Il arrive que la restauration du système ne résolve en rien les problèmes, malheureusement. Il arrive même que restaurer le système ne soit plus possible du tout (si Windows ne démarre même plus par exemple). Alors dans ce cas, que faire ? On aimerait bien avoir sous la main un petit outil magique qui réparerait l’ordinateur... Eh bien justement, il est possible de créer cet outil (qui n’a rien de magique par contre) : le
disque de réparation. Ce disque fournit une palette d’options de récupération du système plus étendue que la simple restauration vue précédemment. Nous allons voir tout cela mais commençons par le commencement : la création de ce fameux disque.
Création d’un disque de réparation
Quand arrivent des problèmes sur un ordinateur, une phrase revient souvent : "Mince ! Je n’ai jamais pris le temps de créer un disque de réparation !". Et du coup, il est trop tard... Je vous invite donc à créer ce fameux disque dès maintenant, en suivant ce tutoriel. Pour cela, rendez-vous dans le Panneau de configuration, puis
Système et sécurité et
Sauvegarder et Restaurer. Dans le volet de gauche, cliquez sur le lien
Créer un disque de réparation :
Choisissez votre graveur dans la liste et cliquez sur
Créer un disque (après avoir inséré un DVD vierge, + ou -, R ou RW, peu importe) :
Après quelques instants, votre disque de réparation est prêt. Notez soigneusement dessus ce à quoi il correspond.
À présent, nous allons voir comment utiliser ce disque en cas de problème. Je vous proposerais bien de créer volontairement des instabilités sur votre ordinateur pour vous montrer comment cela se passe, mais je pense que vous n’allez pas être d’accord... Je vais donc vous montrer comment se servir du disque de réparation, même si vous n’en avez pas besoin pour le moment.
Démarrer l’ordinateur à partir du disque
Imaginons que nous sommes dans ce cas de figure : votre ordinateur a copieusement "planté" après l’installation d’un obscur logiciel et désormais vous ne pouvez plus démarrer Windows normalement (l’ordinateur s’allume, mais vous n’arrivez jamais jusqu’au Bureau par exemple). Heureusement, prévoyants que vous êtes, vous avez créé un disque de réparation ! Il est donc temps de l’utiliser.
Les manipulation faites avec le disque de réparation ne sont pas anodines. Il n’y a rien de bien compliqué mais nous entrons dans des considérations un petit peu plus techniques et un petit peu moins "grand public" que jusqu’alors. Je vous déconseille donc de réaliser ces manipulations si vous n’avez pas un réel problème sur votre ordinateur. Cela dit, rien ne vous empêche de lire cette partie du cours pour savoir comment faire en cas de problème.
Pour utiliser le disque de réparation, il faut faire démarrer l'ordinateur à partir de celui-ci. On dit que l'ordinateur "démarre sur le disque". Que cela signifie-t-il ?
Le démarrage d’un ordinateur
Avant de vous expliquer comment un ordinateur peut démarrer en utilisant un disque, je dois vous dire quelques mots sur le principe de démarrage "classique" d’un ordinateur. Dans le premier chapitre de ce cours, je vous ai dit que le système d’exploitation (Windows dans notre cas) était la base permettant à l’ordinateur de démarrer. C’est vrai et inexact à la fois. En effet, l’ordinateur ne peut pas "démarrer" au sens où on l’entend couramment (apparition du Bureau, du menu Démarrer, etc.) mais il démarre quand même.
Lorsqu’on démarre l’ordinateur, on envoie un courant électrique à un composant central : la
carte mère (voir image ci-dessous). Celle-ci se charge généralement d’aller chercher les instructions de démarrage sur le disque dur, où se trouve un système d’exploitation. On appelle cette opération le "
boot" (
boot up signifie démarrer, en anglais).
Dans un cas courant, la carte mère utilise les instructions présentes sur le disque dur où se trouve Windows et lance ainsi le système d’exploitation que nous connaissons. Mais le disque dur n’est pas le seul support permettant de
booter. Les instructions nécessaires peuvent se trouver sur une clé USB ou sur... un disque. C’est ce dernier cas qui nous intéresse ici. Nous allons faire
booter l’ordinateur sur le disque de réparation. Pour cela, rien de plus simple : insérez le disque dans le lecteur et redémarrez l’ordinateur. La plupart du temps, cela suffit à démarrer sur le disque car la carte mère est paramétrée correctement. En revanche, si Windows démarre normalement, il faut effectuer une petite manipulation supplémentaire.
Changer l’ordre de boot
Si vous avez inséré le disque de réparation, redémarré l’ordinateur et vu Windows se lancer normalement, alors il faut
changer l’ordre de boot. En effet, cela signifie que la carte mère est allée chercher les instructions de démarrage sur le disque dur
avant de les chercher sur le DVD. Comme elle a trouvé son bonheur (les instructions de Windows), alors elle n’a pas cherché plus longtemps. Il faut donc lui indiquer de chercher
d’abord sur le DVD, puis sur le disque dur. Ainsi, la carte mère ne démarrera Windows que si elle n’a rien trouvé dans le lecteur de disque (ou bien que le disque présent ne comporte pas d’instructions de démarrage).
Changer l’ordre de boot se fait au niveau de la carte mère, dans le mini-programme qui la fait fonctionner : le
BIOS. Il faut donc entrer dans le menu du BIOS avant que la carte mère n’ait trouvé les instructions de Windows sur le disque dur, au tout début du démarrage de l’ordinateur. Bien souvent, il faut appuyer sur une touche indiquée à l’écran (
Echap,
F10,
F12 ou autre).
Vous arrivez alors sur le superbe menu du BIOS :
N’oubliez pas que vous n’êtes pas sur Windows (nous somme avant le lancement du système Windows), l’interface est donc quelque peu... sommaire. En tout cas, elle est différente de ce qu’on peut voir habituellement. De plus, elle peut varier selon les ordinateurs donc ne vous étonnez pas de ne pas retrouver exactement la même chose chez vous.
En vous déplaçant à l’aide des flèches de votre clavier, vous devriez pouvoir vous déplacer jusqu’au menu
Boot afin d’en changer l’ordre :
Après cette opération, sauvegarder et quitter le menu du BIOS (à l’aide de la touche
F10 dans mon cas, voir en bas à gauche de l’image ci-dessus). L’ordinateur va alors redémarrer et cette fois, la carte mère va bien se pencher d’abord sur le DVD et y trouver les instructions de démarrage qui nous intéressent.
Options de réparations
Une fois l’ordinateur démarré sur le disque de réparation, il n’y a "plus qu’à" se laisser guider par les différentes fenêtres qui s’affichent, à commencer par le choix de la langue :
L’outil de réparation va ensuite chercher et afficher les systèmes présents sur l’ordinateur. Dans mon cas, il n’y en a qu’un, Windows 7 :
Après avoir sélectionné le système, les options suivantes sont proposées :
Cinq outils sont à notre disposition :
- Réparation du démarrage : Dans la première partie de ce tutoriel, je vous indiquais que certains fichiers (appelés "fichiers systèmes") étaient vitaux pour le système Windows. Si ces fichiers venaient à être altérés, Windows aurait toutes les peines à fonctionner correctement ou même à démarrer normalement. Cette option permet donc de remettre en place ces fichiers.
- Restaurer le système : Cet outil vous le connaissez, on l’a vu précédemment dans ce chapitre.
S’il apparaît ici, c’est pour permettre de faire une restauration du système, même quand Windows n’arrive plus à démarrer normalement. Les points de restauration disponibles sont les mêmes qui apparaîtraient lors d'une restauration classique (c'est-à-dire sans passer par le CD de réparation). En effet, l'outil de réparation est capable de trouver les points de restauration existants sur le disque dur, même si Windows n'est pas démarré.
- Récupération de l’image système : L’utilisation d’image système est un outil un peu particulier, nous allons le voir dans quelques instants...
- Diagnostic de mémoire Windows : Cet outil permet de vérifier le bon fonctionnement de la mémoire vive de l'ordinateur.
- Invite de commandes : Nous avons abordé l’invite de commande dans le chapitre sur l’économie d’énergie (grâce au rapport énergétique). Il est possible d’ouvrir l’invite de commande depuis le disque de réparation afin d’effectuer des tâches avancées. Je n’entre pas plus dans les détails ici.
Si vous rencontrez de gros problèmes sur votre ordinateur, ces outils pourront vous être d’une grande aide ! Revenons à présent quelques instants sur l’outil de récupération d’image système.
Utilisation d'une image système
Une
image système est une copie
conforme de votre disque dur. Le moindre octet est copié ! Cela signifie que vos fichiers, vos programmes et le système Windows lui-même sont copiés. Si des problèmes graves surviennent, vous pouvez alors récupérer l'intégralité du disque dur en utilisant une image précédemment créée.
Évidemment, cette sauvegarde de votre disque dur ne peut être faite sur le disque dur lui-même (le serpent se mordrait la queue), il faut donc choisir un autre support :
- un autre disque dur interne ;
- un disque dur externe ;
- plusieurs DVD vierge (solution déconseillée) ;
- ou même un autre disque dur quelque part sur le réseau, si vous êtes équipés pour (mais on retrouvera cela plutôt en entreprise).
Pour utiliser l’outil de récupération d’image, il faut en avoir créé une au préalable. Pour cela, rendez-vous dans le Panneau de configuration puis
Système et sécurité et
Sauvegarder et Restaurer (comme tout à l’heure) et sélectionnez
Créer une image système dans le volet de gauche :
Choisissiez alors le support qui va recevoir l’image système :
Dans mon cas, j’ai choisi un deuxième disque dur interne (je vais donc sauvegarder le disque "C:" sur le disque "D:"). Après la création de cette image, il sera alors possible de remettre mon disque dur "C:" à son état actuel, au fichier prêt.
Mais alors, quelle est la différence avec la restauration du système vue plus tôt ?
La différence est fondamentale : les fichiers sont cette fois concernés ! Lors d’une restauration de système, seul les logiciels (Windows compris) sont impactés. Les fichiers (musiques, documents, etc.) restent en place. Cette fois, l’image système comprenant absolument toutes les données du disque, les fichiers actuels seront perdus et les fichiers présents lors de la création de l’image seront retrouvés. C’est donc en quelque sorte "moins bien" qu’une simple restauration mais cela est parfois nécessaire pour retrouver un système stable.