Jet d'encre ou laser ?
Il existe deux principaux types d’
imprimante à destination des particuliers que nous sommes :
les imprimantes jet d’encre et
les imprimantes laser. Commençons par voir les différences entre ces deux catégories.
Principes de fonctionnement d’une imprimante jet d’encre
Le principe de fonctionnement d’une imprimante jet d’encre est très simple, « tout est dans le nom » : de l’encre est projeté sur la feuille sous forme de petites gouttelettes d’encre. Si l’idée paraît simple, l’application l’est beaucoup moins quand on connaît la taille des gouttelettes, dont le volume est de l’ordre de quelques picolitre (

) !
Une tête d’impression est équipée de très nombreuses buses, chacune capables de projeter une goutte d’encre. Afin de garantir un rendu d’impression précis et constant, il est très important que le volume de ces gouttes soit lui aussi constant. Pour cela, la technique la plus répandue est l’utilisation d’un quartz
piézo-électrique, dont la particularité est de pouvoir se déformer lorsqu’il est soumis à une impulsion électrique. En se déformant, il éjecte la goutte de la buse vers le papier. En fait, c’est comme une bouteille de ketchup, mais la pression de la main sur le flacon est remplacée par une impulsion électrique sur un quartz.
Principes de fonctionnement d’une imprimante laser
Imprimantes laser et jet d'encre n'ont absolument rien à voir. Tout d'abord, il n'est plus question de cartouches d'encre liquide mais de
toner, également appelé « encre en poudre ». Par abus de langage, on appelle « toner » le consommable des imprimantes laser, même s'il s'agit en réalité de la poudre qui y est contenue.
Toner d'imprimante laser.
L'imprimante est également constituée d'un
laser (d'où son nom) et d'un
tambour, qui sera utilisé pour déposer le toner sur le papier.
Afin de fixer le toner sur le papier, l'imprimante va utiliser le principe des charges électro-statiques, que nous avons déjà croisées dans ce tutoriel. Une charge peut être négative ou positive, deux charges identiques se repoussent, deux charges opposées s'attirent (comme un magnet sur une porte de frigo). Tout d'abord, le
papier est chargé
positivement, alors que le
tambour est chargé
négativement.
À l'aide d'un jeu de miroirs, le laser va charger le tambour positivement
en certains endroits précis, correspondant aux points à imprimer. À cet instant, le tambour est alors chargé
positivement en ces endroits et
négativement partout ailleurs.
Schéma de fonctionnement d'une imprimante laser. Le laser « écrit » en charges positives sur le tambour qui, lui, est chargé négativement.
En rouge les éléments chargés négativement, en vert les éléments chargés positivement.
Le
toner, chargé
négativement, est alors présenté au tambour. Le tambour attire donc la poudre aux seuls endroits chargés positivement. En faisant rouler le tambour sur la feuille de papier, le toner y est déposé. Mieux, le papier étant chargé positivement, il attire à lui le toner. Le tour est joué, la feuille est imprimée !
Pour terminer, le papier est chauffé afin de faire fondre le toner, ce qui a pour effet de le fixer durablement sur le papier. Voilà pourquoi une feuille est chaude lorsqu'elle sort d'une imprimante laser ! Ce n'est pas le laser qui l'a chauffée, comme on aurait tendance à croire.
Le principe est le même pour les imprimantes laser noir & blanc et couleur. Dans ce dernier cas, les toners cyan, magenta et jaune peuvent être appliqués en une seule passe (on parle d'imprimantes « tandem ») ou en quatre passes (imprimantes « carrousel »).
Des différences plus ou moins apparentes
Un fait saute aux yeux : une imprimante laser est plus chère qu'une jet d'encre, surtout s'il s'agit d'une imprimante laser couleur. Mais attention, on ne parle ici que du prix d'achat ! À y regarder de plus près, on remarque que les imprimantes laser peuvent être rentabilisées relativement vite en raison du prix des « consommables », c'est-à-dire des cartouches et toners. Les constructeurs utilisent en effet une petite arnaque bien connue : ils baissent le prix des imprimantes pour inciter à l'achat et font la plus grosse partie de leur marge sur les consommables. À ce petit jeu-là, les imprimantes laser ont un avantage certain car quand un lot de cartouches permet d'imprimer quelques centaines de pages tout au plus, un toner sera toujours d’aplomb au bout de quelques milliers d’impressions.
En moyenne, l’impression d’une page revient trois fois moins chers avec une imprimante laser. La différence se fait sentir sur le long terme !
En parlant de long terme, il faut également garder à l’esprit que les têtes d’impression d’une imprimante jet d’encre ont tendance à s’encrasser. Cela est d’autant plus vrai si l’imprimante n’est pas utilisée pendant quelques mois : il reste toujours un petit peu d'encre qui risque de sécher dans les buses d'impressions. Ce problème n’existe pas (ou peu) avec les imprimantes lasers, ce qui leur confère une durée de vie généralement plus grande.
Cela dit les imprimantes jet d’encre n’ont pas que des vices cachés et offrent un bien meilleur rendu pour l’impression de photos. Les imprimantes laser sont plutôt limitées à ce niveau là et sont ainsi plus adaptées à l’impression de textes bruts. Tout dépend donc de votre consommation. Imprimez-vous plutôt des photos ou des textes ?
Enfin, les imprimantes laser surclassent largement les imprimantes jet d’encre en terme de vitesse d’impression. Cela étant, toutes les imprimantes d'une gamme ne sont pas forcément sur un pied d'égalité concernant la vitesse. Cette dernière est mesurée en
ppm (à ne pas confondre avec le ppp de la résolution !).
Caractéristiques importantes d'une imprimante
Un certain nombre de caractéristiques importantes sont communes à toutes les imprimantes, laser ou jet d’encre. Ce qui suit va donc vous intéresser quel que soit votre choix.
Format de papier
Commençons par ce qu'il y a de plus « macro » : le format du papier que peut gérer l'imprimante. Le format le plus courant est le format A4, soit 21 sur 29,7 centimètres. C’est le format le plus répandu dans le Monde, à l’exception notable de l’Amérique du Nord (et donc du Québec) où le format de prédilection est le « US Letter » (
8,5 sur 11 pouces). Dans les faits, les imprimantes sont compatibles d’un continent à l’autre. Vous n’aurez qu’à remplir le bac de papier avec le format qu’il vous plaira.
Le format A3 (29,7 sur 42 centimètre) est le second format le plus répandu. Il est le « double » du format A4. Certaines imprimantes sont présentées comme « A3+ », ce qui leur permet d’imprimer en un format légèrement supérieur au format A3 standard.
Au-delà du format A3, on utilise plutôt des tables traçantes :
Mais ces tables sont surtout utilisées en milieu professionnel, nous n'en parlerons donc pas plus que ça.
Résolution
La notion de résolution que nous avons croisée dans plusieurs chapitres est à nouveau de la partie ! Pour l’écran, elle caractérisait une densité de pixels présents à l’écran. En terme d’impression il n’y a pas lieu de parler de pixel mais l’idée est la même : la résolution représente ici le nombre de points par unité de longueur. Elle est exprimée en
ppp (ou
dpi en anglais). Bien sûr, plus la résolution est grande, meilleur sera la qualité de l'impression. Cela est particulièrement important pour l'impression de photos.
Aujourd’hui, les meilleures imprimantes « grand public » atteignent une résolution de 9600 ppp. Notons que les résolutions des imprimantes laser noir & blanc sont souvent moins élevées (2400 ppp par exemple), ce qui n’est pas étonnant dans la mesure où elles ne sont pas destinées à faire de la photo.
Connectique
Une imprimante se branche généralement via un port USB. Les quantités de données n'étant pas énormes, il n’est pas important de regarder la norme USB (2 ou 3) utilisée. Mais de nos jours, de plus en plus d’imprimantes sont accessibles sans fil, en Bluetooth, en Wi-Fi ou même en Ethernet.
Il peut en effet être intéressant, même au sein d'un petit réseau domestique de quelques ordinateurs, de s'équiper d'une imprimante « réseau », branchée cette fois à votre routeur en Wi-Fi ou via un câble Ethernet. Ainsi, tous les ordinateurs de la maison pourront imprimer à n'importe quel moment. Cela dit, certaines NetBoxes permettent d'obtenir le même résultat en branchant l'imprimante en USB. Il n'est alors pas nécessaire que l'imprimante soit une imprimante « réseau ».
Les petits plus
Reste des caractéristiques de moindre importance, mais que l'on qualifiera de « petits plus », telle que la capacité d'imprimer en recto-verso de façon automatique. Évidemment, dans l'absolu, il est possible d'imprimer en recto-verso quelle que soit l'imprimante. Il suffit d'imprimer le recto, de retourner la feuille « à la main » et de lancer l'impression du verso. Cela dit, il est bien plus confortable de laisser faire cette petite manipulation automatiquement par l'imprimante.
La présence d'un bac interne (tiroir) pouvant accueillir beaucoup de feuilles peut s'avérer pratique à l'usage. Les imprimantes compactes ne peuvent souvent recevoir que quelques dizaines de feuilles en attente d'impression.
Si vous souhaitez imprimer régulièrement vos photos numériques, vous pouvez choisir une imprimante dotée de lecteur de cartes mémoires ou bien équipée de la norme « PictBridge », permettant d'imprimer une photo directement en branchant votre
APN.
Plus spécialisées, certaines imprimantes peuvent imprimer directement sur un support optique (CD, DVD ou Blu-ray spécialement prévus à cet effet). Il suffit de positionner le disque dans l'emplacement dédié sur l'imprimante :

Impression sur supports optiques
Enfin, certaines imprimantes sont particulièrement bruyantes. Ce n'est pas un critère de la plus haute importance, mais ça compte, surtout si vous aimez le calme.