Les boîtes de dialogue
Dans un script, il arrive que certaines actions enregistrées aient fait appel à des boîtes de dialogue, c'est à dire des boîtes de réglages. Dans l'exemple, les actions nécessitant des boîtes de dialogue sont :
- Le filtre Courbes de niveau
- Le filtre Onde
- Le filtre Tourbillon
- Le filtre Accentuation
- Le filtre Flou radial
En effet, lors du choix de ces actions, une fenêtre s'est ouverte et nous avons du valider par OK.
Et bien sachez que vous avez alors deux possibilités lors de l'exécution de scripts contenants de telles actions :
- Première solution : les options propres à cette action sont appliquées comme vous l'avez enregistré, et la boîte ne s'ouvre pas
- Ou bien, vous demandez à Photoshop d'ouvrir la boîte de dialogue de l'action et l'utilisateur pourra entrer ses propres réglages.
Et ce, vous l'avez compris, pour chaque action du script, que ce soit un filtre, un effet, etc. du moment qu'il est configurable (en effet, certains actions ne requièrent pas d'options et n'ont donc pas l'icône associée).
Activer/désactiver ces boîtes
Pour chaque action nécessitant une boîte de dialogue, vous trouverez à côté de celle-ci un espace cliquable. Analysons la capture ci-dessous :

L'encadré
rouge désigne les zones cliquables des actions qui demandent une boîte de dialogue (
Courbes de niveau, Onde etc.) alors que les action ne nécessitant pas de boîte de réglages n'ont pas cet espace cliquable (
Nuages par exemple).
L'encadré
bleu désigne un espace cliquable possible, mais non activé :
lors de l'exécution du script, la fenêtre de réglages pour le filtre Accentuation ne sera pas affichée.
Au contraire, l'encadré
vert désigne un espace cliquable possible, et activé :
la fenêtre de réglages pour les filtres Onde et Tourbillon sera affichée et l'utilisateur pourra rentrer ses propres paramètres.
Pour activer ou désactiver une fenêtre d'action, cliquez sur cet espace. L'apparition d'une petite icône comme dans l'encadré vert désigne l'activation de la boîte de dialogue.
Ce point n'est pas le plus simple du chapitre, je l'avoue. Ainsi si vous n'avez pas compris ce n'est pas grave, cette fonction n'étant pas souvent utilisée (à part pour la distribution publique de vos scripts, par exemple, pour que l'utilisateur puisse entrer ses propres paramètres).
Rappel :
Pour en savoir plus ou si vous n'avez pas compris, vous pouvez toujours laisser un commentaire ou m'envoyer un MP.
Activation/désactivation des éléments

Rappelez-vous cette image.
Le bouton qui nous intéresse est, comme dit dans le titre,
Activation/désactivation des éléments.
Ca sert à quoi ?
Ce bouton, je vous l'accorde, n'a pas une grande utilité. Il sert en fait à activer (ou non) l'exécution d'une action dans un script.
Concrètement, dans notre script d'exemple, si vous ne souhaitez pas que le filtre
Tourbillon soit appliqué, il vous suffit de cliquer sur le coche à côté de l'action et, lors du lancement du script, cette action ne sera pas prise en compte !
Lorsqu'un élément est activé, le coche est visible.
Lorsqu'un élément est désactivé, le coche n'est pas visible.
Les points d'arrêt
Non, nous n'allons pas apprendre à attendre le bus...
Le point d'arrêt est une action comme une autre, à la différence qu'il ne sert pas à exécuter une quelconque opération, mais à stopper momentanément le script dans lequel il est placé. Et ce jusqu'à l'intervention de l'utilisateur.
Il existe deux types de points d'arrêt, que nous allons voir en détails.
Le point d'arrêt total
Un nom un peu vague pour une fonction très simple : arrêter le script en affichant un message, sans possibilité de continuer. Ainsi, seul le bouton
Arrêter apparaît.
Voyez dans la capture ci-dessous la fenêtre de réglage et le dialogue en résultant (lors de l'exécution du script) :
Comment l'insérer :
- Pendant l'enregistrement de votre script (ou après enregistrement), cliquez sur la flèche en haut à droite de la boîte à outils Scripts et sélectionnez Insérer un point d'arrêt...
- Dans la fenêtre de paramétrage, rédigez un message. Les retours à la ligne sont compris à l'affichage, pas besoin de code spécial
- Ne cochez pas la case Autorisation de continuer : c'est ce qui différencie le point d'arrêt total et partiel
- Validez par OK.
Une action est créée dans votre script, appelée
Arrêter. Vous pouvez, comme toutes les actions possédant des réglages, double-cliquer dessus pour modifier les paramètres.
Le point d'arrêt partiel
Il fallait s'y attendre : après total, partiel !
Une seule différence avec le point d'arrêt total : le partiel comporte un bouton
Continuer pour ne pas interrompre le script après son apparition. En d'autres termes, lorsque le message apparaît, le script est bel et bien mis en pause, mais au lieu d'être obligé d'en sortir, vous pouvez
continuer son exécution en cliquant sur ledit bouton (l'autre bouton
Arrêter reste disponible également).
Pour un exemple concret, voyez la capture :
Comment l'insérer :
Vous l'aurez compris, l'insertion d'un tel point d'arrêt est exactement la même qu'un arrêt total, à la différence que vous
devez cocher la case
Autorisation de continuer pour laisser à l'utilisateur le choix entre sortie ou continuation du script.
Vous savez tous à présent sur les points d'arrêt. En effet, il n'y a plus rien à ajouter. Ce chapitre est relativement facile, mais il reste assez sombre et peu connu. Profitez-en ! Les utilisations sont multiples : prévenir l'utilisateur qu'il va devoir entrer un réglage, annoncer la fin du script, apposer un Copyright, etc.
Voyez la source que je mets à disposition (en début de chapitre) afin d'avoir des exemples si le chapitre est toujours incompris.
Partagez, publiez vos scripts
J'ai créé un (ou des) scripts et je souhaite les partager avec mes amis, ou même les proposer aux visiteurs de mon site web. C'est possible ?
Parfaitement ! Et de plus, ce n'est vraiment pas compliqué...
Enregistrer (exporter) un dossier de scripts
Comme vous le savez, les scripts sont contenus dans des dossiers, appelés aussi « ensembles ». Vous avez donc créé vos scripts dans un dossier de votre choix, nommé par exemple « Mes scripts persos ». Ce dossier contient un seul ou plusieurs scripts, peu importe.
Pour pouvoir partager et/ou publier cet ensemble de scripts, vous devez l'enregistrer en tant que fichier. Pour cela, sélectionnez d'abord le dossier à sauvegarder en cliquant simplement dessus (il s'obscurcit), et cliquez ensuite sur la petite flèche de la palette Scripts et dans le menu, choisissez
Enregistrer les scripts....
Illustration :
Choisissez un emplacement dans votre disque dur, un nom (si celui par défaut ne vous plaît pas) et validez. C'est tout ! Un fichier vient d'être créé à l'endroit que vous avez défini.
Vous pouvez le conserver, le copier, l'envoyer par mail à vos amis...
Si vous avez l'intention de publier ce fichier sur un site web, il est fortement conseillé de choisir un nom simple, sans espaces ni caractères spéciaux. La procédure est expliquée ci-après.
Utiliser (importer) un dossier de scripts
Ben oui, c'est bien gentil d'enregistrer son ensemble de scripts, mais comment font les personnes qui veulent l'utiliser ?
Elles l'importent !
Le chargement d'un dossier de scripts se fait aussi facilement que l'enregistrement. Voici comment procéder :
- Cliquez sur la petite flèche bleue de la palette Scripts
- Dans le menu, choisissez Charger des scripts...
- Sélectionnez le fichier qui contient les scripts voulus et validez
- Le dossier de scripts apparait comme par magie dans la palette d'outils !
Vous pouvez à présent utiliser lesdits scripts à volonté...
Résumé
Dans le cas où vous souhaiteriez
publier votre ensemble de scripts sur un site web, voici la procédure résumée :
- Après avoir créé vos scripts, pensez à nommer du mieux possible le dossier dans lequel ils se trouvent, afin que les futurs utilisateurs de cet ensemble puissent s'y retrouver
- Enregistrez ledit dossier sur votre disque dur
- Uploadez le fichier ainsi créé sur votre serveur (à l'aide d'un client FTP, par exemple)
- Sur la page de votre choix, insérez un lien pointant sur ce fichier
- Les visiteurs qui cliqueront sur ce lien auront la possibilité de télécharger simplement le fichier et donc de l'importer dans leur palette de scripts... et de l'utiliser

- Pensez à expliquer à vos visiteurs comment importer le fichier dans leur Photoshop !
Le traitement par lots
On a vu que les scripts servaient avant tout à réaliser des fonctionnements automatisés très rapides et en cliquant seulement sur un bouton. Maintenant, voici la question que vous pourriez vous poser :
J'ai mes 258 photos de vacances avec ma tante et mon grand-père (

) et je voudrais les mettre sur Internet. Pour cela, j'aimerai ajouter une petite marque personnelle en bas de chacune d'entre elles. Pour éviter de le faire manuellement (parce que sinon j'y suis encore dans deux mois), j'ai pensé à ton super tutoriel sur les scripts. Sauf que voilà, je ne trouve pas de commande «
Ouvrir tout plein de fichiers d'un coup »...
Sympa, ta vie

! Mais en effet, il n'existe pas de telle commande pour ouvrir plusieurs fichiers à la fois, ou du moins d'appliquer le script sur ces fichiers. En revanche, on peut passer par une fonction bien cachée dans les sous-menus obscurs du logiciel : le
traitement par lots.
Comme son nom l'indique (ou pas), il s'agit de traiter un nombre important d'images en lui appliquant un script défini, et ce sans devoir ouvrir chaque fichier à la main (enfin à la souris, mais on se comprend).
Allez, on attaque !
À la découverte de la fenêtre
Comme d'habitude, une magnifique capture d'écran que vous agrandissez en cliquant dessus :
Le groupe
Exécuter vous permet de choisir le script à appliquer aux images. Choisissez d'abord l'ensemble (le dossier) dans lequel se trouve le script, puis le script lui-même (par défaut,
Vignette).
Ensuite, vous devez choisir quelles images sont à traiter. Quatre modes disponibles :
- Dossier : vous choisissez le dossier entier qui contient vos photos
- Importation : pour choisir une image venant d'un fichier PDF, de votre webcam etc. (les modules disponibles dépendent de vos installations logicielles et matérielles)
- Fichiers ouverts : le traitement par lots s'applique à tous les fichiers chargés dans Photoshop (grisé quand aucun fichier n'est ouvert)
- Explorateur de fichiers : vous choisissez chaque fichier dans l'explorateur de Photoshop, puis vous lancez le traitement
Les options des modes Explorateur et Dossier sont expliquées ici :
- Priorité sur les instructions "Ouvrir" : si vous cochez cette case, il faut que votre script contienne une commande d'ouverture de fichier ; s'il n'y en a pas, aucun fichier n'est ouvert
- Inclure tous les sous-dossiers : en choisissant un dossier d'images, il se peut que lui-même contienne des sous-dossiers. Vous pouvez appliquer le traitement aux images de ces sous-dossiers en cochant la case
- Supprimer les boîtes [...] d'ouverture de fichier : la boîte de dialogue qui sert à choisir les fichiers ne s'ouvrira pas (c'est de toutes façons inutile, donc autant la cocher)
- Supprimer les avertissements sur les profils colorimétriques : il peut arriver qu'un format spécial d'images entraîne l'apparition d'avertissements. Vous pouvez les désactiver avec cette option.
Quand Photoshop aura traité les images, où va-t-il placer le résultat ? C'est avec la section
Destination que vous pouvez définir cette option.
- Sans : les images sont ouvertes dans Photoshop et traitées, mais c'est à vous de les enregistrer séparément
- Enregistrer et fermer : les images sont traîtées, enregistrées (par écrasement du fichier précédent, c'est déconseillé) puis fermées automatiquement : les modifications se font en toute transparence
- Dossier : vous choisissez un dossier où placer vos résultats grâce à des options expliquées ci-dessous.
Les options, à présent :
- Priorité sur les instructions de script "Enregistrer sous" : en cochant cette case, votre script doit contenir une étape d'enregistrement, sans quoi l'image traitée ne sera pas sauvegardée
- Bouton Sélectionner : pour choisir votre dossier de destination des images obtenues
- Dénomination de fichier : grâce à un jeu de 6 éléments, vous pouvez composer le nom de vos images finales. Le mode le plus simple serait "Nom de Document + extension". La case Début de no. de série permet de définir à combien le compteur commence (si vous avez choisi d'insérer un numéro de série, bien-sûr). Les cases Compatibilité permettent de rendre le nom de fichier compatible avec tels ou tels systèmes d'exploitation.
Je passe l'explication de la dernière section, pas très utile à mon goût (et puis je pense que vous pouvez comprendre vous-même

).
À l'attaque !
Quand toutes les options ont été bien paramétrées, vous pouvez lancer le traitement par lot avec le bouton
OK...
Sauf erreurs, vos images devraient être au rendez-vous, une fois passées dans la moulinette du script de votre choix. Simple et rapide !
Exemple d'application pour les 258 photos de vos vacances avec votre tante
- Ensemble : « mes tutos » ; Script : «copyright »
- Source : Dossier (C:Documents and SettingsZér0Imagesété2007) avec les deux options de suppression de boîtes
- Destination : Dossier (C:Documents and SettingsZér0Imagesété2007avec copyright)
- Dénomination du fichier : "nom de document + extension" ; Compatiblité Windows (tous vos amis adorent Bill Gates
)
Mise à jour à venir
- Exemples de scripts
- Scindage du tuto en un big tuto plus complet et plus clair