commençant par "su". Pratique, pour retrouver une commande.
Bref, ne nous éloignons pas du sujet qui est, je vous le rappelle, l'installation de Code::Blocks.
Nous en étions donc à entrer la commande
tar -xvf le_nom_de_l_archive_téléchargéépolice>. Pressez <police nom="impact">ENTREE. Les 7 paquets ont normalement été extraits de l'archive.
SSSTTTOOOOOPPP !!!!! Moi, je n'en n'ai que 6, je fais quoi ?
Ne vous inquiétez pas : afin d'alléger la taille des fichiers à télécharger, le paquet concernant le débogueur n'est pas toujours présent dans l'archive. Ce n'est pas grave. Il vous suffit de chercher dans les archives précédentes, et vous le retrouverez bien.
Pour la suite du tuto, je vais continuer à parler des 7 paquets, même si certains d'entre vous n'en ont que 6.
Nous avons maintenant nos paquets prêts à être intégrés à notre dépôt local. Vous pouvez déjà supprimer l'archive téléchargée, avec la commande
rm (et l'astuce du
TAB):
Code : Console
C'est à ce stade que nous allons utiliser le petit logiciel installé dans la première partie :
reprepro.
Il faudra ensuite faire suivre cette commande des paramètres
V (pour "Verbose", voir un peu plus haut), et "
b" (servant à indiquer où se situe le dépôt à gérer).
Ensuite, comme nous avons utilisé le paramètre
b, il faut ajouter le chemin vers le dépôt local, à savoir :
~/depot_local.
Vient ensuite un paramètre pour dire à "
reprepro" ce que nous voulons faire. Je ne rentrerai pas dans les détails, sachez seulement que pour ajouter un paquet
.deb comme les nôtres, il faut utiliser la commande
includedeb.
Puis, il faut indiquer le nom de la distribution à laquelle est destiné le paquet que nous allons ajouter ("
edgy", "
feisty", ...). Cela est nécessaire, car un dépôt tel que le nôtre est en fait capable de gérer plusieurs distributions à la fois.
Il reste maintenant à ajouter le nom du paquet concerné.
Ce qui, pour le paquet "codeblocks.......deb", donnerait (le nom de la distribution et celui du paquet étant bien sûr à adapter à votre cas) :
Code : Console | reprepro -Vb ~/depot_local includedeb edgy codeblocks_1.0_svn4365_i386.deb |
Il faut répéter cette commande pour chaque paquet. J'entends déjà quelques-uns d'entre vous me dire :
Et pourquoi on n'utilise par le joker "*.deb" à la place du nom du fichier ?
Réponse : parce que "reprepro" ne le prend pas en compte, tout simplement.
Bon, pour cette fois, faites-le manuellement pour chaque paquet, avec la petite combine de la touche
TAB, ça ne devrait pas prendre trop de temps.
Allez, comme vous avez bien été attentifs, je vous refile une autre astuce de la ligne de commande : le
copier-coller rapide (ne cherchez pas, le nom est de moi).
Avec la souris, sélectionnez la partie de la commande à répéter (c'est-à-dire :
reprepro -Vb ~/depot_local includedeb edgy ).
Puis, placez la souris à l'endroit où vous êtes censés taper la nouvelle commande, et pressez directement le bouton du milieu : et hop, ce que vous avez sélectionné est tout de suite ajouté : balèze, non ?
Vous aurez sans doute remarqué que la première fois, "
reprepro" nous a renvoyé plus d'informations que par la suite. Cela est dû au fait que notre dépôt n'était pas tout à fait conforme à ce qu'il aurait dû être : il lui manquait quelques sous-répertoires, que notre gestionnaire s'est chargé de créer.
Voilà, maintenant, notre dépôt contient une version complète de Code::Blocks.
Il ne nous reste plus qu'à indiquer au système qu'il peut l'utiliser comme source de mise à jour.
Nous n'allons cependant pas utiliser le petit utilitaire (
Sources de mises à jour) que nous avions utilisé pour installer "
reprepro". Nous allons le faire manuellement, à l'aide d'un éditeur de texte.
Pour cela, il suffira d'ajouter une ligne au fichier
/etc/apt/sources.list. Ce fichier étant un fichier système, il faudra les droits administrateur pour l'ouvrir (surtout pour l'enregistrer quand nous l'aurons modifié). Ce qui donne comme commande :
Code : Console | sudo gedit /etc/apt/sources.list |
Placez-vous à la fin de ce fichier, et entrez la ligne suivante (toujours en remplaçant "edgy" par le nom de code de votre distribution) :
Code : Autre1
| deb file:/home/votre_nom_d_utilisateur/depot_local edgy main |
Pendant que nous sommes en train de modifier ce fichier, nous allons en profiter pour y ajouter une autre source de mises à jour.
En effet, Code::Blocks a besoin, pour fonctionner, d'une
bibliothèque partagée spécifique, nommée
wxWidgets. Cette bibliothèque est disponible dans les dépôts officiels d'Ubuntu, mais il s'agit de la version 2.8.0, alors que Code::Blocks a besoin de la version 2.8.4. Nous allons donc ajouter l'adresse du dépôt officiel wxWidgets dans le fichier
/etc/apt/sources.list que nous venons d'ouvrir. Vous pouvez retrouver cette manipulation sur le site officiel, dans la partie
Téléchargements. Il faut donc ajouter la ligne suivante à la fin du fichier (est-il nécessaire que je vous rappelle de remplacer "edgy" par le nom de votre distribution ?) :
Code : Autre1
| deb <lien url="http://apt.wxwidgets.org/">http://apt.wxwidgets.org/</lien> edgy-wx main |
Enregistrez et fermez le fichier.
Pour que le dépôt officiel wxWidgets puisse fonctionner, il reste encore une petite manipulation à effectuer.
En effet, les paquets de ce dépôt sont signés avec une clef de vérification. Il nous faut télécharger et installer cette clef, avec la commande :
Code : Console | wget <lien url="http://apt.wxwidgets.org/key.asc">http://apt.wxwidgets.org/key.asc</lien> | sudo apt-key add - |
Nous allons maintenant mettre à jour la liste des paquets disponibles.
Souvenez-vous, dans la première partie, après avoir activé les dépôts "Universe", il nous avait suffi de cliquer sur le bouton
Actualiser pour effectuer cette action. Maintenant, nous allons voir la méthode manuelle. Elle se fait avec la commande
apt-get que nous avons déjà vue. Cette fois, il faut juste lui dire de mettre à jour (
update) la liste des paquets :
Code : Console
Il nous reste maintenant à installer Code::Blocks et ses plugins. Il y a donc deux paquets à passer à la commande
apt-get :
codeblocks et
codeblocks-contrib, et les autres paquets dont ces deux-là ont besoin (voir la liste au début de ce tutoriel), s'installeront tous seuls :
Code : Console | sudo apt-get install codeblocks codeblocks-contrib |
Comme la commande
apt-get trouve d'autres paquets à installer, on nous demande confirmation, ce que l'on fait en répondant "
o" à la question
Souhaitez-vous continuer [O/n] ?.
On nous affiche ensuite un message comme quoi nos paquets ne sont pas authentifiés. En effet, nous n'avons pas installé de clef de vérification pour notre dépôt local.
Répondez-donc "
o" une deuxième fois, et laissez faire.
Au bout d'un moment, la fenêtre "Terminal" vous rend la main.
Il faut maintenant installer wxWidgets.
Cette bibliothèque étant nécessaire à Code::Blocks pour fonctionner, cela aurait dû se faire automatiquement, mais je pense qu'il doit y avoir un problème lors du processus de création des paquets, et les dépendances ne sont pas gérées correctement.
Qu'à cela ne tienne, il suffit d'entrer la commande :
Code : Console | sudo apt-get install libwxgtk2.8-0 |
Pour vérifier que l'installation de Code::Blocks s'est bien passée, jetez un coup d'oeil dans le menu
Applications, un sous-menu
Développement a dû apparaître, dans lequel vous pourrez trouver un lanceur pour Code::Blocks.
Capture d'écran N°4 : le nouveau lanceur pour Code::Blocks
Pour ceux qui auraient l'envie (et la possibilité) d'installer le débogueur, il suffit d'entrer la commande:
Code : Console | sudo apt-get install codeblocks-dbg |
Encore quelques minutes d'attention : nous n'allons pas finir ce chapitre sans "faire le ménage".
En effet, il est maintenant possible de supprimer les fichiers que nous avons téléchargés, car ils utilisent de la place pour rien (ils ont en fait été copiés dans le dépôt local), et ils risquent de semer la zizanie par la suite.
À l'aide du gestionnaire de fichiers, rendez-vous dans le dossier
cb et supprimez tout ce qui s'y trouve (il doit normalement y avoir l'archive
.tar.gz si vous ne l'avez pas encore supprimée (je vous avais pourtant bien demandé de le faire, il me semble

), les 6 ou 7 paquets
.deb, et la clef de vérification du dépôt wxWidgets, nommée
key.asc).
Voilà, c'est fait. Vous pouvez faire une petite pause avant de passer à la suite.
Ça y est, Code::Blocks est installé. Il ne nous reste plus qu'à l'essayer. Comme vous en mourrez d'envie, cliquez donc sur le fameux lanceur qui a été créé par l'installation au chapitre précédent (voir capture n°4).
Nous obtenons un magnifique écran de démarrage (splashscreen) :
Capture d'écran n°5 : l'écran de démarrage de Code::Blocks
Puis, vient une boîte de dialogue permettant de choisir le compilateur par défaut, accompagnée d'une petite fenêtre d'informations qui apparaît en bas à droite de l'écran et dont je n'ai pas réussi à obtenir de capture. Il suffit de cliquer dessus (ou d'attendre) pour qu'elle disparaisse.
Capture d'écran n°6 : la boite de dialogue pour le choix du compilateur
Laissez le choix par défaut, et validez. Code::Blocks démarre, affiche une "Tips Box" que vous pouvez fermer, et nous voici enfin avec le logiciel prêt à l'emploi :
Capture d'écran N°7 : L'interface de Code::Blocks
Nous allons tout de suite créer un premier projet (le fameux "Hello, World !"). Mais avant tout, pour ne pas polluer notre répertoire utilisateur avec les futurs projets que nous allons créer, je vous suggère de créer un répertoire servant à tous vos projets de développement, que nous appellerons
devel.
Reprenez le Terminal (ou rouvrez-en un si vous l'avez fermé), et créez le répertoire
devel :
Code : Console
Dans Code::Blocks, sélectionnez
File /
New /
Project. L'assistant nouveau projet démarre.
Sélectionnez
Console application (on va faire simple, pour commencer

) et cliquez sur
Go. Passez la première étape de l'assistant (qui ne sert à rien, comme vous pouvez le constater).
À l'étape suivante, donnez un titre à votre projet (je l'appelle
App01 : original, non ?) et renseignez le champ
Folder to create project in de façon à ce qu'il pointe vers le répertoire
devel que nous venons de créer. Vous remarquerez, dans le champ inférieur, que Code::Blocks va créer un sous-répertoire portant le nom du projet.
Capture d'écran n°8 : le nom et chemin du nouveau projet
À l'étape suivante, laissez les options sélectionnées et passez directement à la dernière étape vous demandant de choisir le langage de programmation à utiliser. Sélectionnez le
C qui sera amplement suffisant pour l'instant et cliquez sur le bouton "Terminer" (
Finish). Notre projet est maintenant créé. Il ne reste plus qu'à le compiler et à l'exécuter. Pour regarder le code qui compose notre projet, il suffit d'ouvrir le fichier
main.c qui a été créé par l'assistant : pour cela, développez l'arborescence du projet (zone en bas à gauche) et double-cliquez sur le nom du fichier. Comme vous pouvez le constater, le code est tout à fait simpliste et correspond au classique "Hello World !" dont tout le monde a entendu parler en débutant en programmation.
Pour compiler et exécuter, il suffit de cliquer sur le bouton prévu à cet effet (voir sur la capture n°9 ci-dessous).
Capture d'écran n°9 : le bouton permettant la compilation et l'exécution
Cliquez donc sur ce bouton, et qu'obtenez-vous ?
Une erreur
.
Capture d'écran n°10 : erreur à la compilation
Eh oui, il manque encore quelque chose : les fichiers headers et librairies standard.
Comme je vois que vous commencez à en avoir marre, je vais vous donner la solution tout de suite : il faut que l'on installe le paquet
build-essential, qui, comme son nom l'indique (pour ceux qui comprennent un minimum la langue anglaise), contient tous les fichiers et logiciels essentiels à la création d'applications. Vous vous souvenez de la commande ?
Code : Console | sudo apt-get install build-essential |
Maintenant, relancez la compilation et l'exécution : miracle, ça marche !!!

On obtient une jolie petite fenêtre "console" dans laquelle s'affiche un superbe "Hello World!".
Capture d'écran n°11 : notre première application qui marche
Nous allons maintenant créer un projet C++ en utilisant la bibliothèque
wxWidgets, dont je suis un fervent utilisateur.
Comme il s'agit juste d'un simple essai, ceux qui ne veulent pas utiliser cette bibliothèque peuvent passer cette partie, et se rendre directement au chapitre suivant : je ne leur en voudrais pas trop...
Vous vous souvenez, lors de l'installation, il nous a fallu installer un paquet appelé "
libwxgtk2.8-0". Il s'agit des fichiers binaires de la version 2.8.4 de wxWidgets. Code::Blocks en a besoin, car c'est avec cette bibliothèque qu'il a été programmé. Malheureusement pour nous, nous n'avons installé que la version "binaire", et non les fichiers headers et les libs de développement.
Nous allons remédier à cela avec la commande suivante :
Code : Console | sudo apt-get install libwxgtk2.8-dev wx-common |
Confirmez l'installation, et laissez faire...
Reprenez maintenant Code::Blocks, et fermez le projet courant si vous êtes toujours sur l'application que nous avons créé précédemment.
Créez un nouveau projet (
File /
New /
Project), sélectionnez le type
wxWidgets project et cliquez sur
Go, passez la première étape qui ne sert toujours à rien, et nous arrivons au premier dilemme : quelle version de wxWidgets choisir ?
Capture d'écran n°12 : choix de la version de wxWidgets
Comme nous avons installé la version 2.8.4, il suffit de sélectionner
wxWidgets 2.8.x.
À l'étape suivante, nous retrouvons la boîte de dialogue nous permettant de saisir le nom et le chemin de notre nouveau projet. Je donne comme nom
wxApp02 au projet.
L'étape suivante vous demande votre nom, votre adresse e-mail, et l'adresse de votre site web. Mettez ce que vous voulez, sachant que ces informations seront insérées dans les commentaires au début de chaque fichier créé par l'assistant (vous pouvez également laisser ces champs vides).
Ensuite, passez les étapes suivantes en laissant les options par défaut. Vous aurez bien le temps d'explorer tout ça plus tard.
Compilez et exécutez, et cette fois-ci ça marche du premier coup. Vous obtenez une jolie petite boîte de dialogue, avec 2 boutons.
Capture d'écran n°13 : notre application wxWidgets
Bien, notre dépôt a l'air de fonctionner correctement.
Nous allons maintenant voir comment y insérer une nouvelle version de Code::Blocks et surtout comment mettre à jour notre système sans trop se fatiguer.
Si vous avez bien écouté ce que je vous ai dit lors de la récupération de l'archive, vous devriez maintenant être en mesure de télécharger une version plus récente de Code::Blocks.
Répétez la manipulation pour le téléchargement et l'enregistrement du fichier (dans le répertoire
cb).
Pour ma part, il s'agit de la révision 4368 datant du 13 août 2007.
Nous allons maintenant créer un petit script permettant de décompresser automatiquement l'archive, d'ajouter les fichiers
.deb au dépôt local (ne vous inquiétez pas, les anciens seront automatiquement supprimés par "
reprepro") et de faire le ménage dans le répertoire
cb.
Il suffira ensuite de demander au système de mettre à jour la liste des paquets, puis de mettre à jour les logiciels qui en auront besoin (dont Code::Blocks fera partie, puisqu'une nouvelle version sera disponible).
Tout d'abord, il faut créer le fichier script (nous l'appellerons
UpdateCB):
Code : Console
Pour qu'il puisse marcher, nous devons avoir le droit de l'exécuter :
Code : Console
Voici maintenant le contenu de ce fichier, ligne par ligne.
Tout d'abord, il faut indiquer au système quel langage nous allons utiliser pour le script :
Code : Bash
La première action que devra effectuer notre script est de se placer dans le dossier
cb, dans lequel nous avons enregistré l'archive téléchargée :
Code : Bash
Ensuite, il lui faut décompresser cette archive. Comme le nom de cette archive évolue à chaque fois, nous allons utiliser le joker
*.tar.gz :
Code : Bash
Maintenant, il faut qu'il ajoute tous les fichiers
*.deb qu'il vient d'extraire :
Code : Bash1
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3 | for paquet in ~/cb/*.deb; do
reprepro -Vb ~/depot_local includedeb edgy $paquet;
done
|
Il lui reste encore à faire le ménage dans le dossier
cb pour être tranquille la prochaine fois :
Code : Bash
Une petite mise à jour de la liste des paquets :
Code : Bash
Et enfin, une mise à jour de tous les logiciels qui en ont besoin :
Code : Bash
Voici donc le récapitulatif de ce que doit contenir notre fichier script (pensez à remplacer le nom de votre distribution dans la ligne
reprepro) :
Code : Bash1
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9 | #!/bin/bash
cd ~/cb
tar -xvf CB*.tar.gz
for paquet in ~/cb/*.deb; do
reprepro -Vb ~/depot_local includedeb edgy $paquet;
done
rm ~/cb/*.*
sudo update
sudo upgrade
|
Il ne reste plus qu'à enregistrer le fichier pour pouvoir le tester :
Code : Console
Le mot de passe administrateur vous est demandé en cours de route, pour la mise à jour de la liste des paquets et la mise à jour des logiciels.
Eh bien voilà, c'est terminé pour l'instant. Il ne vous reste plus qu'à nous pondre de jolies petites applications.
J'espère que ce tutoriel vous sera utile et qu'il est assez clair.
Pour plus d'informations sur l'utilisation de Code::Blocks (notamment, comment installer la SDL), je vous conseille de suivre le
tutoriel de Nesquik69.
Je suis bien sûr ouvert à toute piste d'amélioration et disponible si vous rencontrez le moindre problème : n'hésitez pas à me contacter par MP.
En attendant, bonne chance à tous, bonne prog et longue vie au SdZ !
Xav'