Mise à part l’interface multi-fenêtrée, une autre difficulté de prise en main qui est souvent rencontrée, en particulier par les windowsiens, est le fait de créer un nouveau document et de l’enregistrer, puisque l’interface suit une tout autre logique par rapport à ce que Windows nous a habitués, et ce n’est pas tous les débutants qui arrivent à bien comprendre la documentation officielle. Je suis moi-même passée par là, quand j’essayais d’enregistrer en oubliant l’extension et que ça échouait.
Un merci spécial à Monitrail, un membre de Gimp-Attitude, qui a testé cette sous-partie (initialement publiée sur mon site) en tant que débutante dans le maniement de GIMP, afin d’améliorer la clarté des explications.
Je vais donc vous montrer, en ne lésinant pas sur les images, comment créer, ouvrir et enregistrer des documents.
Création d’un document
Comme pour tous les logiciels avec interface graphique, le raccourci pour la création d’un fichier est
Fichier > Nouveau (
Ctrl+N). Faisons-le.
Vous verrez apparaître cette fenêtre :
Vous pouvez choisir soit un modèle prédéfini avec le menu déroulant
(1), soit un format personnalisé avec les petites flèches
(2).
Mais avant de confirmer, cliquons sur
Options avancées (3) pour voir les options qu’on a :
Vous voyez donc d’autres options pour votre nouveau document, je vais les détailler.
- (4) C’est la résolution en points par pouce que vous voulez donner à votre nouveau document. Surtout utile si votre document est destiné à être imprimé sur papier. Plus la résolution est élevée, meilleure sera la qualité d’impression, mais il vous faudra faire une image plus grande.
- (5) L’espace de couleurs. Il s’agit du mode colorimétrique que vous voulez donner à l’image. Dans 98% des cas, on sera amené à faire une image en couleurs plutôt qu’en noir et blanc, donc « Couleur RVB », qui est par défaut, vous sera le plus utile.
- (6) Dans cette option, c’est là que vous déterminez si vous remplissez le fond de votre nouveau document avec une couleur ou si vous voulez le fond transparent. Vous avez donc le choix entre la couleur de premier-plan (noir par défaut), la couleur d’arrière-plan (blanc par défaut), blanc ou transparent. Ces quatre options sont autant utiles les unes que les autres, puisque le choix du remplissage dépend de votre type d’image.
Notez que si vous commencez avec un fond transparent, le calque, c'est-à-dire une couche de votre image - vous n’avez qu’à imaginer plusieurs feuilles de cellophane superposées - aura d’office un canal alpha, ce qui permet justement la transparence, contrairement aux trois autres options, qui donneront un calque sans canal alpha, ce qui fait que si vous effacez des parties sur ce calque, ce sera remplacé par la couleur d’arrière-plan, et il vous faudra donc ajouter vous-même le canal alpha. Cette option est donc importante pour tous vos projets.
- (7) C'est le commentaire que vous voulez donner à votre image. Avec cette option, vous décidez de ce que vous voulez afficher dans les propriétés de l'image finale (par défaut "Created with GIMP").
Une fois vos options réglées, vous pouvez valider la création du nouveau document.
Ouvrir un document
Maintenant, si vous voulez ouvrir une image existante, là aussi le raccourci vous sera déjà familier :
Fichier > Ouvrir (
Ctrl+O).
Une fenêtre s'ouvre :
À partir de là, vous parcourez vos dossiers et fichiers pour trouver l’image que vous voulez ouvrir. Les boutons tout en haut
(1) vous permettent de naviguer dans l’arborescence de vos fichiers et de revenir directement plusieurs dossiers en arrière. Le menu de gauche
(2) vous donne les principaux emplacements sur votre machine. Au centre
(3), se trouve la partie principale de la navigation, avec le contenu de votre dossier courant. À droite
(4), vous pouvez avoir un aperçu direct d’une image que vous sélectionnez (attention : cela peut prendre plusieurs secondes pour générer la miniature d’une image très volumineuse). Vous avez aussi un menu déroulant, en bas
(5), qui vous permet de ne sélectionner qu’un type d’image précis, comme les PNG ou les JPEG par exemple.
Une fois que vous avez choisi votre fichier, validez votre choix avec le bouton
Ouvrir.
Enregistrer un document
Maintenant, sans plus attendre, on va enregistrer notre document. Là aussi, le raccourci ne change pas par rapport aux autres logiciels avec interface graphique :
Fichier > Enregistrer sous (
Ctrl+Maj+S).
Voilà notre fenêtre d’enregistrement qui s'affiche :
Vous pouvez donner un nom à votre fichier
(1) et choisir un emplacement parmi ceux présélectionnés dans le menu déroulant
(2).
Mais si vous voulez choisir un autre dossier, vous devrez cliquer sur
Parcourir d’autres dossiers (3) pour afficher ceci :
Vous pouvez donc parcourir vos dossier pour choisir l’emplacement désiré. Même si ma capture provient d’un poste Linux, l’interface sera identique sous Windows et Mac, la seule différence sera l’arborescence qui sera différente d’un système à l’autre. Par exemple, je vais sélectionner le répertoire Images pour la démo.
Maintenant, vous pouvez aussi choisir l’extension parmi une liste que vous verrez en cliquant sur
Sélectionner le type de fichier (Selon l’extension) (4).
C’est quoi tous ces formats ?
On a l’embarras du choix… mais ne vous inquiétez pas : en général, on utilisera surtout les formats
XCF,
JPEG,
GIF,
PNG et parfois
PSD. Les autres extensions sont surtout pour des cas assez pointus.
Dans ma capture, vous avez remarqué que j’ai sélectionné le format
XCF, ce qui a fait apparaître l’extension dans le champ du nom du fichier,
mais on peut aussi taper l’extension directement dans le champ, en tapant le nom du fichier.
Parlant d’extension, je vais vous parler plus en détail du format
.XCF. Ce format est celui que vous devez choisir si vous voulez garder une copie de votre document pour pouvoir y retravailler plus tard, puisque ce format conserve les calques, chemins, canaux, la sélection active et la transparence. Ainsi, vous pourrez continuer à travailler sur votre image plus tard sans problème. C’est ce qu’on pourrait appeler un
fichier source.
Mais si vous voulez montrer votre image à vos amis, vous devrez l’exporter, soit en JPEG, soit en GIF ou bien en PNG. Pour cela, vous n’avez qu'à faire la même chose que pour l’enregistrement au format .XCF : vous tapez simplement l’extension
.png,
.gif ou
.jpg au lieu de
.xcf au bout du nom de votre fichier et après, Gimp vous demandera si vous voulez exporter l'image. Vous n’avez qu’à valider, et vous pouvez laisser les options du format par défaut.
Ensuite, si vous diffusez un thème graphique (ex : thème pour forums, blog ou
CMS) et que vous voulez inclure les sources de vos images, vous pouvez enregistrer une copie de chacune de vos sources XCF au format
.PSD pour les utilisateurs de Photoshop, mais prenez note que ce format propriétaire n’est supporté que partiellement par GIMP et donc, certains modes de calque et les masques de calque ne sont pas supportés. Mais c’est mieux que rien. Encore une fois, vous tapez simplement
.psd au lieu de
.xcf au moment d’enregistrer votre fichier.
Pour en savoir plus sur ces formats d’image, vous n’avez qu’à consulter
cette partie du cours de Berzy concernant les formats d’image (ce lien n'est que temporaire, le temps de retoucher l'annexe).
Maintenant, retournons à notre nouveau fichier qu’on s’apprête à enregistrer.
Voici donc ce que j’ai mis :
On valide donc, puis juste pour vous montrer, je vais ouvrir mon explorateur de fichiers pour y retrouver
monimage.xcf dans le dossier choisi :
Mon nouveau fichier que je viens d’enregistrer s’y trouve (je l’ai entouré de rouge) !
Maintenant, vous ne devriez plus avoir de problèmes à créer vos nouveaux documents et à les enregistrer.
