On peut dire que la minute théorique est plus ou moins passée maintenant car vous allez devoir ouvrir Photoshop pour cette sous-partie. Avant cela, vous auriez très bien pu suivre ce chapitre sans même l'avoir ouvert au préalable, hein.
On va se concentrer quelques minutes sur la palette flottante "Couleur" que j'appellerai
fenêtre Couleur tout au long de cette partie pour que vous ne la confondiez pas avec un autre élément que nous allons aborder en même temps. Vous trouverez la fenêtre Couleur à droite de votre logiciel, à moins que vous ayez disposé votre espace de travail à votre sauce

(le mec qui ne lâche rien).
Au premier abord, vous ne devriez pas être trop perdu par l'interface de cette fenêtre. Si c'est le cas, ce n'est pas très grave je vous rassure. On a de toute façon déjà fait une belle avancée, moi qui disais il y a encore quelques chapitres que vous serez plus à l'aise avec l'interface de Photoshop au fur et à mesure que vous lirez le tutoriel, je suis sûr que c'est un peu le cas.
Comment lire et comprendre la
fenêtre Couleur ? C'est plutôt simple en fait, d'ailleurs vous connaissez déjà à peu près tous les éléments qui la composent. Cette fenêtre n'est en fait qu'un concentré de tous les éléments que l'on retrouve dans la
palette de couleurs que nous utilisons pour ouvrir le sélecteur de couleur et en définir une. Mieux encore, elle est un raccourci vers ce sélecteur.
La fenêtre Couleur désigne la palette flottante située à droite de votre logiciel, c'est elle qui fait l'objet de ce chapitre. A ne pas confondre avec la palette de couleurs dont nous allons parler tout de suite !
A gauche de la fenêtre, juste en-dessous de l'onglet "Couleur", vous apercevez ceci :

. Si vous avez bien suivi le cours, vous vous souviendrez ce sont les couleurs de premier plan et d'arrière-plan. Il s'agit tout bonnement d'un raccourci, car on retrouve cette même palette dans la boite à outils :
Sur cette image...
- La couleur de premier plan est le noir.
- La couleur d'arrière-plan est le blanc.
Je vous invite à cliquer sur l'aperçu miniature de la palette de couleurs afin de remettre par défaut les couleurs de premier et d'arrière-plan. En cliquant, ce sont les couleurs noir et blanc qui remplaceront les précédentes.
Bon, essayons de creuser un peu et de voir comment fonctionne le reste de cette fenêtre. Nous nous intéresserons aux trois éléments ci-encadrés :
Chaque ligne se présente par une lettre suivie d'une jauge/frise et d'un champ blanc au chiffre 0. Les lettres représentent l'initiale des couleurs primaires du RVB, ce qui ne devrait pas vous étonner suite à ce que l'on vient d'étudier sur les modes colorimétriques.
Les jauges permettent de définir l'intensité des couleurs. En déplaçant le curseur de la jauge de gauche à droite, on réduit ou augmente l'intensité de couleur de 0 à 255. On peut aussi taper une valeur dans le champ blanc prévu à cet effet, il suffit de remplacer le 0.
Par exemple, en inscrivant la valeur 255 à la couleur rouge (R) et 255 à la couleur bleue, comme ceci...
... on obtient, oh, tiens, du magenta ! Cela ne vous rappelle rien ?

Oui, rouge + bleu = magenta !
Finalement, c'est assez simple, vous inscrivez les valeurs de chaque couleur (rouge et/ou vert et/ou bleu) et vous obtenez leurs couleurs secondaires en fonction de l'intensité des couleurs que vous aurez définies grâce à la jauge ou le champ blanc.
Terminons avec le dernier élément de la fenêtre Couleur. Je veux parler parler de la petite frise colorimétrique que l'on trouve tout en bas :
C'est un vrai petit bijou car, en plus d'être super fonctionnelle, cette frise constitue la miniature du sélecteur de couleurs. Elle recense ici toutes les couleurs existantes du mode RVB : on a alors le rouge, le jaune, le vert, le cyan, le bleu et le magenta, sans parler du noir et du blanc. On les aperçoit ici même sur l'horizontale de la frise :
A l'image du sélecteur de couleurs, on peut définir la luminosité et la saturation des couleurs. Sur le sélecteur de couleurs, on faisait cela en déplaçant le rond transparent respectivement à la verticale et à l'horizontale :
Avec ce sélecteur miniature, c'est la même chose. Je dirais même que c'est plus simple (mais pas forcément très précis), on clique sur une couleur et hop, elle apparait en couleur de premier-plan dans la palette de couleurs. Et ainsi, les couleurs R V et B sont paramétrées comme le montre l'image ci-dessous.
N'essayez même pas de rentrer une valeur supérieure à 255, quelle que soit la couleur, qu'il s'agisse du bleu, du rouge ou du vert, cela n'aura aucun effet. Ou du moins si, vous affolerez Photoshop qui vous lancera de pleine face :
Notre petit tour de fenêtre n'est pas encore terminé. Avez-vous remarqué le petit point d'exclamation accompagné d'un carré de couleur en bas à gauche ?
En fait, ce petit panneau "attention" vous indique que la couleur en vigueur n'est techniquement pas imprimable. Tout du moins c'est ce que constate Photoshop, lui qui n'en a que pour le CMJN quand il s'agit d'imprimer. Cet avertissement est très utile si vous projeter d'imprimer votre document, cela vous permet de savoir si vos couleurs passeront correctement ou non. De ce fait, Photoshop met une autre fonctionnalité à votre disposition : il vous génère automatiquement une alternative à la couleur non-imprimable que vous avez choisie. D'où le petit carré de couleur que vous trouverez juste à côté du panneau de signalisation sur lequel il faut cliquer pour le rendre effectif

. En résumé :
- Je définis une couleur via mon sélection de couleurs.
- Cette couleur n'est pas gérée par le mode CMJN, donc non-imprimable sans perte de qualité.
- Alors, le panneau "attention" vous signale que Photoshop vous suggère une nouvelle couleur proche de la vôtre que vous êtes libre de choisir en cas d'impression.