Partitions et disques durs, pas même combat !
Qu’est-ce qu’une partition ?
Un disque dur est une pièce matérielle de l’ordinateur. Si vous démontez votre machine, vous pouvez donc le prendre dans vos main (attention tout de même, c’est fragile ces bêtes-là).
Une
partition peut être vue comme une partie bien délimitée de ce disque dur. Dans les cas simples, un disque dur possède une seule partition et celle-ci occupe la totalité de l’espace sur le disque dur. Mais dans des cas plus complexes, plusieurs partitions peuvent cohabiter sur un disque dur. Dans ce cas, chacune occupe une portion de l’espace du disque et ces différentes parties sont
étanches les unes des autres.
Si on observait la surface d’un disque dur à l’œil nu, on ne pourrait pas voir les différentes partitions : leur séparation est purement
virtuelle. Les informations relatives aux partitions se trouvent sur une toute petite portion du disque dur, appelée
table de partitions. Cette table contient l'emplacement des partitions, leur taille, leur nom, etc.
Dans l’explorateur Windows, chaque partition apparaît comme un disque à part entière, avec sa lettre propre, exactement comme si plusieurs disques physiques étaient installés. Dans la capture d’écran de la fenêtre Ordinateur vue en introduction, les disques "C:" et "D:" sont en réalités deux partitions d’un même disque :
La séparation de "C:" et "D:" est ici virtuelle, mais l'explorateur Windows n’aurait pas vu la différence si j’avais eu deux disques physiques distincts. Plus loin dans ce chapitre, nous verrons un outil intégré à Windows 7 permettant de voir les différentes partitions.
Différents types de partition
Un disque dur ne peut contenir que quatre partitions dites
primaires (ou principales). Cela est souvent suffisant mais il est néanmoins possible d’en créer d’avantages en utilisant une partition
étendue. En effet, une partition étendue est une partition principale particulière sur laquelle on peut créer des partitions
secondaires (appelées lecteurs logiques). Sur le schéma ci-dessous, le disque dur possède trois partitions principales et une partition étendue, qui possède elle-même deux partitions secondaires :
En nuances de bleu, les trois partitions principales. En nuance de rouge, la partition étendue, divisée en deux partitions secondaires.
La règle des quatre partitions principales sera très importante si vous décidez de partitionner votre disque.
Dans quel but partitionner un disque dur ?
Bien, tout cela est parfait mais quel est l’intérêt de partitionner un disque finalement ? Voyons quelques exemples.
Installer plusieurs systèmes d’exploitation
Vous le savez, Windows 7 est un système d’exploitation (ou
OS). Même s’il est très répandu, il est loin d’être le seul OS existant. Citons par exemple
Mac OS X ou encore
GNU/Linux comme systèmes très connus.
Chaque OS gère les fichiers (fichiers systèmes et données) à sa manière, avec chacun son propre
système de fichiers. Ainsi, il est impossible d’installer deux systèmes d’exploitation sur le même disque dur... à moins que celui-ci soit partitionné ! En effet, chaque partition peut accueillir un système de fichiers différent et donc un système d’exploitation différent.
Partitionner un disque est donc une méthode courante pour installer en parallèle Windows et GNU/Linux par exemple.
Dans le chapitre précédent, nous avons abordé la problématique de la fragmentation de fichiers. Lorsqu’un disque est partitionné, chaque partition utilise son propre système de fichiers. Par conséquent, tous les "fragments" d’un même fichier se trouvent sur la même partition. Ainsi, lorsque vous voulez défragmenter votre disque, il vous faut défragmenter chaque partition une à une.
Séparer le système et les données
Une autre pratique très courante consiste à séparer le système et les données. Si vous ne vous êtes jamais posé la question ou bien si votre disque dur n’est pas partitionné, il est probable que vous ayez placé tous vos fichiers au même endroit, sur la partition "C:" par exemple (partition qui occupe peut-être l’intégralité de l’espace de votre disque d’ailleurs). Ce n’est pas un problème en soi, mais cela peut devenir ennuyeux si Windows rencontre de gros problèmes.
Il faut bien faire la distinction entre ce qui est "logiciel" (les programmes, le système Windows) et les données (musique, photos, documents, etc.). Les logiciels peuvent toujours être réinstallés en cas de soucis, y compris Windows. En revanche, les données perdues le sont à jamais (difficile de filmer à nouveau les premiers pas du petit dernier).
L’idée est donc d’isoler les logiciels (Windows compris) et les données, en les plaçant chacun sur une partition :
- une partition ("C:" par exemple) pour Windows et pour les programmes ;
- une autre partition ("D:" par exemple) pour les données.
Ainsi, si le système est devenu tellement instable que seule une réinstallation complète peu le remettre d'aplomb, il est possible de n’impacter que la partition contenant Windows et les programmes. Les données resteront quant à elles tranquillement dans leur partition, sans connaître la moindre altération.
Un chapitre d’annexe porte sur la réinstallation du système, nous y verrons comment choisir la bonne partition à réinstaller.
Cela peut également s’avérer utile en cas de changement de système d’exploitation. Projetons-nous quelques années en avant, lors de la sortie de Windows 8 par exemple. Si vous désirez passer à cette nouvelle version, rien ne vous obligera à acheter un nouvel ordinateur complet. Il suffira d'acheter le système (comme on achète un simple logiciel) et de l’installer sur la partition système, en remplacement de Windows 7. Le principe est toujours le même : vos données ne seront pas affectées. Vous pourrez continuer à les utiliser avec votre système tout neuf.
Et si le disque dur tombe en panne ? Qu’arrive-t-il aux partitions ?
Comme on l’a vu, les partitions sont des séparations virtuelles au sein d’un seul et même disque dur. Si celui-ci venait à tomber en panne, toutes les partitions qu’il contient seraient perdues. Ainsi, quand cela est possible, il peut être intéressant de séparer le système et les données en les plaçant sur des disques durs (physiques) distincts. Si un disque dur tombe en panne, le second n’est alors pas affecté (il faut alors espérer que ce soit le disque du système qui soit tombé en premier). Mais ceci n’est pas le sujet de ce chapitre, nous nous intéressons ici au partitionnement.
L’outil de partitionnement de Windows 7
Windows 7 intègre un outil de partitionnement relativement simple d’utilisation, que nous allons découvrir ensemble. Pour l’ouvrir, tapez par exemple le mot-clé "partition" dans le champ de recherche du menu Démarrer et choisissez l’entrée
Créer et formater des partitions de disque dur :
La fenêtre qui s’ouvre se divise en deux parties principales :
- En haut, la liste des partitions (appelées "volumes") des différents disques branchés à l’ordinateur. Dans cet exemple il y en a trois ("C:", "D:" et "E:").
- En bas, la répartition des partitions sur les disques durs physiques. Ici nous avons deux disques durs : "Disque 0" et "Disque 1" (en informatique, on commence souvent les numérotations à 0 et non pas à 1).
Les trois partitions sont réparties ainsi : "C:" et "E:" sont sur le disque 0 et "D:" occupe la totalité de l’espace du disque 1.
Notez que les lecteurs CD/DVD sont également affichés ici, ainsi que les clés USB et disques externes le cas échéant.
La liste des volumes donne de nombreuses informations telles que la nature de la partition (principale, secondaire), le système de fichiers de la partition (pour Windows, le système de fichiers par défaut est
NTFS) ou encore le taux d’occupation.
Tout cela n’est évidemment qu’un exemple, vous n’avez pas forcément la même configuration chez vous. D’ailleurs, nous avons vu assez de théorie à présent, passons à la pratique !