Ce second TP est un résumé des notions développées dans cet ouvrage. Mine de rien, vous savez déjà beaucoup de choses sur LaTeX si vous en êtes à cette page, et ce n'est pas fini ! J'ai rassemblé ici quelques nouvelles commandes, des notions et des outils qui ne vont pas révolutionner votre utilisation de LaTeX, mais la rendre plus facile et plus intuitive.
Écrire un document dans plusieurs fichiers .tex
Le concept
Le livre issu de ce cours est le fruit d'une compilation d'un fichier nommé latex.tex, je vous laisse imaginer la longueur du code nécessaire à la création d'un petit pavé de ce type. . . C'est long, très long même. Fort heureusement, LaTeX sait gérer les longs documents et aide les auteurs à scinder une même publication en plusieurs parties. L'utilité de la chose ? Permettre à chacun de travailler sur une partie sans toucher au reste.
La commande sur laquelle repose ce principe est toute simple, c'est la suivante :
Code : TeX | \input{chemin_de_mon_fichier}
|
Lorsque vous utilisez
\input, LaTeX remplace simplement la commande par le contenu du fichier appelé. Un exemple ne ferait pas de mal, n'est-ce pas ?
Exemple
Création des différents fichiers. Nous allons créer quatre fichiers, le premier s'appelle livre.tex et contiendra le code ci-dessous :
Code : TeX | \documentclass{book}
\begin{document}
\input{chapitre1.tex}
\input{chapitre2.tex}
\input{partie2/chapitre3.tex}
\end{document}
|
Les trois autres fichiers (chapitre1.tex, chapitre2.tex et chapitre3.tex (ce dernier étant enregistré dans un dossier nommé partie 2)) contiennent les codes ci-dessous.
chapitre1.tex :
Code : TeX
chapitre2.tex:
Code : TeX | \chapter{Le second}
Poulpy est une déesse.
|
chapitre3.tex:
Code : TeX
Normalement, l'arborescence de vos fichiers doit être la suivante :
- dans un dossier quelconque, votre fichier livre.tex, ainsi que chapitre1.tex, chapitre2.tex et un dossier nommé partie2 ;
- dans le dossier partie2, le fichier chapitre3.tex.
Le résultat
La commande
\input va faire son travail et lors de la compilation, elle va être remplacée par le contenu du fichier vers lequel elle pointe. Au cours de la compilation, votre fichier va ressembler à ceci :
Code : TeX 1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13 | \documentclass{book}
\begin{document}
% Début du contenu de chapitre1.tex
\chapter{Le premier}
% Fin du contenu de chapitre1.tex
% Début du contenu de chapitre2.tex
\chapter{Le second}
Poulpy est une déesse.
% Fin du contenu de chapitre2.tex
% Début du contenu de chapitre3.tex
\chapter{Le dernier}
% Fin du contenu de chapitre3.tex
\end{document}
|
Ce n'est pas plus compliqué que ça. Vous savez maintenant tout ce qu'il faut savoir sur la commande
\input, vous pouvez donc l'utiliser pour dissocier les différents morceaux de vos publications.
L'option draft
Il fut un temps où vous étiez jeune et innocent, et où vous ne connaissiez pas les classes de document. Vous avez utilisé à travers les divers exemples les options liées aux tailles de polices par défaut et d'autres petites choses. Il est temps de vous apprendre un nouvel argument pour
\documentclass : l'argument
draft. Le mot
draft est un terme anglais qui signifie brouillon ou ébauche. Pour nous, cela veut dire deux choses :
- les images sont remplacées par des cadres blancs contenant leur chemin (absolu ou relatif) ;
- les problèmes de dépassement dans les marges peuvent être facilement repérés en vue de les corriger.
La conséquence logique, c'est que les images ne sont pas vraiment chargées et donc, que la compilation est plus rapide. À titre d'exemple, le livre issu de ce cours a compilé en 65 secondes en mode normal et en 50 secondes en
draft. Je recommande grandement son utilisation en dernière relecture pour vérifier que tous les mots rentrent dans les marges, et son gain en temps de compilation le rend intéressant quand un utilisateur ne travaille pas sur les images, mais qu'il compile souvent. Faites le test sur ce TP, remplacez la première
ligne de code par la suivante et constatez le changement.
Code : TeX | \documentclass[draft]{book}
|
Ici aussi, c'est une option toute simple, mais qui peut changer pas mal de choses et vous apporter énormément de confort.
Les unités de longueur
À de nombreuses reprises, des notions de longueurs ont été abordées, mais sans vraiment les définir. Quelle longueur fait un point par rapport à un centimètre ? Comment faire les conversions ? Pourquoi Poulpy est-elle tellement magnifique ?
Toutes les réponses sont ici !
Trêve de plaisanteries, je vous ai concocté un tableau tout simple comportant le nom des unités de longueur, leur abréviation dans LaTeX (par exemple pour 1 centimètre entre crochets, il faut écrire {1cm}) ainsi que leur conversion en millimètres.
Gardez à l'esprit qu'une feuille A4 mesure 210 millimètres de large et 297 de haut. Cela permet souvent de choisir les bonnes longueurs à appliquer aux commandes.
| Les unités de longueur |
| Nom |
Abréviation |
Valeur en millimètres |
| Point |
pt |
0,35 mm |
| Millimètre |
mm |
1,00 mm |
| Pica |
pc |
4,21 mm |
| Cicéro |
cc |
4,53 mm |
| Centimètre |
cm |
10,00 mm |
| Inch |
in |
25,4 mm |
Les espaces
Le dernier point que nous allons aborder est celui concernant l'espacement hors du mode scientifique. Il se peut que vous ayez besoin à certains moments d'insérer des espaces horizontaux ou verticaux de tailles précises entre deux mots ou deux morceaux d'un document.
Plutôt que de vous donner toute une gamme de commandes aussi indigeste que difficile à mémoriser, je vais seulement vous en donner quatre. Elles prennent toutes en argument une longueur dans l'unité de votre choix, la seule chose qui change étant leur effet.
- \hspace{longueur} insère un espace horizontal de la longueur choisie.
- \hspace*{longueur} : idem, sauf que l'espace n'est pas insérée s'il y a un retour à la ligne entre les deux mots concernés par l'espacement.
- \vspace{hauteur} insère un espace vertical de la longueur choisie.
- \vspace*{hauteur} : ici, l'espace n'est pas inséré s'il y a un saut de page.